vendredi, 06 novembre 2009

l’anniversaire de la chute du Mur vu par Radio Vatican

source: Radio Vatican




Nous vous proposons de retrouver ci-dessous l’ensemble de nos articles et entretiens que nous avons consacrés à l’anniversaire de la chute du mur de Berlin.

Gros plan : ce que le chute du Mur fut pour l’Allemagne

Il y a 20 ans, le « Mur de la honte » qui séparait en deux la ville de Berlin s’écroulait. Symbole du clivage idéologique et politique de la guerre froide, cette chute du Mur représentait la fin d’un monde en même temps qu’un défi majeur pour la construction européenne. Jacques-Pierre Gougeon, professeur des universités et chercheur associé à l’IRIS, analyse pour nous la spécificité de cet événement dans l’histoire de l’Allemagne. Il est interrogé par Antoine Bellier.

Jacques-Pierre Gougeon est l’auteur du livre : « L’Allemagne du XXIe siècle, une nouvelle nation ? », aux éditions Armand Colin.


Gros plans : Vue(e) de Rome – Philippe Chenaux

Alors que l’Europe se rappelle la chute du Mur il y a vingt ans, notre série « Vu(e) de Rome » se tourne aussi vers l’Histoire du communisme en Europe. Pour nous aider à y voir plus clair sur les rapports entre l’Église catholique et le communisme, le père Nicolas Steeves a interrogé le professeur Philippe Chenaux, professeur d’histoire de l’Église moderne et contemporaine à l’Université romaine du Latran.


19/10:::... Les jeunes et leur mémoire du Mur de Berlin
À l’occasion du vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin de nombreuses manifestations sont organisées en Europe. La capitale allemande accueillera trois cents jeunes européens à partir du 30 octobre jusqu’au 1er novembre prochain. Une rencontre pour prendre la mesure des mémoires respectives afin de bâtir des passerelles sur les murs d’aujourd’hui. Entre deux moments de prières, les jeunes pourront participer à des conférences, des tables rondes ou des ateliers créatifs. Le projet, soutenu par l’Union Européenne, est conduit par quinze organisations françaises, allemandes et belges, chrétiennes et laïques ayant en commun la volonté de construire un monde plus fraternel. Interrogée par Antoine Bellier, Elisabeth Descours de l’ACAT-France revient sur cette initiative.

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jeudi, 05 novembre 2009

1989 : le peuple par Olivier Duhamel

source: Valeurs Actuelles


La célébration du vingtième anniversaire de la chute du Mur a commencé samedi dernier à Berlin. S’y sont retrouvés les trois dirigeants les plus concernés de l’époque, Helmut Kohl, George H.W. Bush et Mikhaïl Gorbatchev. Chacun des trois aurait pu mettre en valeur son propre rôle. Bush, lors de son voyage en Allemagne à la fin mai, n’avait-il pas incité le leader soviétique à déchirer le rideau de fer? Ce dernier n’a-t-il pas joué un rôle décisif en annonçant par avance que l’URSS n’interviendrait pas et en déclarant à Berlin-Est, le 6 novembre, que « la vie sanctionne ceux qui arrivent trop tard » ? Et Kohl n’at- il pas manifesté lors de la chute du Mur une sage prudence, avant d’accélérer avec l’Histoire ?

Ils ont pesé. Rien ne se serait cependant produit sans le soulèvement pacifique des peuples. Du peuple polonais, qui ouvrit la voie. Du peuple hongrois, qui fit ouvrir les frontières.

Et du peuple allemand qui, à l’Est, manifesta de plus en plus ouvertement et massivement pour la liberté. Dès le 7 mai, à Leipzig, pour desmunicipales libres. Et dans cette même ville, au début par des prières collectives, puis dans la rue : 8 000 personnes le 25 septembre, 15 000 une semaine après, 70 000 le 9 octobre, 300 000 le 6 novembre…

Samedi dernier à Berlin, Kohl, Bush et Gorbatchev ont eu la modestie de rendre hommage aux Allemands de l’Est. Le premier en évoquant une des rares raisons pour les Allemands d’être fiers de leur histoire. Bush en disant que ces événements historiques n’ont pas été décidés à Bonn, Moscou ou Washington, mais par le peuple. Et Gorbatchev en surenchérissant : « Les gens ont été les héros. » Chapeau !

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mercredi, 04 novembre 2009

Algérie : La Toussaint sanglante de 1954

source: Le Libre Journal de la France Courtoise

Serge de Beketch a invité Roger Holeindre et le docteur François Plantey - l’un comme militaire engagé dans les combats, l’autre comme civil habitant Alger à l’époque des faits - pour évoquer la Toussaint sanglante de 1954 qui est le point de départ "officiel" de la guerre d’Algérie...



Extrait du "Libre Journal de Serge de Beketch" du 3 novembre 2004. (31:45) Source : MPS
4 novembre 2009 - lien permanent

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lundi, 02 novembre 2009

Reagan, a largement contribué à saper l'édifice communiste

source: Le Figaro- Magazine

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Président des Etats-Unis de 1981 à 1989, Ronald Reagan a symbolisé le retour d’une Amérique décomplexée, comme lors de sa harangue berlinoise en 1987, après les hésitations de son prédécesseur, Jimmy Carter. Crédits photo : (Coupon William /Matrix/Cosmos)

En 1989, le président américain venait de quitter la Maison-Blanche. Mais en huit ans de mandat, il avait largement contribué à saper l'édifice communiste.-


Comme à Hollywood, la mise en scène est soignée. Une large baie a été aménagée dans le fond bleu ciel du podium pavoisé de drapeaux américains et allemands. A travers la vitre, on aperçoit les cinq arches de la porte de Brandebourg et le quadrige qui les surmonte. Le Mur, pourtant imposant à cet endroit, est dissimulé par l'estrade. Vêtu d'un complet sombre rehaussé d'une pochette blanche et d'une cravate rouge vif, Ronald Reagan parle à la foule de Berlin-Ouest. Helmut Kohl, assis à sa gauche, boit ses paroles. De sa voix de velours, le président américain salue les réformes lancées en Union soviétique depuis deux ans. Mais il demande davantage. L'ancien acteur prépare son effet. Soudain, le ton se fait plus profond : «Monsieur Gorbatchev, ouvrez cette porte ! Monsieur Gorbatchev, abattez ce mur !»

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dimanche, 01 novembre 2009

Figaro Hors-Série : la chute du Mur de Berlin

source: Canal Académie

Berlin, 9 novembre 1989, le jour où le Mur est tombé : tel est le titre du Hors-Série du Figaro pour rappeler, en un numéro exceptionnel par les photos et par les articles, combien ce fut un tournant de l’Histoire, la preuve que celle-ci n’est jamais écrite une fois pour toutes. Canal Académie, partenaire du Figaro Hors-Série, reçoit Isabelle Schmitz, responsable de l’iconographie.




Emission proposée par : Isabelle Schmitz


Référence :

PAG682


Adresse directe du fichier MP3 :http://www.canalacademie.com/emissions/pag682mp3
Adresse de cet article : http://www.canalacademie.com/Figaro-Hors-Serie-la-chute-d...
Date de mise en ligne :

1er novembre 2009

Ce numéro Hors-Série est découpé en plusieurs parties. Tout d’abord, une rubrique d’images, les photos étant commentées par des articles des reporters et des éditorialistes de l’époque. Il y a vingt ans en effet, plusieurs journalistes du Figaro étaient sur place, aux premières loges pourrait-on dire. On y retrouve les noms de Franz-Olivier Giesbert, Georges Suffert, Jacques Jacquet-Francillon, Irina de Chikoff et même celui d’Alain Peyrefitte (de l’Académie française) qui, à l’époque, était membre de la direction du Figaro.

La deuxième partie est constituée par "les 12 journées qui ont changé le monde". De la coupure de Berlin en deux (la ligne de démarcation) à la réconciliation, on suit la chronologie de cette page d’histoire de la guerre froide. Et l’on remarquera particulièrement deux dates :
- celle du 19 août 1989. Ce jour là en effet, l’archiduc Otto de Habsbourg, lequel est membre associé étranger de l’ASMP, décide d’aider les transfuges à passer la frontière en organisant un gigantesque pic-nic...
- et celle du 11 novembre 1989, c’est-à-dire deux jours après la chute, lorsque Rostropovitch s’installe avec son violoncelle pour jouer Bach au pied du mur. Un instant de grâce... Rostropovitch était membre associé étranger de l’Académie des beaux arts.


Couv_Berlin.jpgCouverture du Figaro hors-série sur la chute du mur de Berlin

Une troisième partie offre plusieurs articles de fond sur l’essouflement du système soviétique. Elle s’intitule "le communisme par K.O." sous la signature d’Henri-Christian Giraud. Elle rappelle aussi les multiples causes qui ont fissuré le système : les prises de position de Ronald Reagan, de Jaruzelski, de Gorbatchev, du Pape et d’autres.

Il faut signaler également les articles de Jean-Louis Thiriot, historien grand spécialiste des deux Allemagnes et que Le Figaro Hors Série a envoyé sur place pour observer le réveil de Berlin aujourd’hui, ses tours, son centre d’affaires, ses rues, ses squats, ses constructions modernes, Berlin vingt ans après.

Et enfin, comme dans chaque numéro, la partie finale intitulée "Complément d’enquête" offre de multiples informations pratiques sur les expositions, les films, les livres, toute l’activité culturelle qui montre comment Berlin et les deux Allemagnes se sont enfin retrouvées.

Un ajout précieux : le plan du Mur, offert dans ce numéro. Avec l’article d’Annet Sauty de Chalon qui en explique, avec de nombreuses précisions, le fonctionnement.


 

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samedi, 31 octobre 2009

… ET ILS NOUS ONT ACCUEILLIS AVEC DES CRIS DE HAINE

par José Castano

Notre mémoire II…

Vous avez été nombreux à m’exprimer votre ressenti suite à l’article « Il y a 47 ans… l’EXIL ». Il en a résulté beaucoup d’émotion, de chagrin, de nostalgie et de rancœur… Nombreux aussi sont ceux qui ont émis le désir de voir une suite à ce drame car, à celui du départ, allait s’ajouter –tout aussi dramatique- celui de l’arrivée en France Cet article est dédié à tous ceux qui ont connu les affres de cet exode. Qu’ils n’oublient jamais ! Pour revoir l’article sur « l’Exil », cliquez sur : Lire la suite

… ET ILS NOUS ONT ACCUEILLIS AVEC DES CRIS DE HAINE

… Peu à peu, le soleil, pareil à une meule incandescente, émergea des flots. Tout autour du navire, les eaux soyeuses tournoyaient lentement, en vastes cercles concentriques qui s’évanouissaient à la limite extrême de l’horizon. Un haut parleur annonça bientôt que l’on apercevait les côtes de France. Mal réveillés, ils montèrent tous sur le pont. Sous le ciel gris, la côte paraissait noire. Des oiseaux de mer passaient au-dessus du bateau en poussant leurs cris aigus.

Ils étaient tous là, serrés les uns contre les autres, appuyés à la rambarde. Le paradis dont ils avaient tellement rêvé, enfant, à travers les pages d’un livre de géographie approchait lentement et déjà ils n’en voulaient plus. Ils rêvaient à un autre paradis perdu : l’Algérie ; c’est à elle qu’ils pensaient tous à présent. Ils n’étaient pas les frères douloureux qui arrivaient pour faire panser leurs blessures, mais des étrangers. En eux remontaient des aigreurs. Le regret de ce qui n’était plus suffisait à faire revivre ce qui aurait dû être…

Ce qu’ils avaient laissé « là-bas », c’était avant tout cette part d’insouciance qui les faisait chanter et rire. En foulant pour la première fois le sol de la France, ils apprendraient brutalement la signification du mot « demain » dans une situation que personne n’avait pu prévoir et le qualificatif de « Rapatrié » serait apposé à chacun d’eux. C’était une manière comme une autre de les déposséder à tout jamais de ce sol qui les avait vus naître, de leur dire que jamais il n’avait été leur patrie. Et l’angoisse les étreignait car déjà la presse progressiste et bon nombre de politiques les avait condamnés. C’est ainsi que « l’Humanité » du 6 Janvier 1962 parlait d’eux en ces termes « Ils ont une drôle d’allure ces passagers en provenance d’Algérie » et « La Croix » du 24 Février recommandait au sujet des jeunes rapatriés qu’il fallait « éviter de laisser notre jeunesse se contaminer au contact de garçons qui ont pris l’habitude de la violence poussée jusqu’au crime ».

Robert Boulin, secrétaire d’Etat aux rapatriés, avait déclaré le 30 Mai 1962 au Conseil des Ministres : « Ces sont des vacanciers. Il n’y a pas d’exode, contrairement à ce que dit la presse. Ce sont bien des vacanciers, jusqu’à ce que la preuve du contraire soit apportée »… tandis qu’au nom du Parti communiste, M. Grenier s’indignait de la réquisition d’une colonie de vacances pour les « saisonniers »… Le 5 Juin, par l’entremise de « l’Humanité », François Billoux, député communiste, conseillait au Gouvernement de loger les rapatriés « dans les châteaux de l’OAS », ajoutant : « Ne laissons pas les repliés d’Algérie devenir une réserve de fascisme ».

Lorsque ces nouveaux « vacanciers » débarquèrent, ils découvrirent aussitôt que le malheur ce n’était pas propre, pas beau à voir. Partout de lamentables cargaisons humaines où les matelas mal ficelés côtoyaient les cages à canaris. Des hommes, des femmes, des vieillards, dépenaillés, hirsutes, démoralisés, souffrants, la marche pesante, le découragement dans l’âme, tandis que les mamans étaient tiraillées en tous sens par leurs enfants qui pleuraient et poussaient des cris. On ne voyait plus que la morne lassitude des silhouettes courbées sous des charges hâtivement nouées qui donnaient l’impression d’avoir emporté, là, la part la plus précieuse du foyer. Mais la part la plus précieuse, en réalité, nul n’avait pu l’emporter avec soi, parce qu’elle dormait dans l’ordonnance des murs et dans la lumière qui baignait les paysages où s’étaient allumés les premiers émerveillements de l’enfance… on n’enfermait pas les souvenirs, le soleil et la mer dans une valise !...

Certains arrivaient dans un état de dénuement physique et matériel invraisemblable… Misère vestimentaire, délabrement… Il s’élevait de ce troupeau une rumeur faite non de cris mais de sanglots, de paroles qui revenaient en leitmotiv : faim, soif, dormir et surtout, Misère… Misère…

Où étaient donc ces riches colons ? Ces exploiteurs de la misère arabe ? Ils étaient seuls désormais et ils n’en pouvaient plus.

Pour les accueillir, point de « cellules d’accueil »… mais un imposant « service d’ordre » qui avait pour mission essentielle de procéder à un « filtrage » des éventuels suspects (entendez-par là, les membres de l’OAS). Des chefs de famille qui avaient eu le malheur de voir leurs noms mentionnés sur les fiches de police étaient, sans la moindre humanité, arrachés à leurs épouses et à leurs enfants, déjà singulièrement éprouvés par ce cruel destin et, jugés aussitôt tels des criminels, allaient remplir les prisons françaises encore imprégnées de l’odeur des tortionnaires du FLN que l’on venait, en hâte, de gracier. Quelle affliction que de se voir ainsi arraché aux siens à un moment où on a tant besoin de la présence d’un père et d’un époux. Quel cruel spectacle que celui-là ! Ils avaient tous besoin de l’Armée du Salut… on leur envoya les R.G, les C.R.S et les gardes mobiles…

Les pieds nus dans des babouches, un homme ouvrait un pardessus à chevrons : il n’avait que son pyjama dessous. Il se tordait les mains et racontait, la voix brisée par l’émotion, que sa fille avait été enlevée, le matin même du départ. Comme il avait perdu son dentier, on comprenait mal son récit et l’on entendait :

- Elle criait : « Me laisse pas, papa… me laisse pas ! »

Mais qu’est-ce que je pouvais faire ? Ils me tenaient. Ils me tenaient je vous dis… criait le pauvre homme en éclatant en sanglots

« Mon Dieu, mon Dieu », répétait une femme en se signant.

A quelques pas, une dame effondrée racontait au personnel chargé de l’orientation des réfugiés :

- Moi, je ne voulais pas partir, Monsieur. Je savais bien ce que ça serait. Je me disais : « Il n’y a qu’à attendre ». Je ne sortais plus. Juste pour les commissions. Je croyais que ça allait se calmer. Puis les deux locataires du premier sont partis. On n’est plus restées qu’avec Madame Ramon, dans la maison. Le soir, on mangeait l’une chez l’autre, pour se tenir compagnie, pour parler. Et puis, l’autre matin, quand je suis revenue du marché, elle était dans l’escalier, allongée, plein de sang partout, avec sa tête en arrière qui tenait plus que par le chignon. On avait tout chamboulé chez elle. Qu’est-ce que je vais devenir Monsieur… qu’est-ce que je vais devenir ?...

C’était la litanie de la débâcle. Tous avaient un viol à raconter, un pillage, un crime, un enlèvement dont ils avaient été témoins.

- Et l’armée ? demanda un journaliste effaré par toutes ces horreurs.

- Ah ouah ! Quelle armée m’sieur ? répondit un homme dont le visage était blême.

- L’armée française !

- Il n’y a plus d’armée française, m’sieur. L’autre jour, auprès de la grande poste, ils étaient dans les étages en train de frapper un Européen.

- Qui ils ?

- Les Arabes ! On entendait hurler. Passe une jeep avec un lieutenant français et trois soldats. Je fais signe. Ils s’arrêtent. « Vous n’entendez pas ? », je dis. « Non. Je n’entends pas, qu’il me répond le lieutenant ! Et même si j’entendais, ce serait pareil. J’ai pas d’ordre ! »

Ma parole ! Je lui ai fait un bras d’honneur. Si c’est pas malheureux. Et ça s’appelle la France, m’sieur ?

A cet instant un homme qui écoutait la conversation s’adressa au journaliste :

- Monsieur, le drame des Français d’Algérie rejoindra dans l’histoire celui des juifs chassés et persécutés sous le nazisme. Ce sera la même honte.

Au même moment, ce 18 Juillet 1962, dans l’indifférence générale, se tenait le Conseil des Ministres. En parlant des Pieds-Noirs (vocable que bon nombre de Français d’Algérie entendaient pour la première fois), De Gaulle déclara : « Il faut les obliger à se disperser sur l’ensemble du territoire », ce qui permit à Louis Joxe, son éminence grise, de renchérir : « Les Pieds-Noirs vont inoculer le fascisme en France. Dans beaucoup de cas, il n’est pas souhaitable qu’ils retournent en Algérie ou qu’ils s’installent en France où ils seraient une mauvaise graine. Il vaudrait mieux qu’ils aillent en Argentine ou au Brésil ».

Et des jours durant, on rencontrait dans tout le Sud de la France, notamment dans les zones maritimes, des masses de Pieds-Noirs hébétés, prostrés, embarrassés dans les enfants, les valises et les formalités, assommés de douleur et de fatigue, amers face à l’indifférence et au mépris, se perdant dans des rues qu’ils ne connaissaient pas, photographiés comme des bêtes venues d’un autre âge, avec leur visage mort, ravagé par les larmes et la douleur.

Dans les ports, c’était la désolation. Les cadres de déménagement de ces « richards », hâtivement construits en bois, étaient volontairement plongés dans la mer par les dockers de la CGT et autres gauchistes. Ceux qui avaient eu la chance d’être épargnés, étaient éventrés. Leur contenu gisait, épars, sur le sol faisant le « bonheur » des rôdeurs à l’affut de toutes ces richesses…

A Marseille, un homme dont la haine pour les Français d’Algérie n’avait aucune retenue, le socialiste Gaston Defferre, allait se charger personnellement de leur accueil. Sur les bancs de l’Assemblée Nationale, il alla jusqu’à prononcer ces mots infâmes : « Il faut les pendre, les fusiller, les rejeter à la mer… », ajoutant qu’il ne les recevrait jamais dans sa cité. Le 26 Juillet 1962, lors d’une interview réalisée par Camille Gilles pour « Paris-presse», à la question de ce dernier : « Dans certains milieux de Marseille, on prétend que vous avez à votre disposition une police spéciale, genre « barbouzes », est-ce exact ? » Réponse : « Ce sont simplement des militants… Ils sont groupés en sections et sous-sections. Il y en a à Marseille un peu plus de 15.000 (payés par le contribuable ou par le PS ?). C’est la deuxième fédération de France et, croyez-moi, ces gens savent se battre. Aux prochaines élections et réunions électorales, si les « Pieds-Noirs » veulent nous chatouiller le bout du nez, ils verront comment mes hommes savent se châtaigner… Ce ne sont pas eux qui viendront, mais nous qui iront casser leurs réunions. N’oubliez pas aussi que j’ai avec moi la majorité des dockers et des chauffeurs de taxis ». Et à une nouvelle question du journaliste : «Voyez-vous une solution aux problèmes des rapatriés de Marseille ? » « Oui, répondra sans vergogne Defferre, qu’ils quittent Marseille en vitesse ; qu’ils essaient de se réadapter ailleurs et tout ira pour le mieux ».

Ainsi, tenaillés entre communistes et socialistes qui leur vouaient, à l’instar de leur « maître à penser », une haine sans borne et qui, de surcroît, détenaient les rouages de la vie politique, sociale, administrative… et mafieuse, les Français d’Algérie installés à Marseille allaient connaître durant les premiers mois de leur exil, des difficultés à nulles autres pareilles…

« Se réadapter ailleurs », c’est ce que les « Rapatriés » allaient tenter de faire en dépit des difficultés qui s’amoncelaient : précarité, chômage, logement, scolarité, santé… Cependant, dans tous les coins de France où ils étaient arrivés en masse, on en profitait pour faire monter les prix ; chambres d’hôtels et meublés affichaient complet et la nuit, beaucoup de ces malheureux se retrouvaient dans les halls de gare, remâchant un peu plus leur rancune. Les logements se faisaient rares et étaient proposés à des tarifs exorbitants, les établissements scolaires n’acceptaient plus, par manque de place, les enfants… A la vue de tant de misère, ils ne cessaient de se répéter : « Est-ce cela la France ? Cette France que nous avons tant aimée ? »… Mais la France, ce pays merveilleux des droits de l’homme, cette terre d’asile de tous les réfugiés du monde, manquait, pour la première fois de son histoire, de générosité. Elle accueillait ces pauvres gens à contrecœur, témoignant autant d’indifférence que d’hostilité. Combien de ces « rapatriés » allaient découvrir des mots nouveaux tels que « dépression nerveuse », « stress »… termes dont ils ignoraient le sens, eux, transfuges d’un pays de soleil où tout était prétexte à la fête... Combien de morts prématurés cette communauté compta la première année de son rapatriement en France !...

Face à ce désastre humain, le gouvernement demeura de marbre. Seuls quelques élus locaux réagiront humainement avec des moyens limités et quand Alain Peyrefitte, pris de remords, exposera au « général Président », le 22 Octobre 1962, « le spectacle de ces rapatriés hagards, de ces enfants dont les yeux reflètent encore l’épouvante des violences auxquelles ils ont assisté, de ces vieilles personnes qui ont perdu leurs repères, de ces harkis agglomérés sous des tentes, qui restent hébétés… », De Gaulle répondra sèchement avec ce cynisme qu’on lui connaissait : « N’essayez pas de m’apitoyer ! »… On était bien loin du « C’est beau, c’est grand, c’est généreux la France ! »…

Et c’est ainsi que, des années durant, les Français d’Algérie promèneront leur mélancolie à travers cette France égoïste et indifférente qui, sans se soucier des martyrs, aura laissé égorger les vaincus…

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vendredi, 30 octobre 2009

Les derniers ssecrets de la Stasi

source: Valeurs Actuelles

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10Le régime communiste est-allemand s’effondra malgré sa toute-puissante Sécurité d’État (Stasi). Ses archives parlent. On y apprend comment la RDA voulait envahir Berlin-Ouest !

Une moquette marron, des rideaux beiges, quelques téléphones en Bakélite, des néons blafards, un coffrefort verdâtre, des meubles sans âge, fabriqués pour une administration peu exigeante sur le style : le bureau d’Erich Mielke (1907-2000), meublé à la mode des années 1960,n’a pas changé depuis sa fuite,en novembre 1989.

Maître redouté de la puissante Sécurité d’État est-allemande qu’il dirigea de 1957 à 1989, Mielke laissa tout sur place, dans l’urgence de l’automne 1989. Ses bibelots et souvenirs sont là :les fanions échangés entre la Stasi et le KGB, des cendriers célébrant l’amitié germanosoviétique, ses médailles et ses albums photos,qui racontent les jours heureux des chefs de la terreur communiste.

À partir de novembre 1989, Mielke et ses hommes n’eurent plus qu’une priorité : la destruction des archives les plus sensibles de la Stasi, cachées dans les sous-sols des bâtiments VIII, IX et XI de cet immense complexe administratif de Normannenstrasse, siège de la Sécurité de la RDA, à l’est de l’ancien Berlin-Est. Le bâtiment I, où siégeait Mielke, fut le centre nerveux de la répression politique.

Pendant la guerre froide, n’importe quel agent de l’Ouest aurait payé très cher pour pénétrer dans ce “quadrilatère de la terreur”, 8 hectares abritant le cerveau de la Stasi,une toile d’araignée de 91 000 salariés et 174 200 indicateurs, les fameux “IM” (Inoffizieller Mitarbeiter,informateurs non officiels) mis en scène dans la Vie des autres. Il en coûte aujourd’hui 4 euros pour visiter le sinistre 103, Ruschestrasse, l’un des sites les plus secrets et les plus redoutés de l’ancienne RDA.

La Stasi avait placé sous surveillance 4 millions d’Allemands de l’Est et 2 millions d’étrangers. Cette machine policière fut engloutie pendant l’hiver 1989- 1990 avec une partie de ses secrets.Pas tous.Depuis novembre 1990,Normannenstrasse est un mémorial et un centre de recherches où l’on classe et exploite les archives récupérées.

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mardi, 27 octobre 2009

Les Karen de Birmanie – Un génocide à huis clos (vidéo LCP)

source: Novopress Québec

La dictature birmane, soutenue entre autres par Total, veut génocider les minorités ethniques comme les Karens, les Shans, etc. Il s’agit d’assurer la sécurité de leur tuyau à pétrole (*) construits par des ESCLAVES birmans.

(*) Tuyau à pétrole = pipeline dans la langue de l’impérialisme.

Ce tuyau à pétrole a été construit par des esclaves au sens propre du mot. Et ce avec l’aval de notre ministre des affaires étrangères, Kouchner.

Kouchner, mensonge TOTAL en Birmanie ! :

http://mai68.debithost.net/spip/spi…

INFAME KOUCHNER :

http://www.mai68.org/ag/1154.htm

Source : Mai 68

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jeudi, 22 octobre 2009

Pieds-noirs, une blessure française

source: Valeurs Actuelles

Pieds-noirs, une blessure française
Arnaud Folch le jeudi, 22/10/2009
dans Dossier d'actualité

"Transmettre : un combat pour l’Histoire.” Tel est le thème du Congrès du Cercle algérianiste, ce week-end à Aix-en-Provence. Près de cinquante ans après 1962, les pieds-noirs s’estiment toujours “diabolisés”. Et réclament une vérité qu’on leur refuse.

Ce sera la « plus grosse production cinématographique jamais réalisée en Afrique et au Maghreb ». Deux heures trente de plaidoyer pro-FLN à 20 millions d’euros, dont le quart financé par l’État algérien et 15 % par la France.Mis en scène par le cinéaste francoalgérien Rachid Bouchareb, déjà auteur d’Indigènes, Hors-la-loi racontera « l’histoire de trois frères [Jamel Debbouze, Rochdy Zem et Sami Bouaglia] dont la famille a été expropriée de ses terres et chassée […]. La bataille de Paris, qui oppose le FLN à la police française, va les broyer et les déchirer, mais leur combat est noble, voire sacré, parce qu’ils luttent pour acquérir le droit d’exister en tant qu’êtres humains à part entière. »

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mardi, 20 octobre 2009

L’obligatoire Guy Môquet…

Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN


Le ministère de l’Education déclare que la lecture dans les lycées de la lettre de Guy Môquet reste « obligatoire » le 22 octobre, et Claude Guéant souligne que les professeurs doivent « obéir ».
Il s’agit, nous dit-on, de dissiper une ambiguïté dans une note de service du 24 septembre.
Cette note évoquait des textes dont la lecture était « laissée à l’initiative de chacun ».
Les professeurs ne doivent donc prendre aucune initiative. Et on leur fournit les autres textes qu’ils devront lire également ce jour-là.
Il ne faut pas risquer de voir des professeurs lire des textes d’authentiques résistants patriotes qui ne seraient pas dans la ligne officielle, celle de la célébration de Guy Môquet.
Faut-il rappeler que Guy Môquet ne fut pas arrêté pour fait de résistance, mais pour avoir distribué des tracts communistes, au temps du pacte germano-soviétique ?
Errare humanum est. Perseverare diabolicum.

Si vous avez apprécié cet article, s'il vous plait, prenez le temps de laisser un commentaire ou de souscrire au flux afin de recevoir les futurs articles directement dans votre lecteur de flux. 13:28 Publié dans Education, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire de france, communisme, interdiction du pcf en 1939, guy moquet, éducation nationale, front national, jean-marie le pen |  Facebook NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

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