mercredi, 25 novembre 2009

Secteurs d’avenir : idées reçues et souvent fausses ! …

source: Le Blog d'Alain Dumait


Le grand emprunt, réduit à 22 milliards d’euros empruntés sur les marchés financiers en deux fois, va donc servir à financer des « secteurs d’avenir ».

1) On est d’emblée sur le terrain de la tautologie ! Les adversaires de cette politique risquent fort d’être présentés comme des partisans des « secteurs du passé ». Qui est donc hostile au renforcement des « secteurs d’avenir » ?

Fallait-il réunir une nouvelle Commission pour identifier les bio-technologies comme des « secteurs d’avenir » ?… Ou l’éducation et la recherche comme des facteurs essentiels du développement ?… On ne voit pas que la Commission Juppé-Rocard ait identifié quoi que ce soit de nouveau qui n’ait pas déjà identifié comme tel depuis au moins trente ans…

2) Soyons juste : il s’agit cette fois de « mettre le paquet » sur ces secteurs. Attention : l’histoire économique contemporaine est pleine d’exemples d’investissements massifs sur des « secteurs d’avenir » qui se sont révélé être des fiascos ! Le « Plan calcul », le « Plan informatique pour tous », le « Plan câble »…

Feue l’URSS, avec ses plans quinquennaux, prétendait aussi « mettre le paquet » sur la modernisation de l’agriculture. Avec le résultat que l’on sait… Car le facteur déterminant est finalement moins les secteurs choisis, les moyens mobilisés pour ces investissements, que les entrepreneurs capables, ou non, de transformer des facteurs de production toujours rares en entreprises performantes !

3) Les « secteurs d’avenir » ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Si le secteur des machines-outils est dix fois plus développé en Allemagne que chez nous, et constitue le fer de lance des exportations de ce pays, ce n’est pas parce qu’un Commission en a fait un « secteur d’avenir », mais parce que toute la politique économique de notre voisin tend à favoriser la création d’entreprises et à permettre aux petites entreprises de devenir moyennes, à celles-ci de devenir grandes.

4) Le vrai « secteur d’avenir » est donc celui de la création d’entreprises, celles qui créent des vrais emplois marchands. Pour le favoriser il faut et il suffit de réduire les charges qui pèsent sur elles, plus élevées en France que partout ailleurs. Ou presque. (cf le rapport de la Banque Mondiale sur les pays de l’OCDE : http://francais.doingbusiness.org/economyrankings/?region...

C’est le choix fait par l’Allemagne : diminuer encore les charges qui pèsent sur ses entreprises. Un plan de relance de l’économie exactement inverse du plan français…

lundi, 23 novembre 2009

Comment devenir un maraîcher bio ?

source: Intelligence Verte

Le métier de maraîcher bio

Le terme maraîchage existe depuis le XIXe siècle et provient du mot « marais ».

Le maraîchage est un type d’agriculture intensive ayant pour objectif d'optimiser les surfaces et de réduire le temps de production. Pour cela, on des moyens techniques poussés tels que réseau d'irrigation, serres chauffées ou non, tunnels plastiques etc…

Un maraîcher bio travaille sur la biodiversité et les méthodes alternatives à l’utilisation de produits phytosanitaires. Le maraîcher bio doit préparer les sols, semer les graines, arroser ou irriguer, fertiliser avec des engrais verts, protéger les plantes contre les parasites, observer la croissance des plantes et veiller sur leur bon état. Donc la gestion appropriée de l’environnement, ainsi que la bonne connaissance de la biodiversité sont parmi les clés de la réussite des productions maraîchères bio. Et bien que la culture de plantes alimentaires en potager concerne plutôt l'autoconsommation, le maraîchage concerne la culture pour la vente à la consommation...

Quelle formation pour le maraîchage ?

Ce métier est accessible aux femmes et aux hommes.

Il existe des formations adaptées à ce métier qui préparent aux diplômes suivants :

CAPA
Productions horticoles, spécialité Productions forales et légumières. Niveau requis pour entrer en formation - Niveau 3e, CAPA ;

BPA
Travaux des productions horticoles, spécialité Horticulture ornementale et légumière ;

BEPA
Productions horticoles, spécialité Productions florales et légumières ou Conduite de productions agricoles option Productions végétales ;

BAC PRO
Productions horticoles, spécialité productions florales et légumières ;

BP
Productions horticoles, spécialité productions florales et légumières. Niveau requis pour entrer en formation – CAPA, BEPA ;

BTS
Productions horticoles, support productions florales et légumières.

Un bac pro ou un BTSA spécialité Production légumière, permet une évolution vers des postes de chef d'équipe, de conseiller technique en coopérative ou groupement de producteurs, voire comme chef d'entreprise, chef de cultures ou bien à la tête de sa propre exploitation.

Combien on peut gagner ?

La Salaire brut mensuel est de 800 € à 2000 € selon l’expérience et les capacités du maraicher.

Comment devenir un maraîcher bio ?
Selon le type de cultures, le maraîcher peut travailler en plein air (culture de plein champ) ou sous abri (culture sous serre).
Comment on démarre cette activité

Pour devenir un maraicher bio l'amour de la nature et du travail au grand air ne suffisent pas. Le métier est parfois rude et ne s'improvise pas. Pour assurer la survie de l'exploitation, un savoir-faire de plus en plus technique est nécessaire, notamment en commerce et gestion.

Adresses utiles

  • Intelligence Verte : formation à l’agriculture biologique http://www.intelligenceverte.org/JobBio.asp
  • Interprofession de la filière des fruits et légumes frais http://www.interfel.com
  • Fédération nationale des producteurs de l'horticulture et de la pépinière http://www.fnphp.com
  • Assemblée permanente des chambres d'agriculture http://www.apca.chambagri.fr
  • Ministère chargé de l'agriculture, Direction Générale de l'Enseignement et de la Recherche http://www.portea.fr
  • Association National pour l’Emploi et la Formation en Agriculture http://www.anefa.org

 

vendredi, 13 novembre 2009

LE MONDIALISME VITICOLE À L’ASSAUT DES TERROIRS !

source: Emediat, l'agora des droites

LE MONDIALISME VITICOLE À L’ASSAUT DES TERROIRS !

Par Arnaud-Victor Monteux, chroniqueur pour Emediat : l’Agora des droites

Nous le savons bien, la France est un pays de grande tradition viticole. Le vin et la vigne font partie intégrante de notre histoire, de notre culture, de nos traditions et de nos paysages. Baguette et vin rouge, tels sont les images d’Epinal de l’art de vivre à la française. Importée en Gaule par les phocéens installés à Marseille, la vigne se répand rapidement, suivant de près les déplacements des cohortes romaines. Peu à peu, les chefs de tribus gaulois se familiarisent avec ce nouveau breuvage, fort différent de la traditionnelle cervoise. Le vin acquiert alors une véritable popularité qui ne se démentira jamais. Les vins français ne sont pas seulement appréciés en France et leur réputation dépasse largement les frontières. Dès le Moyen-Âge, les vins de Bourgogne et de Bordeaux, entre autres, sont exportés dans toute l’Europe et régalent les papilles des souverains Européens.

Le vin n’a rien d’une vulgaire boisson. Matérialisant le sang du Christ chez les Catholiques, il symbolise pour beaucoup le sang de la terre, le nectar incarnant toutes les complexités d’une région, d’un lieu, d’un sol, bref d’un terroir. Terroir, le mot est lâché et fait aujourd’hui débat. Alors que les anglo-saxons et les producteurs du Nouveau Monde (Argentine, Australie, USA…) privilégient le type de cépage négligeant complètement le terroir, les vignerons français, tout comme leurs homologues européens (Espagnols, Italiens, Serbes, Hongrois…), restent attachés à leur terre.

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lundi, 26 octobre 2009

Le Crédit agricole va moderniser son informatique, 1.000 postes supprimés


source: DrakkarOnline - le Portail Normand de l'Information Economique



Le Crédit agricole va investir 400 millions d'euros d'ici fin 2013 pour moderniser son système d'information et fusionner ses sociétés d'informatique, réduisant au passage les effectifs de la branche de 1.000 postes mais sans licenciement, a-t-on appris samedi auprès de la banque.

Le nombre d'informaticiens passera de 2.500 à 1.500. Mais de nouveaux métiers seront créés, par exemple la maîtrise d'ouvrage, "à mi-chemin de la banque et de l'informatique", qui emploiera 400 personnes, a expliqué à l'AFP le directeur du projet, Hichem Jaballah.

Les détails du projet, baptisé "NICE", seront dévoilés le 6 novembre, après une dernière consultation avec les syndicats le 30 octobre.

 

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08:54 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : économie, crédit agricoles, suppression d'emploi, agriculture | |  Facebook

jeudi, 22 octobre 2009

La FNSEA prête à rappeler les tracteurs

source: DrakkarOnline - le Portail Normand de l'Information Economique


Une semaine après les manifestations qui ont réuni 52.000 agriculteurs en France (1.500 à Rouen et 700 tracteurs), leurs organisateurs, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs se déclarent mercredi « prêts à le Refaire » et annoncent des « actions ponctuelles » au cours des prochains jours. « L'agriculture c'est de l'alimentation, c'est de l'emploi, c'est de l'aménagement du territoire, c'est de l'environnement et c'est un solde positif pour la balance commerciale. Qu'attendent le Président et le Gouvernement pour répondre à tout cela ? » interpellent les deux syndicats.

De son côté, la Coordination rurale reçue mercredi par le ministre de l'Agriculture à la suite du sommet de Luxembourg a demandé des « aides urgentes ciblées vers les agriculteurs les plus touchés par la crise, quelle que soit leur production » dans l'attente d'une remontée des prix sur le marché. La coordination estime que le ministre s'est montré attentif à ces propositions.

samedi, 17 octobre 2009

Agriculture: Convergences Nationales solidaire des agriculteurs en colère

Communiqué de Convergences nationales
17/10/2009

Les agriculteurs sont eux aussi victimes de l'Euro-mondialisme !

Les manifestations d'agriculteurs d'aujourd'hui sont un cri d'alarme pour dénoncer le dramatique effondrement de leurs revenus. Cette situation pourrait conduire à la disparition pure et simple de l'agriculture Française, dans le prolongement de l'évolution constatée depuis de nombreuses années. Or, la nécessité de préserver notre capacité agricole, ne serait-ce que pour assurer notre indépendance alimentaire, est évidente.

Pour Convergences nationales, les raisons profondes de cette crise tiennent encore une fois dans les excès du libre échangisme mondialiste et dans la généralisation de la déréglementation conformément aux diktats de l'OMC, et avec l'aval de la Commission européenne. Or il est totalement aberrant que les prix agricoles soient déterminés au niveau mondial, avec des contraintes environnementales supplémentaires imposées par l'Europe, et des impôts et taxes spécifiques appliquées au niveau national.

La seule solution, comme pour d'autres secteurs d'activité, est de rétablir un minimum de protectionnisme aux frontières de l'Europe vis-à-vis des pays producteurs à très bas coût de main d'oeuvre, et, au sein de l'ensemble européen d'harmoniser la fiscalité qui pénalise davantage les agriculteurs français que les autres. Dans l'immédiat, il faut prendre des mesures d'urgence pour permettre à nos agriculteurs de survivre, en leur assurant des prix de vente suffisants au niveau de la distribution et leur garantir des revenus décents, pour éviter de les pousser au désespoir.

vendredi, 16 octobre 2009

Face à la crise, le FNJ 27 est solidaire solidaire des agriculteurs et producteurs Normands

Communiqué du FNJ 27

Si l'héritage culturel de notre Normandie ne se résume pas uniquement à la gastronomie, celle-ci y tient cependant une place de choix.
Pourtant, en Normandie, malgré les richesses de son terroir, il devient plus difficile de manger « terroir » que d'y manger un kebab, un burger ou des nems !
Cela est d'autant plus dommageable lorsque l'on sait que nos compatriotes agriculteurs et producteurs sont victimes, entre autre, de la crise du porc, du blé ou encore du lait.
Face à des cours du porc toujours très bas, les producteurs normand ne voient pas la fin de la crise et les situations de désarroi sont notables et s’accentuent chaque jour.
Pour le FNJ27, les mesures annoncées par le Ministre de l’Agriculture sont des plus décevantes, aucune baisse des charges pour les producteurs, des aides inaccessibles,…
Le FNJ 27 dénonce l’absence d’application de mesures concrètes face à une crise qui n’en finit pas. Il est inadmissible qu’un pan entier de l’économie agricole bretonne soit totalement négligé.

Mais au delà des décrets ministériels, les patriotes  doivent être solidaires !
Le FNJ 27 rappelle à ses militants que priorité doit donc être donnée dans nos assiettes aux produits de notre terroir.

Ensemble avec le FNJ 27 défendons notre culture culinaire et soutenons les producteurs Normands !

samedi, 10 octobre 2009

Manger local et de saison

Octobre
Fruits : châtaigne, coing, feijoa, figue (fraîche), framboise, kiwai, noix, pêche de vigne, poire, pomme, raisin.
Légumes : artichaut, aubergine, betterave, blette (ou bette), brocolis, carotte, céleri-rave, chou, chou de Bruxelles, chou-fleur, concombre, courges (courge, citrouille, potiron, potimarron...), courgette, épinard, fenouil, haricot vert, navet, panais, poireau, poivron, pomme de terre (de conservation), radis rose, salsifi, tomate, topinambour
Salades : laitue, mâche, salade chicorée
Champignons : cèpes et bolets
Aromates : échalote, oignon

Novembre
Fruits : châtaigne, coing, datte, feijoa, kaki, kiwai, noix, poire, pomme, raisin.
Légumes : betterave, blette (ou bette), brocolis, carotte, celeri branche, celeri-rave, chou, chou de Bruxelles, chou rouge, chou-fleur, courges (courge, citrouille, potiron, potimarron...), crosne, endive, épinard, navet, panais, poireau, pomme de terre (de conservation), radis rose, salsifi, topinambour
Salades : laitue, mâche, salade chicorée
Champignons : champignons
Aromates : échalote, oignon

Décembre


Fruits : châtaigne, clémentine, datte, kiwi, mandarine, noix, orange, pamplemousse, poire, pomme
Légumes : betterave, cardon, carotte, céleri-rave, chou, chou de Bruxelles, chou rouge, courges (courge, citrouille, potiron, potimarron...), endive, igname, navet, panais, poireau, pomme de terre (de conservation), salsifis, topinambour
Salades : mâche, salade chicorée
Champignons : champignons
Aromates : échalote, oignon


Les clémentines et les oranges sont parfois cultivées sous un climat méditerranéen (on en cultive même dans le sud de la France). Mais il faut être conscient que l'essentiel de la production vient de loin. L'Espagne représentait 5% de la production mondiale d'oranges (2004) alors que les États-Unis et le Brésil représentaient respectivement 19% et 29%.

jeudi, 08 octobre 2009

Mécanisation : il en faut, mais à quel prix ?

source: L'agriculteur Normand


Le 08-10-2009 par Etienne FELS FDCUMA Calvados

Dans le contexte actuel, s’intéresser aux charges de son exploitation vient en écho de la préoccupation sur les prix des produits.



Investir dans la matière grise pour gagner à la fois en efficacité et en rentabilité. - © DR


Indispensable pour produire, le matériel représente une part importante des charges sur une exploitation. Pour un même système d’exploitation, les écarts de charges peuvent aller de 300 à 700 €/ha. Revoir sa stratégie d’équipement peut alors être source d’économies sans pour autant perdre en efficacité. Le nouveau Mécaflash permet à chacun de se positionner.

Un outil pour savoir
Avant de choisir une stratégie de mécanisation, connaître la situation de son exploitation et évaluer les marges de progrès est indispensable. Le nouveau Mécaflash calcule un repère de charges de mécanisation adapté à votre système. Il est à comparer avec le niveau de charges de mécanisation calculé dans la comptabilité de l’exploitation.
Prenons l’exemple d’un Mécaflash réalisé sur une exploitation laitière du Calvados. Mécaflash calcule pour cette exploitation, compte tenu de son système, un objectif à 394 €/ha. L’analyse des charges à partir de la comptabilité montre un niveau de charges de mécanisation de 509 €/ha. Dans ce cas le différentiel de 115 €/ha est analysé et sert de base pour élaborer des pistes d’évolution de l’exploitation.
Cette méthode de calcul a été harmonisée et validée par les fédérations de Cuma et les chambres d’agriculture de Basse-Normandie, Agrial, les Centres de gestion CER et CCAM.
Que ce soit individuellement ou en groupe, connaître sa situation permet de décider en connaissance de cause et d’évaluer les changements à venir. Mécaflash apporte des références sur plusieurs domaines liés à l’utilisation du matériel sur une exploitation : la mécanisation des cultures, l’équipement d’élevage dont l’équipement de traite, la consommation de carburant, l’utilisation des tracteurs. C’est sur ces points que s’expliquent des différences économiques entre un objectif de mécanisation à atteindre et la situation exacte de la mécanisation de l’exploitation (calculé à partir de la comptabilité).

La mécanisation, c’est aussi une question de passion
Toucher au matériel, c’est aussi toucher à son organisation et ce n’est pas anodin. En effet au-delà de l’aspect économique se cachent des aspects de temps de travail, de sécurité du système, d’adéquation des performances du matériel avec le calendrier, de météo. L’économie de charges de mécanisation que l’on peut réaliser s’accompagne de changements que l’on doit évaluer. Matériel en commun, délégation des travaux, sont des solutions évidentes à l’économie de charges de mécanisation mais il faut aussi être rassuré sur la performance des chantiers. Des exemples existent et sont là pour en attester, pour preuve les 40 000 hectares de cultures semés avec des tracteurs en Cuma et qui font économiser 3 millions d’euros de charges de mécanisation à l’agriculture bas-normande.
Avoir le matériel sous la main pour intervenir quand on le souhaite est sécurisant mais coûte cher. Changer de stratégie après avoir évalué des enjeux grâce à Mécaflash exige également des sécurités. L’assurance est alors à chercher sur l’organisation et les débits de chantier où la rigueur permet de réaliser les travaux de l’ensemble du groupe en temps et en heure.
Par exemple pour les semis de blé à l’automne, si un groupe est organisé pour pouvoir semer 10 ha par jour (chantier labour + semis), 15 jours de travail permettent de semer les 150 hectares des 4 adhérents. Reste à voir si ces 15 jours de travail peuvent se trouver dans le calendrier d’automne en fonction de la météo
et des variétés à semer (entre le
5-10 octobre et le 15-20 novembre). Dans ce cas, c’est possible.
Dans les perspectives d’évolution des exploitations, Mécaflash est donc un outil pour mener une réflexion.

mardi, 06 octobre 2009

Crise du lait: L'Union Européenne reste sourde à la colère des producteurs

source: Drakkaronline


Les ministres européens de l’Agriculture, réunis lundi en urgence à Bruxelles, se sont bornés à lancer une réflexion à long terme sur la crise du secteur laitier, sans mesure d’aide immédiate malgré une manifestation de plusieurs milliers de producteurs en colère.

A l’issue de la rencontre, la commissaire européenne à l’Agriculture Mariann Fischer Boel a annoncé qu’un "groupe d’experts de haut niveau" allait plancher à partir de mardi prochain, en vue de faire d’ici la fin juin 2010 des propositions sur des mesures de moyen et long terme à prendre en faveur du secteur.

Ce groupe réfléchira entre autres à la mise en place de "relations contractuelles" au niveau national entre producteurs laitiers et industriels, afin de limiter les effets "de la volatilité des prix", a proposé Mme Fischer Boel.

De nombreux Etats, menés par la France et l’Allemagne, ont aussi souhaité que le groupe étudie "un cadre régulé" du marché du lait, a précisé Mme Fischer Boel.

Mais elle n’a proposé aucune mesure de court terme, autre que celles déjà annoncées comme la possibilité pour les gouvernements de verser jusqu’à 15.000 euros par producteur.

Partisan d’une nouvelle régulation du secteur laitier, le ministre français de l’Agriculture Bruno Le Maire s’est félicité que le mandat du groupe d’experts corresponde "mot pour mot" aux propositions faites par la France et l’Allemagne.

"Nous avons un signal politique fort en faveur de la régulation européenne du marché du lait", s’est-il réjoui. Même si le terme cache de fortes divergences d’un pays à l’autre.

Avec la mise en place de ce groupe d’experts, "une dynamique se met en marche, mais j’aurais souhaité plus", a commenté pour sa part le ministre autrichien de l’Agriculture, Nikolaus Berlakovich.

"Les producteurs laitiers attendent maintenant une aide concrète, et la Commission dit : +ça va aller comme ça+", a-t-il déploré.

De fait, Mme Fischer Boel s’est contentée de souligner lors de la réunion que les mesures prises jusqu’ici commençaient à "avoir de l’effet" au vu de la récente remontée des prix.

Un constat que ne partagent pas les producteurs de lait. Quelque 2.400 d’entre eux, à bord de 740 tracteurs, selon la police, et jusqu’à 5.000 selon les organisateurs, ont laissé libre cours à leur colère tout au long de la journée devant le bâtiment où étaient réunis les ministres, en plein quartier européen de Bruxelles.

Les manifestants, faisant face à un important dispositif de policiers en tenue anti-émeute, ont lancé oeufs et bouteilles en direction du lieu de la réunion, des policiers, mais aussi parfois des journalistes.

Les plus déterminés ont tenté de mettre le feu à des bottes de pailles, entraînant l’intervention des canons à eau.

Même la Fédération des organisations agricoles européennes, Copa-Cogeca, représentant davantage les intérêts des grandes exploitations et qui n’avait pas appelé à manifester, s’est dite déçue que la Commission européenne ait "échoué" à prendre des mesures pour résoudre la crise.

Les éleveurs déplorent une baisse des cours du lait, parfois de 50% dans certains pays par rapport à un pic enregistré en 2007-2008, et voient leur existence menacée.

Arguant de marges de manoeuvre "très limitées", Mme Fischer Boel a souligné que pour dégager des fonds nouveaux, "il faudrait soit demander aux Etats membres (de l’UE) de payer plus", ce que les gouvernements auront du mal à accepter, soit réduire les subventions versées à tous les agriculteurs pour aider spécifiquement le secteur laitier, a-t-elle argumenté.

"Je ne vois aucune de ces deux options fonctionner", a-t-elle martelé.

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