jeudi, 19 juin 2008
le dernier numero de Minute
L'EUROPE ET LE REFERENDUM IRLANDAIS
UN BOL
D'EIRE
FRAIS...
Le 12 juin, alors que les Irlandais étaient en train de voter, le
politologue Alain Duhamel, sentant pour une fois l’issue,
pourfendait leur « ingratitude » à l’égard de l’UE. Un pays
qui est « passé de James Joyce au 4 X 4 » allait voter non ! Avec
Duhamel, c’est simple : le peuple a toujours tort. Et ça fait plus
de trente ans que ça dure .
A lire dans le numéro 2363 du 18 juin 2008
16:04 Publié dans Les Revues et hebdos que l'on lit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : minute, journal, droite dure, droite nationale, front national
mercredi, 18 juin 2008
Le Numero 1248 de National Hebdo
Le numéro 1248 de National Hebdo…
est en ligne...
On y lira notamment (page 3) le texte de la lettre que nous envoyons à nos abonnés pour dire que c’est fini. Le dépôt de bilan devrait avoir lieu demain. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y aura pas un nouveau numéro en ligne la semaine prochaine. Tout cela est tellement long…
Radio courtoisie vient de parler de National Hebdo au Libre Journal de la Réplique.
soucre: Yves Daoudal
18:14 Publié dans Les Revues et hebdos que l'on lit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : national hebdo, radio courtoisie, jeanne smits
La Fin d'une aventure
Dans les vingt-cinq années qu’a duré notre histoire, NationalHebdo a maintes fois déjà frôlé la mort. Mais frôlé seulement
puisque chaque fois nous nous en sommes sortis, et cela chaque fois
grâce à vous, à votre fidélité, votre générosité.Aujourd’hui nous sommes passés de l’autre côté, pour de bon,contraints cette fois de mettre la clé sous la porte et de brader lesmeubles. Le bilan de National Hebdo a été déposé et il est à craindre quele tribunal s’apprête à prononcer la liquidation de l’entrepriselorsque vous lirez cette lettre. Peut-être serez-vous étonnés quenous ne vous ayons pas informés plus tôt, mais il en va ainsi des procédures aux yeux de l’administration : toute anticipation s’apparente à une manoeuvre. Cette fin, aujourd’hui inéluctable, a,vous le savez tous, des motifs économiques. L’argent, s’il est le nerf de la guerre — et le combat pour nos idées en est une — est, plus basiquement encore, le carburant sans lequel aucune entreprise ne peut fonctionner. Sans lui, hélas, l’enthousiasme, le travail et même le talent ne sont que lettre morte, au sens ici le plus littéral du mot.
C’est la mort dans l’âme qu’il faut boucler ce titre car la fin d’une entreprise, par delà le gâchis économique qui n’est pas à négliger, est toujours un drame sur le plan humain. En ce qui concerne National Hebdo s’y ajoute la disparition d’un espaced’expression dont nous avons l’honneur de croire qu’il fut une voix différente dans cet océan de conformisme qu’est l’univers médiatique. Même dans cettefamille droitière où nos confrères luttent eux aussi pour leur difficile survie, nous tentions d’offrir, là encore, un ton et un regard particuliers sur ce bas monde.Cette liberté, expression des divergences y compris parfois au sein de la rédaction, nous y étions tous farouchement attachés, Jean-Claude Varanne le premier. Il paraît d’ailleurs que nos confrères de la “grande” presse y sont euxaussi attachés et l’on se souvient d’un Jean-François Kahn lançant, voilà deux ans, une campagne retentissante, reprise du Monde à Télérama, pour le sauvetage de Politis, l’hebdomadaire de l’extrême gauche. Pas de ça pour nous. On sait bien que ces grands hérauts de la liberté d’expression ne sortiront pas leur stylo pour nous défendre : quand ils regardent à droite, ces valeureux combattants passent rarement les frontières du centre mou. Mais la vie est faite d’espoir, et nous ne désespérons pas de pouvoir, un jour, renouer le contact avec vous.La France, aujourd’hui, nous ressemble.
Elle est comme assommée, prise aux filets du sarkozysme dont elle avait naïvement espéré qu’il la sortirait d’une décennie de paralysie chiraquienne. Sur tous les plans, la désillusion est sévère et c’est à cette aune qu’il faut mesurer le potentiel de nos idées. Nous ne pouvons pas demeurer muselés et nous trouverons, d’une manière ou d’une autre, un vecteur pour les exprimer. Parce que nous vous le devons, chers lecteurs, vous qui nous êtes demeurés fidèles contre vents et marées.Formons alors le voeu que cette lettre ne soit qu’un “au revoir”.
La Rédaction de National Hebdo
source Nh du 18 juin
13:38 Publié dans Les Revues et hebdos que l'on lit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : national hebdo, droite national, presse nationaliste
mercredi, 11 juin 2008
National Hebdo gratuit et à Télécharger
Vous ne trouverez pas le n° 1247 de National Hebdo demain dans les kiosques.
« En raison de graves difficultés financières nous ne sommes pas en mesure de faire imprimer ce numéro de National Hebdo », lit-on sur le site, où on peut le lire intégralement.
Inutile de me poser des questions maintenant. Je vous entretiendrai de la situation, et de l’avenir, dans les prochains jours.
Yves Daoudal
source: http://yvesdaoudal.hautetfort.com/
NH_1.pdf NH_2.pdf NH_3.pdf NH_4.pdf NH_5.pdf NH_6.pdf NH_7.pdf NH_8.pdf NH_9.pdf
18:13 Publié dans Les Revues et hebdos que l'on lit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : national hebdo, yves daoudal, front national, nationaliste, fn, droite nationale
lundi, 09 juin 2008
Changement pour le Journal de l'Action Française

07:53 Publié dans Les Revues et hebdos que l'on lit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : action française, aspects de la france, royalisme, nationalisme
mardi, 03 juin 2008
Déjà en Juillet 2006 Jérôme Bourbon parlé de Notre ami le menteur
Pour ceux qui souhaite l'article on peut vous le faire parvenir par courriel, laisser simplement un commentaires sur le Blog ou envoyer un courriel à jeunessespatriotiques27@yahoo.fr
On vous l'envoie dans les plus brefs délais.
source Rivarol
13:25 Publié dans Les Revues et hebdos que l'on lit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rivarol, jerôme bourbon, sarkozy, ump
Un ancien article de Rivarol en 2006
13:21 Publié dans Les Revues et hebdos que l'on lit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rivarol, nationalisme, chard, du bleu marine au boubou, demoiselles de la légion d'honneur, saint denis, seine saint denis
lundi, 02 juin 2008
Edito d'henry de Lesquen dans la Voix des Français
Images de Mai 68
EDITORIAL
par Henry de Lesquen
Président de Voix des Français-Renaissance 95
Un peuple européen de race blanche
J’ai bien fait de regarder la télévision ce jour-là. Successivement, sur le petit écran, sont apparues les images des manifestations étudiantes de mai 1968 ; puis celles des manifestations lycéennes d’avril 2008. La comparaison était édifiante. En 1968, les milliers d’individus qui constituaient la foule étudiante formaient une masse homogène. Ils étaient tous de même race. Tous des blancs. Français de souche, ou Européens. La France était bien alors, selon le mot du général de Gaulle, “un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne”.
Quarante ans après, le changement est spectaculaire. Dans la foule des manifestants, les Français de souche sont encore majoritaires, mais une énorme proportion des lycéens est visiblement issue de l’immigration du tiers monde. Cette mutation, le peuple souverain ne l’a jamais décidée. Jamais les Français n’ont eu droit à un référendum sur l’immigration. La démocratie a été bafouée.
Il est interdit d’interdire l’immigration
L’immigration avait été officiellement arrêtée en 1974, et les gouvernements de gauche comme de droite ont maintenu jusqu’en 2002 le principe de cette interdiction... Mais voilà, “il est interdit d’interdire”, selon le fameux slogan de Mai 68. Il était donc interdit d’interdire l’immigration... L’immigration a continué, en pratique, bien qu’elle fût officiellement arrêtée. D’une part, parce que l’on accepté des exceptions, comme le regroupement familial. D’autre part, parce que l’on a toléré l’immigration illégale, et l’aide à l’immigration illégale. Ce sont théoriquement des délits. Mais quand a-t-on vu l’Etat sévir contre les comités de soutien aux “sans-papiers” ? Cette démission de la puissance publique témoigne de la victoire de la pensée de Mai 68.
Nos dirigeants politiques ont trahi la France, pendant quarante ans, en ne la protégeant pas contre l’immigration. En 2002, Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, et donc de l’immigration, a porté la trahison à son comble, puisqu’il a décidé officiellement de relancer l’immigration, et que beaucoup plus d’immigrés sont entrés, de 2002 à 2007, que pendant les cinq années précédentes.
Peuple de France, réveille-toi !
Le candidat Sarkozy appelait, en 2007, à rompre avec l’esprit de Mai 68. En fait de rupture, nous avons eu droit à la nomination au gouvernement de Fadela Amara, issue de SOS-Racisme, qui est chargée de la “politique de la ville”, c’est-à-dire de l’installation de populations inassimilées sur le territoire national.
Il ne sert à rien de rejeter l’esprit de Mai 68 si l’on ne comprend pas que M. Sarkozy en est la parfaite incarnation, lui dont l’action en matière d’immigration, depuis 2002, satisfait les cocos, les bobos et les gogos. Aidons les Français à ouvrir les yeux sur les dangers qui se manifestent dans ces images de la “France plurielle”, d’une France qui a oublié les principes de la nation et de la République et qui ne demande plus aux immigrés de s’assimiler à la communauté nationale. Aidons-les à comprendre que la vraie France demeure, dans le noyau de la population qui vit dans notre pays, sous l’écorce de l’immigration, et que c’est là que gît, avec notre identité, le principe de la souveraineté nationale. Peuple de France, réveille-toi !
18:06 Publié dans Les Revues et hebdos que l'on lit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la voix des français, henry de lesquen, édito, nationalisme
dimanche, 01 juin 2008
Changement de titre pour la revue Notre combat pour les retraites
NOTRE COMBAT POUR LES RETRAITES
CHANGE DE TITRE ET DEVIENT
“LE MAGAZINE NATIONAL DES SENIORS”
Un n° de 40 pages, avec, au sommaire :
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•• Éditorial de Franck Le Dun
-
•• Nouvelles de France. Si, si…p. 4
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•• Les coulisses de la révolte tibétaine par Elisabeth Martensp. 5
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•• Les conditions du développement vraiment durable… par Pierre Le Vigan p. 11
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•• Interview de Jacques Bompard p. 13
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•• Les retraites par répartition : un luxe inabordable…p. 17
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•• Dossier spécial « Loisirs » : La Normandie, terre d’histoire et de culturep. 19
-
•• Vers un quota de seniors dans les entreprises françaises ?p. 23
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•• Des seniors toujours aussi appréciés en entreprise… mais non-gardés… p. 24
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•• Réforme 2008 des retraites : rendez-vous manqué !p. 26
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•• Le scandale des retraites complémentaires : l’affaire Cref-Coremp. 27
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•• La CNAV se paie votre tête…p. 28
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•• Tribune de Serge Martinezp. 29
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•• Un monde sans compassionp. 30
-
•• Coup de gueulep. 31
-
•• Seniors et café : quels effets ?p. 33
-
•• Sommeil du senior… l’âge ne fait pas tout !p. 35
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•• Les aides auditivesp. 36
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•• Lectures conseilléesp. 37
-
•• Pages « jeux »
• à commander directement auprès des EDH. BP 2. 27290 Pont-Authou. 7 €, port compris. (Abonnement annuel, 4 n°: 20 €).
12:07 Publié dans Les Revues et hebdos que l'on lit | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fn, droite nationale, le magazine national des séniors, éditions héligoland
lundi, 26 mai 2008
extrait du Journal d'Ordre Nouveau

Notre meeting à la mutualité avait lancé notre mouvement, créé une surprise, marqué un réveil; il nous manquait une confirmation. On pouvait craindre que ces succès ne soit qu'un feu de paille, c'est pourquoi il nous fallait démontrer qu'en dehors d'un coup de théâtre, notre mouvement était capable de sérieux et que nous avions vraiment la volonté de faire un parti politique. Il nous fallait pour cela donner des gages: continuité, sérieux dans l'action, absence d'activisme et de folklore; et surtout, donner une image de marque acceptable non seulement pour des jeunes épris d'action, mais des personnes d'âges plus mûrs ayant une position sociale établie. Il nous fallait donc séduire et non effrayer, abandonner l'image de marque activistes excités" qui nous collait à la peau. Pour atteindre ce but, la stratégie du mouvement était connue depuis le début:
· Nous devions faire preuve d'absence de sectarisme, de référence au passé
· Nous voulions créer un parti de masse, abandonnant ainsi les vieilles habitudes de notre milieu qui, jusqu'à présent, avait le culte des petites chapelles groupant quelques dizaines d'"initiés" dans une cave sombre. Cela impliquait pour nous de pratiquer une politique de large ouverture. Accueillant les militants venant d'horizons très divers, cette politique, qui visait à faire de notre mouvement le parti de tous les Nationalistes devant se doubler d'une stricte rigidité intérieure. De plus, notre action politique devait être empreinte de la plus stricte légalité. Nous voulions un parti officiel, dont les responsables étaient connus de tous, capable de participer à toutes les luttes politiques, syndicales, électorales. Plus que jamais, il fallait appliquer notre mot d'ordre : PRESENT PARTOUT
C'est pourquoi depuis la mutualité nous avions cherché à organiser, à structurer notre parti pour en faire un outil efficace. Parallèlement à ce travail interne, il nous fallait organiser de nouvelles "opérations promotion", frapper de grands coups dans l'opinion, la publicité ainsi acquise devant nous faire progresser à grands bonds, gagnant ainsi plusieurs années de travail à chaque fois. Nous devions également développer les différentes courroies de transmissions que nous avions créé, nous permettant ainsi une action adaptée aux différents milieux socio-professionnels (GUD, ULP, UGT, par exemple). Priorité étant également donnée à l'implantation dans les secteurs, travail long et épuisant, mais nécessaire, car il était vital pour nous de montrer notre présence dans les quartiers. Cette ligne politique a toujours été suivie avec les aléas inévitables que cela comportait. En fonction de ce programme, nous devions, après la mutualité, refaire une nouvelle "opération promotion" et donner à nos partisans la preuve de notre présence.
Si le succès à la Mutualité pouvait être attribué à la surprise, celui du Palais des Sports devait être une confirmation. Cette nouvelle opération devait avoir obligatoirement une plus grande ampleur que celle de la Mutualité et marquer par-là le développement de notre mouvement.
Une opération de ce style devait être légale et devait donc correspondre obligatoirement à un meeting, un meeting plus grand que celui de la mutualité. C'était pour nous l'obligation de faire un Palais des Sports.
La ligne politique du mouvement nous imposait de participer à toutes les luttes. Nous avions été présents aux élections du 12ème arrondissement, à celles de Bordeaux. Nous devions l'être aux municipales d'autant que le Palais des Sports n'est accordé qu'en période électorale aux partis politiques. Ceci est une des nombreuses raisons pour lesquelles nous avons présenté des listes dans tout Paris.

Faire un palais des sports représentait pour nous une opération grandiose, jamais réalisée par des Nationalistes depuis des dizaines d'années. Cela représentait un pari énorme, dont dépendait l'avenir du mouvement. Il nous fallait donc tout mettre en œuvre, axer toute l'année sur ce meeting qui nous plaçait à l'échelon d'un véritable parti. C'est pourquoi nous avons dû, depuis le début de l'année :
· Acquérir un local officiel, base nécessaire pour une opération de grande envergure.
· Affermir les secteurs par des meetings qui nous permettaient de rôder nos équipes (collages, organisation de stands, S.O., orateurs), de savoir combien coûtait une réunion, et de tester la force de notre impact dans les quartiers.
Le succès des meetings de secteurs nous a permis d'acquérir la certitude qu'avec une bonne campagne, nous étions capables de remplir la salle du Palais des Sports. Notre succès était donc assuré. Nous pouvions, dès lors, envisager de croiser le fer.
Il restait à résoudre le problème financier; pendant un trimestre, nous avons essayé d'équilibrer les budgets de nos secteurs. Nous avions mis sur pied une opération-promotion 71 mais qui n'a pu être menée à terme car elle a été démarrée trop tard (cette opération a néanmoins été un succès).
Quels inconvénients présentaient pour nous ce meeting ?
D'abord, nous avions le problème financier. Ce meeting allait coûter cher, d'autant que nous avions à financer les élections municipales. Cet argent pouvait évidemment être employé ailleurs (structure, journal), mais l'argent engagé dans le Palais des Sports n'aurait pas été trouvé pour une autre action. L'opération Palais des Sports était suffisamment attractive par elle-même.
Un autre risque, pour nous, était celui de l'interdiction du meeting; et à ce moment, tout l'effort tant financier que militant serait tombé à l'eau. Nous n'avions alors pas d'opération de rechange. De plus, cette interdiction aurait fait sombrer l'opération électorale.
Autre danger : tomber dans une provocation, soit lors du meeting dans la salle (bras levé, délire verbal), soit à l'intérieur, avec des bagarres, si notre S.O. n'avait pas été bien tenu en main. Nous pouvions également "faire le bide", c'est à dire une salle vide, pas d'opposition chez nos adversaires.
Nous faire écraser par les gauchistes.
Malgré ces risques, nous avons décide de tenir ce meeting.
Nous nous sentions : capable de remplir la salle, d'encaisser le choc des gauchistes, d'éviter l'interdiction en restant dans la légalité. Nous avions acquis une discipline suffisante pendant un an.
De plus, dans l'opinion, le mouvement s'était fait oublier. Il était temps de frapper un grand coup. Nous ne pouvions plus nous permettre d'hésiter. Le moment était bon. Nous devions prouver que notre travail était efficace. Il nous fallait faire le Palais des Sports et affronter nos adversaires sur le terrain choisi par nous.
Nous avons retenu la salle depuis le 28 décembre, effectué les démarches nécessaires pour obtenir l'autorisation voulue (obtenue au dernier moment, soit 19 jours auparavant). Nous avons interdit toute autre opération, donnant ainsi priorité au Palais des Sports. Nous avons fait le maximum sur le plan propagande.
Aucun meeting n'a été aussi bien préparé :
- 15 000 affiches géantes
- 200 000 tracts et autant d'autocollants
- 15 000 invitations
Soit 400 000 francs (nouveaux francs), que nous croyons bien investis, la seule location de la salle coûtant100 000 francs.

La préparation du Palais des Sports s'est donc faite en quinze jours, et a demandé un travail énorme à nos militants. Toutes les nuits nos équipes de colleurs fournissaient un travail colossal, par des froids sibériens (-10 °C certaines nuits, la colle gelait sur les balais). Tous les jours, partout dans Paris, s'effectuaient des distributions de tracts, nos autocollants tapissaient la ville.
La réaction ne se fit pas attendre. Partout l'opposition bougeait, partout on parlait de nous. Les gauchistes se déchaînaient. Cette opération était évidemment prévue, attendue, mais non souhaitée. Pour nous le problème était le suivant. L'agitation gauchiste était une arme à double tranchant. Elle était bonne pour nous en ce sens qu'elle contribuait à faire annoncer le meeting en plus de notre propagande, sensibilisant l'opinion et la presse qui attendaient l'affrontement. Notre impact publicitaire gagnait. L'annonce de la présence des gauchistes incitait les durs à nous rejoindre, sentant que la partie allait être sérieuse.
Elle présentait les inconvénients suivants :
- les risques de troubles rendaient incertains l'autorisation de notre meeting et surtout l'accord du directeur de la salle.
- De plus, le but du meeting était pour nous de parler, de s'exprimer, de nous définir, de proposer un programme pour les élections, de réunir 10 000 parisiens qui nous auraient rejoints, mais que les risques d'affrontements risquaient de décourager de venir : on ne peut demander à tous nos partisans d'affronter des pavés pour assister à notre meeting. Qu'aurait été un meeting sans gauchiste ? Quant à l'assistance, nous assurions une salle comble, ce qui aurait eu un grand retentissement dans l'opinion. L'ambiance dans la salle, chauffée par nos partisans, aurait été bonne. Un meeting avec la présence des gauchistes ? C'était alors l'affrontement. Nous l'attendions depuis longtemps, il devait se produire; mais ici, nous étions dans notre droit; nous avions choisi notre terrain; pour nous, c'était l'occasion de tenir un vieux pari, d'affronter tous nos adversaires, de les casser et de les obliger à nous reconnaître comme une force existante.
C'était également le moment de juger la valeur de nos effectifs, de nos partisans. C'était l'occasion de faire du 9 mars une date, une victoire. C'était, pour nous, montrer que nous n'étions pas un rassemblement électoral de farfelus, mais un mouvement solide, décidé, prêt à accepter le combat. Finalement, un affrontement nous amenait dix fois plus de publicité, attirait sur nous l'opinion nationale et internationale et obligeait les gens à choisir pour ou contre nous. C'est dans cet état d'esprit, cette ambiance, que nous sommes arrivés au 9 mars.
Le directeur de la salle, terrorisé, nous demanda d'assister à une table ronde avec les autorités afin que les mesures de sécurité soient prises normalement, comme cela se fait à chaque meeting, le rôle des autorités étaient de faire respecter l'ordre. Ainsi en serait-il d'un meeting gauchiste menacé d'une attaque, ainsi en est-il de toute manifestation.
La police se chargeait du maintien de l'ordre dans la rue, ce qui se passait dans la salle ne la regardant pas, étant du ressort des organisateurs. Comme d'habitude !
Ce faisant, notre S.O. devait se cantonner dans l'enceinte du Palais. Nous y avons monté la garde dès la veille au soir, afin d'éviter un nouveau coup comme l'attentat à l'explosif contre le St-Lambert de notre premier meeting ou de se garder d'une attaque éclair.
Jamais, durant la nuit et la journée, un seul de nos militants ne s'est montré hors de l'enceinte du Palais, conformément aux demandes des autorités, voulant respecter la légalité.

Nous avons équipé notre S.O. du matériel défensif indispensable, à cause des appels au meurtre proférés par la gauche depuis 15 jours. On n'affronte pas, en effet, les terroristes qui ont fait leurs preuves rue du renard (attaque-éclair), à Convention, Abbesses, Nanterre, les mains nues. Alors nous savions que nos adversaires allaient venir équipés de cocktails Molotov, barres de fer, casqués. Si nous refusons la violence offensive, conformément à la ligne politique définie au congrès, nous acceptons fermement la violence défensive, surtout quand il s'agit de mener un combat pour défendre notre liberté d'expression et il n'existe pas de demi-mesures en ce domaine. Il nous fallait tenir à tout prix.
C'est pourquoi nous avons puissamment équipé notre S.O.. d'un matériel de défense statique (bouclier, longues perches métalliques). Nous avons réparti les 500 membres de notre S.0. en 5 équipés :
- 3 dans le hall
- 1 dans les installations du Palais
- 1 dans la salle pour défendre la tribune.
Notre intention était de rester dans le Palais, mais, dès 19h30, nous constations à notre grand étonnement l'absence générale de forces de police sur place et aux alentours, ainsi qu'un début de concentration de gauchistes aux portes mêmes du Palais des Sports. Le problème pour nous était de rendre l'accès à la salle possible à nos invités, accès que les gauchistes tentaient d'empêcher.
A ce moment, nous contactons les autorités qui nous annoncent leur intention de ne pas intervenir, sauf si le Palais était investi par les gauchistes, c'est à dire qu'ils avaient l'intention de laisser se produire d'une part la concentration gauchiste, d'autre part les affrontements, se moquant éperdument que l'accès du Palais soit libre ou pas.
La police nous laissait donc seuls face aux gauchistes, ne comptant intervenir qu'après le choc. Il s'agissait d'un piège que nous devions déjouer sur-le-champ en forçant la police à intervenir pour dégager les abords du Palais. Pourquoi ce piège de la part de la police ? Parce que la police ne remplissant pas son rôle, refusait de protéger le meeting. Parce que la police, après l'affaire Deshaye, après l'affaire Guhot, était déconsidérée et avait besoin de redorer son blason. Marcelin [préfet de police de Paris] espérait l'affrontement entre extrémistes, pour choquer la presse, sa police n'intervenant que pour rétablir l'ordre menacé par les extrémistes, en tapant à droite et à gauche, selon le vieux principe du balancier. Il s'agissait donc d'un abandon de fonction et d'une manœuvre politique qui devait donner le beau rôle à la police qui apparaissaient comme le "redresseur de torts".
C'était hors de question pour nous, car il y aurait eu alors de nombreux morts, pas de meeting, des poursuites judiciaires, et peut être une dissolution du mouvement (pour montrer la fermeté du pouvoir quelques jours avant les élections).
C'est pourquoi le groupe n°1 de notre S.O. prit place dehors, sur le parvis du Palais des Sports, avec comme ordre formel de ne pas dépasser le trottoir y attenant, et de servir de paravent afin de protéger l'entrée de la salle à nos sympathisants qui commençaient à arriver. Enhardis par l'absence des forces de police, les gauchistes se groupaient en face du Palais, lançaient des pierres, bouteilles, boulons et fusées sur notre S.O. Leur nombre croissait, nous n'avions pas alors affaire aux gros des forces, mais aux Spontex ou Anars.
Face à nous, calmement, ils dépavaient comme en mai, la rue avec des pioches.
La situation ne pouvait plus en rester là. Le problème se posait à nous alors : soit laisser les gauchistes s'amasser, s'organiser et nous bombarder. Soit les disperser avant de reprendre notre position.
Nous avons attendu un quart d'heure, impassible sous les pavés, pensant que la police ferait son métier, auquel cas nous serions rentrés immédiatement dans l'enceinte du Palais. Mais la situation devenait intenable. Trois des nôtres étaient déjà touchés, les spectateurs ne pouvaient approcher, nous étions obligés de charger.
Nous le fîmes en deux fois, en ordre, avec discipline, avec comme unique souci de disperser les provocateurs afin que la place retrouve son calme. Mais la situation se pourrissait.
A 8h40, plus de mille gauchistes, dont plusieurs dizaines étaient casqués, nous faisaient face. L'excitation était croissante. Nous avons alors fait sortir le groupe n°2 en renfort sur le parvis afin de refaire une troisième charge, plus dangereuse, mais indispensable. A ce moment un gauchiste fait exposer une grenade offensive parmi ses camarades en voulant la lancer.
Les premiers cocktails se mirent à pleuvoir, l'un d'entre eux s'écrase sur le casque d'un militant mais ne prend heureusement pas feu. C'est à nouveau la charge, le corps à corps. Nous dispersons à nouveau les gauchistes quand éclatent de nouveaux cocktails qui explosent, cette fois, à nos pieds. De partout arrivent les gauchistes. Nous voyons alors apparaître le cortège organisé des 4000 gauchistes, casqués, armés face à nous. Nous faisons sortir le groupe n°4 pour tenir le choc qui devient inévitable. Plusieurs de nos amis sont sur les toits afin de défendre l'accès à la salle. C'est à ce moment là, qu'alertés par l'explosion de la grenade gauchiste, se rendant compte de la gravité des heurts, de la violence des combats qui se déroulaient depuis trois quarts d'heure, que la police intervint : c'est le choc brutal, une vague de feu qui s'abat que la place.
Nous restons sur nos positions et essayons de faire rentrer les spectateurs dans la salle. Il est 8h45. C'est l'émeute partout. Les métros sont occupés par les gauchistes, les rues sont barrées, les bus bloqués. Malgré cela, plus de 4000 personnes rentrent au Palais, sous la pluie des projectiles, et rejoignent les milliers de nos amis qui s'y trouvaient déjà.
Dehors les bagarres continuent, mais les gauchistes reviennent vite à la charge par les petites rues menant au Palais. La police s'immobilise alors en un cordon mais laisse les gauchistes s'approcher et nous bombarder de pavés.
La situation redevient la même qu'à 20h45, alors que le meeting commence et que la police regarde en spectateur, s'étant contentée de disperser le cortège gauchiste, mais les laissant nous harceler jusqu'à la fin du meeting.
Jamais nous n'aurons assez de mots pour louer le calme et la discipline de notre S.O. resté pendant des heures impassibles sous la pluie de pavés gauchistes, chargeant chaque fois que cela s'avérait nécessaire pour dégager les entrées du Palais des Sports.
Grâce à eux, nous avons gagné. Nous avons tenu le Palais. Nous avons déjoué le piège du régime en obligeant la police à intervenir. Nous avons réuni 5000 partisans qui, malgré les risques, n'ont pas hésité à nous rejoindre.
Pendant ce temps-là, depuis le début de l'après-midi, dans la salle, nous préparions les décorations. Chaque secteur avait amené une banderole. Une immense croix celtique était disposée devant la tribune; des stands d'adhésion et de renseignements étaient mis en place partout, une centaine de militantes étaient présentes pour percevoir les entrées, placer les gens, vendre notre documentation.
LE MEETING
L'ambiance dans la salle était totalement différente de celle de la Mutualité, la clientèle aussi. Les gens venus n'étaient plus les classiques habitués qui hantent nos milieux. Le Monde lui-même reconnaissait que le public était de condition modeste, résolu et déterminé, de tous âges, mais avec une forte majorité de gens de 30 ans, ce qui est très intéressant car les meetings nationalistes ont toujours été jusqu'à présent composé de deux catégories de gens : soit de très jeunes gens inorganisés, l'aspect folklorique, soit de personnes âgées, nostalgiques. Là, pour la première fois, nous avions un autre public, des gens venus non pour s'amuser, mais pour travailler, décidés à poursuivre ou à reprendre le combat; Ce sont ces gens-là qui ont toujours fait défaut à nos mouvements, ce sont eux qui seront les assises de notre parti. Ce sont ces gens-là qui sont un peu notre victoire du 9 mars.
L'ambiance était très chaude et si le besoin s'en était fait sentir, la salle tout entière se serait portée au combat, unanime aux côtés de nos camarades du S.O. L'intérêt de cette salle devait se concrétiser par de nombreuses adhésions (plus de 200) le soir même et la semaine suivante, sans compter les contacts renoués. Cela se vit également à la quête de la sortie (sortie sans incidents).
Les discours, quant à eux, furent actuels sans références au passé. Les erreurs de la Mutualité ne furent donc répétées. Pour nous, le pari était gagné; certes, 10 000 parisiens n'étaient pas présents, mais ils étaient 5 000, dans des conditions jamais vues pour un meeting. De plus, nombreuses sont les personnes qui n'ont pu atteindre le Palais. En effet le plus gros des bagarres se produisit entre 20h00 et 21h00, heure d'arrivée des spectateurs. Cela nous prouve que, dans des conditions normales, nous aurions fait salle comble.
Du reste, la presse et les gauchistes s'accordèrent à reconnaître que 5000 personnes présentes à notre meeting, ce soir-là, c'est 5000 assurées de venir à n'importe lequel de nos meetings, quelles qu'en soient les conditions.
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