mardi, 01 juillet 2008
De la tenue de la langue Française par Monsieur Jean Raspail
De la tenue
S'il existe en français, pour s’adresser à autrui, deux pronoms personnels de la deuxième personne, l’un au singulier, TU, l’autre où pluriel, VOUS, appelé pluriel de politesse, c’est que notre langue se plaît à certaines nuances qui sont les bases de la civilité. Il ne s’agit pas là de code, de formalisme de classe, de snobisme, de règles mondaines, mais simplement d’usages naturels, qui se perdent et qui faisaient, entre autres, le charme et l’équilibre de la France et le plaisir d’être Français.
Ce plaisir-là s’émousse. On me dira que d’autres motifs plus graves et plus irritants y concourent, d’autres lésions de civilisation, et que c’est considérer les choses par le petit bout de la lorgnette, mais dans ce seul domaine de la civilité, de petites causes peuvent entraîner de grands effets dévastateurs.
La Révolution française, jusqu’à l’avènement du Directoire, savait ce qu’elle faisait en imposant le tutoiement général et en interdisant l’emploi des vocables Monsieur et Madame qui marquaient au moins une déférence réciproque : elle égalisait au plus bas niveau, celui du plus grand dénominateur commun de la familiarité.
Aujourd’hui, ce sont d’abord nos enfants que nous voyons condamnés à être partout tutoyés, comme sous la Révolution. Je ne m’en prends point au tutoiement naturel d’affection et d’intimité (la famille, les amis), ou de solidarité (les copains, les camarades,), mais à celui que leur infligent systématiquement les adultes, comme si l’enfant n’avait pas droit au respect et à la liberté de choisir selon son coeur et ses humeurs qui a, ou qui n’a pas, le loisir de le tutoyer.
D’une façon significative, et qui ne doit rien au hasard, cela commence dès l’école, où plus un instituteur ne prend la peine de vouvoyer (ou voussoyer) un enfant. Au premier jour de classe, l’ex-maître devenu enseignant par banalisation de la fonction et refus de cette sorte de sacerdoce qu’elle représentait autrefois, ne demande plus à l’enfant dont il fait connaissance: « Comment vous appelez-vous ? », ce qui serait au moins du bon français, mais : « C’est quoi, ton nom ? »
Sans que l’enfant en ait conscience, le voilà déjà rabaissé, marqué comme un élément de troupeau. On lui eût dit « vous » d’emblée, ainsi qu’à ses camarades, qu’ils en auraient retiré, tous ensemble, l’impression d’être considérés et appelés à de grands destins, ce qui est faux, naturellement, pour la plus grande partie d’entre eux, mais représente quand même un meilleur départ dans la vie que d’être ravalés dès l’enfance au matricule du tutoiement.
Le jeune élève va être vite conditionné. Dès qu’il saura lire et écrire, ses premiers livres « d’éveil » lui poseront leurs premières questions sous la forme autoritaire du tutoiement : « Dessine ici un arbre, une vache.... » ou encore : « Ecris les noms des fleurs que tu connais… » Ce n’est pas bien méchant, mais c’est ainsi que le pli se prend.
Au catéchisme, devenu catéchèse, l’accueil en TU n’es pas différent, mais ses effets en sont plus marquants, car il s’agit de choses plus graves : c’est l’âme qui se fait tutoyer d’entrée. L’ouvrage « Pierres vivantes » qui fit couler tant d’encre à cause de certaines énormités qu’il contient, distille son enseignement par le biais d’une complicité, et non d’un magistère, que le tutoiement impose à l’enfant.
Tout cela semble si bien admis, que c’est un aspect des choses que personne, à ma connaissance n’a jusqu’à présent souligné. On pose pour principe que l’enfant s’y trouve plus à l’aise. C’est sans doute vrai eu premier degré. Cette pente-là est facile et semble toute naturelle C’est justement pourquoi l’on devrait s’en méfier...
Car dans cet immense combat de société qui divise le pays depuis déjà longtemps, et qui est loin d’être terminé, quelles que soient ses péripéties politiques, nos enfants sont un enjeu formidable : ils représentent l’avenir. Tout se tient et c'est au nom de l'égalitarisme et de l'uniformité larvée qu'on prive ainsi l'enfant de la déférence élémentaire et du respect qu'on lui doit.
Le tutoiement qui sort de la bouche d'un instituteur, fût-il de l'enseignement privé, et de la plupart de ceux qui font profession de s'occuper des enfants, est d'abord un acte politique, même s'il est inconscient. Cela fait partie du dressage, et cela donne des résultats. Déjà, une bonne partie de la France adulte, et toute la France juvénile, se tutoient, dans un grand dégoulinement de familiarité, qu'on appelle aujourd'hui la CONVIVIALITÉ, mot de cuistre, alibi de cuistre, camouflage de cuistre. De la convivialité à la vulgarité, le pas est vite franchi.
Dans de nombreux milieux du travail, le tutoiement devient un passeport obligatoire, dont on ne saurait se passer sous peine de déviationnisme bourgeois, alors que, chez les compagnons d'autrefois, c'était le vouvoiement qui marquait l'esprit de caste. De CASTE, pas de classe.
Au sein du parti communiste, comme du parti socialiste, dans la "République des camarades", le tutoiement est de rigueur. Seul François Mitterrand y faisait exception lorsqu'il était premier secrétaire de son parti. Il détestait qu'on le tutoie, et allait jusqu'à l'interdire, ce qui montre assez bien, à mon sens, que son socialisme était seulement d'ambition et non de conviction...
Mais, pour le commun des Français, aujourd'hui, il importe de ne pas être FIER, car ce mot-là, justement, par ce qu'il entraîne de dignité et de sentiment élevés, est devenu l'un des nouveaux parias de notre vocabulaire.
Cela peut paraître sympathique, amical, empreint de simplicité. En réalité, ce n'est qu'un piège. Quand les convenances du langage tombent, l'individu perd ses défenses naturelles, rabaissé au plus bas niveau de la civilité. N'a pas d'autre but non plus la destruction de la langue française préparée dans les laboratoires subversifs de l'Education nationale, et dont on mesure déjà les effets...
Pour ma part, j'ai été dressé autrement. Je me souviens de la voix du maître qui tombait de l'estrade : «Raspail! Vous me copierez cent fois...» ou : «Raspail! Sortez!»
J'avais neuf ans. C'était juste avant la guerre, dans une école laïque de village. Plus tard, au lycée (et ce n’est pas pour rien qu’on a cassé certaines façons, là aussi), les professeurs nous donnaient naturellement du MONSIEUR sans la moindre dérision : « Monsieur Raspail, au tableau ! » On se vouvoyait entre condisciples, réservant le tutoiement à un nombre restreint de camarades choisis.
Choisir, tout est là ! Ne rien se laisser imposer sur plan des usages, ni le tutoiement d’un égal, ni à plus forte raison celui d’un supérieur.
Il y avait une exception, de ce temps-là : le scoutisme. Je me souviens de ma surprise quand je m’étais aperçu, à onze ans, qu’il me fallait tutoyer cet imposant personnage en culottes courtes qui devait bien avoir trente ans, et qui s’appelait le scoutmestre, et qu’à l’intérieur de la troupe tout le monde se tutoyait aussi avec une sorte de gravité. Mais il s’agissait là d’une coutume de caste, d’un signe de reconnaissance réservé aux seuls initiés, comme la poignée de main gauche, l’engagement sur l’honneur, et les scalps de patrouille, car le scoutisme avait alors le génie de l’originalité, une soif de singularité forcenée, dont nous n’étions pas peu fiers. On se distinguait nettement de la masse, on s’élevait par degrés à l’intérieur de cette nouvelle chevalerie, mais il fallait s’en montrer digne.
En revanche, on vouvoyait Dieu. Cela nous semblait l’évidence même. La prière scoute chantée commençait ainsi: « Seigneur Jésus, apprenez-moi à être généreux, à Vous servir comme Vous le méritez... » C’est la plus belle prière que je connaisse. Il m’arrive encore de m’en servir. Voit-on comme la musique des mots eût été différente à la seconde personne du singulier, et comme elle parlerait autrement à l’âme: « ... A Te servir comme Tu le mérites. » ? C’est sec, cela n’a pas de grandeur, cela ne marque aucune distance, on dirait une formalité. Et cependant, aujourd’hui, c’est ainsi que l’on s’adresse à la Divinité, on lui applique le tutoiement le plus commun en français. Et le reste a capoté en série: la liturgie, le vocabulaire religieux, la musique sacrée, le comportement de la hiérarchie, la laïcisation du clergé, la banalisation du mystère, si l’on s’en tient aux seules lésions apparentes. Dieu est devenu membre du parti socialiste. L’usage est de le tutoyer.
Au chapitre des habitudes, ou plutôt des attitudes, j’ai conservé celle de vouvoyer aussi les enfants qui ne me sont pas familiers, et d’appeler Monsieur ou Mademoiselle les jeunes gens que je rencontre pour la première fois. La surprise passé, ils me considèrent avec beaucoup plus de sympathie, et j’ai même l’impression qu’ils m’en sont reconnaissants. Nous tenons des conversations de bien meilleure venue, et les voilà qui se mettent à surveiller leur langage, c’est-à-dire à s’exprimer correctement en français, comme si d’avoir été traités avec déférence leur donnait des obligations nouvelles et salutaires. Les négations et les liaisons réapparaissent miraculeusement dans la phrase (je n’ai pas, au lieu de j’ai pas, c’est-t-un an lieu de c’est-h-un, etc.), la prononciation se redresse (je suis pour chuis, je ne sais pas pour chais pas, etc.), le goût de l’élégance verbale ressuscite. Faites vous-même l’essai, vous verrez. La dignité du langage et la dignité de la personne se confondent le plus souvent. Voilà pourquoi l’on parle si mal en ce moment…
Oserai-je avouer ici que mes enfants me vouvoient, et vouvoient également leur mère ? Cela depuis leur plus jeune âge, et sans aucun traumatisme. Sans vouloir convertir personne à ce qui peut paraître une ostentation, là aussi il faut constater que le langage courant au sein de la famille s’en trouve naturellement affiné. Et même dans les affrontements, qui ne manquent pas, un jour ou l’autre, vers la fin de l’adolescence, d’opposer les enfants à leurs parents, le vouvoiement tempère l’insolence et préserve de bien des blessures. Il en va de même entre époux, encore que ce vouvoiement-là soi devenu aujourd’hui une sorte de curiosité ethnographique, et Dieu sait pourtant les services de toutes sortes qu’il rend. Je le pratique depuis trente-cinq ans que je suis marié. C’est un jeu divertissant, dont on ne se lasse jamais. Même dans le langage le plus routinier, l’oreille est toujours agréablement surprise. Les scènes dites de ménage, fussent-elles conduites avec vigueur, s’en trouvent haussées à du joli théâtre. On a envie de s’applaudir et de souper ensemble au champagne après le spectacle. Toutes les femmes qui ont compté dans ma vie, je les ai toujours voussoyées, et réciproquement, pour l’honneur de l’amour en quelque sorte. Puis-je espérer, sans trop, y croire, que, tombant sur cette chronique, un jeune couple s’en trouvera convaincu, au moins curieux de tenter l’expérience ? En public, ils étonneront les autres, ce qui est déjà une satisfaction en ces temps d’uniformité où se nivellent médiocrement les convenances sociales. En privé, ils s’amuseront beaucoup aux mille et une subtilités, du vous, et je prends le pari qu’ils ne rebrousseront pas chemin de sitôt.
Dans un tout autre domaine, j’assistais récemment aux obsèques d’un ami cher, Christian, de son prénom, mais il avait aussi un nom, fort joli nom d’ailleurs. Eh bien, le prêtre, qui l’avait jamais vu vivant, qui ne l’avait même jamais vu du tout, le trairait à tu et à toi, selon les piètres dispositions du nouvel office des morts : « Christian, toi qui.. Christian, toi que... Christian, Dieu te... et ta famille... » Exactement comme pour les enfants sans défense ! En vertu de quoi, au nom de quoi, la familiarité doit-elle répandre ses flots visqueux jusque sur les cercueils ? Bossuet tutoyait-il les princes en prononçant leurs oraisons funèbres ? Or chaque défunt est un roi, enfin couronné, et sacré à jamais. Quant au nom patronymique de Christian, celui sans lequel le prénom de baptême n’est rien, il ne fut pas une seule fois prononcé ! Et pourquoi pas la fosse commune obligatoire, dans la même foulée...
Car me frappe tout autant, l’emploi généralisé du prénom seul, en lieu et place du patronyme précédé on non du prénom, et cela dans toutes les circonstances de la vie où il n’est pas nécessaire de présenter une carte d’identité : « C’est quoi, ton nom? Serge. Moi, c’est Jocelyne... » Serge qui ? Jocelyne qui ? Les intéressés eux-mêmes semblent ne plus, s’en soucier. Il y a des dizaines de milliers de Serge, des dizaines de milliers de Jocelyne, alors qu’il n’existe qu’un seul Serge X., qu’une seule Jocelyne Z. Mais on se complaît dans l’anonymat. On y nage à l’aise, on s’y coule avec délices, on n’y fait pas de vague, semblable aux milliers de milliers, on n’éprouve pas le besoin de faire claquer son nom comme un drapeau et de brandir ce drapeau au dessus de la mêlée.
Qu’on se rassure, toutefois. Il nous restera au moins à chacun, le numéro matricule de la Sécurité sociale. Celui-là, on y tient.
J’en connais même qui se battront pour ça...
Jean Raspail
source: le forum de l'association France Royaliste
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vendredi, 27 juin 2008
Conseils généraux pour un collage sans souci
Ces quelques conseils, qui sembleront évidents aux plus expérimentés d'entre nous,
- Une équipe doit être au minimum de 2 personnes. Un pour conduire le véhicule (et ne jamais en descendre !), un pour surveiller les alentours, un pour présenter les affiches au colleur et un colleur qui manie le balai.
- Ne pas s'arrêter plus de 3 ou 4 minutes au même endroit. Rester plus longtemps permet à un ou plusieurs voyous de coordonner leur agression.
- Il vaut mieux s'arrêter de coller et revenir un peu plus tard pour terminer le superbe mur d'affiches de 50 m2 que l'on veut faire !
- Ne pas coller sur des façades de batiments, des devantures de magasins ou leur volet de protection. Ni, bien entendu, sur des panneaux de signalisation !
- Dans la mesure du possible, éviter de coller sur des panneaux publicitaires. Mais parfois il n'y a pas d'autre possibilité alors, il ne faut recouvrir ni le produit, ni le slogan, ni le prix ni l'adresse figurant sur la publicité. Si cela est fait dans un coin du panneau en respectant ces consignes, nous avons remarqué que les publicistes ne déposent pas plainte car notre affiche attire l'attention sur leur affiche publicitaire. Attention quand même, il y a toujours des exceptions !
- Très important : aucune arme d'aucune sorte ne doit être apportée lors d'un collage. Cela va de la bombe lacrymogène (grande ou petite) à l'arme à balle en passant par les armes à grenaille, flashball, armes blanches et autres ! Cette consigne est impérative ! Ne pas la respecter implique que la responsabilité du Front National et celle de sa fédération de l'Eure ne saurait être engagée à quelque titre que ce soit. Seule la responsabilité de l'utilisateur de l'arme et celle du responsable du collage seront engagées et le FN se dégagera de tout soutien à la ou aux personnes concernées. D'autant plus si la ou les personnes ne sont pas adhérentes du FN.
Et quand on a une arme, on est souvent tenté de s'en servir ! Autant éviter les ennuis en les laissant à la maison ! - Toujours garder son sang-froid, être poli et courtois même si l'on est insulté (je sais, c'est dur !). Et en cas d'agression, il vaut toujours mieux partir avant que ça dégénère ! Céder devant l'imbécilité, quoi ! Oui, je sais, c'est encore plus dur !
- En cas de contrôle de police, ayez toujours vos papiers sur vous. Laissez votre carte d'adhérent à la maison, personne n'a besoin de le savoir. Et bien sûr, rester courtois avec la police, elle ne fait que son travail et elle a des ordres. Ayez avec vous un téléphone portable et le numéro de votre secrétaire départemental ou du responsable local. Il doit être prévenu rapidement en cas de problème. Très important : ne le réveillez pas à 3h du matin parce que vous n'avez plus de colle !
- Le responsable du collage (qui discute avec la police) est généralement le candidat ou le responsable de la circonscription ou de la section. Sinon, c'est le militant ayant le plus d'expérience.
- Si vous suivez ces consignes, vous supprimez 99% des problèmes susceptibles d'arriver. Mais il en restera toujours 1% alors ouvrez l'oeil !
13:46 Publié dans Formation | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : collage, conseils
Consignes générales pour les militants
1/ Une équipe doit être au minimum de 4 personnes. Un pour conduire le véhicule (et ne jamais en descendre !), un pour surveiller les alentours, un pour présenter les affiches au colleur et un colleur qui manie le balai.
2/ Ne pas s'arrêter plus de 3 ou 4 minutes au même endroit. Rester plus longtemps permet à un ou plusieurs voyous de coordonner leur agression.
2 bis/ Il vaut mieux s'arrêter et revenir un peu plus tard pour terminer le superbe mur d'affiches de 50 m2 que l'on veut faire !
3/ Ne pas coller sur des façades de bâtiments, des devantures de magasins ou leur volet de protection. Ni, bien entendu, sur des panneaux de signalisation !
3 bis/ Dans la mesure du possible, éviter de coller sur des panneaux publicitaires. Mais parfois il n'y a pas d'autre possibilité alors, il ne faut recouvrir ni le produit, ni le slogan, ni le prix ni l'adresse figurant sur la publicité. Si cela est fait dans un coin du panneau en respectant ces consignes, nous avons remarqué que les publicistes ne déposent pas plainte car notre affiche attire l'attention sur leur affiche publicitaire. Attention quand même, il y a toujours des exceptions !
4/ Très important : aucune arme d'aucune sorte ne doit être apportée lors d'un collage. Cela va de la bombe lacrymogène (grande ou petite) à l'arme à balle en passant par les armes à grenaille et les armes blanches ! En cas de problème, ce sont TOUJOURS les militants du FN qui ont tort !
Et quand on a une arme, on est toujours tenté de s'en servir !
5/ Toujours garder son sang-froid, être poli et courtois même si l'on est insulté (je sais, c'est dur !). Et en cas d'agression, il vaut toujours mieux se replier avant que ça dégénère ! Céder devant l'imbécilité, quoi ! Je sais, c'est encore plus dur !
6/ En cas de contrôle de police, ayez toujours vos papiers sur vous. Laissez votre carte d'adhérent à la maison, personne n'a besoin de connaître votre statut d'adhérent. Et bien sûr, rester courtois avec la police, elle ne fait que son travail et elle a des ordres. Ayez avec vous un téléphone portable et le numéro de votre secrétaire départemental. Il doit être prévenu rapidement en cas de problème : Important ne le réveillez pas à 3h du matin parce que vous n'avez plus de colle !
7/ Le responsable du collage (qui discute avec la police) est généralement le candidat ou le responsable de la circonscription ou de la section. Sinon, c'est le militant ayant le plus d'expérience.
7 bis/ Si vous suivez ces consignes, vous supprimez 99% des problèmes susceptibles d'arriver.
source: front National
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jeudi, 19 juin 2008
Dictionnaire
A
ANTISEMITISME n.m. (1) Valeur et attitude totalement etrangeres au Front
national. « Si l'antisemitisme consiste a persecuter les Juifs en raison de leur religion ou de leur race, je ne suis certainement pas antisemite » (Le Pen, in Porquet, « Le faux parler », 1992). (2) Ensemble de comportements
detestables de la part de certains Juifs contribuant a developper un sentiment d'hostilite à leur égard. Voir: Badinter, Fabius, Mendes France,Veil.
APARTHEID n.m. Pratique qui vise a exclure le Front national des emissions de radio et de television.
AVORTEMENT « Un crime contre l'humanite sans précédent » (« Present » 24 juillet 1996). Voir: genocide, Holocauste.
AVORTUEUR n.m. Qui pratique ou encourage l'interruption volontaire de grossesse.
B
BADINTER Robert . « Par héritage, il est pour le nomade contre le sedentaire, pour le cosmopolite
contre l'indigene, pour le manouche voleur de poules contre la fermiere (...), pour l'assassin contre l'assassine » (François Brigneau, « Present » 23 juin 1983).
C
CELTE Le Pen est ne « le Jour du solstice d'ete la fete la plus importante des Celtes, ses grands ancetres » (Jean Marcilly, « Le Pen sans bandeau », 1984).
CHRETIENTE n.f: Valeur qui fonde la France. « France et chretiente s'identifient. On ne peut toucher l'une sans atteindre l'autre » («Chrétiente Solidarite », novembre 1984).
COLLABO n.m. Qualificatif employe par les adversaires des nationaux pour designer ceux qui « n'ont pas fait durant la guerre le choix des vainqueurs» (Bruno Megret, « La Lettre de Jean-Marie Le Pen », juin 1992). Le FN se refuse donc a jeter l'anatheme sur ces vaincus auxquels il a fait appel pour composer, en partie son etat-major
COSMOPOLITISME n.m. Complot international visant a detruire les nations «Desormais, le vrai clivage apparait, il oppose le cosmopolitisme a l'identite » (Megret, « La Lettre de Jean-Marie Le Pen », 1er decembre 1989). « Le cosmopolitisme, je lui pisse a la raie » (Claude Autant-Lara, députe européen FN, « Le Choc du mois », janvier 1988).
D
DIEU Celui dont devraient s'inspirer la loi et l'ordre social. « Dieu premier servi » (rubrique hebdomadaire de « Présent »).
E
ECOLOGIE n.f. Doctrine visant, dans la lignee du Marechal (« La terre ne ment pas »), a defendre l'ordre naturel et le patrimoine national. «
L'ecologie reste plus que jamais une valeur de droite » (Brochure FN, « La vraie opposition: le Front national »).
EXTREME DROITE adj. et n.f. Qualificatif pejoratif employe par les adversaires du FN pour deconsidérer la droite nationale. « Nos desinformateurs ayant convaincu le public que toute l'abomination du monde ressortit encore et toujours à l'extreme droite, il ne reste plus aux faiseurs d'opinion qu'a rendre interchangeables dans l'esprit du public les termes "extreme droite" et "Front national" » (« La Lettre de Jean-Marie Le Pen », mai 1993).
F
FABIUS Laurent « Parlementaire » (Le Pen, in « L'affaire Carpentras », 1995) qui peut inspirer un certain antisemitisme. « Le mot "anus" evoque apres Carpentras par le président de l'Assemblée nationale avait en quelque sorte, dans la bouche de M. Fabius, le bruit d'une rime »
(Le Pen, in Olivier Warin, « Le Pen de A à Z », 1990).
FEDERASTE adj. et n.m. Partisan de l'Europe de Maastricht. Syn.:eurofederaste.
FEMME n.f. Pilier et rempart de la tradition dont la fonction premiere est d'assurer la reproduction de l'espece. Syn.: mère. « Est-ce qu'il y a necessite pour la femme d'apprendre un métier, est-il responsable de l'éloigner du foyer ? » (Le Pen in Marcilly, 1984).
FRANC-MACONNERIE n. f. Secte mafieuse secrete par le judaisme dont Bruno Gollnisch, secrétaire général du FN, a demande l'interdiction.
G
GAYSSOT Jean-Claude Auteur d'une loi scelerate punissant les ecrits negationnistes, loi contraire « a la liberte d'expression et de recherche »(programme electoral du FN).
GENOCIDE n.m. (1) Avortement. (2) Ensemble des comportements antifrancais. «Les manoeuvres des artisans du genocide qui visent a la solution finale du probleme francais par l'extirpation de l'ame chretienne de la France et la corruption de son corps social » (« Present » janvier l982).
H
HOLOCAUSTE n.m. Avortement. « Un "holocauste" de plus de deux millionsd'enfants » (Remi Fontaine, « Les avorteurs contre Le Pen », in «Itineraires » janvier 1988).
I
IDENTITE n.f. « Valeur essentielle » du Front national. « L'identite est aux nations ce que la personnalite est aux hommes » (Megret, «L'alternative nationale »,1996).
J
JEUNES adj. et n.m. Toujours employe entre guillemets: designe les immigres des banlieues dont on ne peut indiquer l'origine ethnique en raison d'une pretendue censure. « Des habitants ne peuvent dormir, du fait du tapage d'une bande de "jeunes" » (« Present », 19 juin 1997).
JUIF adj. et n.m. (1) Terme dont l'emploi est pratiquement interdit par les lois scélérates votees par l'Etablissement. Le Pen l'utilise toutefois pour designer ses « amis » Hemmerdinger et Cohen, responsables du Cercle national
des Français juifs. Pour les proches de Le Pen, menace permanente. « Tout le flot de haine qui est dirige contre Jean-Marie Le Pen est suscite, organise, par la grande banque juive, qui tient la France en dictature depuis quarante-cinq ans » (abbé Laguerie, cure de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, in Bresson et Lionet « Le Pen, biographie », 1994).
L
LOBBY n.m. Organisation mystérieuse et multiforme oeuvrant dans l'ombre contre la France. « Je suis frappe par l'ampleur et l'efficacite de la desinformation qu'exerce le lobby de l'anti-France » (« National-Hebdo »,janvier 1995). Syn.: Juif.
M
MONDIALISME n.m. Complot international dirige par les françs-macons, certaines organisations juives et institutions internationales visant a liquider l'identite nationale. « Les grandes internationales, comme l'internationale juive, jouent un role non négligeable dans la construction de l'esprit antinational » (Le Pen « Present », 1989).
O
ORDRE n.m. (1) Fondement de toute organisation sociale inspiree par une puissance spirituelle superieure. « Il n'y aura pas de survie possible si l'Occident ne retrouve pas les sources de l'ordre naturel » (Le Pen, « Les Francais d'abord », 1984).
ORGANISATION n.f. Ensemble des dispositions visant a assurer la discipline dans le parti. La reference, permanente, au Parti communiste d'autrefois apparait notamment dans la denomination des organismes de direction (bureau politique, comite central...), dans l'usage regulier du terme « camarade » pour designer les adherents et dans la creation de syndicats qui sont autant de courroies de transmission. « Implanter dans un mouvement de droite des methodes d'un mouvement de gauche » (Bruno Megret, in Soudais, « Le Front national en face » 1997).
P
PEDOPHILIE n.f. Consequence de « la "liberation sexuelle" tant revendiquee par les medias et admise par les "valeurs republicaines" » (Remi Fontaine, «Present » 20 juin 1997).
R
RACISME n.m. (1) Comportement etranger au Front national. Voir: raciste. (2) Ostracisme a l'egard des nationaux: racisme antichretien, racisme
antifrancais, qui « chaque annee est la cause de milliers de victimes » («Present », 12 juin 1997).
RACISTE adj. Qualificatif donne par les terroristes intellectuels, de gauche comme de droite, a ceux qui affirment l'inegalite des races. « Le Front national n'est pas un parti raciste » (Le Pen, droit de reponse au « Monde», 9 juin 1996).
RELIGION n. f. Ciment de la nation. « La droite me parait se rattacher philosophiquement a l'ordre naturel, au message chretien » (Le Pen, «Les Francais d'abord» p. 230).
REPUBLIQUE n.f. (1) Systeme de gouvernement auquel adhere officiellement le Front national. (2) Regime totalitaire et antinational, ne d'une revolution sanguinaire et regicide. « En proposant aux Francais un "pacte republicain"
fonde sur "le retour aux sources de notre Republique", Lionel Jospin leur propose d'aller s'abreuver dans une riviere de sang » (Alain Sanders, «Present », 21 juin 1997).
RIPOUXBLIQUE n.f. Le gouvernement des partis actuellement aux affaires.
S
SAUVETEUR n.m. Membre d'un commando tentant d'empecher un avortement.
SEXE n.m. (1) Symbole de la decadence des societes cosmopolites. Par analogie: debauche. « Inviter à une "sexualite" en dehors du mariage (...)constitue une invitation officielle à la debauche ». (2) Reference permanente, quasi obsessionnelle des discours de Le Pen. « Le monde islamique vient battre les frontieres de l'Europe et la penetre lentement(...). Quand j'appelle un plombier, ce n'est pas pour le retrouver dans mon lit (...). Les femmes maghrebines en rut(...) pardon en lutte» (Le Pen cite par « L'Evenement » 6 juillet 1990).
SIDA n.m. Maladie venue « d'au-dela des mers » (Megret, in « L'alternative nationale », 1996). « Le sida est un mefait supplementaire de l'immigration qui a conduit ce fleau chez nous », (Le Pen, mai 1987).
T
TOTALITARISME n.m. Ensemble de procedes visant à empecher le Front national de s'exprimer. « Le totalitarisme sournois qui gagne progressivement la France » (Le Pen, in Porquet, 1992).
V
VEIL Simone Personnage qui nourrit l'antisemitisme. « En regard de cette
tradition [catholique], Simone Veil est moralement une etrangere, sa personnalite politique est moralement abominable » (Jean Madiran, « Present» 28 mai 1992).
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lundi, 16 juin 2008
Les Délocalisations par Thibault de la Tocnaye
Les delocalisations - Thibaut de la Tocnaye
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lundi, 09 juin 2008
Le Sens de mai 68 par antonie de Crémiers
Antoine de CRÉMIERS a animé le "café actualité" sur le sens de mai 68, le mardi 3 juin 2008 à Aix-en-Provence, et a en donné une analyse très enrichissante.
Les "événements" de mai 68 ont été une révolte et une fête mais pas une révolution. Mai 68 n'est pas une cause mais une conséquence de la modernité. La modernité a rompu avec le passé et a transformé la société en un agrégat d'individus qui sont enfermés dans le présent et la consommation. Seulement, ses soubassements économiques sont en train de vaciller. Une autre leçon de mai 68 nous donne aussi de l'espoir: ce sont les minorités qui peuvent faire l'Histoire.
Regardez l'enregistrement vidéo de cette réunion.
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Martine Lehideux sur les problèmes des agriculteurs et des transporteurs
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vendredi, 06 juin 2008
Interventions de Marine
17:01 Publié dans Formation | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marine, éducation nationale, désideologiser, mai 68, marine le pen
Entretien du Colonel Chateau Jobert en 1976 pour Lecture et Tradition
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1ère Question : Mon Colonel, votre troisième livre « La Confrontation Révolution-Contrerévolution » vient de paraître et fait quelque bruit. Pourriez-vous nous dire ce qui vous a amené, vous, homme d'action, à écrire ? Réponse : Du fait de mon métier militaire, j'étais en effet un homme d'action, et c'est bien pourquoi j'ai été amené à m'intéresser à certains problèmes d'idées. Cela n'a rien de contradictoire ; en effet, à moins d'exécuter bêtement ce qu'on vous demande, à moins de ne rien faire si on ne vous demande rien, des questions se posent sur la façon de concevoir une action. Sinon, on se contente d'un rôle d'exécutant et, à la limite, d'un rôle d'homme de main. C'est en Indochine, au cours de mes deux séjours, de 1947 à 1952, que j'ai commencé à m'interroger sur le problème de l'action. Je commandais à ce moment-là la Demi-Brigade Coloniale de Commandos Parachutistes S.A.S. et, en tant que chef d'une unité d'intervention, prête à tous les coups durs en Cochinchine, Annam, Tonkin, Cambodge et Laos, nous avions les rapports les plus divers avec les unités chargées de la pacification et de la protection des populations contre le Viet-Cong. Or il était parfois facile de constater que, par manque de directives précises, chaque Commandant de Secteur résolvait comme il l'entendait cette grave question relative à l'action : Avions-nous le droit - sinon le devoir - d'utiliser les mêmes moyens que l'adversaire ? Celui-ci ne se privait pas de détruire les cellules naturelles, familles, communautés paysannes, d'interdire le libre exercice des autorités légitimes, parents, chefs de villages, de s'opposer à l'influence des guides spirituels, prêtres ou bonzes. Les enfants étaient tenus de dénoncer leurs parents ; l'exécution d'un assassinat commandé était l'épreuve exigée par le viet-minh pour trouver grâce à ses yeux ; la terreur sous toutes ses formes était érigée en système « nécessaire » pour supprimer jusqu'à l'idée qu'une résistance fût possible. La peur inspirée, voire la torture pratiquée, arrivaient à bout de toute résistance, fût-elle aussi passive que celle qui consistait à garder le silence sur des faits que la population voulait cacher aux viets. Et nous nous posions la question : La fin justifie-t-elle les moyens ? Avons-nous le droit d'agir comme le Viet pour obtenir la même efficacité que lui ? C'est quand j'ai commencé à découvrir les seules réponses satisfaisantes en face de pareilles questions, que j'ai voulu les préciser par écrit, non seulement pour moi-même mais dans l'idée d'en faire bénéficier bien des camarades qui, eux aussi, éprouvaient le besoin de raccrocher leur comportement et leurs méthodes d'action à une base morale saine. Question 1 bis : Vos livres, cependant, ne paraissent pas spécialement destinés à vos camarades de combat ? Ils paraissent plutôt écrits pour Réponse : C'est tout à fait exact ! Je suis parti d'une préoccupation initiale en tant que militaire, mais, plus je creusais mon sujet, plus je me rendais compte que le problème de l'action se pose à tout individu, et les réponses à ce problème débordent le cadre dans lequel chacun exerce une action. Mon sujet ne pouvait être traité de façon suffisamment complète qu'en dépassant les premières réponses trouvées, pour les raccorder à une doctrine ; et il est évident que si cette doctrine est cohérente, les principes et caractéristiques de l'action qu'elle préconise sont les mêmes, que l'on ait à les appliquer en tant que savetier, que président de la République ou que militaire. Question 1 ter : Mais quand vous avez commencé à trouver ces réponses, elles s'appuyaient vraisemblablement sur des références écrites. Était-il donc utile de les reprendre sous votre plume ? Réponse : Cela m'a paru indispensable. Toujours dans cette optique qui voulait faire bénéficier les autres de mes propres recherches, j'ai voulu éviter aux autres tous les écueils qui m'avaient arrêté, et, d'abord, cette recherche elle-même. Il fallait absolument rassembler en un ouvrage toutes les données que je découvrais par bribes éparses. Et, de plus, je voulais traiter les questions en m'adressant aux hommes qui, comme moi à l'origine, ne recherchaient que des réponses pratiques, et qui considéraient comme importunes toutes les invocations religieuses accumulées parfois comme pour dégoûter les gens de tenter de faire quelque chose de correct si l'on n'est pas déjà un catholique parfait. J'ai donc voulu écrire les livres que j'aurais désiré trouver tout faits et qui m'auraient amené - mais graduellement - à accepter aussi les bases spirituelles indispensables. Car, en effet, on ne fait rien de solide sans remonter à Dieu. Mais cela, pour une quantité d'hommes, on n'arrive à le comprendre que petit à petit. Question 2 : Vous apparaissez aujourd'hui comme « l'une des têtes pensantes de la Contrerévolution ». Par quel cheminement êtes-vous venu au combat contrerévolutionnaire ? Réponse : Attendez ! Il y a deux points dans votre question. D'abord, l'une des « têtes pensantes de la Contrerévolution »... Vous me faites bien de l'honneur ; mais moi je n'ai pas du tout l'impression de pouvoir apporter une part essentielle à la Contrerévolution ! C'est elle qui m'a ramené à l'essentiel ! Et, si je reprends ma définition de la Contrerévolution : « expression de la doctrine chrétienne dans l'application qu'en font les laïcs - et notamment dans le domaine politique et social - dans leur lutte contre la Révolution pour rétablir en ses droits et à sa place l'ordre naturel et chrétien », je ne vois ma place, dans cette définition, que « dans l'application qu'en font les laïcs... », car la doctrine ne m'a pas attendu ! et même pas pour ce qui concerne la doctrine, l'action proprement dite ! Ceci m'amène d'ailleurs au deuxième point de votre question : le cheminement qui m'a conduit au combat contrerévolutionnaire. Le point de départ de ce cheminement est pour moi très net. C'est en tournant autour de cette question de « la fin qui justifierait les moyens » que j'ai pris conscience de deux idéologies qui s'opposent l'une à l'autre et dont la ligne de séparation est la reconnaissance ou, au contraire, le refus de reconnaître un certain ordre dont les lois physiques, morales, sociales me paraissaient « naturelles ». De là à passer à l'ordre naturel, puis à l'ordre naturel et chrétien, il y avait plus d'un pas ! Par le fait des circonstances de ma vie militaire, il se trouve qu'il m'y a fallu des années. Il m'est d'ailleurs facile de noter certains jalons qui ont marqué cette lente progression vers le combat contrerévolutionnaire. Ainsi, mes idées ne se sont clarifiées que lorsque je suis tombé sur un recueil de textes de M. Ousset, qui s'intitulait « Pour une doctrine catholique d'action politique et sociale. » J'y découvris les principes et les caractéristiques d'une action saine et efficace. En même temps je reconnaissais pour vraies les bases dont je soupçonnais l'existence. Ensuite il m'a fallu encore des années et le concours de cet autre livre magistral de M. Ousset « Pour qu'Il règne » pour arriver au coeur du problème. J'y trouvais l'explication de cette Révolution : antagonisme fondamental contre toute idée chrétienne, et je faisais connaissance avec la Contrerévolution. Le jalon suivant fut ma rencontre avec Martel. Il fut pour moi le guide et le conseiller le plus précieux car, en plus de son sens du spirituel, il mit à ma disposition toute l'expérience pratique qu'il avait acquise dans le combat contrerévolutionnaire qu'il menait depuis longtemps. Question 3 : Vous êtes l'un des fermes défenseurs de l'emploi du terme Contrerévolutionnaire en un seul mot. Voudriez-vous nous préciser pourquoi ? Réponse : Oui ; Contrerévolution en un seul mot me paraît bien préférable à contre-révolution avec un tiret. D'abord, nos adversaires, qui pratiquent le dénigrement systématique, donnent à croire qu'un mot commençant par « contre » est forcément entaché de négativisme, et ils déclarent donc que la Contrerévolution n'est qu'une doctrine négativiste. Ce qui est faux et j'en prends d'habitude pour exemple tout le positif contenu dans l'idée de « contre-attaque ». Quoi qu'il en soit, si un aspect négativiste est particulièrement évoqué par « contre » séparé par un tiret, supprimons le tiret et bloquons le mot comme dans contrefort, contrebatterie, contremaître, etc. Cette orthographe présente un autre avantage. En effet il est fréquent qu'en certains pays des révolutionnaires opposent leur révolution personnelle à un pouvoir révolutionnaire déjà en place, et les premiers se font qualifier de « contre-révolutionnaires » alors qu'ils sont aussi révolutionnaires que leurs adversaires. Il me parait donc souhaitable de bien différencier cette « contre-révolution » (révolution qui s'oppose à une autre) de notre Contrerévolution. Celle-ci, « à la fois doctrine, ordre social et principe d'action contre la Révolution », est un tout indissociable et ce caractère me paraît beaucoup mieux rendu graphiquement lorsqu'on écrit Contrerévolution en un seul mot. Vous remarquerez d'ailleurs que, dans le même but, je ne crains pas de magnifier le terme en l'écrivant toujours avec une majuscule. J'en fais ainsi un nom propre correspondant à une réalité précise, qui ne doit pas pouvoir être confondue avec quoi que ce soit d'autre. Cette façon d'écrire Contrerévolution est un moyen pratique pour contribuer à éviter toute confusion dans les esprits ; et ceci est extrêmement important. Question 3 bis : Pour reprendre votre terme, en magnifiant ainsi la Contrerévolution, ne risque-t-on pas de se faire taxer de « triomphalisme »? Réponse : Bien sûr que non ! Car le terme Contrerévolution s'écrit aussi avec une majuscule lorsqu'il correspond à une idéologie bien précise dans l'esprit de ceux qui en ont une exacte notion. Quand on écrit « la Révolution française » avec une majuscule, cela signifie clairement qu'il ne s'agit pas seulement de l'épisode révolutionnaire qui a renversé le pouvoir en place en France en 1789. Question 4 : Aujourd'hui, pour vous, la Contrerévolution, qu'est-ce que c'est ? Une école de pensée, un mouvement clandestin ? Réponse : Je saute tout de suite sur votre dernier terme. Non, la Contrerévolution n'est pas un mouvement clandestin. Au grand jamais ! Ses fins, ses méthodes sont proclamées ; et seuls nos adversaires pourraient prétendre, avec mauvaise foi, qu'il s'agit d'un mouvement clandestin ; mais c'est d'eux seulement que pourrait venir pour nous la nécessité d'une action clandestine, comme la Résistance pendant l'Occupation était clandestine, et comme l'était aussi la vie des Catacombes. Une école de pensée ? Oui, en un certain sens ; mais qui dit « école de pensée » songe généralement à cet enseignement que dispensaient autour d'eux certains grands philosophes. Les Contrerévolutionnaires n'ont rien « inventé ». Certes, ce qui est leur Vérité a été exposé par bien des penseurs, mais le Maître, c'est le Christ. Non, plutôt qu'une « école de pensée », la Contrerévolution serait plutôt, me semble-t-il, une « école d'application » et là je retrouve un terme de ma définition de la Contrerévolution... « expression de la doctrine chrétienne dans l'application qu'en font les laïcs, et notamment dans le domaine social et politique... » etc. Question 4 bis : ...Et politique, venez-vous de dire. La Contrerévolution est-elle une force politique ? Réponse : Elle n'est pas une force politique dans le sens que l'on donne à ce terme actuellement, où toute « force politique » se rattache à un parti ou à une étiquette. Mais, incontestablement, elle représente une force politique. C'est normal. Quand on se préoccupe de ce que devrait être la société, on est en plein dans le domaine social et on fait forcément de la politique, ne serait-ce que pour « contrer » les politiques qui veulent faire disparaître tout sens social chrétien. La Contrerévolution représente effectivement une force politique mais elle ne se limite pas à cela car aucun domaine ne lui est étranger ; elle est aussi une force éducative, une force morale, une force spirituelle. Et elle est aussi une force d'action, une force d'efficacité... je dirais même une force de réussite, et notamment dans le domaine familial et professionnel. Question 5 : Beaucoup de jeunes et de moins jeunes ont des réticences à rejoindre le combat de la Contrerévolution qui leur parait trop imprégné de religion, de spiritualité. Quelle est votre position devant cet état de fait ? Réponse : Les formules politico-sociales proposées par les partis aux jeunes et aux moins jeunes, prétendent amener des changements souhaitables en se basant sur des théories insuffisantes, viciées ou fausses. Bien au contraire la Contrerévolution a pour assises les références les plus élevées. Elle concerne l'homme total et elle fait au spirituel la part qui lui revient ; en quoi elle est la seule à faire preuve d'un véritable réalisme. Je vous assure que, chaque fois que j'ai l'occasion d'aborder ce sujet auprès de jeunes en particulier, ils comprennent très bien que la force de la Contrerévolution lui vient de ses bases, et ils se réjouissent qu'enfin on les bluffe pas en leur promettant monts et merveilles, et le bonheur sur terre, sans aller jusqu'au fond du problème. Ces jeunes et ces moins jeunes reconnaissent aisément que ces améliorations tant souhaitées dans la société ne pourront jamais se produire si les lois morales et sociales de l'ordre naturel ne sont pas mieux respectées dans cette société ; et on ne comprendrait pas que ces lois puissent s'imposer à la société sans s'imposer également, à titre individuel, aux hommes qui composentcette société. Question 5 bis : Mais n'est-ce pas une sorte de morale laïque que vous leur proposez là ? Réponse : Pas du tout, car je ne m'arrête pas là. Mais je m'adresse généralement à des gens qui sont encore à convaincre. Je vous avoue que ça m'intéresse beaucoup moins de m'adresser à des gens déjà convaincus qu'ont-ils besoin que je leur prêche ce qu'ils savent déjà ? Si, malgré tous les trésors de haute spiritualité qu'ils ont à leur disposition, ils n'ont pas encore rejoint le combat de la Contrerévolution, il est à craindre qu'ils ne le fassent jamais... sauf peut-être quand il s'agira de défendre leur propre personne et leurs propres biens. Ceux qui sont encore à convaincre méritent beaucoup plus qu'on essaie de leur apporter ce qu'ils |








