jeudi, 29 mai 2008
Début d'une K7 vidéo réalisée en 1992 lors du colloque de l' Anfanoma: "30 ans déjà"Chanson "Alger la Blanche" par jean-Paul Gavino; scènes tournées à Alger vers 1950
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vendredi, 02 mai 2008
Chansons de Jean Pax
Le béret amarante
C'est juste un télégramme...
C'est sûr, il y a de l'Occident
Sur cette terre de Proche-Orient
Où tu es parti un matin...
C'est sûr que ce n'est pas fréquent,
Pour un garçon de dix-huit ans,
D'aller au bout de son destin.
Et la famille était contente :
Tu portait l' bérêt amarante.
C'est juste un télégramme...
Souvent, nous relisons tes lettres
Où tu nous disais que peut-être
Tu irais te battre dans la montagne.
T'écrivais des mots qui dérangent
Quand tu nous parlais des phalanges
Que tu disais "la paix, on la gagne !"
Et la famille était contente :
Fière de ton béret amarante.
C'est juste un télégramme...
C'est loin, c'est déjà loin, l'Indo !
C'est loin l'Algérie, proche, les héros.
Y a plus de rizières, y a plus de djebels,
Y a un symbole : c'est Gemayel !
Béchir, tu as rejoint son âme,
Comme lui, tu es mort dans les flammes
Ils ont attendu ton sommeil...
Sur le vieux cèdre du Liban,
Y a comme des fleurs de sang
Que le vent porte jusqu'au ciel.
Et la famille est comme absente :
Il manque un béret amarante.
C'est juste un télégramme...
C'est juste un télégramme...
Kolwezi
Depuis des années,
Ils étaient oubliés.
Quand on parlait d'eux
C'était souvent odieux.
Certains critiquaient
Les accents étrangers
De ces Français
Par le sang versé.
C'est l'histoire de sept cent hommes
Qui partaient de Calvi, de Calvi.
Pour délivrer d'autres hommes
Un jour à Kolwézy, Kolwézy.
L'histoire de sept cent légionnaires
Portant un béret vert,
Largués sur un coin de terre,
Pour effacer l'enfer.
Depuis des années, c'était pas arrivé.
Le pays entier est fier de son armée.
Les murs, à Paris sont couverts d'inscriptions :
"Képi blanc, Vive la légion !".
C'est l'histoire de sept cent hommes
Qui partaient de Calvi, de Calvi.
Pour délivrer d'autres hommes
Un jour à Kolwézy, Kolwézy.
L'histoire de sept cent légionnaires
Portant un béret vert,
Largués sur un coin de terre,
Pour effacer l'enfer.
Quand les parachutes sont descendus du ciel,
La ville aux otages mourait sous les rebelles.
Le REP a sauvé les Belges et les Français
Qui se croyaient tous abandonnés.
C'est l'histoire de sept cent hommes
Qui partaient de Calvi, de Calvi.
Pour délivrer d'autres hommes
Un jour à Kolwézy, Kolwézy.
L'histoire de sept cent légionnaires
Portant un béret vert,
Largués sur un coin de terre,
Pour effacer l'enfer.
Le 19 mai 1978, le colonel Philippe Erulin,
à la tête de ses légionnaires du deuxième
Régiment Etranger de Parachutistes,
a sauté sur Kolwézy, et délivré la ville !
Flash
Une main d'ébène,
Ilot Chalon,
Une fille qui traine,
Elle a froid sous son blouson.
Dans la rue noire,
Le dealer viendra.
Sept jours semaine,
Trois fois par jour,
Elle troue ses veines :
C'est le point de non-retour.
Dans la rue noire,
Le dealer est là.
La neige est sale,
Elle pourrit le corps.
La neige est sale,
Paillettes de mort.
Il pleut des rêves
Sur son passé,
Pendant qu'elle crève
D'avoir un jour essayé
Dans la rue noire,
Le dealer vendra.
La neige est sale,
Elle pourrit le corps.
La neige est sale,
Paillettes de mort.
Une main d'ébène,
Gare de Lyon,
Une fille qui traine :
Les junkies sont des millions.
Dans la rue noire,
Le dealer s'en va.
Il pleut des rêves
Sur son passé,
Pendant qu'elle crève
D'avoir un jour essayé.
Dans la rue noire,
Le dealer vivra.
La neige est sale
Elle pourrit le corps.
La neige est sale,
Paillettes de mort.
Il pleut des rêves
Sur son passé,
Pendant qu'elle crève
D'avoir un jour essayé
Dans la rue noire,
Le dealer s'en va.
Sibérie
C'est une immense étendue blanche
Où les fleurs ne poussent jamais.
Il y a des baraques en planches
Gardées par des chiens policiers.
A l'intérieur vivent des hommes
Qui ne sont plus que numéros :
Un long cortège de fantômes
Qui se traînent en courbant le dos.
En Sibérie, en Sibérie
Maudit soit le vent de l'Oural
Qui porte loin de tes oreilles
Les plaintes de ceux qui ont mal.
Etudiants, ouvriers, artistes,
Ecrivains, savants, paysans
Ils sont tous sur la même liste,
Jetés aux frontières du néant.
Ils ont commis le pire des crimes :
Celui de vouloir exister.
Le poète souffre pour ses rimes,
Le Juif par sa destinée.
En Sibérie, en Sibérie
Maudit soit le vent de l'Oural
Qui porte loin de tes oreilles
Les plaintes de ceux qui ont mal.
Là-bas, de temps en temps, les femmes
Avec des barbelés,
Tressent des colliers et des bagues
Elle font les bijoux du Goulag !
En Sibérie, en Sibérie
Maudit soit le vent de l'Oural
Qui porte loin de tes oreilles
Les plaintes de ceux qui ont mal.
Année : 1984
Album : Ni rouge ni mort
Son père est un vieux révolutionnaire,
Avec le Che, il a pris le maquis.
Sa mère est dans la milice auxiliaire,
Le soir, elle lit Lénine à la bougie.
Tout ça pour dire que dans cette famille,
Ca bloque un peu au niveau des idées,
Tout ça pour dire, au nom de la faucille,
Qu’ils sont marteaux, complètement sonnés.
Ils ont une fille qui s’appelle Maria,
Elle rêve d’être Miss America.
Elle se trémousse en dansant la salsa,
Elle porte des jeans, boit du Coca-cola.
Elle a la peau couleur de pain d’épice,
La mer des Caraïbes dans les yeux.
Elle sait rouler le tabac sur ses cuisses,
Pour les Cubains, c’est un cadeau des dieux.
Oui, mais la fille qui s’appelle Maria,
Elle rêve d’être Miss America.� Qu’est-c’qu’il va dire Fidel quand il saura ?
Qu’est-c’qu’il va faire pour empêcher tout ça ?
Le jour de la grande fête nationale,
C’est elle qui doit porter le drapeau,
Mais des faubougs jusqu’à la capitale,
Y a la rumeur qui prévient ’l Maximo.
Oui, mais la fille qui s’appelle Maria,
Elle rêve d’être Miss America.
Y en a qui disent qu’elle est d’la CIA,
Elle dit qu’elle rêve d’être Miss USA.
Thème : Cuba
Le Chanteur de l'Occident
Puisqu'il faut le dire en chansons,
Puisque la guitare est devenue une arme,
Je viens chanter l'espoir,
Je chante contre le Grand Soir,
Je viens chanter pour l'Occident.
Puisque l'un de vous a chanté Potemkine,
Moi je viens chanter Soljénitsyne.
Je dénonce les camps,
Les camps du temps présent,
Ignorés par les nouveaux bien-pensants.
Même si l'un de vous parle de calomnie,
Moi je chante les accords d'Helsinki.
Je chante pour Sakharov,
Et contre les tyrans
Qui lancent leurs Anthonov sur le pays afghan.
Vous n'avez pas le monopole du mot Liberté.
Vous n'avez pas le monopole du mot Vérité.
Budapest en Hongrie, Prague en Tchécoslovaquie, Les Juifs en Sibérie, Le Mur de Berlin Et maintenant Kaboul
Sont là pour témoigner.
Puisqu'il faut choisir entre deux camps,
Puisqu'il faut s'engager en chantant,
Moi je chante l'Espoir,
Je chante contre le Grand Soir.
Je suis un chanteur d'Occident.
Alors, chante l'Espoir,
Chante contre le Grand Soir,
Chante fort, chante pour l'Occident.
Chante, chante, chante pour l'Occident
DienBienPhu
envoyé par syssoubdr
merci au blog de michel hubault pour nous avoir fait découvert cette version
Diên-Biên-Phû
Le tout dernier assaut des Viets.
Dans la boue, ils creusaient leurs trous.
Diên-Biên-Phû.
Depuis des mois dans la bataille,
Sous un orage gris de ferraille,
Ils pensaient qu'ils tiendraient le coup.
Diên-Biên-Phû.
Le PC Gabrielle
Est tombé ce matin,
Isabelle tient encore,
On se bat au corps à corps.
Près du commandement, des gosses de dix-huit ans
Pour la France , tombent en chantant :
Contre les Viets, contre l'ennemi,
Partout où le combat fait signe.
On entend plus, sur la cuvette,
Que le cri de victoire des Viets.
Ils avaient tenu jusqu'au bout.
Diên-Biên-Phû.
Aujourd'hui tout le monde s'en fout
De Diên-Biên-Phû.
Mais nous, nous restons fiers de vous.
Diên-Biên-Phû.
JE NE VOUS GARDE PAS RANCUNE
Dans le quartier des activistes
Derrière une porte de fer
Un officier parachutiste
Vient de coiffer son béret vert
Je ne vous garde pas rancune, je vous plains
Les mots écorchent les tympans
Du triste général-procureur
Tandis que le fier Lieutenant
Se prépare au baroud d’honneur
Prêtre, gardien et avocats
Admirent avec un grand mutisme
La bravoure du noble soldat
Qui part victime de son civisme
Je ne vous garde pas rancune, je vous plains
Douze fusils le dévisagent
Mais ses yeux plus durs que l’acier
Fixent déjà une autre image
Il ne voit pas ses meurtriers
En entonnant la marseillaise
Il lève la tête et sourit
Au onze balles toutes françaises
Qui luttent pour lui ôter la vie
Il meurt au sixième coup de grâce
Et observant ce corps cassé
Le procureur au teint de glace
Entend la voix lui murmurer
Je ne vous garde, je vous plains
La cour militaire d’injustice
Le six juillet soixante-deux
A donné l’ordre à sa milice
D’assassiner ce valeureux
La colère
Une fille attendait le train
Ils lui ont tenu les mains
Et c'est un corps déchiré
Qu'ils ont abandonné
Sur le pavé mouillé.
Le gosse sortait de l'école
Quand ils l'ont chopé par le col.
Pour quelques pièces de monnaie
Qu'ils refusaient de donner
Ils lui ont cassé le nez... cassé le nez.
La colère, faut jamais la chercher
La colère, faut pas la réveiller,
Chacun pour soi il va falloir y penser,
Chacun pour tous il va falloir décider...
L'homme revenait de l'usine
Ils avaient une barre à mine.
Et les pare-brises explosaient,
Il a voulu les calmer
Il s'est fait massacrer.
La vieille femme vivait au troisième.
Toute seule derrière ses persiennes.
Cinq salopards ont raflé
Ses bijoux, ses billets
Après l'avoir torturée.... après l'avoir torturée.
La colère, faut jamais la chercher
La colère, faut pas la réveiller,
Chacun pour soi il va falloir y penser,
Chacun pour tous il va falloir décider...
C'est ça la peur sur la zone.
C'est sûr que certains s'en tamponnent.
C'est trop que derrière leur bureau
Des ministres démagos
Clament partout que c'est faux... que c'est faux.
La colère, faut jamais la chercher
La colère, faut pas la réveiller,
Chacun pour soi il va falloir y penser,
Chacun pour tous il va falloir décider...
Camarade
Révolution bolchevique :
De terribles statistiques,
C'est vrai... c'est vrai.
Douze millions de victimes
Pour imposer un régime, C'est vrai... c'est vrai.
Des conseillers militaires
Pour guerre révolutionnaire;
L'ère de la grande famine
Sous le règne de Lénine
C'est vrai... c'est vrai.
Au nom du Parti unique,
Plus de vie démocratique,
C'est vrai... c'est vrai.
Dissidents et refuzniks
En hôpitaux psychiatriques,
C'est vrai... c'est vrai.
Et dans tous leurs satellites,
Ils forcent les plébiscites
En envoyant les blindés
Ecraser la dignité,
Garde ça en mémoire, camarade
Quand tu vas défiler pour la paix,
L'armée rouge qui marche sur la grande esplanade
Est programmée pour attaquer.
C'est vrai... c'est vrai
C'est vrai... c'est vrai.
Des camps pour les terroristes
Derrière les frontières marxistes
C'est vrai... c'est vrai.
Des fronts de libération
Pour servir leurs ambitions
Et sous couvert d'humanisme,
Ils marquent leur expansionnisme.
Garde ça en mémoire, camarade
Quand tu vas défiler pour la paix,
L'armée rouge qui marche sur la grande esplanade
Est programmée pour attaquer.
C'est vrai... c'est vrai
C'est vrai... c'est vrai.
Et demande aux Afghans, camarade
Toi qui parle pour les peuples opprimés
Car le sang des enfants tués à la grenade
A la couleur de tes idées.
Goulag

fLe Chanteur d'Occident

Les démagos

L' Hymne des pieds noirs

C'est une école

Elle fume toujours des Camel
Quand elle remonte Saint Michel.
Elle a les yeux qui s'ennuient
Aux reflets de l'île Saint-Louis.
Sous les pavés, y a la plage :
Elle aimait bien cette image
Quand elle désertait la fac
Pour courir rue Gay-Lussac.
Elle ne chantait que des chansons de Dylan,
Elle ne parlait que de la guerre du Viêtnam,
Elle transformait les restos en amphis,
La nuit, sur l'île Saint-Louis.
San Francisco , Katmandou, Woodstock , Hanoï et Moscou,C'était sa géographie,
Ses frontières, toute sa vie.
Quand "Les maisons bleues accrochées aux collines"
La faisaient planer jusqu'au mont de Palestine,
Manipulation sur fond de mélodie,
La nuit, sur l'île Saint-Louis.
Je l'ai rencontrée hier,
Elle marchait en solitaire.
Elle avait un peu vieilli,
Elle avait beaucoup compris.
"Fini, le temps du Népal,
Plus d'oeuillets au Portugal,
Là-bas, en Mer de Chine,
Les boat-people sont nés sous Ho Chi Minh."
Elle a tout raté, elle revient de Corrèze,
Elle a tout laissé, elle n'écoute plus Joan Baez,
Certaines chansons ont perdu leur magie,
Fait gris sur l'île Saint-Louis.
Paradis artificiel,
Elle s'en va de Saint Michel.
Elle veut d'autres harmonies.
Mai 68: c'est loin d'ici...
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