mardi, 29 décembre 2009

Apprentissage de la lecture : entretien avec le docteur Ghislaine Wettstein-Badour

source: SOS Education

Roman Bernard : Quel jugement portez-vous sur l’apprentissage actuel de la lecture ?

Ghislaine Wettstein-Badour : Les pédagogies actuelles sont contraires au fonctionnement du cerveau. On contraint les enfants à découvrir seuls le code alphabétique de la langue. Ce qui implique beaucoup d'erreurs au niveau de la reconnaissance des sons et des lettres correspondantes. Pire, on amène leur cerveau à opérer comme il le ferait s’il était atteint de lésions graves. Les élèves qui sont victimes de difficultés de distinction des sons ou des formes, de perturbations de la latéralisation, d’insuffisance de maîtrise du graphisme, ne parviennent pas à comprendre le sens d’un texte et/ou ne peuvent reproduire l’oral par écrit. Or, ces enfants, qui ne doivent pas être considérés comme des cas pathologiques, représentent à peu près la moitié des élèves de grande section de maternelle et de CP. D’autre part, parmi ceux qui parviennent à lire, beaucoup développeront ultérieurement une dysorthographie (mauvaise maîtrise de l'orthographe) parce qu’ils n’auront pas acquis les connaissances de base de la langue écrite.

R.B. : Est-il profitable d’initier les enfants à la lecture et à l’écriture dès les classes maternelles ?



G.W.-B. : Le rôle des classes maternelles a été redéfini il y a quelques années pour inclure la grande section dans le cycle II des apprentissages fondamentaux (Cycle II : GSM, CP, CE1). Cette classe constitue donc le premier pas vers l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. A cet âge où beaucoup d’enfants sont encore incapables de bien distinguer les sons des formes et où la maîtrise de la main est encore hésitante, l’apprentissage n’est souhaitable que s’il s’accompagne d’un très important travail sur la correspondance des sons et des signes, sur le graphisme, la latéralisation, etc. La seule pédagogie qui doive être utilisée est la méthode alphabétique. Elle correspond aux attentes du cerveau pour placer les enfants à l’abri des confusions de sons et de lettres. Il faut proscrire formellement les techniques d’apprentissage globales, qui demandent de « reconnaître des mots » (prénoms, différents mots-outils présentés sur des étiquettes, etc.). Plus l’enfant est jeune, plus cet usage est dangereux. Si l’apprentissage de l’écrit est réalisé sans prendre en compte les exigences du fonctionnement du cerveau, il devient une source de difficultés majeures pour l’avenir. De même, écrire avec des majuscules d’imprimerie, certes plus simples à réaliser que les minuscules, est une aberration car cette graphie, réservée aux initiales des noms propres, est très minoritaire dans les livres. Quant aux petites et moyennes sections, elles devraient se contenter d’aider au perfectionnement du langage oral, à l’enrichissement du vocabulaire, au travail sur les sons, à l’acquisition du repérage spatial, au développement du graphisme. C’est ce que faisaient les anciennes classes de maternelle. On ne peut que regretter que l’apprentissage de l’écrit empiète de plus en plus sur le cycle I car le cerveau de l’enfant n’est pas encore assez évolué à cet âge pour rendre cette activité bénéfique.

R.B. : Quelle approche de la lecture et de l’écriture proposeriez-vous aux enfants ?

G.W.-B. : L’approche de la lecture que je propose est issue des travaux de recherche appliquée que je poursuis sur ce sujet depuis 40 ans. Elle est dictée par les exigences de fonctionnement du cerveau, que les neurosciences permettent de mieux comprendre, surtout depuis ces 20 dernières années.

Une bonne pédagogie de la lecture doit être :

- alphabétique, c’est-à-dire de partir des sons de base de la langue qu’il faut apprendre à distinguer les uns des autres et y faire correspondre les signes graphiques qui les représentent ;
- plurisensorielle (faisant appel à plusieurs sens) en faisant participer bien évidemment la vue et l’ouïe, mais aussi le toucher par l’usage de lettres rugueuses ;
- motrice, en travaillant la latéralisation corporelle et dans l’espace ainsi que la distinction des formes par le geste et l’emploi de lettres mobiles;

Elle doit aussi proposer l’apprentissage en faisant en sorte que l’élève ne se trouve jamais en présence d’une phrase dont il n’a pas appris toutes les correspondances phono-graphémiques (entre les sons et les signes) et/ou qui contienne des mots se terminant par une lettre qui ne se prononce pas (sauf quand il est possible d’expliquer sa présence). De plus, chaque phrase ou texte doit être l’occasion d’apprendre du vocabulaire et de permettre de s’entraîner à la reformulation et au résumé de texte, ce qui est un exercice essentiel pour développer les facultés d’analyse et de synthèse. Enfin, l’apprentissage de la lecture doit impérativement être associé à celui de l’écriture car l’un et l’autre se renforcent mutuellement.

C’est à partir de ces principes essentiels que le docteur Ghislaine Wettstein-Badour a construit la méthode « Bien lire, bien écrire ». Sa diffusion auprès de parents et d’enseignants qui l’appliquent dans leurs classes montre son efficacité et les nombreux témoignages qu'elle a reçus lui ont apporté la satisfaction de voir que les enfants portent beaucoup d’intérêt à cet apprentissage et acquièrent à la fois la possibilité d’accéder au sens de l’écrit et le goût de lire qui en dépend.

Collège unique et violence à l'école

source: SOS Education

Les statistiques de l'Éducation nationale laissent apparaître une constante : les collèges et les lycées professionnels sont beaucoup plus touchés que les lycées d'enseignement général et technologique.

Le système informatique de recueil des actes de violence Signa, mis en place par le ministère de l'Éducation nationale en 2001, avait recensé, en 2005-2006, plus de dix faits de violence par an dans les établissements du second degré. Les lycées professionnels arrivaient en tête, avec une moyenne de 15 faits par an et par établissement, suivis par les collèges, 14,8 faits, puis par les lycées, avec 10 faits « seulement ». Soit un tiers d'incidents en plus dans les lycées « pro » et les collèges que dans les lycées généraux et technologiques.

Encore ce recensement des violences scolaires par Signa n'était-il pas exhaustif : le quart des collèges et lycées de Seine-Saint-Denis n'avaient pas répondu.Le logiciel Signa a été, par la suite, remplacé par le logiciel Sivis. Une enquête réalisée avec ce nouvel instrument de mesure de décembre 2007 à février 2008 renforce les conclusions de l'enquête Signa : les lycées professionnels et les collèges sont plus de trois fois plus violents que les lycées généraux et technologiques.

Comment expliquer un tel décalage ? Si l'on en croit l'historien Philippe Conrad, dans une étude pour l'Institut de recherche indépendant pour l'éducation (IRIÉ) (« Violences scolaires, le témoignage de l’Histoire », octobre 2008), les violences scolaires sont pour une part importante liées à la massification de l'enseignement induite par le collège unique. Si les violences scolaires ont toujours existé, leur caractère anomique commence avec les années 1970, quand il a été décidé que tous les écoliers de France poursuivraient leurs études au collège, en vue de poursuivre au lycée.

Cette politique, qui revenait à imposer un cursus général à des élèves plus doués pour des activités manuelles, a fait fi de la diversité des aptitudes et des aspirations des enfants. Sous prétexte d'égalité, on a enfermé tous les élèves dans un même moule, qui ne pouvait convenir à certains.

Les effets pervers de cette politique ont été renforcés par l'objectif, affirmé durant les années 1980, de conduire 80 % d'une classe d'âge au baccalauréat. Il a été décidé, pour que chacun ait une chance d'accéder aux études universitaires et générales, que le plus d'élèves possible devrait pouvoir suivre, le plus longtemps possible, le cursus général y menant. Avec des élèves ne suivant pas le rythme du collège, et arrivant en 4e, puis en 3e, avec un retard tel qu'ils décrochaient complètement par rapport aux autres élèves. Des classes aussi hétérogènes favorisent le ressentiment des élèves lâchés à l'égard des premiers de classe, voire des professeurs. Les violences en découlent nécessairement.

Ces élèves violents, orientés vers le lycée professionnel à l'issue de la 3e, savent par ailleurs que la voie qui leur a été imposée est une « voie de garage », voire une « poubelle ». Rien d'étonnant, donc, à ce qu'ils reproduisent les comportements qui les avaient fait sortir du cursus général.

L'échec de ces élèves est-il une fatalité ? Nous pensons à SOS Éducation que non, que beaucoup de ces élèves considérés comme perdus pour les études auraient pu réussir s'ils avaient été orientés plus tôt vers des voies mieux adaptées à leurs compétences. L'enfermement dans le collège unique les a empêchés de se diriger à temps vers des voies qui leur auraient permis d'apprendre un métier, ce qui, sur la durée, peut être plus profitable que de continuer dans la voie générale : les plombiers, les boulangers, ont des salaires souvent bien supérieurs à ceux des employés, et ont leur propre affaire.

L'une des solutions à la violence à l'école passe par la fin du collège unique et le retour à des enseignements différenciés, orientant les élèves selon leurs aptitudes vers différentes filières, dont la professionnelle et la technologique, dès la classe de 5e. Bien sûr, il faudrait, pour les élèves qui révèleraient sur le tard des capacités à suivre des études générales, des passerelles entre les filières.

Roman Bernard

dimanche, 06 décembre 2009

Le Scoutisme

Article de Thibault et de Caroline

Plusieurs personnes nous ont demandé de parler de nos activités en dehors de la politique pure et dure.

On va déjà commencer à parler d'une de nos activités en direction des jeunes, car même si on est jeunes nous mêmes, on ne doit pas oublier que l'histoire continue.

Le scoutisme, c'est l'éducation de jeunes par des jeunes en coopération avec l'éducation faite par les Parents.

Le scoutisme depuis sa création y a plus de 100 ans au Royaume Uni par un colonel de l'armée Britannique, a permis de sortir de la délinquance certains jeunes et casser les différences sociales en les mettant sous un même uniforme et de les faire progresser ensemble.

Sur le continent européen, le scoutisme est apparu sous plusieurs formes, que ce soit dans des écoles Catholiques tenues par les Jésuites comme la 1ère Mouscron du Révérend Père Jacques Sevin ou dans des mouvements non-confessionnels dans le sud de la France avec les Eclaireurs Saint Michel et un tas de petites associations.

Les membres sont appelés « scouts » (suivant le terme anglais international d'origine) ou parfois « éclaireurs » (sa traduction) dans les pays francophones. Au sens strict, ces termes désignent les jeunes gens âgés de 11 à 14 ans ou de 11 à 17 ans (lorsque le mouvement est dit unitaire). Dans les pays francophones, les plus jeunes sont communément appelés des « louveteaux », « louvettes » ou « jeannettes », et les plus âgés des « scouts », « guides », « pionniers », « caravelles », « compagnons », « routiers », « aînés », etc.
Le guidisme est l'équivalent féminin du scoutisme. A partir des années 1970, certains mouvements scouts ont fait le choix de la mixité (ou de la « co-éducation ») dans les unités, tandis que d'autres conservent aujourd'hui des unités exclusivement masculines ou féminines.

Le scoutisme est fondé sur un principe pédagogique qui cherche à donner des responsabilités à l’enfant et à l’adolescent (on est loin de notre chère education "nationale") et à épanouir sa vie sociale dans le respect des valeurs traditionnelles de son milieu social. il s'agit donc la d'un positionnement identitaire, enraciné, traditionnel et communautaire...

Fréquemment et de manière régulière, le scoutisme propose des camps dans la nature et des activités d’entraide, de bienfaisance, humanitaires. il s'agit donc de promouvoir l'action écologique et l'action sociale... comme la mouvance identitaire...

Le scoutisme offre la possibilité aux jeunes de progresser selon des valeurs et selon des compétences. Il permet aux jeunes d’améliorer leur personnalité en les conscientisant sur la nécessité de cheminer selon les trois devoirs : le devoir spirituel, le devoir envers les autres et finalement, le plus important, le devoir envers soi-même.
Ce mouvement permet également aux jeunes, par l’acquisition de compétences, d’augmenter leur confiance en soi et leur estime personnel bref, de devenir de meilleures personnes.

On peut aussi citer la Loi Scout même si elle n'est utilisée uniquement que dans les mouvements de confession catholique.

Le scout met son honneur à mériter confiance

Le scout est loyal à son pays, ses parents, ses chefs et ses subordonnés

Le scout est fait pour servir et sauver son prochain

Le scout est l’ami de tous et le frère de tout autre scout

Le scout est courtois et chevaleresque

Le scout voit dans la nature l’œuvre de Dieu, il aime les plantes et les animaux

Le scout obéit sans réplique et ne fait rien à moitié

Le scout est maître de soi, il sourit et chante dans les difficultés

Le scout est économe et prend soin du bien d’autrui

Le scout est pur, dans ses pensées, ses paroles et ses actes

 

Nous préparons un carnet de chants de Traditions avec des chants militaires, religieux, qui sont connus aussi bien dans les mouvements scouts ou dans l'armée ou dans d'autres mouvements comme le MJCF ou France Jeunesse Civitas.

Si vous voulez nous aider c'est facile. Vous nous contacter à l'adresse: normandieunie@gmail.com

Le projet de carnet de chant est téléchargeable sur le blog.

 

 

lundi, 30 novembre 2009

Les instituteurs avant Jules Ferry

source: SOS Education

Les instituteurs avant Jules Ferry (cahier n° 33)

Par Philippe Conrad, historien, chargé de recherche à l’IRIÉ.

Après le désastre que fut, en matière éducative, la grande commotion nationale issue de l’ épisode révolutionnaire et après le peu d’intérêt manifesté par Napoléon et la Restauration pour l’enseignement primaire, la question de l’école ne revient véritablement sur le devant de la scène qu’avec la Monarchie de Juillet (1830-1848). Le ministère Guizot (1833-1837) marque de ce point de vue un réel tournant.

En imposant l’ouverture d’une école dans chaque commune de France, il ouvre la voie à une massification de l’enseignement primaire et à un réel processus de maillage éducatif du territoire national. En pleine phase d’expansion démographique et industrielle de la France, le projet va contribuer à faire surgir une figure nouvelle : celle de l’instituteur. Issu de milieu modeste, travailleur, assidu à la tâche, ce dernier va progressivement occuper un rôle de plus en plus important dans la vie des bourgs et les villages. Pour Guizot, il doit posséder une rare mélange de douceur et de fermeté car il est l’inféÉrieur de bien du monde dans une commune, et il ne doit être le serviteur dégradé de personne ; n’ignorant pas ses droits mais pensant surtout à ses devoirs ; donnant à tous l’exemple, servant à tous de conseiller, surtout ne cherchant point à sortir de son état, content de sa situation parce qu’il y fait du bien, décidé à vivre et à mourir dans le sein de l’école, au service de l’instruction primaire qui est pour lui le service de Dieu et des hommes.

Derrière cet idéal noble se cachent néanmoins souvent des conditions de vie précaire et des émoluments modestes. La situation s’améliore partiellement avec le ministère Duruy. Mais c’est avec le tournant gambettiste de 1880 que l’on verra le pouvoir politique prêter une attention plus soutenue à la condition économique, matérielle et sociale des instituteurs. La démarche est alors néanmoins loin d’être innocente. Il s’agit de supplanter puis d’éliminer l’enseignement catholique dans un projet anticlérical que les porteurs des réformes de cette période conçoivent comme consubstantiel de l’affirmation du caractère républicain du régime.

Téléchargez l’étude complète.

Étude également disponible au format papier, sur demande, au prix de 3 €

Conférence à Saint Germain en Laye concernant la choix d'une bonne école

«Les critères de choix d'une bonne école»
Conférence - Débat animée par :

Anne Coffinier,

Présidente de la Fondation pour l'école

sur le thème :

«Les critères de choix d'une bonne école»

La Fondation pour l'école cherche renouveler l’enseignement en France par le développement de nouvelles écoles entièrement libres et par la promotion de pédagogies efficaces, afin que chaque enfant puisse accéder à une instruction de qualité.

Le mercredi 2 décembre 2009 à 20h45

Salle Sainte Anne, place Charles de Gaulle à Saint Germain-en-Laye

mercredi, 25 novembre 2009

L’éducation de la Prière à la meute

source: A. Haxin. (La Source, novembre 1935.)


L’enfant avec toute sa simplicité est capable de vivre réellement sa religion. Malheureusement on a tellement l’habitude de tout lui présenter sous une forme peu adaptée à son âge que la religion, dans son esprit, est souvent un mélange de formules auxquelles il ne comprend rien, de contraintes plus ou moins pénibles, d’images pieuses et autres. C’est un devoir pour nous de changer cela. Présentons la religion à nos garçons comme quelque chose de magnifique, de vivant, de vrai.

Parlons de la prière. En général l’enfant ne sait pas ce que c’est que prier; pour lui, c’est réciter quelques paroles apprises par cœur et dont il ne saisit pas le sens; il n’imagine pas que cela puisse être autre chose. Faisons-lui comprendre que prier, c’est tout simplement parler à Dieu comme on parle à un Père très aimant qui comprend tout, qui s’intéresse à tout; que prier c’est parler à Dieu pour l’adorer et lui dire que nous l’aimons parce qu’il est infiniment puissant et infiniment aimable; pour le remercier de tout ce qu’il nous fait parce qu’à chaque minute de notre vie II veille sur nous et nous comble de ses grâces; lui demander son secours parce que sans lui nous ne pouvons rien ; implorer son pardon.

La prière d’adoration n’est pas commune chez l’enfant ; pourtant, elle est la meilleure puisqu’elle nous fait penser à Dieu seul et pas à soi. Pour développer cette forme de prière nous avons un moyen merveilleux à notre disposition: la nature. C’est en contemplant les œuvres du Bon Dieu qu’on est le plus porté à l’adorer. Au cours de nos promenades, au camp, c’est si facile, devant un beau paysage, de dire le mot qui élèvera le cœur de nos petits. Nous connaissons tous l’émotion qui nous saisit, à la fin d’un feu de camp, après la prière du soir, quand nous nous attardons à regarder et à écouter; notre âme ne peut se défendre d’admirer et d’adorer; profitons donc de ces instants pour aider nos garçons, si sensibles à tout ce qui est beau, à porter leurs cœurs vers le Créateur.

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lundi, 23 novembre 2009

Paris: quand des élèves font la loi

source: le blog d'

Cela se passe au lycée technologique parisien Jean-Lurçat (13 è) et cela donne une idée de la perte d'autorité des enseignants confrontés à des élèves sans repères. Le Monde (daté des 22-23 novembre) raconte que, depuis le 19 novembre, les enseignants de cet établissement de plus de 1200 élèves ont débrayé tandis que la proviseur s'est mise en arrêt-maladie, parce qu'ils se savent impuissants à répondre à l'opération "zappe ton prof" lancée par une classe de terminale contre une enseignante. Il lui est reproché de vouloir sévir contre les usages du portable en cours et contre les filles qui s'y maquillent "miroir en main ou s'épilent le sourcil". Quasi-unanimement, la classe a "vivement conseillé" au proviseur  "un changement de prof". Les élèves ont également envoyé une lettre à l'enseignante lui demandant "de procéder à un changement d'attitude et de cesser de faire des remarques à chaque fois que l'on a un téléphone entre les mains (...) Si ce n'est pas le cas et qu'il n'y a aucun effort de changement de votre part, nous n'avons plus que quelques mots à vous dire : allez vous faire enc..". Il serait envisagé de remplacer la professeur, au nom de la continuité du service public.

Devant cet ensauvagement qui s'affiche si grossièrement, et au cœur même de Paris cette fois, il faut déjà relire Platon : "Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants ; lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles ; lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter ; lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux, l'autorité de rien ni de personne;  alors c'est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie." Il faut surtout se poser urgemment la question de savoir comment l'Ecole a pu en arriver à de telles aberrations, où des imbéciles heureux en sont à corriger des professeurs abandonnés par leur hiérarchie. L'école, qui est l'image de la société, donne là un aperçu effrayant de ce pourrait être la France déculturée de demain si rien n'est fait, très vite, pour redonner toute leur autorité aux enseignants et les sanctions nécessaires aux enfants sauvages. Que pense le prudent Luc Chatel, le nouveau ministre de l'Education, de ce pur scandale, peu médiatisé?

dimanche, 22 novembre 2009

L’Alliance française à Rouen

source: Canal Académie

Bienvenue en Normandie pour apprendre le français et la vie à la française

Un cœur ouvert, une main tendue aux étrangers en France – c’est ce que propose l’Alliance française à Rouen, avec son annexe au Havre. Dans cet entretien avec son directeur, Dominique Waag, nous apprenons tout sur cette institution culturelle, sur son fonctionnement et l’esprit qui l’anime.



podcast

Emission proposée par : Krista Leuck

adresse de cet article : http://www.canalacademie.com/Alliance-francaise-a-Rouen.h...
Date de mise en ligne :

12 juillet 2009

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Racaille et classe moyenne

Mot pour mot, la rubrique de Jean Pruvost

On a vite fait de livrer à la vindicte la "racaille" dont le lexicologue Jean Pruvost raconte ici l’étymologie nous conseillant de ne pas mal l’utiliser ! Quant à la classe, qu’elle soit moyenne, scolaire ou sous les drapeaux, on ne se lasse pas d’en connaître les nuances...


podcast

Emission proposée par : Jean Pruvost

Adresse de cet article : http://www.canalacademie.com/Racaille-et-classe-moyenne.h...
Date de mise en ligne :

22 mars 2009

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13:33 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : culture, canal académie, langue française, étymologie, racaille | |  Facebook

Pétition en faveur du port de l’uniforme dans les établissements scolaires

source: SOS Education

Au préalable, lire notre article : « L’uniforme, pour une bonne tenue ».

L’insécurité règne dans les établissements scolaires français. C’est un fait malheureusement constaté et qui concerne toutes les composantes de notre société. Il faut trouver des solutions concrètes qui puissent amoindrir les effets du racket et de l’intimidation dans nos écoles. Le port de l’uniforme nous paraît la solution la plus adaptée, la plus simple à mettre en œuvre et dont les effets positifs seraient immédiatement perceptibles par l’ensemble de nos concitoyens.

Il est inadmissible que des familles se sacrifient littéralement pour pouvoir acheter des vêtements de marque à leurs enfants. Les écoles sont trop souvent devenues des plateaux de mode qui favorisent l’exclusion et la discrimination pour ceux et celles qui ne peuvent s’y conformer.

Nous sommes dans une période de décadence où toutes les valeurs sont menacées. Pour que nos enfants soient plus performants en classe, il faut qu’ils aient la possibilité d’étudier en toute sécurité. Les différences sociales sont visibles par la tenue vestimentaire et provoquent des conflits. Un uniforme serait à la fois une idée progressiste et égalitaire qui permettrait de gommer ces différences.

Les principaux motifs d’adoption de l’uniforme scolaire :

  • les uniformes sont moins coûteux que les vêtements à la mode de marques reconnues
  • les uniformes aident les surveillants des établissements scolaires à repérer les intrus potentiels
  • l’uniforme scolaire est l’élément indispensable qui manque actuellement pour assurer l’égalité des chances et pour valider les fondements de la mixité sociale. C’est la base nécessaire pour appartenir à un groupe, être intégré, reconnu, considéré, respecté, défendre les valeurs communes, être solidaire et avoir des repères.

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