lundi, 09 novembre 2009

Saint du Jour

source:Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

SAINT THÉODORE
Soldat, Martyr
(+ 304)



Saint Théodore, jeune soldat romain, est un des plus célèbres martyrs de l'Orient. Il naquit en Syrie, à la fin du IIIe siècle; il ne faut pas le confondre avec un autre Théodore, vieux soldat et martyr, dont la fête arrive le 7 février. Théodore faisait partie d'une légion romaine qui avait établi son quartier d'hiver dans la ville d'Amasia, où les édits persécuteurs étaient exécutés sévèrement.

Le jeune soldat, plein de l'amour de Jésus-Christ, dédaigna, malgré le péril, de cacher sa foi, et, au contraire, il se fit une gloire de la professer publiquement; aussi fut-il présenté comme chrétien au tribun de sa légion. Celui-ci lui demanda comment il osait professer une religion proscrite sous peine de mort: "Je ne connais point vos idoles, répondit-il; j'adore Jésus-Christ, Fils unique de mon Dieu. Je vous abandonne mon corps; vous pouvez le déchirer, le mettre en pièces, le livrer aux flammes. Si mes discours vous offensent, coupez-moi la langue. Dès que Dieu l'exige, je suis prêt à faire le sacrifice de chacun de mes membres." Le tribun et les juges, affectant d'être touchés de compassion pour sa jeunesse, se contentèrent de le menacer et le laissèrent en liberté.

Théodore ne songea qu'à gagner des âmes à Jésus-Christ, à fortifier les autres confesseurs de la foi et à les animer au martyre; il poussa même le courage jusqu'à mettre le feu au temple de la déesse Cybèle. Ce fut en vain qu'on essaya de lui faire exprimer quelques regrets à ce sujet: il brava toutes les menaces, comme il se rit de toutes les promesses. Il fut alors fouetté très cruellement et enfermé dans un cachot, sans nourriture, pour y mourir de faim. La nuit, le Sauveur vint le visiter, lui promit de le nourrir d'un aliment invisible et le fortifia pour le dernier combat. Cette visite donna à Théodore tant de joie, qu'il se mit à chanter les louanges de Dieu, et des Anges vêtus de blanc vinrent unir leurs voix à la sienne. Les geôliers et les gardes, le juge lui-même, furent témoins du miracle sans se convertir. On lui fit alors de belles promesses, et on lui dit que, s'il feignait seulement la moindre soumission, on le mettrait en liberté. Ayant répondu à ces nouvelles sollicitations avec une fermeté invincible, Théodore est alors déchiré avec des crochets de fer, on lui brûle les côtes avec des torches ardentes, puis on le condamne à être brûlé vif. Le vaillant soldat, placé sur le bûcher, se munit du signe de la Croix, et bientôt sa belle âme s'envola au Ciel.

DÉDICACE de la BASILIQUE du SAINT-SAUVEUR

En l'an 324


L'usage d'avoir des lieux spécialement destinés à la prière et au culte remonte à l'origine du monde. Toutefois, le premier temple consacré au vrai Dieu ne fut bâti que vers l'an 3000 après la création, à Jérusalem, par le roi Salomon. Ce prince en fit la dédicace l'an 3004; la cérémonie dura huit jours, et les Juifs en renouvelèrent chaque année la mémoire. Aux premiers siècles du christianisme, l'Église persécutée ne put bâtir de temples et dut célébrer les divins mystères dans des maisons particulières ou dans les catacombes, sur les tombeaux des martyrs.

Le Christ et Sa Croix rendirent Constantin victorieux de son rival Maxence. Ne marchandant pas sa reconnaissance, le grand empereur mit fin aux persécutions sanglantes, donna la liberté à l'Église et promulgua une loi par laquelle il permettait aux chrétiens de bâtir des églises dans tout son empire. Donnant lui-même l'exemple, Constantin fit construire un baptistère en 334, à l'endroit où le pape saint Sylvestre l'avait baptisé. Il fit aussi édifier les somptueuses basiliques de Ste-Croix-de-Jérusalem, réplique de celle du St-Sépulcre, et la basilique St-Pierre qu'il érigea sur le tombeau du prince des apôtres. Le pieux empereur fit également bâtir sur l'emplacement du palais des Laterani, pour servir d'église patriarcale et pontificale, la basilique du Saint-Sauveur, appelé aussi St-Jean de Latran. Le Pape saint Sylvestre fit, en 324, la dédicace de l'église de Saint-Sauveur, aujourd'hui Saint-Jean-de-Latran, à Rome.


En France, l'usage s'est généralisé de célébrer, l'anniversaire de la dédicace de toutes les églises.

Cette fête mérite de notre part un respect tout spécial: après la fête de l'Église du Ciel et de l'Église du purgatoire, c'est, en quelque sorte, la fête de l'Église de la terre. L'office de ce jour nous montre dans nos temples, d'après la Sainte Écriture, la maison de la prière, la maison de Dieu, un lieu saint, une image de la céleste Jérusalem, la porte du Ciel.

N'oublions jamais la sainteté de nos églises.

samedi, 07 novembre 2009

Saints du Jour en ce jour de Salva sancta parens

Fête    De la Sainte Vierge (Salve sancta parens)

Lecture du jour:

Epitre Si 24,14-16
Evangile Lc 11,27-28


A Padoue, la mise au tombeau de saint Prosdocime, premier évêque de cette ville. Ordonné évêque par le bienheureux Apôtre Pierre, il en reçut mission d'aller prêcher la parole de Dieu dans cette cité; il y brilla par beaucoup de vertus et de prodiges et fit une bienheureuse fin.
A Pérouse, saint Herculan, évêque et martyr.
Près de la cité de Schwelm, en Germanie, la passion de saint Englebert, évêque de Cologne. Comme il se rendait de Soest en cette localité pour y consacrer une église, il fut arrêté et couvert de blessures par des sicaires; il subit ainsi un glorieux martyre pour la défense de la liberté ecclésiastique et pour l'obéissance due à l'église romaine.
Le même jour, saint Amarand martyr. Ayant achevé le cours d'une existence fidèle, il fut enseveli près d'Albi, en Gaule, et son âme jouit de la gloire éternelle.
A Mélitène en Arménie, la passion des saints Hiéron, Nicandre, Hésyque et de trente autres martyrs, qui furent couronnés pendant la persécution de Dioclétien, sous le préfet Lysias.
A Amphipolis, en Macédoine, les saints martyrs Aucte, Taurion et Thessalonice.
A Ancyre, en Galatie, la passion des saints Mélasippe, Antoine et Carine, sous Julien l'Apostat.
A Alexandrie, le bienheureux évêque Achillas, remarquable par son érudition, sa foi, la sainteté de sa vie et la pureté de ses mœurs.
En Frise, la mise au tombeau de saint Willibrord, évêque d'Utrecht. Ordonné évêque par le pape saint Sergius, il prêcha l'évangile en Frise et au Danemark.
A Metz, en Gaule, saint Ruf, évêque et confesseur.
A Strasbourg, saint Florent évêque.

06:28 Publié dans Christianisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, catholicisme, saints du jour, martyrologe | |  Facebook

vendredi, 06 novembre 2009

Saint du Jour

source: Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

SAINT LÉONARD
Ermite, Patron des Prisonniers
(+ 559)


Parmi les jeunes seigneurs de la cour de Clovis qui abjurèrent le paganisme après la bataille de Tolbiac, il y avait un brillant officier nommé Léonard. Pour des hommes de cette trempe, la vertu commune ne suffit pas: il se fit moine. A l'école de saint Rémi, près duquel il se fixa, il fit de rapides progrès dans la vertu. "Il était, dit son historien, affable dans ses entretiens, fidèle à ses promesses, prodigue par ses aumônes, modeste en ses paroles, humble et simple en tout." Clovis, informé par la voix publique de sa sainteté et des merveilles que Dieu opérait par ses main, voulut le faire évêque; mais Léonard refusa:

"Eh bien! lui dit le roi, demandez-moi quelque grâce, je vous l'accorderai.

— O prince! dit Léonard, accordez-moi le pouvoir de visiter les prisons et de délivrer les prisonniers que je jugerai dignes de cette faveur." Clovis fut heureux d'y consentir. Le saint moine passa quelques temps à Orléans, près de saint Mesmin, abbé de Mici, pour se former aux règles de la vie monastique, puis il traversa le Berry, où il prêcha la foi à des populations encore païennes et obtint un succès immense par sa parole et par ses nombreux miracles. De là il se rendit en Aquitaine et chercha un lieu solitaire pour se livrer à la prière et à la contemplation des choses célestes. Il trouva cette retraite dans une forêt, près de Limoges, et y mena, pendant vingt ans, une vie plus angélique qu'humaine, dont Dieu seul a le secret, mais que nous pouvons nous représenter en nous reportant à la vie des plus illustres anachorètes.

A sa parole, une source d'eau vive sortit de terre pour alimenter son ermitage. La solitude de ces lieux autrefois sauvages fut bientôt envahie. Une infinité de malades se faisaient transporter auprès du Saint et obtenaient leur guérison; d'autres venaient entendre sa parole et recevoir ses avis. Mais surtout les prisonniers échappés de leur cachot par l'effet de ses prières venaient lui présenter leurs fers en hommage, et recevoir de lui les leçons de la pénitence et de la vie chrétienne.

10:20 Publié dans Christianisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, catholicisme, saint du jour, saint léonard | |  Facebook

jeudi, 05 novembre 2009

Saint du Jour

SAINTE SYLVIE
Mère de Saint Grégoire le Grand (+ 592)


Grande dame romaine qui consacra sa vie à son fils, le pape Grégoire, le Grand, si attentive à sa santé fragile qu'elle se préoccupait même jusqu'aux détails des menus de ses repas en achetant à son intention les meilleurs fruits et légumes frais sur les marchés romains.

On peut voir son portrait dans le monastère que son fils avait fondé avant d'être prêtre sur la colline du Scaurus à Rome.

09:13 Publié dans Christianisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : christianisme, catholicisme, saint du jour, saint sylvie | |  Facebook

mercredi, 04 novembre 2009

Saint du Jour

source: Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.SAINT CHARLES BORROMÉE
Archevêque de Milan
(1538-1584)



Saint Charles Borromée, né au sein de l'opulence et des grandeurs, devait être l'un des plus illustres pontifes de l'Église. Neveu du Pape Pie VI, Charles était cardinal avant l'âge de vingt-trois ans.

Après son élévation au sacerdoce, il fut promu à l'archevêché de Milan. Ce beau diocèse était alors dans une désorganisation complète: peuple, clergé, cloîtres, tout était à renouveler. Le pontife se mit à l'oeuvre, mais donna d'abord l'exemple. Il mena dans son palais la vie d'un anachorète; il en vint à ne prendre que du pain et de l'eau, une seule fois le jour; ses austérités atteignirent une telle proportion, que le Pape dut exiger de sa part plus de modération dans la pénitence.

Il vendit ses meubles précieux, se débarrassa de ses pompeux ornements, employa tout ce qu'il avait de revenus à l'entretien des séminaires, des hôpitaux, des écoles, et au soulagement des pauvres honteux et des mendiants. Son personnel était soumis à une règle sévère; les heures de prières étaient marquées, et personne ne s'absentait alors sans permission. Les prêtres de son entourage, soumis à une discipline encore plus stricte, formaient une véritable communauté, qui donna à l'Église un cardinal et plus de vingt évêques.

L'archevêque transforma le service du culte dans sa cathédrale et y mit à la fois la régularité et la magnificence. Toutes les oeuvres nécessaires furent fondées, et l'on vit apparaître partout un renouveau de vie chrétienne. Ce ne fut pas sans de grandes épreuves. Saint Charles reçut un jour, un coup d'arquebuse, pendant qu'il présidait à la prière dans sa chapelle particulière; le Saint continua la prière sans trouble.

On sait le dévouement qu'il montra pendant la peste de Milan. Il visitait toutes les maisons et les hôpitaux, et sauva la vie à soixante-dix mille malheureux. Les pieds nus et la corde au cou, le crucifix à la main, il s'offrit en holocauste. Il mourut sur la cendre, à quarante-six ans.


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

mardi, 03 novembre 2009

Saint du Jour

source: Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.SAINT HUBERT
Patron des Chasseurs, Évêque
(657-727)



Saint Hubert était un prince de la lignée de Clovis, roi de France. Il avait douze ans quand, au milieu d'une chasse, il vit un ours furieux se jeter sur son père et l'étreindre de ses griffes redoutables. À ce spectacle, il poussa un cri vers le Ciel: "Mon Dieu, faites que je sauve mon père!" Aussitôt, se jetant sur l'animal féroce, il lui donne le coup de la mort. C'est là, sans doute, le premier titre de saint Hubert à sa réputation de patron des chasseurs.

Plus tard, Hubert chassait, un Vendredi saint, dans la forêt des Ardennes, ce qui était une chose peu convenable pour un chrétien. Soudain, un beau cerf, qu'il poursuit avec ardeur, s'arrête et lui fait face. Entre les cornes de l'animal brille une Croix éclatante, et une voix prononce ces paroles:

"Hubert! Hubert! Si tu ne te convertis pas et ne mènes pas une vie sainte, tu descendras bientôt en enfer.

— Seigneur, s'écrie le jeune prince, que voulez-Vous que je fasse?

— Va vers l'évêque Lambert, il t'instruira."


Bientôt Hubert renonce à tous ses droits sur la couronne d'Aquitaine, se revêt d'un costume de pèlerin et s'achemine vers Rome. Comme il arrivait au tombeau des saints Apôtres, le Pape Sergius, dans une vision, apprenait le meurtre de l'évêque Lambert, victime de son zèle pour la défense de la sainteté conjugale, et il recevait l'ordre d'envoyer à sa place le pèlerin qui arrivait en ce moment, pour prier, à la basilique de Saint-Pierre. Le Pontife trouva en effet l'humble pèlerin, lui fit connaître les ordres du Ciel, et Hubert, malgré sa frayeur et ses larmes, dut se soumettre à la Volonté de Dieu.

De retour en sa patrie, il fonda l'évêché de Liège, où il fit briller toutes les vertus des Apôtres. Sa douce et persuasive éloquence captivait les foules; il parlait quelquefois pendant trois heures consécutives, sans qu'on se lassât de l'entendre. A la puissance de la parole il joignait celle des miracles. A sa prière, les démons abandonnaient le corps des possédés, les flammes de l'incendie s'éteignaient, la sécheresse désastreuse cessait tout à coup pour céder la place à une pluie féconde: "Le Dieu d'Élie est le nôtre, disait-il, implorons-Le dans la prière et le jeûne; la miséricorde fera le reste."

Une voix céleste lui dit un jour: "Hubert, dans un mois tes liens seront brisés." Il se prépara pieusement à la mort, et, après avoir chanté le Credo et entonné le Pater, il rendit son âme à Dieu. On l'invoque spécialement contre la rage et contre la peur.

lundi, 02 novembre 2009

LA COMMÉMORATION des FIDÈLES TRÉPASSÉS

source: Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
La Commémoration des Morts est le complément de la fête de la Toussaint: ces deux jours nous rappellent et nous montrent en action, d'une manière excellente et sublime, ce dogme consolant appelé par l'Église la Communion des Saints. La terre, le purgatoire, le Ciel, sont la même Église de Jésus-Christ en des états différents; les fidèles vivants, les défunts dont l'âme a besoin d'être purifiée, les élus déjà parvenus au sein de la gloire, sont tous frères; les uns ont été hier ce que nous sommes, et demain, avec le secours de la grâce, nous serons ce qu'ils sont eux-mêmes. Pleurons nos défunts, revêtons-nous de deuil à la mort de nos parents et de nos amis, gardons leur souvenir; mais cela ne suffit pas: nous devons prier pour eux.

La foi nous enseigne qu'entre la terre et le Ciel il y a un lieu intermédiaire appelé purgatoire, lieu de purification, où les âmes des élus dont la pureté n'est pas parfaite expient, dans un feu mystérieux, mais redoutable, le reste de leurs fautes. Dieu est si pur, Dieu est si saint, que nul ne peut voir Sa face à découvert ni être admis en Sa présence, s'il n'est exempt de la plus légère souillure. Nous avons tous à craindre pour nos défunts que leur âme ne soit retenue captive dans ce lieu d'expiation; ne nous rassurons pas trop vite sur leur entrée au Ciel; prions pour eux, offrons à Dieu, pour leur soulagement, nos bonnes oeuvres, nos souffrances, les indulgences, surtout le Saint Sacrifice de la Messe. Ces âmes demandent à grand cri notre secours, elles se plaignent de notre abandon; nos prières et nos bonnes oeuvres sont pour elle une rosée rafraîchissante, une douce consolation, une cause de diminution de leurs souffrances, un moyen de plus prompte délivrance.

La Vie des Saints, par mille traits du plus haut intérêt, nous rappelle ce que l'Église de la terre doit à celle du purgatoire. Si nos chers défunts viennent rarement, par des apparitions, secouer notre négligence et réveiller notre charité trop oublieuse, puissions-nous du moins souvent, chaque jour, être hantés par cette pensée: "Les âmes souffrantes m'implorent; je puis facilement leur venir en aide; à l'oeuvre, sans retard et sans trêve!" La dévotion envers les âmes du purgatoire aura pour nous-mêmes un double résultat salutaire: elle nous fera craindre les moindres fautes, parLA COMMÉMORATION des FIDÈLES TRÉPASSÉS


La Commémoration des Morts est le complément de la fête de la Toussaint: ces deux jours nous rappellent et nous montrent en action, d'une manière excellente et sublime, ce dogme consolant appelé par l'Église la Communion des Saints. La terre, le purgatoire, le Ciel, sont la même Église de Jésus-Christ en des états différents; les fidèles vivants, les défunts dont l'âme a besoin d'être purifiée, les élus déjà parvenus au sein de la gloire, sont tous frères; les uns ont été hier ce que nous sommes, et demain, avec le secours de la grâce, nous serons ce qu'ils sont eux-mêmes. Pleurons nos défunts, revêtons-nous de deuil à la mort de nos parents et de nos amis, gardons leur souvenir; mais cela ne suffit pas: nous devons prier pour eux.

La foi nous enseigne qu'entre la terre et le Ciel il y a un lieu intermédiaire appelé purgatoire, lieu de purification, où les âmes des élus dont la pureté n'est pas parfaite expient, dans un feu mystérieux, mais redoutable, le reste de leurs fautes. Dieu est si pur, Dieu est si saint, que nul ne peut voir Sa face à découvert ni être admis en Sa présence, s'il n'est exempt de la plus légère souillure. Nous avons tous à craindre pour nos défunts que leur âme ne soit retenue captive dans ce lieu d'expiation; ne nous rassurons pas trop vite sur leur entrée au Ciel; prions pour eux, offrons à Dieu, pour leur soulagement, nos bonnes oeuvres, nos souffrances, les indulgences, surtout le Saint Sacrifice de la Messe. Ces âmes demandent à grand cri notre secours, elles se plaignent de notre abandon; nos prières et nos bonnes oeuvres sont pour elle une rosée rafraîchissante, une douce consolation, une cause de diminution de leurs souffrances, un moyen de plus prompte délivrance.

La Vie des Saints, par mille traits du plus haut intérêt, nous rappelle ce que l'Église de la terre doit à celle du purgatoire. Si nos chers défunts viennent rarement, par des apparitions, secouer notre négligence et réveiller notre charité trop oublieuse, puissions-nous du moins souvent, chaque jour, être hantés par cette pensée: "Les âmes souffrantes m'implorent; je puis facilement leur venir en aide; à l'oeuvre, sans retard et sans trêve!" La dévotion envers les âmes du purgatoire aura pour nous-mêmes un double résultat salutaire: elle nous fera craindre les moindres fautes, par le souvenir des châtiments qui devront les expier; elle attirera sur notre âme, après notre mort, les miséricordes divines promises aux coeurs miséricordieux.


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
.

dimanche, 01 novembre 2009

Nouvelles litanies Normandes

Nouvelles litanies normandes des garçons à marier

(à réciter pied nus, à l'époque de la pleine lune, au lever et au coucher du soleil)

Par Caroline

Saint Didier, je veux me marier.

Saint Florentin, que ce soit demain.

Saint Léandre, je ne peux plus attendre.

Saint Eperdu, j'ai trop attendu.

Saint Léger, qu'elle ait sa fleur d'oranger.

Saint Christine, qu'elle ait la jambe fine.

Sainte Eugénie, qu'elle soit bien fournie.

Sainte Cunégonde, qu'elle soit blonde.

Sainte Opportune, qu'elle soit brune.

Saint Adrien, cela ne fait rien.

Saint Léon, pourvu qu'elle ait du pognon.

Saint Thomas, qu'elle ne me trompe pas.

Saint Hilaire, qu'elle ait du caractère.

Sainte Alice, qu'elle m'obéisse.

Saint Simon, qu'elle ne dise jamais non.

Saint Fabien, qu'elle m'aime bien.

Saint Isidore, qu'elle m'adore.

Saint Cyprien, je lui rendrai Bien.

Saint Anatole, qu'elle ne soit pas folle.

Saint Eloi, que de moi!

Saint Joachim, je veux faire une fin.

Saint Benoit, ayez pitié de moi.$

Sainte Madeleine, qu'elle s'amène.

Saint Médard, sans retard.

Saint Perpétu, je n'y tiens plus.

Nouvelles litanies des filles normandes à Marier

( à réciter plusieurs fois sans s'arrêter )

par Caroline

Sainte Marie, faites que je me marie.

Sainte Sylvie, j'en ai bien envie.

Sainte Claire, avec le fils de not'maire.

Saint Gervais, avec not'juge de paix.

Saint Clément, avec le receveur d'enregistrement.

Saint Didier, avec l'agent voyer.

Saint Ester, avec le notaire

Saint Lucien, avec le musicien

Saint Firmin, avec le sacristain

Saint Marcel, avec le maître d'hôtel.

Saint Clotaire, avec not'propriétaire.

Saint Léon, avec le mitron.

Saint Cloud, donne moi un époux.

Saint Gaston, qu'il soit beau garçon.

Saint Gratien, qu'il se porte bien.

Saint Grégoire, qu'il fasse bien son devoir.

Saint Théodore, faites qu'il m'adore.

Sainte Charlotte, que je porte la culotte.

Saint Bernard, qu'il ne soit pas bavard.

Saint Gaëtan, qu'il m'aime tendrement.

Sainte Brigitte, envoyez le moi vite.

Saint Godefroy, cela se conçoit.

Saint Fortuné, envoyer le sans tarder.

Sainte Renée, je suis très pressée.

Sainte Catherine, je compte sur votre Bonté divine.

10:08 Publié dans Christianisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : normandie, tradition, litanies, religion catholique, mariage, normandes, normands | |  Facebook

Lectures du Jour (Epitre et évangile seulement en Français) sans l'ordinaire de la Messe

Fête de tous les Saints

1er Novembre

Introït

Réjouissons-nous tous dans le Seigneur, célébrant ce jour de fête en l'honneur de tous les saints; les anges s'en réjouissent et en louent le Fils de Dieu. Ps. Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur; c'est aux coeurs droits que sied la Louange.

Gloire....

Réjouissons-nous...

Gaudeamus omnes in Domino, diem festum celebrantes sub honore sanctorum omnium: de quorum solemnitate gaudent angeli, et collaudant Fillium Dei. Ps. Exsultate, justi, in Domino; rectos decet collaudatio.

Gloria...

Gaudeamus...

Collecte. O Dieu tout-puissant et éternel, qui nous faites honorer, dans une même solennité, les mérites de tous vos saints: veuillez, à la prière de si nombreux intercesseurs, répandre sur nous l'abondance tant désirée de vos miséricordes. Par...

Epître

En ces jours-là: Moi, Jean, je vis un ange qui montait du côté où le soleil se lève, tenant à la main le sceau du Dieu vivant, et il cria d'une voix forte aux quatre anges, à qui il avait été donné de nuire à la terre et à la mer en disant: Ne nuisez ni à la terre, ni à la mer, ni aux arbres jusqu'à ce que nous ayons marqué au front les serviteurs de notre Dieu. Et j'entendis le nombre de ceux qui avaient été marqués, était de cent quarante quatre mille, de toutes les tribus d'Israël: de la tribu de Juda, douze mille; de la tribu de Ruben, douze mille; de la tribu de Gad, douze mille; de la tribu d'Aser, douze mille; de la tribu de Nepthali, douze mille; de la tribu de Manasses, douze mille; de la tribu de Siméon, douze mille; de la tribu de Lévi, douze mille; de la tribu d'Issachar, douze mille; de la tribu de Zabulon, douze mille; de la tribu de Joseph douze mille; de la tribu de Benjamin, douze mille.

Je vis ensuite une grande multitude, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue, debout devant le trône et devant l'Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main; et ils disaient à haute voix: Gloire à notre Dieu, qui est assis sur le trône, et gloire à l'Agneau.

Et tous les anges se tenaient debout autour du trône, des vieillards, et des quatre animaux; et s'étant prosternés le visage contre terre devant le trône: Amen. Bénédiction, gloire, sagesse, actions de grâces, honneur, puissance et force à notre Dieu dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Graduel. Timete Dominum, omnes sancti ejus: quoniam nihil deest timentibus eum Inquirentes autem Dominum non deficient omni bono.

Alleluia, alleuia. Venite ad me omnes qui laboratis et onerati estis et ego reficiam vos. Alleluia

Evangile

En ce temps-là, Jésus voyant les foules, monta sur une montagne; il s'assit et ses disciples se placèrent auprès de lui. Prenant alors la parole, il les instruisait, en disant: Heureux les pauvres d'esprit, parce que le royaume de cieux leur appartient. Heureux ceux qui sont doux, parce qu'ils posséderont la terre. Heureux ceux qui pleurent, parce qu'ils seront consolés. Heureux ceux qui ont faim et soif de la Justice, parce qu'ils seront rassasiés. Heureux ceux qui sont miséricordieux , parce qu'ils seront traités avec miséricorde. Heureux ceux qui ont le coeur pur, parce qu'ils verront Dieu. Heureux les pacifiques parce qu'ils seront appelés enfants de Dieu. Heureux ceux qui souffrent persécution pour la justice, parce que le royaume des cieux leur appartient.

Vous serez heureux quand les hommes vous maudiront, vous persécuteront, vous accableront de calomnies à cause de moi.

Réjouissez-vous alors et soyez dans l'allégresse, car une grande récompense vous est préparée dans le ciel.

Credo

Offertoire. Justorum animae in manu Dei sunt, et non tanget illos tormentum malitiae: visi sunt oculis inspientium mori, illi autem sunt in pace.

Secrète. Puisssent, Seigneur, les dons que nous vous offrons en témoignage de notre dévotion, vous agréer, en considération de vos saints, et  nous devenir salutaires par  votre miséricorde. Par...

Préface commune. Il est bienn juste, raisonnable et salutaire de vous rendre grâce en tout temps et en tous lieux, Seigneur saint, Père tout-puissant,Dieu éternel, par le Christ, Notre Seigneur. Par lui les anges louent votre majesté, les Dominations l'adorent, les Puissances la révèrent, les Cieux, les Vertus des cieux et les bienheureux Séraphis, dans un commun transport, la célèbrent. Daignez ordonner, ô Dieu, que nos voix suppliantes puissent se mêler aux leurs en disant:

Santus. Saint, saint, saint est le Seigneur, le Dieu des armées. le ciel et la terre sont pleins de votre gloire. Hosanna au plus haut des cieux!Béni celui, qui vient au Nom du Seigneur. Hosanna au plus haut des cieux!

Sanctus, sanctus, sanctus, Dominus Deus Sabaoth. Pleni sunt caeli et terra gloria tua. Hosanna in excelsis. Benedictus qui venit  in nomine Domini. Hosanna in excelsis.

Communion. Beati mundo corde quoniam ipsi Deum videbunt/ beati pacifici, quoniam filii Dei vocabuntur: beati qui persecutionem patiuntur propter justitiam, quoniam ipsorum est regnum caelorum.

Postcommunion. Daignez, Seigneur, accorder à vos peuples fidèles d'honorer toujours tous vos saints avec joie et d'être protégés par leur persévérante intercession. Par...

 

Toutes les notes