lundi, 30 novembre 2009

Pont-Audemer: révision du Plan Local d'Urbanisme


La ville bouge, se transforme, évolue pour toujours mieux « vivre ensemble ». Pour accompagner cette évolution constante, le conseil municipal a décidé, par délibération du 17 mars 2009, de lancer la révision du PLU, le Plan Local d'Urbanisme. Cette révision est souhaitée par la Ville, afin de formaliser les projets de développement.

La démarche de révision du PLU se décompose en plusieurs phases, auxquelles il est important que vous soyez associés. La municipalité souhaite recueillir votre avis sur les 5 orientations générales d'urbanisme et d'aménagement pour Pont Audemer, pour avancer ensemble dans ce projet. N'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires ou suggestions diverses, afin d'enrichir ce projet de Plan local d'Urbanisme.
Contact :
Direction de l'Aménagement
Place de Verdun
27500 Pont-Audemer
02 32 41 81 32
Plus d'informations :
http://www.ville-pont-audemer.fr/realize/plu_revision.php
http://www.ville-pont-audemer.fr/realize/plu_orientations.php
http://www.ville-pont-audemer.fr/realize/plu_commentaires.php

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lundi, 23 novembre 2009

Coiffer Sainte Catherine, une coutume Vernonnaise

Coiffer Sainte Catherine, une coutume Vernonnaise

Par Mathilde

Jusqu'au XVIII ème siècle, le jour de la Sainte Catherine était une fête rubriquée, une fête d'obligation, c'est à dire un jour chômé. Ah l'heureux temps! Il est vrai qu'en contrepartie le 14 juillet n'existait pas encore!

Sainte Catherine d'Alexandrie: à Vernon on la vénérait particulièrement. A Bizy, bien sur, mais à Vernonnet aussi dans une grotte creusée dans le mont d'Heurgival, non loin de la mare de l'Ermitage. Cette grotte (aujourd'hui disparue) était la copie conforme de la grotte du prophète Élie sur le mont Sinaï! La légende veut que Catherine soit morte martyrisée et vierge! Ainsi était elle naturellement appelée à devenir la sainte patronne des demoiselles, et des demoiselles vernonnaises en particulier. Car au début du siècle avant la guerre, tous les 25 novembre, les jeunes vierges de Vernon sur Seine avaient comme coutume de défiler, revêtues de leurs jolis costumes normands et coiffés d'un bonnet pyramidal fait de riche dentelle pour aller faire leur dévotion à Sainte Catherine d'Alexandrie.

Mais cette procession coiffait un autre objectif qui était évidemment de se faire remarquer des jeunes beaux célibataires.

Ainsi la réputation de sainte Catherine d'Alexandrie allait se faire à son insu: la sainte, vierge et martyre allait devenir, sans l'avoir voulu, une pourvoyeuse de maris.

Giverny : braqués chez eux

source: Paris-Normandie


C’est un fait peu commun qui s’est produit jeudi soir à Giverny (Eure). Armés d’un fusil, deux individus masqués et gantés ont fait irruption dans une résidence. Les deux occupants, un père et son fils âgé de 30 ans, ont été «tenus en respect» par les deux cambrioleurs. Ces derniers ont fouillé la maison à la recherche d’argent et de bijoux. Menaçants, les deux protagonistes n’ont pas hésité à user de violences physiques (coups de poing et coups de crosse) pour détrousser leurs victimes. Le temps pour eux de prendre la fuite, les deux cambrioleurs ont pris soin de ligoter sommairement leurs victimes. Une enquête a été ouverte dès le lendemain matin par la gendarmerie d’Ecos.

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dimanche, 22 novembre 2009

L’Alliance française à Rouen

source: Canal Académie

Bienvenue en Normandie pour apprendre le français et la vie à la française

Un cœur ouvert, une main tendue aux étrangers en France – c’est ce que propose l’Alliance française à Rouen, avec son annexe au Havre. Dans cet entretien avec son directeur, Dominique Waag, nous apprenons tout sur cette institution culturelle, sur son fonctionnement et l’esprit qui l’anime.



podcast

Emission proposée par : Krista Leuck

adresse de cet article : http://www.canalacademie.com/Alliance-francaise-a-Rouen.h...
Date de mise en ligne :

12 juillet 2009

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samedi, 21 novembre 2009

LA NORMANDIE de GUILLAUME LE CONQUÉRANT

source: Le Figaro

C'est l'histoire d'une chevauchée qui fouette la Normandie. Le roman d'une région, d'un royaume, d'un homme. Guillaume le Conquérant est un éclair qui strie l'ouest de la France, du Mont-Saint-Michel, jusqu'à Eu, en Seine-Maritime. Balade à remonter le temps.

C'est le printemps. La prairie normande sent le miel. Dans l'herbe, au milieu des ruines du château de Courcy, non loin de Falaise, devenu désormais un domaine agricole, il suffit de fermer les yeux pour entendre le bruit de cette vie au galop, celle de Guillaume, duc de Normandie, roi d'Angleterre.

La France des Capétiens, de la Révolution, de la République a décapité la postérité du Bâtard devenu Conquérant. Trop puissant, trop rebelle. Il y a tout pour en faire un mythe : un destin harnaché par la volonté, une intelligence de stratège. Les Français ont vidé son nom de sa substance. Mais la reine Elisabeth II le considère comme son ancêtre. Et, au cimetière britannique de Bayeux, il est inscrit en latin : «Nous, vaincus par Guillaume, avons libéré la patrie du vainqueur.»

Près de 922 ans après sa mort, il est possible de retrouver le décor de l'incroyable épopée de Guillaume le Conquérant, faite de coups d'épée, d'amour et de trahisons. Un voyage dans la Haute et Basse-Normandie, entre champs et grèves, bocages et départementales, loin des autoroutes du conformisme touristique. Les amoureux de châteaux, d'églises, mais aussi de randonnées sur les sentiers dérobés n'en reviendront pas. La Normandie de Guillaume le Conquérant est une marche triomphale, une voie sacrée.

Partout, il a semé des châteaux, des églises, des abbayes : à Préaux, Sées, Troarn ou Saint-Pierre-sur-Dives. Le suivre pas à pas, c'est découvrir une Normandie occultée.

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L'abbaye de Saint-Wandrille

Le chant des moines de Saint-Wandrille

Au bord de la Seine et de la forêt de Brotonne, l'abbaye de Saint-Wandrille résonne encore du chant millénaire des moines.

Au VIIème siècle, Saint-Wandrille, proche du roi Dagobert, quitte les fastes de la cour pour s'installer dans la rigueur de la vie monacale. Ordonné prêtre à Rouen, il fonde non loin de là une abbaye dans un vallon verdoyant.

Une histoire mouvementée

Le domaine a subi différentes invasions et révolutions. Entièrement détruite en 841, l'abbaye se remet difficilement des invasions vikings. Elle connaît pourtant son apogée au XIème siècle, notamment grâce aux nombreuses terres de Normandie et d'Angleterre que Guillaume le Conquérant lui alloue.

Pillages, incendies et effondrements successifs ont raison de l'église principale. L'abbaye retrouve malgré tout sa prospérité au XVIIIème siècle et se reconstruit peu à peu. Sous la Révolution, les moines sont chassés et les bâtiments sont vendus comme biens nationaux et utilisés comme ateliers. L'abbatiale disparaît totalement, dépouillée de ses pierres. Ce n'est qu'à partir de 1931 que les moines bénédictins repeuplent le domaine. En 1970, l'abbé fait déplacer une ancienne grange seigneuriale du XIIIème siècle du département de l'Eure sur le site de l'abbaye. Elle en devient la nouvelle église.


Le domaine de l'abbaye

Le visiteur entre dans l'abbaye par une porte du XVème siècle surmontée d'un pélican, symbole traditionnel du Christ. Une succession de jardins entoure les bâtiments monastiques. De l'ancienne abbatiale du XIIIème siècle, il ne reste que quelques colonnes. L'église actuelle, ancienne grange de Canteloup, est surmontée d'une imposante charpente. Sous ces poutres du XIIIème siècle, une petite chapelle dédiée à la Vierge présente un vitrail décrivant les différentes phases de transplantation de l'édifice. Saint-Wandrille est la seule abbaye de la région à avoir conservé un cloître gothique intact. Il mène aux bâtiments conventuels qui sont encore habités par les moines.

Les moines de Saint-Wandrille

Sous la règle de Saint Benoît, la vie du monastère est rythmée par les prières et le travail. Les moines commercialisent quelques produits naturels qu'ils récoltent et des objets qu'ils fabriquent eux-mêmes. Outre des objets d'art religieux, le promeneur peut donc trouver du miel et une cire d'abeille très réputée. Les offices religieux, ponctués de chants grégoriens, sont accessibles au public. Que l'on soit croyant ou pas, ces messes sont l'occasion de découvrir un art hérité du Moyen Age et peu représenté de nos jours.

Au cœur de la "Vallée des Saints", l'abbaye de Saint-Wandrille bénéficie de la présence d'une communauté très active de moines. Ce domaine verdoyant et paisible est propice au ressourcement. L'Abbé Pierre a d'ailleurs choisi de s'y retirer.


Horaires des offices :

» Vigiles : 5h25

» Laudes : 7h30

» Messe : 9h45 (semaine) 10 h (dimanche et fêtes)

» Sexte : 12h45

» None : 14h15 (semaine) 14h30 (dimanche et fêtes)

» Vêpres : 17h30 (semaine) 17h (dimanche et fêtes)

» Complies : 20h35

Histoire

  L'abbaye de Saint-Wandrille, anciennement abbaye de Fontenelle, est une abbaye bénédictine de la congrégation de Solesmes située dans le département de la Seine-Maritime, en Normandie (France). L'abbaye fondée en 649, a connu une longue histoire avec trois grandes périodes de destructions : celle de l'invasion des Vikings, puis celle des Huguenots, et enfin la Révolution française. C'est aujourd'hui une abbaye de moines bénédictins.
Histoire de l'abbaye
Abbaye de Saint-Wandrille
De la fondation du monastère de Fontenelle aux invasions vikings (649-858)
Lieux de Fontenelle
Avant la fondation de l'abbaye, il y aurait eu un domaine gallo-romain, et une rivière appellé Fontenella, où un moulin aurait été construit. Le 4 mars 638 le domaine fût concédé au roi Dagobert à titre personnel, puis confirmé par Clovis II, le 4 février 639. le domaine fût alors abandonné et l'acte de vente des droits fût passé à Compiègne le 1 Mars 649 par saint Gond (neuveu de saint Wandrille), le 1 mars 650, Clovis II ratifia la vente, et transféra aux religieux les droits.
Fondation de l'abbaye
Saint Wandrille fonde en 649 l'abbaye de Fontenelle, sur un bien concédé par Erchinoald, maire du palais de Neustrie . De 650 à 668, saint Wandrille et les moines construisent les bâtiments et églises Saint-Pierre, Saint-Paul, Saint-Laurent, Saint-Amand, Saint-Saturnin et dit-on de Saint-Pancrace et Notre-Dame de Caillouville, mais contenait aussi une bibliothèque, contenant les oeuvres de saint Grégoire Ier (rapporté de Rome par Saint Gond), ainsi que la règle de saint Colomban . De 678 à 690, saint Ansbert est le nouvel abbé de l'Abbaye et il construit un hôpital pour douze pauvres et seize malades. En 787, sur ordre de Charlemagne un polyptyque, aujourd'hui perdu, est établi par Landry, abbé de Jumièges et Richard, comte de Rouen. Elle est la troisième abbaye de la province de Rouen après Saint-Ouen et Saint-Evrault.
Dans une charte de Charles le Chauve datée du 21 mars 854, il est précisé que les religieux de Fontenelle possèdent des biens au Pecq (Yvelines), à Chaussy-en-Vexin (Val-d'Oise), à Pierrepont, dans la commune de Grancourt (Somme), Bution et Marcoussis dans l'Essonne.
Invasions Vikings
Une première invasion de pirates normands, conduits par Oskar, brûle Jumièges et ses environs, mais ne touche pas à l'abbaye dont les moines parviennent à payer une rançon en 852. Au printemps 858, l'abbaye Fontenelle est pillée par les Normands, et les moines l'abandonnent, emportant les reliques de saint Wandrille et de saint Ansbert. Les moines fuient à Chartres, puis vont à Boulogne et déposent les corps des deux saints au Mont-Blandin où ils s'établissent un temps en 944.
Restauration de l'abbaye à la destruction par les huguenots (858-1566)
Vers 960, Richard Ier, duc de Normandie, soutient le rétablissement des moines menés par Gérard de Brogne. Robert le Magnifique émet des chartes de restitution de biens usurpés. De 960 à 966, Maynard Ier dirige l'abbaye avant de partir pour fonder la très célèbre abbaye du Mont-Saint-Michel, et d'en devenir le premier abbé. En 1008 saint Gérard obtient de Richard II de Normandie l'abbatiat de Fontenelle. La foudre détruit en partie la basilique de Saint-Pierre, qu'il réédifie de manière plus élégante. C'est au cour de ces travaux qu'en 1027, neuf tombeaux sont découvert deux vide, ceux de saint Wandrille et de saint Ansbert et les restes de saint Vulfran. Son successeur saint Gradulphe envoie des moines de l'abbaye afin de peupler l'abbaye de Préaux, vers 1040. De même l'abbaye contribue à la fondation de l'Abbaye de Grestain vers 1050. En 1145 le pape Innocent II et en 1164 le pape Eugène III confirment les biens et privilèges de l'abbaye. Sous l'abbatiat de Pierre Mauviel (1244-1255) un incendie détruit une partie de l'abbaye. Le pape Innocent IV et l'archevêque de Rouen Eudes Rigaud publient alors des indulgences afin de permettre la reconstruction de l'abbaye.
Pierre Mauviel commence la reconstruction dont le chœur gothique et le transept, achevé sous Geoffroy de Noytot. Guillaume Le Douillé construit la nef et le clocher, trois travées sont construites, ainsi que le cloître. À sa mort en 1342, les travaux ralentissent. Ce n'est qu'avec l'abbatiat de Jean de Rochois (1362-1389) que l'église Saint-Paul est finie. Le pape Boniface IX accorde alors le privilège de la mitre et des insignes pontificaux à l'abbaye de Saint-Wandrille. L'abbaye est à nouveau abandonnée durant la Guerre de Cent Ans. Les moines s'établissent à « l'Hostel Saint-Wandrille » à Rouen. En 1483, André cardinal d'Espinay, archevêque de Lyon et de Bordeaux, se fait adjuger l'abbaye. Les abbés sont alors élus. En 1523, Claude de Poitiers prend possession de l'abbaye, le père abbé est alors nommé et non élu. C'est alors la période des guerres de Religion.
Pendant les guerres de Religion, l'abbaye est pillée en mai 1562 par les protestants et leurs partisans. Ainsi des ornements de la sacristie son brûlés sur le tombeau de cuivre de l'abbé Jean de Rochois. En 1566, les reliques de saint Wandrille et saint Vulfran sont en partie détruites ainsi que des parties de l'abbaye.
De la restauration et la réforme de Saint-Maur à la Révolution française (1566-1790)
1566-1636 Effondrement de l'abbaye
Suite à la destruction des huguenots, les ruines sont importantes. L'abbaye est considérée alors comme une propriété de la famille de Neuville. En 1631, le clocher bâti en 1331 s'effondre, faute de réparation et entraîne avec lui une partie des voûtes de l'abbaye. C'est donc l'abbé Ferdinand de Neufville de Villeroy , évêque de Saint-Malo puis de Chartres, qui entreprit la restauration de l'abbaye affirmant qu'il « n'y avoit rien à profiter pour lui des mines de pierres cassées, des voutes tombés par la chute du clocher, voûtes qu'il falloit absolument réparer ». C'est lui qui favorise l'introduction de la Réforme de saint Maur.
1636-1789 Réforme Saint-Maur
En 1636, l'arrivée de Dom Guillaume Gérard et de dix huit moine de Jumièges introduisent la réforme de Saint-Maur, réforme de l'ordre bénédictin en France. Dom Phillibert Cotelle, nommé en 1635 fait rénover le chœur, en 1647 le cloître est à son tour restauré, les « piliers et arcs-boutans » de la nef ainsi que le plan de la coupole qui devait remplacer la tour à la croisé du transept. Entre 1678 et 1684, Doms Hunault et Marc Rivard construisent la salle capitulaire et le dortoir qui existe encore maintenant. En 1757 deux pavillons sont construits : le « pavillon de la Nature » et le « pavillon de la Grâce », ainsi que la grande porte nommée « porte de Jarente » (1760).
Révolution française et destruction de l'abbaye
Lors de la Révolution française les ordres religieux sont supprimés, à la fin de 1790, les moines de Saint-Wandrille doivent quitter l'abbaye, dont l'un des moines, Dom Louis-François Lebrun meurt martyr pour avoir refusé un poste dans l'église constitutionnelle, il meurt sur un ponton à Rochefort. Le 1er octobre 1995, il a été béatifié par le pape Jean-Paul II, sur la place Saint-Pierre à Rome.
Le 17 janvier 1792, lors de la Révolution française, l'abbaye vide de ses habitants est qualifiée de bien national, vendue, cent mille francs payés en assignats, au citoyen Cyprien Lenoir. L'église abbatiale est considérée comme carrière de pierres, et démolie.
En 1826, l'abbaye propriété de Cyprien Lenoir, reçoit la visite de l'archéologue Eustache-Hyacinthe Langlois. Sous la Restauration l'intérêt pour le style gothique renaît entraînant la visite à l'abbaye Saint-Wandrille de la duchesse de Berry et de Victor Hugo.
En 1863, l'abbaye est rachetée par Stackpoole, qui tenta de la restaurer.
De la restauration fin du XIXe siècle au XXIe siècle
Le cardinal Léon Thomas (cardinal, archevêque de Rouen) eu le projet de faire revivre « Fontenelle la Sainte », l'abbaye est rachetée par une société civile, et est louée aux moines de Ligugé, issus de l'Abbaye de Solesmes. Le 13 février 1894, les bénédictins rentrent à l'abbaye Saint-Wandrille.
Relevée en 1894 par des moines venus de l'abbaye Saint-Martin de Ligugé de la congrégation de Solesmes, elle est élevée au rang d'abbaye en 1898. Le premier père abbé est dom Joseph Pothier.
1901-1931 Exil des moines, parenthèse privée de l'abbaye.
En 1901, la République française impose la loi sur la séparation des églises et de l'État, et de nombreuses congrégations partent en exil, dont les moines de Saint-Wandrille qui partent en exil le 29 septembre 1901 en Belgique.
Durant cette période l'abbaye redevient une propriété privée, celle de l'écrivain belge Maurice Maeterlinck. Le grand réfectoire servait de lieu de scène. On sait que Georgette Leblanc y joua.
1931 - XXIe siècle
Les moines reviennent d'exil le 26 janvier 1931. Depuis l'abbaye est habitée sans discontinuer par les moines. Le 17 juin 1940 le monastère est pillé par les Allemands, mais ils ne touchent pas à l'oratoire, la sacristie et la bibliothèque. Dans la nuit du 9 au 10 août 1944, l'aile ouest du monastère datant du XVIIe siècle est endommagée par les alliés, détruisant le deuxième étage de l'aile et l'escalier Saint-Jacques, ainsi que des dégâts aux toits des autres bâtiments . Le 21 juillet 1954, veille de la Saint Wandrille une partie des communs subit un incendie, là où se situait les ateliers de l'abbaye[14]. L'Abbé Pierre y séjourna durant la fin de sa vie, de 1983 à 1991[15], il est d'ailleurs enterré non loin de là, à Esteville.
Nom et armoiries du monastère
Portail de Abbaye de Saint-Wandrille, comportant le blason de l'AbbayeNom de l'Abbaye: Fontenelle puis Saint Wandrille
Les premières sources de présence de l'abbaye parlent de l'abbaye de Fontenelle (Fontenella en version latine) , appellation qui date sans doute de la période gallo-romaine, l'abbaye étant fondée sur les ruines d'une villa ruinée lors des invasions barbares. Lors de l'invasion des Normands, le monastère de Fontenelle disparut et réapparut en 960, sous le nom d'abbaye de Saint-Wandrille. La tradition a ainsi réuni les deux appellations Fontenelle et Saint Wandrille .
Armoiries
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Le blason est "d'azur à la fasce ondée d'argent accompagnées de trois fleurs de lys d'or, posées deux et un", l'"onde d'argent" exprime en terme héraldiques la brisure des cent-quatre ans d'interruption de la vie monastique à Saint-Wandrille (1790-1894). Ce blason qui ressemble à celui des rois de France est dû au fait que l'abbaye était sur le domaine royal, et était donc autorisée à porter les armes de France. Une devise a été rajoutée en 1894 "Quasi lilia quoe sunt in transitu aquae" ("Comme les lys sur les bord des eaux) tiré du livre de l'Ecclésiastique (Livre 8).



C'est le seul cloître gothique complet de Haute-Normandie . Ce cloître a été construit sur l'emplacement de deux autres cloîtres, l'un construit par saint Wandrille et relevé par saint Anségise et l'autre construit par Maynard Ier. L'actuel cloître date sur sa partie la plus ancienne, c'est-à-dire celle qui s'appuyait sur le nef de l'église (galerie sud), aux premières années du XIVe siècle. Il compte sept travées en arc brisé (auparavant fermés par des vitraux au XVIIe siècle), les arcades reposent sur des piles qui s'allonge en colonnettes et renforce les contreforts avancés sur le préau. la voûte repose sur des croisées d'ogives elles-même décorées. Sur chaque clé de voûte on trouve des armes de l'abbaye, puis celle de l'abbé Jean de Brametot, et un groupe de six personnages. Les galeries de l'est, ouest et nord sont plus basses et datent du gothique flamboyant (1410-1530). C'est sur la galerie est que s'ouvre la porte de la sacristie (refait par M. de Stackpoole).

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Grand réfectoire
C'est la partie la plus ancienne de l'abbaye, vaste nef de trente-trois mètres cinquante de long et neuf mètres de large. Le temps de la construction remonte à l'an 1027, sur la paroi qui longe le cloître et sur celle de l'est, court une arcature romane de la fin du XIIe siècle, qui a disparue au XIVe siècle remplacée par un mur percé de sept fenêtres. Le vaisseau est recouvert d'une haute voûte de bois en arc brisé du XVIe siècle. Actuellement la salle est encore le réfectoire des moines, où le repas commence par le Bénédicité et les Grâces, et pendant le repas est lu la « lecture de table ».

Le chœur
Le chœur comptait six travées droites et une abside. Les arcades, en tiers-point, reposaient sur des piles tondes. L'entrée du chœur été fermée par un jubé, détruit en 1631, et reconstruit par un autre orné de statues en 1672. Un déambulatoire faisait le tour du chœur, et s'ouvraient sur quinze chapelles, celles-ci correspondant aux travées du chœur. Il y avait ainsi les chapelles Saints-Sébastien-Roch-et-Adrien, Sainte Geneviève, Saint Vulfran, Saint Eloi, les douze apôtres, Sainte Marie-Madeleine, Saint Nicolas, les Saintes Vierges, Saint Martin, Sainte Anne, le Saint-Sépulcre, Notre-Dame et Saint Benoît.


Cloître de l'Abbaye de Saint-Wandrille
Chapelle Saint-Saturnin

La chapelle Saint-Saturnin remonte selon certains à l'époque de Saint Wandrille . Cependant on date l'édifice de la fin du Xe ou début XIe siècle, car elle est bâtie sur un plan tréflé, et des restes de chapiteaux archaïques laissent penser à une reconstruction sur des fondations de l'époque carolingien

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Bâtiments du XVIIIe siècle

Ces bâtiments sont dus aux moines mauristes, rebâtis entre 1640 et 1685, concentrant les divers services en quelques bâtiments hauts et vastes. Le plan est régulier et rectiligne. Pourvues de grandes fenêtres, les nobles façades coiffées de hautes toitures percées de lucarnes, mais dépourvues de toute ornementation superflue, reflètent à la fois la majesté du Grand Siècle et l'austérité des moines mauristes. Le bâtiment de l'ouest présente une longue façade prolongée par le Pavillon de la Grâce, postérieur de quatre-vingts ans. Ce bâtiment abrite entre autres la bibliothèque du monastère.

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Grange médiévale

Dans l'ancienne grange du XIVe siècle est installée la librairie-magasin de l'abbaye. L'étage est occupé par les ateliers et bureaux de Fontenelle Microcopie, du négoce de produits d'entretien et des éditions de Fontenelle. La partie droite de ce bâtiment fut reconstruite en 1699, elle est occupé aujourd'hui par divers ateliers .

vendredi, 20 novembre 2009

Tombeau de Rollon dans la cathédrale de Rouen

Chef Normand, Rollon ou Rolf ou Hrolf est né vers 845 sur une des îles d'Alesund en Norvège. Fils du Norvégien Rogwald, banni par Harald Haarfager en 875, il rassembla une troupe de Danois et Norvégiens, et après quelques pillages en Angleterre, il aborda sur les côtes de Neustrie en 876.
Il remonta la Seine jusqu'à Rouen dont il releva les murailles.
En 886, il fit le siège de Paris, alla ensuite saccager Bayeux, le Bessin, Évreux, passa en Angleterre pour secourir le roi Alfred son allié.
De retour après trois ans, il réunit des bandes plus nombreuses, prit Nantes, Angers, Le Mans... Effrayé par son avancée, Charles le Simple lui offrit la paix lors du traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911.
Rollon se fit baptiser à Rouen, épousa Giselle, la fille du roi, et reçut la partie de la Neustrie appelée depuis Normandie.
Rollon devint Robert 1er, Duc de Normandie.
Pour s'attirer la bienveillance de la population, il fait rapatrier les cendres de Saint-Ouen à Rouen
Dès lors les invasions normandes s'arrêtèrent. Rollon organisa fortement son duché et rendit sédentaires ses soldats, entre lesquels il partagea ses terres.
Les Vikings se fondent dans la population. Les noms de plusieurs villes et bourgs de Normandie viennent du norrois : Anquetil, Toutain, Bricquebec, Caudebec, Yvetot, etc... Rollon fut investi dans les pays cédés des prérogatives d’un comte franc et de la plupart des attributs de la puissance royale, y compris ce qui pouvait subsister du patrimoine de la Couronne et du contrôle de l’Église. Telle fut la racine de l’État normand, avec Rouen pour pivot.
La Normandie fut, dès lors, le pays le mieux administré et bientôt le plus prospère de l'Occident.
Rollon meurt en 931.

jeudi, 19 novembre 2009

Pourquoi il ne faut pas être 13 à tables

TREIZE A TABLE
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Le Curé de Gathemo se résolut un jour, malgré son grand âge, d’aller à Avranches consulter son évêque sur un cas de conscience qui l’intriguait fort. Il arriva sur les midi à l’Evêché, bien fatigué et couvert de poussière, car sa bourse ne lui avait pas permis de se payer le luxe de la diligence.

C’était l’heure du déjeûner de Monseigneur et précisément ce jour là, Sa Grandeur avait plusieurs invités de marque à sa table.

Lorsque le valet vint avertir le prélat de l’arrivée du Curé, il fronça le sourcil et dit de faire attendre l’intrus qui venait le déranger à pareille heure. Comme si on pouvait laisser refroidir les poulardes truffées pendant que l’abbé débiterait ses antiennes ! Oh ! que nenni ! Le Curé de Gathemo pouvait bien attendre dans l’anti-chambre.

Mais bientôt se ravisant, l’évêque donna l’ordre au valet d’introduire le visiteur.

« Messieurs, dit-il à ses convives, je vous prie d’excuser si je reçois en ce moment un de mes vieux curés, mais c’est un bonhomme très original, qui sait de latin tout juste ce qu’il en faut pour chanter vêpres et qui, je l’espère, va nous divertir par quelque drôlerie de son crû. »

Deux minutes après le Curé introduit par le valet vient humblement se prosterner devant son évêque, fait une profonde révérence à la Compagnie, puis, sur un signe de Monseigneur, va s’asseoir dans un coin de la salle.

« Hé bien, M. le Curé, lui dit Sa Grandeur, au bout de quelques instants, entre deux services, avez-vous quelque difficulté à me soumettre ? Y a-t-il du nouveau dans votre paroisse ?

« - Ah ! Monseigneur, vous savez bien que dans ma pauvre petite paroisse il n’y a jamais rien de nouveau ; mes paroissiens sont toujours occupés à leurs travaux des champs, ils ne quittent guère leur chaumière et moi je fais comme eux, je reste à mon presbytère. Cependant si cela vous intéressait, je pourrais vous raconter un fait assez curieux qui s’est produit dernièrement chez Me Thomas, le fermier de la fosse au loup.

« - Ah ! voyons cela, fit l’Evêque en clignant de l’oeil avec intelligence vers ses convives.

- Pour lors donc, reprit le Curé, maître Thomas a, sauf votre respect et celui de la compagnie qui m’entend, une truie qui lui a fait treize petits cochons et vous savez qu’elle n’a que douze trions dont chaque petit cochon aussitôt né s’est emparé et lorsque le treizième a paru à son tour, aucun de ses frères n’a voulu lui céder la place.

- Vraiment ! M. le Curé, mais alors que fait-il, le 13e, demande l’Evêque.

- Dam ! Monseigneur, il est comme moi, il regarde ses frères manger. »

Les convives partirent d’un grand éclat de rire, mais je crois bien que ce ne fut pas aux dépens du Curé de Gathemo.

mercredi, 18 novembre 2009

FETE DU HARENG ET EXPO VEHICULES ANCIENS à Surville dans l'Eure


SAMEDI 28 NOVEMBRE A SURVILLE (27400) Salles communales

à partir de 09h, exposition de véhicules anciens entrée gratuite et bourse d'échanges de pièces détachées (2.50 le mètre) réservation au 02.32.50.51.25 ou 02.32.50.49.44

à partir de 11h30, vente de harengs grillés à consommer sur place ou à emporter

à partir de 19h00, nous vous proposons de venir déguster en famille ou entre amis le hareng grillé au menu par adulte deux harengs avec pommes de terren salade, fromage et dessert, un apéritif offert pour 9 euros et par enfant de -de10ans, une tranche de jambon pommes de terre et dessert, une boisson offerte pour 4 euros réservation obligatoire au 02.32.50.51.25 ou 06.22.91.73.69

Venez nombreux.

Boulevard Julien Devos (explication des rues de Vernon)

Boulevard Julien Devos par Thibault

Dont le boulevard du même nom, depuis la délibération du conseil municipal du 20 décembre 1927. Né dans la banlieue lilloise en 1846, Devos était un artiste. Sorti de l'école des beaux-arts de Paris, il arrive à Vernon pour y enseigner le dessin et la sculpture à l'Institution Dubois (maintenant collège Catholique Jeanne D'Arc). Un séjour d'une dizaine d'années en nos murs puis la promotion vers le lycée d'Evreux avant de regagner Paris, le Lycée Condorcet et l'école Saint Cyr. A l'heure de la retraite, Julien Devos se souvint de Vernon sur Seine et décida de s'y retirer. On appréciera sa gentillesse, on le placera au conseil municipal(1908) et au poste de maire-adjoint (1912) poste qu'il gardera jusqu'en 1919, date à laquelle il dut abdiquer pour cause de maladie. Il meurt à Vernon le 21 septembre 1925. Il s'acharna lors de la première guerre mondiale, à améliorer le sort des réfugiés belges aussi la médaille de l'ordre de Leopold lui fut accordée et on comprend maintenant pourquoi la rue des belges débouche sur le Boulevard Julien Devos

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