lundi, 26 mai 2008

Action Française

ACTION FRANÇAISE


Au sens le plus étroit du terme, L'Action française est le titre d'un journal quotidien qui a paru en France de 1908 à 1944 et dont le principal animateur était Charles Maurras (1868-1952). Mais l'Action française désigne aussi un mouvement qui est né plusieurs années avant 1908 et qui n'a pas disparu en 1944; l'histoire de ce mouvement, qui a exercé pendant près d'un demi-siècle une influence capitale sur le nationalisme français, ne se confond ni avec l'histoire d'un journal, ni avec l'exposé de la doctrine maurrassienne.

L'influence de l'Action française a été telle qu'elle a conduit ceux-là mêmes qui en étaient le plus éloignés à se définir par rapport à elle ou contre elle. On comprend mal tant l'histoire de la droite française que celle du catholicisme dans la première moitié du XXe siècle, et en tout cas on risque de ne rien comprendre à l'essor de la démocratie chrétienne, si on méconnaît l'influence exercée par l'Action française.
1. On n'évoquera pas ici les idées et la personnalité du fondateur de l'Action française avec sa barbiche et son feutre noir, sa surdité, son intransigeance, sa passion pour le Midi méditerranéen et pour la Grèce antique, son goût pour la poésie, son culte de la rigueur, de l'ordre et de la raison, sa manie de corriger sans cesse par d'indéchiffrables ratures les manuscrits de ses articles quotidiens, mais il est indispensable de présenter à grands traits la doctrine maurrassienne, car Maurras fut pour les fidèles de l'Action française un maître à penser, un chef d'école, le détenteur incontesté de la vérité politique.

La principale originalité de Maurras, c'est qu'il a réalisé, avec toutes les apparences de la rigueur la plus absolue («Il est, écrivait-il, des vérités que tout établit, que rien ne dément.»), l'amalgame de deux tendances jusqu'alors bien distinctes et même longtemps opposées: le traditionalisme contre-révolutionnaire et le nationalisme.

L'essentiel de la pensée de Maurras est en parfaite harmonie avec l'enseignement des «maîtres de la contre-révolution», Maistre, Bonald, Burke: chez lui comme chez eux, on retrouve la même critique implacable des principes de 1789, la même haine des abstractions et du «panjurisme» révolutionnaires, la même condamnation de la démocratie, le même attachement aux traditions, le même souci de fonder l'action politique sur les réalités naturelles, c'est-à-dire sur le legs de l'histoire et les leçons du passé. C'est de là que viennent la «politique naturelle» de Maurras, sa distinction entre le «pays légal» et le «pays réel», sa confiance dans les communautés naturelles que sont la famille, la région, le métier. Mais cet ennemi du XIXe siècle - «le stupide XIXe siècle» dont parlera son ami Léon Daudet - n'en est pas resté à l'époque de Joseph de Maistre. Son positivisme et la confiance qu'il place, dès ses premiers écrits politiques, dans l'«empirisme organisateur» comme principe et méthode de pensée et d'action portent la marque d'Auguste Comte, dont l'Suvre a exercé sur lui une profonde influence, ainsi que celle de Taine, qui voyait dans le jacobinisme «le chef-d'Suvre de la raison pure et de la déraison pratique».

Jusqu'à la fin du XIXe siècle, cependant, le nationalisme français était resté lié de la façon la plus étroite aux souvenirs de l'époque révolutionnaire: «la patrie en danger», Valmy, les soldats de l'an II. C'est ce nationalisme de tradition révolutionnaire qui inspire Michelet (notamment dans Le Peuple), les communards, les fondateurs de la Ligue des patriotes avant la crise boulangiste, plus tard Charles Péguy. Maurice Barrès lui-même, qui incorpore à l'héritage du nationalisme français le legs de la Révolution et de l'épopée impériale, est beaucoup plus proche de ce nationalisme républicain que du légitimisme contre-révolutionnaire d'un Maistre ou d'un Bonald. Maurras, quant à lui, s'oppose catégoriquement au nationalisme de tradition révolutionnaire; il condamne de la façon la plus formelle, dans Trois Idées politiques (1898), le nationalisme de Michelet dont il réprouve le messianisme romantique et les illusions révolutionnaires, il rejette le bonapartisme et la «démocratie plébiscitaire». Dès l'Enquête sur la monarchie (1900), il entend démontrer irréfutablement que les vrais nationalistes ne peuvent être que monarchistes: «Si vous avez résolu d'être patriote vous serez obligatoirement royaliste, la raison le veut.»

Ainsi, Maurras s'attache à rassembler dans un même camp, inspiré d'une même doctrine, ceux qui gardent la nostalgie des «quarante rois qui en mille ans firent la France» et ceux pour qui la défaite de 1871 et l'annexion de l'Alsace-Lorraine constituent une inguérissable blessure. Cette synthèse du traditionalisme et du nationalisme est assurément la grande nouveauté du système maurrassien, mais on peut se demander si cette synthèse ne contenait pas, dès l'origine, le germe d'une contradiction fondamentale. En effet, par un singulier paradoxe, le «nationalisme intégral», tel qu'il est présenté par Maurras, exclut un siècle d'histoire de France et se voue à excommunier tous ceux qui ne se rallient pas à ses principes. Comme Maurras, par un autre paradoxe, proclame sa confiance dans la royauté au moment même où les monarchistes français ne sont plus qu'une poignée et où la restauration de la monarchie semble définitivement exclue, l'Action française, dès l'origine, est condamnée à rester une secte minoritaire que seuls des événements imprévisibles peuvent arracher à une éternelle contestation.

Il importe cependant de ne pas céder à la tentation de la lucidité a posteriori. Il est vrai que la doctrine maurrassienne fait apparaître aujourd'hui des éléments anachroniques et des contradictions internes, mais il est vrai aussi qu'elle pose avec une incomparable vigueur - une vigueur qui verse trop souvent dans l'outrance et dans l'injure - un problème dont on ne se débarrasse pas aisément.

Ce problème, c'est celui que pose l'existence même d'une démocratie. N'est-il pas contradictoire de parler d'un État démocratique? La démocratie ne conduit-elle pas inéluctablement au mépris et à la ruine de l'État? N'est-il pas prouvé par l'histoire qu'une république fondée sur la démocratie parlementaire est incapable d'avoir une politique étrangère cohérente ou du moins d'avoir les moyens de sa politique? C'est ce que dit Maurras en 1910 dans Kiel et Tanger, et ses fidèles purent avoir, en 1940, le sentiment que l'histoire leur donnait raison.
2. Un certain nombre d'officiers catholiques, comme Bernard de Vésins ou Robert de Boisfleury, refusent de suivre des ordres contraires à leur foi, donnent leur démission et rejoignent l'Action française. Dans diverses régions de France, notamment dans l'Ouest, se multiplient les adhésions à la Ligue d'action française qui s'est créée en janvier 1905 et qui apparaît comme le seul mouvement d'opposition catégorique au régime. Maurras, qui est personnellement agnostique, se trouve donc à la tête d'un mouvement qui groupe une forte proportion de catholiques.

Á la Ligue d'action française s'ajoutent, en 1906, les «camelots du roi», qui se préoccupent avant tout d'agir dans la rue, et l'Institut d'action française, qui est une entreprise pédagogique avec une chaire Maurice Barrès sur la doctrine nationaliste, une chaire du Syllabus où l'on dénonce le modernisme et le catholicisme libéral, etc. En mars 1908, la Revue de l'Action française se transforme en un journal quotidien, L'Action française, qui paraîtra sans interruption pendant trente-six ans.

Entre 1905 et 1914, l'Action française organise manifestations sur manifestations:

- en 1905, pour célébrer le 75e anniversaire de la naissance de Fustel de Coulanges, mort en 1889, qui n'était ni royaliste ni catholique, mais dont l'Action française revendique le patronage, car c'est un historien patriote;

- en 1906, après la décision de la Cour de cassation annulant la condamnation de Dreyfus en vertu de l'article 445 contre lequel se déchaînent les camelots du roi;

- en 1908, contre le transfert des cendres de Zola au Panthéon;

- en 1908 également, contre Thalamas, l'«insulteur de Jeanne d'Arc», et contre le germaniste Charles Andler, accusé d'avoir conduit ses étudiants en Allemagne;

- en 1910, lorsque le président du Conseil, Aristide Briand, est giflé par un camelot du roi;

- en 1911, contre l'auteur de théâtre Henri Bernstein, accusé d'avoir déserté pendant son service militaire;

- en 1912, contre Jean-Jacques Rousseau, à l'occasion du bicentenaire de sa naissance.

Époque de violence, époque d'outrance: jusqu'à sa disparition, L'Action française gardera le même style de polémique et d'agitation.

Favorisée par le renouveau du nationalisme qui se manifeste avant la Première Guerre mondiale, L'Action française rassemble autour d'elle une brillante pléiade d'intellectuels: Léon Daudet, orateur et polémiste, nature expansive et truculente que Barrès comparaît à Dionysos; Jacques Bainville, l'historien de L'Action française qui ne cessera de dénoncer l'éternel péril allemand, notamment dans son Histoire de deux peuples; Georges Valois qui s'efforce d'établir une synthèse entre Maurras et Georges Sorel; Jacques Maritain qui vient à L'Action française par le thomisme et qui rompra avec Maurras après la condamnation pontificale de 1926; Georges Bernanos, qui fait partie avant la Première Guerre mondiale d'une petite bande dont les membres s'appellent les «hommes de guerre»; Henri Massis qui publie en 1912, avec Alfred de Tarde, l'enquête d'Agathon sur Les Jeunes Gens d'aujourd'hui, et qui deviendra un des plus fidèles disciples de Maurras; Pierre Lasserre, l'ennemi personnel du romantisme; le stendhalien Henri Martineau et le groupe de la Revue critique des idées et des livres qui naît en 1908; l'historien de l'art Louis Dimier; les religieux dom Besse et le père Clérissac... Le marquis de La Tour du Pin fait acte d'allégeance envers l'Action française ainsi que Jules Lemaître, et Jacques Rivière, dans sa correspondance avec Alain-Fournier, ne dissimule pas sa sympathie.

L'Action française exerce donc une incontestable attirance sur les intellectuels, mais il faut se garder de surestimer son audience et surtout son influence politique. Avant 1914, c'est un mouvement essentiellement parisien, avec un certain nombre de bastions provinciaux, notamment en Bretagne, en Vendée, dans le Gard, dans l'Hérault et dans la région de Bordeaux. Elle recrute surtout dans les familles de hobereaux - un cinquième environ de ses membres porte un titre de noblesse - dans l'armée, parmi les médecins et dans la petite bourgeoisie: commerçants, agents d'assurances, voyageurs de commerce. Elle ne parvient pas en revanche à pénétrer dans le monde ouvrier, et les efforts entrepris à cet égard par le cercle Proudhon, qui naît en 1911 et qui s'efforce de sceller l'alliance du nationalisme intégral et du syndicalisme révolutionnaire, se soldent par un échec total.

Jusqu'en 1908-1910, l'Action française reste un très petit mouvement qui fait beaucoup de bruit. Si elle connaît un incontestable succès avant 1914, c'est parce que le courant traditionaliste et contre-révolutionnaire, dont Maurras s'est fait le théoricien, vient converger - sans d'ailleurs se confondre - avec un nationalisme diffus qui se répand largement dans presque tous les secteurs de l'opinion et dans l'ensemble de la société française.
2.2. Quoi qu'il en soit, la condamnation romaine, à laquelle Maurras répond par un non possumus, est à l'origine d'une crise profonde, et de nombreux catholiques se détournent de l'Action française au moment même où celle-ci subit le contrecoup des succès de Poincaré. La popularité du «sauveur du franc», le triomphe du nationalisme conservateur enlèvent à l'Action française une partie de sa raison d'être et détournent d'elle une fraction de son public. Les effectifs fondent, les départs se multiplient. Le journal perd la moitié de ses lecteurs.

Mais le balancier se déplace. L'Action française, qui est en perte de vitesse lorsque la situation politique se stabilise, connaît un nouvel essor en période de crise. La crise d'antiparlementarisme qui suit les élections de 1932, et qui culmine au moment de l'affaire Stavisky, semble donner à l'Action française un nouveau départ. Les camelots du roi participent à toutes les manifestations de rue contre les «voleurs» et jouent un rôle important le 6 février 1934.

Voilà donc l'occasion du «coup de force» depuis longtemps annoncé par Maurras. Mais Maurras tergiverse. L'occasion est manquée, et les membres les plus ardents de l'Action française se détournent d'un mouvement qui leur paraît voué à l'impuissance (cf. le témoignage de Lucien Rebatet dans Les Décombres).

Désormais, le déclin de l'Action française s'accentue, en même temps que les Croix-de-Feu progressent à un rythme accéléré. Ce déclin est masqué par quelques faits spectaculaires (l'élection de Maurras à l'Académie française en 1938, la levée de la condamnation pontificale par Pie XII en 1939), mais il n'en est pas moins réel, et le Prétendant, sentant que l'Action française risque de l'engager dans une entreprise sans issue, rompt publiquement avec elle en 1937.

Jusqu'à la guerre, l'Action française, tout en dénonçant avec clairvoyance le péril hitlérien, accable d'outrages les gouvernants de la République, notamment Léon Blum qui est l'objet d'attaques marquées par l'antisémitisme le plus élémentaire. L'Action française appelle la France à s'armer pour résister à l'Allemagne, mais, en même temps, elle dénonce avec une violence quasi obsessionnelle la complicité de la République avec la «conspiration judéo-maçonnique» qui pousse à la guerre pour faire en définitive le jeu des Soviets.

La position de Maurras, à cet égard, est bien définie par ce texte publié dans L'Action française, le 11 janvier 1937: «Des lecteurs de L'Action française, il n'en est pas un qui ignore ou puisse ignorer que l'ennemi numéro un de leur pays est l'Allemagne [...]. Après Hitler, ou, qui sait? avant lui, sur un tout autre plan, il y a un autre ennemi. C'est la République démocratique, le régime électif et parlementaire légalement superposé comme un masque grotesque et répugnant à l'être réel du pays français.»

En 1938, lors de la crise de Munich, comme en 1939, Maurras ne cesse de répéter: «Rien pour une guerre de doctrine, tout pour la défense de notre sol sacré», ou: «Pas de guerre pour les juifs.» En juin 1940, après l'effondrement des armées françaises, il déclare au préfet de la Vienne: «Que voulez-vous, monsieur le Préfet, soixante-dix ans de démocratie, ça se paie.» Il dira un peu plus tard: «Avec Pétain nous sortions du tunnel de 1789.» La «divine surprise» dont parle Maurras en février 1941, ce n'est pas la défaite de la France, mais la chance qu'a eue la France d'être arrachée au désastre par le maréchal Pétain.

Maurras, dont les sentiments à l'égard des «boches» n'ont pas varié, accueille donc chaleureusement la «Révolution nationale». Tout en prenant ses distances à l'égard des anciens membres de l'Action française qui versent dans la collaboration, notamment le groupe de Je suis partout, il continue à faire paraître L'Action française après l'occupation de la zone libre en 1942 et, jusqu'en août 1944, il poursuit, à grand renfort de «je l'avais bien dit», ses attaques contre les gaullistes, les démocrates-chrétiens, les juifs, les francs-maçons et leurs alliés. Condamné à la détention perpétuelle en 1945, il s'écrie: «C'est la revanche de Dreyfus.»

Sans doute, d'anciens membres de l'Action française, comme Guillain de Bénouville ou Jacques Renouvin, ont-ils rejoint les rangs de la Résistance ou de la France libre, mais l'Action française, dans son ensemble, ne s'est pas écartée de la ligne définie par Maurras. Les fidèles de Maurras garderont le sentiment qu'ils ont été victimes d'une conspiration. Ils dénonceront infatigablement les horreurs du «résistantialisme» et les crimes de l'épuration, et ils ne pardonneront au général de Gaulle ni la condamnation de Maurras ni la disparition de l'Action française. 
3. 3.3. L'héritage de l'Action française

Charles Maurras sera gracié en mars 1952, et décédera en novembre de la même année. Cependant, l'esprit de l'Action française se manifestera encore dans diverses publications. Aspects de la France, reprenant les initiales et la typographie de L'Action française, se voudra le représentant du maurrassisme orthodoxe, tout comme la revue Écrits de Paris, qui entretiendra la fidélité à l'esprit de Vichy. La Nation française, née d'un schisme avec Aspects de la France, représentera une sorte de «modernisme maurrassien», sans complaisance pour le général de Gaulle; L'Esprit public se détachera de La Nation française, et manifestera un antigaullisme radical dans les derniers temps de la guerre d'Algérie.

Autour de La Cité catholique, des Nouvelles de chrétienté ou d'Itinéraires, des groupements intégristes s'efforceront de résister aux nouvelles orientations prônées par l'Église au moment du concile Vatican II. Certains anciens maurrassiens, ne reniant pas leur adhésion au fascisme, continueront d'écrire dans Rivarol ou Défense de l'Occident.

Deux organisations peuvent encore se prévaloir, au seuil des années quatre-vingt-dix, de l'héritage de l'Action française. Le mouvement Restauration nationale, qui a participé aux luttes pour l'Algérie française, s'est farouchement opposé aux gauchistes lors des événements de mai 1968, est intervenu en 1974-1975 pour que Mayotte reste française et a manifesté contre les cérémonies du bicentenaire de la Révolution en 1989, prône la restauration de la monarchie et un pouvoir central fort. Il publie, entre autres, Aspects de la France. Et le centre de l'action française dirigé par Pierre Pujo petit fils d'un des fondateur

 

 

 

 

dimanche, 25 mai 2008

Le Cabinet du Roi plus reinstreint que le conseil des Ministres pourtant même fonction dirigé la France dans le bon sens

Le cabinet du ROI

rayonsoleil_007Quelques ministres seulement composent le cabinet du ROI et dépendent directement de lui.

Il les réunit seulement quand cela est nécessaire, sans cérémonial et sans que cela soit considéré comme un événement récurant.

Il y a tout d'abord l'Ambassadeur du ROI : sorte de parole vivante du ROI. Comme le ROI ne sort quasiment jamais de son royaume, il représente le ROI hors des frontières de France. Son prestige est exceptionnel, il est partout acceuilli comme un chef d'Etat. Il représente une sorte de visage parlant au nom du ROI en France et à l'extérieur.

Le ROI parle peu en fait et jamais devant les foules ni directement à la télévision. Son mode de communication est diffus c'est-à-dire qu'il parle par intermédiaires ce qui donne encore plus de poids à ses paroles. Ses actes parlent pour lui. Ce nouveau mode de communication est révolutionnaire, nous y reviendrons.

Ensuite, vous avez le Garde des sceaux. La justice est rendue au nom du ROI et le Garde des sceaux est garant de la juste application des Lois et des jurisprudences. Par en fait, peu de Lois nouvelles sont votées, la Loi est dessinée au fur et à mesure par la justice rendue au nom du Roi ce qui forme avec le temps une sorte de jurisprudence Royale. La justice gère les conflits et assure une justice équitable mais ferme.

Le ministre du ROI dirige les affaires intérieures du royaume. Il est en charge notamment de la politique économique et de tout ce qui s'y rattache : les grands travaux, les équipements publics, les impôts, les hopitaux, les malades, les budgets de fonctionnements des organismes royaux.

Il soumet au Garde des sceaux les Lois dont il a besoin pour gouverner. Ce ministère regroupe environ 30 ministères qui existaient au temps de la république. Ce ministre dispose de tous les leviers intérieurs de l'Etat, il coordonne l'action des préfets de région. Imaginons un nouveau Colbert à ce poste avec plein de prudence, d'inventivité et d'obéissance envers le ROI.

Enfin, vous avez le ministre des missions royales : il commande les armées royales mais aussi  la garde Royale qui a été créé dès l'avènement du ROI en France.

Ce ministre est le bras du ROI et agit en étroite harmonie avec les autres ministres. Il planifie et ordonne les missions de coopération que le ROI lui a confié dans des pays étrangers. En ces temps là, la France retrouve un prestige exceptionnel dans le Monde notamment en Afrique et en Asie. Partout des communautés françaises affluent pour guider les populations de ces pays. L'effort de la France vers ces pays est sans égal. C'est le retour du Maréchal Lyautey plein de fougue, de volonté et de grandeur.

 

Maud

samedi, 24 mai 2008

Le socialisme en France

Le socialisme en France

Charles Maurras

23 novembre 1901. Donc, le socialisme monte partout en France. Donc, les journaux de toutes les couleurs sont remplis de l'exposé de la doctrine ou du compte rendu de ses succès électoraux ? Donc, l'on prévoit cent députés collectivistes pour la Chambre prochaine et aucun nouveau signe n'infirme le pronostic de ce scandale ? Les meneurs négo­cient d'égal à égal avec les ministres et le Par­lement et l'on dirait, en vérité, que les agitateurs sont, par la valeur ou le nombre, en état de faire la loi. Et pourtant l'idée socialiste est contrainte de s'incliner devant la critique des faits. Les docteurs de l'Église socialiste enseignaient, voilà cinquante ans, que leur système n'était pas un programme de réformes imaginé en vue d'at­teindre certains biens désirables ou de guérir certaines plaies insupportables : non ! d'après eux, le socialisme présentait simplement une image en quelque sorte photographique de la société future, telle que la science en calculait les dimensions et les contours, telle qu'une évolution déjà fort avancée allait nécessairement la réaliser. Ils ne nous disaient pas : Il serait bon que ceci fût… mais bien : Ceci sera, nous ne faisons qu'aller au devant des faits pour faciliter et simplifier leur naissance. Ces accoucheurs de l'avenir mettaient tous les temps de leurs verbes au futur ; mais, comme ils le faisaient avec une grande assurance, ils étaient crus passionnément de quiconque avait intérêt ou plaisir à cela.

Ces théories de visionnaires étaient acceptées pour des « lois » . A les entendre, les classes pauvres de toutes les nations étaient destinées à s'unir contre les classes capitalistes du monde entier : « loi » de la lutte des classes. Ainsi encore, pendant que les riches devaient s'enrichir de plus en plus, les pauvres devaient aussi s'appauvrir symétriquement : « loi » de la paupérisation du prolétaire. Et ces deux « lois » sont démenties.

Un esprit des plus pénétrants, un de nos plus savants critiques, M. Jean Bourdeau, rappelait, l'autre jour, aux Débats que, loin de devenir de plus en plus pauvre, l'ouvrier européen voit sans cesse grandir le taux de son salaire. Et, à mon tour, j'ajouterai que, bien loin de former entre nations une vaste communauté économique dont tous les membres soient solidaires, l'ouvrier européen profite du progrès économique de sa patrie, comme il bénéficie des maux économiques des patries concurrentes : l'ouvrier du port de Gênes encaisse tout ce que rapportent à son travail le chômage et le jeûne de l'ouvrier du port de Marseille ; le mineur belge avertit le mineur français de n'avoir point à espérer qu'il chômera si l'on fait grève de notre côté de la frontière. Bien mieux, l'ouvrier ne forme même pas un prolétariat uni, compact et solidaire, dans chacune de ses patries respectives. Ce prolétariat, dont on parle beaucoup et dont on écrit davantage, n'est qu'une fiction qui se défait de temps en temps. Même en France, nous avons vu nos métallurgistes reprocher à nos mineurs leur arrogance, leur égoïsme, leur prétention au privilège. A son tour, le mineur français se plaint, non sans aigreur, de ce que, versant ses cotisations à la Caisse nationale des retraites pour la vieillesse, « il apporte à la masse beaucoup plus que la masse ne lui rendra ». O solidarité des masses prolétariennes, voilà de tes coups ! Et je ne parle pas de l'ouvrier des champs. D'un bout à l'autre de l'Europe, cet ouvrier agricole a souvent compris que, s'il a quelques intérêts communs avec le prolétaire des villes, il a des intérêts communs plus nombreux, plus étroits, plus profonds avec son propriétaire et son employeur. Par la façon dont les Syndicats agricoles et les Caisses de crédit agricole fonctionnent en pays français, allemand, autrichien, italien, il est aisé de voir où est scientifiquement, expérimentalement, la communauté d'intérêts. Elle est moins forte qu'on ne dit, entre personnes de la même classe. Elle est plus forte qu'on ne le dit entre personnes appliquées au même travail, employés et employeurs, ouvriers et patrons, prolétaires et propriétaires. Qu'une industrie soit croissante, tous ceux qui vivent d'elle prospèrent avec elle ; mais qu'elle languisse, tous souffrent depuis les maîtres du capital jusqu'aux plus infimes manœuvres. L'apparence contraire existe sans doute dans la grande industrie ; mais elle n'existe que là. Ou, pour mieux dire, c'est là qu'elle apparaissait qu'elle pouvait tromper le monde. La grande industrie a été le prétexte général du socialisme. C’est sous son influence que le socialisme naissait et se développait. Et c'est pourquoi la crue du socialisme s'expliquerait en Allemagne, en Belgique, en Angleterre – pays houilliers, pays dont la grande industrie absorbe, en majeure partie, l'activité et les ressources. Là‑bas, comme ici, une crue du socialisme serait sans doute un mal naturel, un phénomène explicable par de simples causes économiques. Mais, en France ! En France, pays de petite et de moyenne propriété ! En France, où, tout compté, l'on rencontre près de vingt millions de ruraux, sur trente‑neuf millions d'habitants ! En France, le berceau, la patrie d'élection de la classe moyenne ! En France, le pays du monde, selon une juste observation de M. Frédéric Amouretti où se présente le plus grand nombre de personnes ayant de trois à quatre mille francs de revenu ! En France, où les mineurs, ces mineurs qui retiennent toute l'attention depuis trois grands mois, ne sont pas plus de 165.000 : un peu plus de la deux cent quarantième partie de la population ! Qu'on additionne ces insignifiantes minorités fournies par les ouvriers de la grande industrie ou bien les majorités formidables que donneraient, mis bout à bout, nos ruraux, nos rentiers, nos petits et moyens propriétaires des villes, nos ouvriers et patrons des petites et des moyennes industries : la différence reste énorme dans les deux cas, entre la menue troupe exposée à la contagion du socialisme et la foule immense de ceux que le socialisme ne peut qu'épouvanter. J'ai donc bien le droit d'établir qu'en France le progrès actuel du socialisme ne saurait résulter des faits économiques, des faits naturels, des faits purs. II résulte d'une impureté et d'un artifice. Il procède de l'intrusion d'un élément étranger dans l'ordre économique. C'est un scandale, vous disais‑je : c'est un scandale politique, rien de plus. Cherchez la cause politique. Vous la trouverez aisément. Vous verrez que trop de personne ont aujourd'hui un intérêt à dénaturer les rapports du travail et du capital. Vous verrez que cet intérêt est d'ordre électoral. Vous verrez qu'un régime fondé uniquement sur l'élection, sur l'élection étendue à tout, comme disait Balzac, fomente, exerce et détermine nécessairement une populace de candidats. Vous verrez que nulle réforme électorale ne peut venir à bout de cette populace. – Quoi ! l'État, un budget énorme, une influence immense sont mis à la disposition du premier qui saura se faire distinguer aux yeux de l'électeur, et vous ne voudriez pas que tous les aigrefins, tous les bandits, tous les pillards de France et de Navarre se jetassent ensemble sur ce magnifique morceau ?

Le socialisme est rejeté par la nature du sol français, du peuple français. Un seul excitant du socialisme en France : le régime électif. Patrons acculés à la ruine, honnêtes travailleurs menacés dans vos gagne‑pain, voulez‑vous en finir avec le socialisme ? Frappez le régime électif : votre mal vient de lui et ne finira qu'avec lui.

Balzac prévoyait que la France reviendrait de « l'élection appliquée à tout ». L'intérêt privé, l'intérêt public le commandent. Au scandale de ce socialisme électoral, il n'y a qu'un remède : la substitution de l'hérédité à l'élection, de la royauté à la république. Je l'ai écrit souvent, et je le récrirai, de la même manière que Caton répétait au Sénat de Rome qu'il fallait détruire Carthage. Il faut casser la République.

Sous un roi dynastique et supérieur aux partis, le capital et le travail auront sans doute leurs conflits. Ce seront des conflits naturels, proportionnés à leur importance réelle et que la politique électorale ne viendra plus dénaturer. Le roi siégeant dans ses conseils en sera le dernier arbitre, il n'en sera point le sujet. Il garantira la fortune de la France dans tous les sens de ce grand mot. Trente‑neuf millions de Français s'en trouveront bien; quant aux 165.000 mineurs qui tiennent en échec notre malheureux Président et ses pauvres ministres, ils n'auront pas non plus à se plaindre du changement de Constitution. Puisque la houille est nécessaire, et qu'ils sont nécessaires pour extraire la houille, et que ayant déjà obtenu cent privilèges, ils en veulent d'autres, on mettra le dernier sceau à ces privilèges : on les fera tous gentilshommes, comme les verriers d'autrefois, et, parce que noblesse oblige, ils se remettront au travail.

(Extrait d’Une campagne royaliste au Figaro, in La Dentelle du Rempart, choix de pages civiques en prose et en vers (1886-1936), Grasset, 1937.)

lundi, 19 mai 2008

Le défilé royaliste de Jeanne d’Arc

 


mercredi, 14 mai 2008

Agit pro provenant de l'afe

mardi, 13 mai 2008

L'empirisme organisateur

PLAN


1-l’histoire contre les idéologies

Linéarité de l’histoire/ il y a des “nécessités” en histoire.

L’objectivité en histoire

La critique de l’histoire

2-de la fiction à l’idéologie, un mythe fondateur de la démocratie. Le contrat social: décomposition de ‘l’homme social’ composition d’un “individu contractuel”

Pourquoi cette fiction mythique mène aux idéologies: “l’homme-dieu” face à la “nature raisonnable”.


3-analyse de trois conséquences communes aux idéologies

L’humanisme contre l’écologie.

L’homme-dieu ne peut être que démocrate (dilution de la

Souveraineté dans le nombre).

La démocratie, face au progrès, ne peut être que centralisatrice

(Tentative de reconstruction d’une souveraineté).


CONCLUSION: L’EMPIRISME ORGANISATEUR, ou la conciliation de la nature et de la raison.


I) l’histoire contre les idéologies.


Ø C’est peut-être dans la pensée politique de l’action française que le mot “histoire” prend son sens le plus noble. En effet, l’étude de l’histoire, pour porter un maximum de fruits, doit être en même temps “objective”, et “critique”. En parvenant à joindre ces deux impératifs, c’est à l’ensemble des conceptions idéologiques que s’oppose l’action française, s’en suit la découverte d’une voie “royale” de l’étude politique : l’empirisme organisateur.

Ø Pour ce qui est de l’objectivité, cet impératif écarte dès l’abord la possibilité d’inventer un quelconque schéma de l’histoire (selon lequel les différents changements intervenus au cours de l’histoire seraient les maillons d’une chaîne de progrès, en vue d’une fm bien déterminée) Les événements historiques ont tous quelque chose d’unique, il n’y a donc pas globalement de progrès à proprement parler. C’est ce qu’entend Maurras lorsqu’il souligne, dans “mes idées politiques” :

Ø “Jl ne s ‘agit nullement de lois du DEVENIR, de lois du mouvement des sociétés, de lois de leur DYNAMISME, mais bien des LOIS DE LEUR ETAT”. (Partie 4, “les lois”)

Il n’y a donc pas de formule magique dans l’histoire, mais seulement des événements qui ont coutume d’en entraîner d’autres . C’est à ces différents phénomènes qu’il faut s’attarder; et non pas à un hypothétique déterminisme historique . Ainsi devons-nous dire que si nous sommes royalistes, ce n’est pas à cause d’une soit-disante supériorité de principe de la monarchie sur les autres régimes, mais tout simplement parce que la monarchie est, compte tenu de l’état actuel des choses, le “moins pire” des régimes

Quant à la critique de l’histoire, c’est une nécessité sans laquelle aucun projet politique ne serait possible. Si d’un certain côté il n’y a pas de volonté déterminée en histoire, d’un autre côté, l’histoire n’est pas non plus un amalgame de dates et de personnages sans lien d’une période à l’autre. Certains faits historiques sont suffisamment récurrents pour nous permettre de parler de “nécessités”. Celui qui négligerait tout ou partie de ces constantes au profit de ce qui devrait être fausserait son examen de l’histoire : de critique, il deviendrait interprétatif, puis son interprétation deviendrait subjective (c’est à dire que sa démarche serait inversée, la conclusion précéderait les faits au lieu d’en résulter). Le plus grand risque encouru avec un tel type de comportement est de sombrer dans une sorte de “cristallisation romantique”. C’est ainsi par exemple, qu’à Moscou, on a longtemps refusé d’attribuer la loi de relativité universelle à Einstein, sous prétexte que cela ne concordait pas avec l’idéologie communiste ; lorsqu’on invoquait le fait réel de sa découverte, ils répliquaient en invoquant une sacro-sainte “partialité socialiste” (l’expression était utilisée par eux-mêmes !), ou encore lorsque Dubcek tentait de redonner un “visage humain” au socialisme, c’est à dire, tentait de le réconcilier avec certaines réalités humaines, ce sont des chars que Moscou dépêchera sur place, et pas des théoriciens...

Il y a donc des lois, des nécessités, qui ne soufflent pas d’être diluées, ni dans une formule globale, ni dans un amalgame informe d’événements et de dates juxtaposées.

“Est-il vrai qu ‘il faille enseigner l'histoire aux enfants sans qu’ils la comprennent et de façon à meubler leur mémoire de quelques dates et de quelques événements ? C'est extrêmement douteux. On ne s'en prendrait pas autrement si l’on voulait tuer 1 ‘intérêt. En tout cas, un âge vient, et il vient très vite, où l’on a besoin d’un fil conducteur, où 1‘on soupçonne que les hommes d’autrefois ressemblaient à ceux d’aujourd’hui et que leurs actions avaient des mo4/s pareils aux nôtres. On cherche alors la raison de tout ce qu ‘ils ont fait et dont le récit purement chronologique est insipide ou incohérent.

“... Mais comment serions-nous de parti pris puisque notre objet est de présenter dans leur enchaînement les événements de notre histoire ? Nous ne pouvons la juger que par ses résultats. Et, comparant notre condition à celle de nos ancêtres, nous sommes amenés à nous dire que le peuple français doit s’estimer heureux quand il vit en paix et dans l’ordre


Cette conception de l’histoire est simple. C ‘est celle du bon sens.”

Jacques Bainville, avant propos de “Histoire de France”


II) La notion de physique politique


Ø Selon la thèse démocratique, la politique relève du seul domaine de la liberté de l’individu. Théorie du contrat social. Le volontarisme politique. En conséquence, chacun possède sa vérité. On départage les vérités suivant la loi du nombre, à moins que la volonté du groupe ne prétende incarner la volonté générale.


Ø Cette thèse est démentie par l’observation de la réalité : la « politique naturelle ».

- L’homme ne naît pas libre

- L’homme, pour grandir et développer ses facultés, a besoin de l’aide et de la protection de la société,

- Les homes ne sont pas égaux. Diversité et complémentarité.

Il existe donc une nature sociale de l’homme. Il y a des phénomènes où la volonté de l’homme n’intervient pas : la physique sociale.

Il n’est pas question de nier la liberté, mais elle s’ajoute à la nécessité. « On ne commande à la matière quand lui obéissant » (BACON)

Bien distinguer ce qui relève de la science politique et ce qui relève de la morale. L’une s’applique à la connaissance, l’autre à l’action. Ne pas confondre morale individuelle et morale politique comme le font habituellement les gens de gauche, notamment les démocrates chrétiens.


III) L’empirisme organisateur


Ø MAURRAS reprend le terme à Sainte – BEUVE et l’applique à la politique. L’empirisme organisateur est « la mise à profit des bonheur du passé en vue de l’avenir que tout esprit bien né souhaite à son pays » « L’histoire est le premier maître en politique ». (Joseph de MAISTRE). Tirer les leçons du passé : la tradition est critique. Refus des idéologies de toutes sortes.

Ø MAURRAS donne un caractères scientifique à la démarche empirique qui, de tous temps, a été celle des hommes de bon sens. Il dégage une politique positive là où s’entrechoquent d’ordinaire les opinions.

Ø Il démontre qu’il existe des lois de la politique, des constantes, que l’on peut découvrir par le procédé de l’induction. Ce sont des lois de l’état des sociétés et non des lois de leur devenir. Ces lois sont conditionnelles : elle laisse sa place à la liberté de l’homme. Elle reçoivent leur sanction des événements ultérieurs. Distinction de la science politique (étude des phénomènes et de leur loi) et de l’art politique (mise à profit des lois politique en vue de l’action).

Ø C’est autour de la notion d’empirisme organisateur que se sont regroupés les fondateurs de l’Action Française. Leur réaction patriotique devant l’affaiblissement du pays les conduits à ressentir la nécessité d’une doctrine pour son relèvement. L’empirisme organisateur représente un compromis intellectuel par delà les querelles philosophiques ou métaphysiques.

Cependant les conclusions de l’empirisme organisateur (induction) rejoignent celle de la doctrine catholique (établie par voie de déduction).



IV) Application de l’empirisme organisateur


Les différentes lois de la politique :

Ø Lois fondamentales communes à toutes les sociétés.

Exemple : les méfaits de l’idéologie et des régimes démocratiques. Le « politique d’abord ».

Ø Lois se reportant à telle ou telle question de politique intérieure ou extérieure.

Exemple : les prédiction de BAINVILLE en 1920 dans ses « conséquences politiques de la paix ».


Ø Lois concernant les institutions par rapport à telle nation déterminée.

Les institutions politiques qui conviennent à un pays doivent correspondre à sa nature politique. Refus des schémas théoriques plaqués sur la réalité (exemple communisme).

Les conséquences de la république démocratique en France : priorité accordée à la politique intérieure sur la politique extérieure. Le règne de l’étranger. La démagogie – reine. La centralisation inévitable. La guerre sociale entretenue. Le socialisme.

L’histoire autant que l’analyse du tempérament politique des Français conduisent à reconnaître la nécessité pour la France de la Monarchie.

Pas n’importe quelle monarchie : la monarchie héréditaire, traditionnelle, représentative et décentralisée. Ce n’est pas affaire de goût ou d’opinion. La nécessité d’une telle monarchie se démontre scientifiquement.


V) Conclusion : L’empirisme organisateur permet d’atteindre la vérité politique, seul guide sûr l’action politique.


BIBLIOGRAPHIE :

- Charles MAURRAS : Nos idées politiques (Ed. Fayard)

Au signe de Flore (Ed. Grasset)

De la politique naturelle au nationalisme intégral (Ed. Vrin)

- Jacques BAINVILLE : Les conséquences politiques de la paix

mercredi, 07 mai 2008

chansons royalistes et discours

Le scapulaire des frère Martineau
podcast
La Royale
podcast

Etudiants et Camelots

podcast