jeudi, 26 novembre 2009
Le Para par Erwan Bergot
Le para ne porte pas de béret rouge, il arbore un béret amarante.
Le para ne dort pas, il récupère.
Le para ne mange pas, il restaure ses forces.
Le para ne boit pas, il se désaltère.
Le para n'avance pas, il progresse.
Le para ne monte pas à l'assaut, il bondit.
Le para ne fuit pas, il se replie en combattant.
Le para ne se planque pas, il manoeuvre.
Le para ne s'abrite pas, il se camoufle.
Le para ne rampe pas, il utilise le terrain.
Le para ne tire pas, il rafale.
Le para ne drague pas, il ratisse.
Le para ne conte pas fleurette, il évoque ses campagnes.
Le para ne baise pas, il saute.
Le para ne saute pas, il passe la portière.
Le para ne saute pas au combat, il plonge dans la mêlée.
Le para n'a jamais peur, même s'il lui arrive de baliser parfois.
Le para n'a pas d'opinion, il n'a que des certitudes (qu'il est le meilleur par exemple).
Le para ne méprise personne, il lui arrive d'admettre qu'il puisse exister d'autres bataillons paras que le sien.
Le para ne joue pas des coudes, il roule les mécaniques.
Le para n'est pas immodeste, il a tout simplement conscience de sa valeur.
Le para n'est pas un héros, il est para, ce qui ne veut pas dire la même chose.
Le para n'a jamais de rhume de cerveau, il a des crampes aux mollets.
Le para ne meurt pas, il exécute son ultime saut.
Le para ne va pas au ciel, il y retourne.
Et d'ailleurs, un para est un para, et réciproquement.
Erwan Bergot
17:54 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, historien, journalisme, erwan bergot, parachutisme, para, le para |
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Le commandement par le Général de La Porte du Theil
"Restez près de vos hommes, soyez fraternels, accueillants, compréhensifs. Mais que cela ne dégénère pas en camaraderie de mauvais aloi. Vous avez le devoir strict d’obtenir l’obéissance et le respect, d’en recevoir les marques extérieures en toute circonstance. Exigez-les sans raideur, sans jamais aucune violence ou écart de langage, comme il se doit entre Français, en excusant largement ceux qui ne savent pas, ou n’ont pas hélas ! l’habitude, mais avec fermeté et persévérance.
Sinon, vous serez débordés. (…)
Nous avons exigé la soumission extérieure, pour ainsi dire physique de nos garçons à la vie qui leur est imposée ; il faut maintenant obtenir leur adhésion de cœur. C’est une tâche très lourde, difficile, qui exige à la fois beaucoup de dévouement et d’abnégation, du tact, de la perspicacité, du courage et de la persévérance.
12:15 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, général de la porte du theil, le commandement, chantiers de la jeunesse de france, cjf, seconde guerre mondiale, ancien comissaire général des scouts de france |
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mardi, 24 novembre 2009
Retour sur les horreurs commises par les communistes au Cambodge
source: Euronews
1975 – 1979 : pendant quatre ans, les Khmers rouges font régner un climat de terreur au Cambodge. Ils prônent la lutte contre l’impérialisme, l‘élimination des intellectuels et la rééducation par le travail manuel.
Formés en France dans les milieux marxistes des années 1950, Pol Pot et ses acolytes instaurent une dictature d’une rare violence. Et celui que l’on surnomme “Douch” en fut l’un des instruments. Le camp S21, qu’il dirigeait, a vu mourir plus de 15000 personnes, hommes, femmes et enfants.
Enfermés dans un ancien lycée au coeur de Phnom Penh, officiellement pour opposition au régime, les prisonniers y entraient en fait pour n’importe quel motif. Le simple fait de porter des lunettes pouvait entraîner l’internement. Hommes et femmes étaient torturés puis exécutés.
Ce n’est qu’en 2007 que Douch sera inculpé de crimes contre l’humanité par le tribunal du génocide cambodgien. A ce jour, quatre anciens dirigeants du régime sont jugés par ce tribunal spécial placé sous l‘égide de l’Onu. Outre Douch, il y a Nuon Chea, surnommé “le frère numéro 2”, Ieng Sary, “frère numéro 3” et Khieu Samphan.
Quant au principal artisan du génocide, Pol Pot, il est mort en 1998 dans la jungle, sans que la justice ait pu lui demander des comptes.
09:49 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, cambodge, communisme, pol pot, pcf, quartier latin, camp s21, génocidé cambodgien, khmers rouges |
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lundi, 23 novembre 2009
L’autre appel du 18 juin 40, celui de Churchill
source: Canal Académie
Winston Churchill (2ème partie : 1939-1945) avec François Kersaudy
L’historien anglophile François Kersaudy, biographe de Winston Churchill, nous présente "l’autre" appel du 18 juin 40, celui que le Premier ministre d’Angleterre adressa au peuple anglais pour lui expliquer l’enjeu de la très dure bataille qui allait se déchaîner : "Du sang, de la sueur et des larmes" promettait-il...

Emission proposée par : Christophe Dickès
Adresse de cet article : http://www.canalacademie.com/L-autre-appel-du-18-juin.html
Date de mise en ligne : 22 novembre 2009
10:28 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, seconde guerre mondiale, canal académie, churchill, royaume-uni, appel du 18 juin 1940 |
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dimanche, 22 novembre 2009
Samedi 21 Novembre: Libre Journal des Lycéens
Pour ceux qui le souhaitent nous pouvons vous envoyer le fichier original en mp3.
L'émission commence par "les missions d'espionnage de la France en RDA". avec comme intervenant Patrick Manificat
Pour en savoir plus acheter le livre de Patrick Manificat, "Propousk ! Missions derrière le rideau de fer (1947-1989)" aux éditions Lavauzelle.Il fera une signature de livre le 28 novembre aux Invalides.
L'émission continue avec "Le martyr du Peuple Karen" avec comme intervenants:
Franco Nerozzi, journaliste, président de l'association Popoli en Italie qui vient en aide au Peuple Karen
Comunita Popoli (en italien)
Emmanuel Pochet et Eve Crépin, respectivement vice-président et membre de l'association Amitié Franco-Karen
http://amitie-franco-karen.org
http://francekaren.free.fr
L'émission se termine avec la chronique mensuelle sur le Tour d'Europe à Pied
Concernant la playlist de l'émission:
- Un groupe allemand Folklorique avec un nom difficilement prononçable.
- Tai-Luc avec la chanson "Grand-Père" sur le communisme
- La Souris Déglinguée avec la chanson "Tambour et Soleil"

11:35 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, chute du mur de berlin, karen, libre journal des lycéens, peuple karen, birmanie, résistance à l'oppression |
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samedi, 21 novembre 2009
LA NORMANDIE de GUILLAUME LE CONQUÉRANT
source: Le Figaro
C'est l'histoire d'une chevauchée qui fouette la Normandie. Le roman d'une région, d'un royaume, d'un homme. Guillaume le Conquérant est un éclair qui strie l'ouest de la France, du Mont-Saint-Michel, jusqu'à Eu, en Seine-Maritime. Balade à remonter le temps.
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C'est le printemps. La prairie normande sent le miel. Dans l'herbe, au milieu des ruines du château de Courcy, non loin de Falaise, devenu désormais un domaine agricole, il suffit de fermer les yeux pour entendre le bruit de cette vie au galop, celle de Guillaume, duc de Normandie, roi d'Angleterre.
La France des Capétiens, de la Révolution, de la République a décapité la postérité du Bâtard devenu Conquérant. Trop puissant, trop rebelle. Il y a tout pour en faire un mythe : un destin harnaché par la volonté, une intelligence de stratège. Les Français ont vidé son nom de sa substance. Mais la reine Elisabeth II le considère comme son ancêtre. Et, au cimetière britannique de Bayeux, il est inscrit en latin : «Nous, vaincus par Guillaume, avons libéré la patrie du vainqueur.»
Près de 922 ans après sa mort, il est possible de retrouver le décor de l'incroyable épopée de Guillaume le Conquérant, faite de coups d'épée, d'amour et de trahisons. Un voyage dans la Haute et Basse-Normandie, entre champs et grèves, bocages et départementales, loin des autoroutes du conformisme touristique. Les amoureux de châteaux, d'églises, mais aussi de randonnées sur les sentiers dérobés n'en reviendront pas. La Normandie de Guillaume le Conquérant est une marche triomphale, une voie sacrée.
Partout, il a semé des châteaux, des églises, des abbayes : à Préaux, Sées, Troarn ou Saint-Pierre-sur-Dives. Le suivre pas à pas, c'est découvrir une Normandie occultée.
14:28 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, normandie, guillaume le conquérant, guillaume ii de normandie |
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La Chute du Mur de Berlin
source: Lumière 101
Catherine s’entretient avec Catherine-Elisabeth, auteur de “J’ai vu tomber le Rideau de fer, à vous qui souffrez”, et qui a vécu un lien de communion très fort avec les Pays de l’Est à l’époque de la persécution communiste. Elle fut témoin de la chute du rideau de fer en Tchécoslovaquie en novembre 1989, il y a 20 ans !… Actuellement, elle voyage en Europe de l’Est et nous livre une lecture sur les 20 ans de la chute du Mur de Berlin en tant que Chrétienne consacrée.
→ Livre “J’ai vu tomber le Rideau de fer”

09:36 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, tchécoslovaquie, guerre froide, rideau de fer, communisme, persécution communiste, pays de l'est, europe de l'est |
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vendredi, 20 novembre 2009
Une mémoire indispensable par Stéphane Courtois.
source: Valeurs Actuelles
L’Europe fête le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin, qui a marqué la fin de la déchirure du continent entre les nations démocratiques et celles qui étaient sous le joug d’un communisme totalitaire. Il ne faudrait cependant pas oublier que les fondations de cemur ont été posées un certain jour de l’été 1939, marqué par l’alliance de l’Allemagne nazie et de l’Union soviétique.
En effet, Hitler ayant déchiré, le 15 mars 1939, le traité de Munich, Staline comprit que se profilait un conflit de grande ampleur entre les démocraties et l’Allemagne. Il commença à faire monter les enchères de sa neutralité,voire de son alliance, tout en pipant les dés. Alors qu’il menait des négociations publiques avec les démocraties, il engagea des négociations secrètes avec une Allemagne qui, officiellement, était son pire ennemi idéologique, mais qui,en réalité, poursuivait les mêmes objectifs – la destruction de la Pologne – et était prête à offrir ce qui ne lui appartenait pas encore.
Ainsi, le 23 août 1939, le monde stupéfait apprit-il que Hitler et Staline avaient signé un pacte de non-agression, mais il ignorait l’existence de protocoles secrets qui prévoyaient qu’en cas de guerre, l’URSS intégrerait à sa zone d’influence la moitié orientale de la Pologne, l’Estonie et la Lettonie. Et c’est par antiphrase que ce pacte fut nommé “de non-agression” puisque sa signature fut le déclencheur immédiat de la Seconde Guerre mondiale.
09:02 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, europe, stéphane courtois, communisme, nazisme, pacte de non agression, pologne, estonie, lettonie |
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jeudi, 19 novembre 2009
L'amour
L'amour
Par Caroline
L'amour tient bien sur une grande place dans les proverbes, comme dans la vie des hommes. l'amour a été l'un des grands ressorts de l'Histoire, pourtant on est assez mal renseigné sur les formes qu'il a prises à travers les siècles. En dehors de l'amour courtois ou des aspects divers de l'amour exprimés dans la littérature, on connait fort mal, par exemple, l'histoire des sentiments à travers les mentalités et les moeurs paysannes. La majorité de la population étant jadis illetrés, les documents écrits peuvent nous apporter que peu d'informations à ce sujet; c'est plutôt par les proverbes que se manifestait et se transmettait la sagesse populaire.
Cette source rustique est un témoignage vivant sur la mentalité de nos ancêtres qui montrent volontiers une sagesse, le plus souvent pratique, terre à terre ou caustique.
Désabusées, parfois cyniques, leurs sentences font preuve souvent d'une observation raffinée, en évoquant, par exemple, un amour qui, comme le feu ne dit jamais à l'homme "va-t-en à ton labeur".
Les proverves d'autrefois sont en ce domaine une mine précieuse où l'historien des moeurs et des mentalités essaie de découvrir les sentiments intimes des hommes du temps passé.
"Amour, toux, fumée et argent
Ne se peuvent cacher longuement"
"Amour vainct tout,
Et argent fait tout"
"Telle amour telle dolour"
"Amoureux
Sont langoureux"
"A femme qui se meurt d'amour,
C'est chercher la lune en plein jour."
"Amour sans vilenie, c'est amour bienséant,
Autre amour ait dahez, car trop est marchéant." XIIIème siècle.
11:07 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : l'amour, histoire, france, proverbe, langue française, histoire de france |
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Pourquoi il ne faut pas être 13 à tables
TREIZE A TABLE
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Le Curé de Gathemo se résolut un jour, malgré son grand âge, d’aller à Avranches consulter son évêque sur un cas de conscience qui l’intriguait fort. Il arriva sur les midi à l’Evêché, bien fatigué et couvert de poussière, car sa bourse ne lui avait pas permis de se payer le luxe de la diligence.
C’était l’heure du déjeûner de Monseigneur et précisément ce jour là, Sa Grandeur avait plusieurs invités de marque à sa table.
Lorsque le valet vint avertir le prélat de l’arrivée du Curé, il fronça le sourcil et dit de faire attendre l’intrus qui venait le déranger à pareille heure. Comme si on pouvait laisser refroidir les poulardes truffées pendant que l’abbé débiterait ses antiennes ! Oh ! que nenni ! Le Curé de Gathemo pouvait bien attendre dans l’anti-chambre.
Mais bientôt se ravisant, l’évêque donna l’ordre au valet d’introduire le visiteur.
« Messieurs, dit-il à ses convives, je vous prie d’excuser si je reçois en ce moment un de mes vieux curés, mais c’est un bonhomme très original, qui sait de latin tout juste ce qu’il en faut pour chanter vêpres et qui, je l’espère, va nous divertir par quelque drôlerie de son crû. »
Deux minutes après le Curé introduit par le valet vient humblement se prosterner devant son évêque, fait une profonde révérence à la Compagnie, puis, sur un signe de Monseigneur, va s’asseoir dans un coin de la salle.
« Hé bien, M. le Curé, lui dit Sa Grandeur, au bout de quelques instants, entre deux services, avez-vous quelque difficulté à me soumettre ? Y a-t-il du nouveau dans votre paroisse ?
« - Ah ! Monseigneur, vous savez bien que dans ma pauvre petite paroisse il n’y a jamais rien de nouveau ; mes paroissiens sont toujours occupés à leurs travaux des champs, ils ne quittent guère leur chaumière et moi je fais comme eux, je reste à mon presbytère. Cependant si cela vous intéressait, je pourrais vous raconter un fait assez curieux qui s’est produit dernièrement chez Me Thomas, le fermier de la fosse au loup.
« - Ah ! voyons cela, fit l’Evêque en clignant de l’oeil avec intelligence vers ses convives.
- Pour lors donc, reprit le Curé, maître Thomas a, sauf votre respect et celui de la compagnie qui m’entend, une truie qui lui a fait treize petits cochons et vous savez qu’elle n’a que douze trions dont chaque petit cochon aussitôt né s’est emparé et lorsque le treizième a paru à son tour, aucun de ses frères n’a voulu lui céder la place.
- Vraiment ! M. le Curé, mais alors que fait-il, le 13e, demande l’Evêque.
- Dam ! Monseigneur, il est comme moi, il regarde ses frères manger. »
Les convives partirent d’un grand éclat de rire, mais je crois bien que ce ne fut pas aux dépens du Curé de Gathemo.
10:39 Publié dans Langues Normandes et légendes normandes ou celtes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : normandie, histoire, légendes, normande, 13 à tables |
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