lundi, 09 novembre 2009
La réaction c'est la vie! Bruno Gollnisch entretiens avec Richard Haddad
Titre(s) : La réaction c'est la vie ! : entretiens avec Richard Haddad
Auteur(s) :Bruno Gollnisch et Richard Haddad
Publication : Paris : Éd. Godefroy de Bouillon, impr. 2003
ISBN 2-84191-150-0
Quatrième de couverture
D'un côté, un auteur d'origine libanaise, éditeur, docteur en Histoire, titulaire d'un DEA en géopolitique, d'une maîtrise en sciences politiques, d'une licence en langue et civilisation arabe: Richard Haddad
De l'autre, un avocat, professeur de japonais et ancien doyen de faculté, député européen et dirigeant du Front National aux côtés de Jean-Marie Le Pen: Bruno Gollnisch. Un homme aux multiples formations intellectuelles, aux expériences professionnelles diverses, aux compétences reconnues car nourries d'une curiosité pour tout, mais d'une seule fidélité: celle que sa famille a toujours témoignée à la France
Ce livre est une série de discussions à bâtons rompus... entre deux hommes pour qui la vérité existe mais ne s'accommode pas de simplisme.
Une discussion, des échanges. Pour mieux dégager ensemble une règle de vie, un code d'honneur moderne: la vie n'est rien sans action. Et plus précisément sans réaction. L'organisme qui réagit, c'est celui qui se défend et se protège des agressions extérieures. La force c'est la réaction, c'est ce qui propulse dans l'espace avions et fusées. La Réaction, tant décriée, qu'elle soit politique ou philosophique, c'est l'attitude de l'homme libre.
Du parcours politique de Bruno Gollnisch, Richard Haddad conduit ses entretiens prolifiques à la situation internationale, la France, l'Irak, l'Europe, la défense nationale, l'économie, les institutions, pour inexonerablement , revenir à la politique, parce qu'elle est l'art et la science qui servent la Cité.
Servir la Cité et non s'en servir.
De la lecture de ces entretiens, naît un sentiment d'audace et de confiance à la fois.
Mieux qu'une leçon, un témoignage. Sur l'Avenir.
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jeudi, 05 novembre 2009
L'antisémitisme à Gauche
L’Antisémitisme à gauche
de Michel Dreyfus
Des débuts de la révolution industrielle à nos jours, toutes les composantes de la gauche ont tenu à un moment ou à un autre des propos antisémites.
Dreyfus détermine cinq types d’antisémitisme de gauche, le plus souvent mélangés et liés à des circonstances historiques particulières.
Mais l’on se demande en quoi cela est paradoxal ?
Sauf si l’on suit l’auteur qui distingue en conclusion être“de gauche” et être “à gauche” !
La Découverte, 346 pages, 23 €.
09:43 Publié dans Conseils de Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : conseil de lecture, histoire de france, la gauche et l'antisémitisme, histoire de la gauche, michel dreyfus |
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Anne de Guigné, la sainteté de l'enfance
Anne, enfant du ciel, viens nous instruire, sois pour nous maîtresse de sainteté ! Prends par la main tous les enfants de notre terre pour les conduire à Celui qui les appelle et dont l’amour attend… Prends aussi par la main les adultes pour qu’aux sentiers de conversion où la miséricorde du Père les convie, ils sachent retrouver la robe d’innocence. Et prends encore par la main tous les vieillards qui gravissent les dernières montées de leur pèlerinage terrestre, pour que chacun d’entre eux reconnaisse au plus profond de lui-même cet enfant qu’il fut, il y a tant d’années, et qu’il n’a jamais cessé d’être au secret de son cœur. Oui, qu’Anne nous entraîne tous, quel que soit le nombre de nos années ! Qu’elle nous entraîne pour que soit hâtée cette renaissance de la famille, que guette notre terre comme un nouveau printemps ! Qu’elle nous entraîne afin que la sainteté de l’enfance manifeste l’éternelle jeunesse de l’Eglise ! Qu’elle nous entraîne dans cette ronde de louange où tous les enfants du ciel ne cessent de chanter le Cantique de l’éternelle enfance au Dieu du temps et de l’éternité ! La sainteté de l’enfance sauvera le monde.
Disponible sur Amazon
09:22 Publié dans Conseils de Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : conseil de lecture, spiritualité, anne de guigné, sainteté, conversion, cantique de l'éternelle enfance au dieu, catholicosme, chrétienté |
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lundi, 02 novembre 2009
L'apocalypse Khmère
Sous le Kampuchéa démocratique, alors dirigé par les Khmers rouges de Pol Pot, un million sept cent mille Cambodgiens ont trouvé la mort. Exécutions sommaires, travaux forcés, mauvais traitements, privation, famine et désespoir, tel fut le lot quotidien du peuple khmer d'avril 1975 à janvier 1979. Dans ce témoignage sobre mais sans détour, l'auteur retrace ces quatre années vécues sous la férule impitoyable d'Angkar, nom de l'organisation chargée de façonner un peuple nouveau, quatre années d'une vie dans les camps de la mort, où il a vu sa famille, père, frères, sœurs, tantes, oncles, cousins dévorés par le monstre communiste. Quatre années d'apocalypse.
11:08 Publié dans Conseils de Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : conseil de lecture, cambodge, communisme, génocide, khmers rouge, pol pot, camp de concentration, l'angkar, somanos sar, apocalypse khmère |
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dimanche, 01 novembre 2009
Cassie, du satanisme au choix de Dieu
Cassie, du satanisme au choix de Dieu
Misty Bernall
Nouvelle Cite
Thème : Violence
Genre : Témoignage
ISBN 2853134121
Cassie est l’une des 13 jeunes victimes de la tuerie qui a eu lieu le 20 avril 1999 dans l’établissement scolaire de Littleton, Colorado. Sa mère raconte ici comment sa fille, deux ans auparavant, s’était laissée entraînée dans un groupe aux pratiques sataniques, et comment elle en était sortie après de durs combats intérieurs. C’est donc à une jeune lycéenne apaisée que les deux tueurs ont posé la question, le revolver pointé sur elle : "Crois-tu en Dieu ?" Elle répond : “oui”...
Le titre américain de ce récit émouvant qui dénonce l’impasse que représentent les groupes sataniques qui ne proposent que la haine et le désespoir, et l’importance du choix des amis qui peuvent entraîner chacun dans le meilleur ou dans le pire.
A faire lire à tous les adolescents à partir de 14 ans pour les aider à discerner, et pour leur montrer un bel exemple de courage, de la part de Cassie dont le témoignage de la Foi en Dieu n’a pas faibli devant le danger.
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Un livre de cuisine pour étudiants et adolescents mais aussi pour les jeunes professionnels
Vite prêt Trop bon, Les recettes express de Sam Stern
Sam Stern
Gallimard jeunesse
ISBN 2070614565
Un livre de recettes pour les ados ! L’idée est sympathique, la couverture est... ado ! Et le livre est très bien conçu :
Les recettes sont accessibles par des onglets et classées par durée de réalistation : si le cuisinier a devant lui 5, 10, 15, 20 ou 30 minutes !
Quelques exemples :
En 5 mn, les tartines express, les assiettes méditerranéennes, le poisson minute ou la salade poire-avocat. Dans les 10 mn : des tas d’idées de sandwichs, pitas et clubs, des salades et des omelettes variées et originales. En 30 mn : des roulés au fromage, tartes aux tomates cerises, le gratin d’aubergines ou les pizzas maison, le tout fait en un clin d’oeil, ou presque !
L’ensemble est clairement présenté, beaucoup de photos alléchantes, peut-être un peu trop de l’auteur et de ses copains...
C’est un excellent outil à offrir à nos jeunes pour les inciter à se prendre en main lorsqu’ils veulent organiser un petit dîner entre amis, ou à se nourrir sainement lorsqu’ils sont étudiants.
Les mamans y trouveront aussi leur compte, en "piquant" des tas d’idées, de recettes sympas, vite faites bien faites !
A partir de 15/16 ans.
10:29 Publié dans Conseils de Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : livre de cuisine, étudiants, recettes rapides, idées de cadeaux |
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Les voleurs de Dieu, la réalité de la persécution des chrétiens sous un régime communiste
Voleurs de Dieu (Les)
Maria Winowska
Saint Paul
ISBN 2850490075
Voici une série de témoignages bouleversants qui témoignent de la foi des chrétiens persécutés en Russie, Pologne et Hongrie sous régime communiste
. Ces récits, authentiques et contrôlés, mettent en scène de nombreux enfants et révèlent une présence de Dieu particulièrement intense dans ces régions où l’ idéologie a voulu détruire la religion catholique. Les différents chapitres du livre retracent chacun un fait différent : miracles et conversions sont tous aussi extraordinaires les uns que les autres.
Une excellente lecture qui approfondira la Foi des jeunes, et une bonne idée de cadeau pour une profession de Foi.
10:22 Publié dans Conseils de Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : conseil de lecture, témoignages, régime communiste, hongrie, pologne, persécution des chrétiens |
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Prières en Famille
Prières en famille
Michel Martin-Prével
Editions des Béatitudes
ISBN 2840243083
« Revenez à la prière familiale, et maintenez-la ; c’est là le plus grand don de Dieu pour maintenir une famille unie ». C’est d’abord par cette citation de Mère Teresa et par un encouragement à prier, en famille ou entre époux, que commence le livre, avant de donner quelques pistes pour favoriser la prière familiale. Ensuite, différentes formes de prière sont développées : autour de la Parole de Dieu (avec des passages bibliques sur la vie familiale) ; en suivant brièvement le temps liturgique ; autour de la table ; avec les psaumes ou différentes prières connues ; enfin des prières de bénédiction sont proposées.
Un petit guide sans fioritures, qui s’attache à l’essentiel : redonner le sens de la prière familiale et soutenir cette démarche en ébauchant quelques pistes.
10:15 Publié dans Conseils de Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : conseil de lecture, prières en famille, vie de famille, spiritualité, religion, christianisme |
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samedi, 31 octobre 2009
Dès le XIXème siècle, les grands Magasins détruisaient les petits commerces
Au Bonheur des Dames
Au Bonheur des Dames est un roman d’Émile Zola publié en 1883, le onzième volume de la série les Rougon-Macquart. À travers une histoire sentimentale à l’issue inhabituellement heureuse, le roman entraîne le lecteur dans le monde des grands magasins, l’une des innovations du Second Empire. Le modèle du personnage d'Octave Mouret est Auguste Hériot, co-fondateur des Grands Magasins du Louvre.
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Résumé
Les débuts au grand magasin
Denise Baudu, héroïne principale du roman, jeune Normande de vingt ans originaire de Valognes, arrive à Paris avec ses frères Jean et Pépé, âgés respectivement de seize et cinq ans. Leur père, dont ils portent tous les trois le deuil (ils sont en effet vêtus de noir dès leur arrivée à Paris au premier chapitre) qui tenait une teinturerie, est mort il y a un an environ de la même fièvre qui avait emporté leur mère quelques jours plus tôt. Son oncle avait écrit à Denise à cette époque qu’il pouvait y avoir une place dans sa boutique à Paris. Mais depuis un an, les affaires ont mal tourné et il ne peut embaucher Denise.
Au Bonheur des Dames est à ce moment dirigé par Octave Mouret, fils de François Mouret et Marthe Rougon. Ce grand magasin prospère tellement bien qu’il ruine les petites boutiques du quartier. Les Baudu, tenant le « Vieil Elbeuf » qui se trouve en face du Bonheur, sont exaspérés par les agrandissements successifs opérés par Mouret. Ils ont en effet connu la boutique, fondée par les frères Deleuze, à l’époque où elle avait une taille modeste. Mouret est devenu propriétaire de la boutique en épousant Mme veuve Hédouin (née Deleuze) dans Pot-Bouille, qui décédera peu après.
Les Baudu sont particulièrement exaspérés du fait de leur attachement aux pratiques commerciales traditionnelles, et souhaitent que leur boutique reste telle qu’elle est. Plus tard dans le texte, certains membres de leur famille vont eux-mêmes succomber à cet acharnement et à ce désespoir, voyant le grand magasin provoquer alors petit à petit leur totale faillite.
Denise, ne trouvant de place dans les petites boutiques, décide d’aller chercher du travail au « Bonheur des Dames » grâce à l'aide d'un ami de son oncle qui travaille au Bonheur, et ce malgré l’avis défavorable de son oncle. Grâce à Mouret, qui l’a remarquée malgré ses allures de paysanne, elle est engagée au rayon des confections. Mais elle doit subir les railleries des vendeuses qui, se moquant de ses souliers et de sa chevelure difficile à coiffer, ne lui laissent aucune vente importante. Ainsi, fatiguée de ranger les manteaux dépliés, elle s’inquiète, le soir dans sa chambre, de la pension qu’elle doit payer pour faire garder Pépé par une vieille dame. Jean, ne comprenant pas son désespoir, lui demande d'importantes sommes d’argent qu’elle gagne difficilement pour se dépêtrer de ses aventures amoureuses, manipulant sa sœur en se décrivant comme constamment au centre d’intrigues rocambolesques et désespérées. Denise est alors obligée de coudre des nœuds de cravate la nuit, donnés gentiment par Robineau, le premier commis au rayon de la soie.
Denise aussi commence son éducation sentimentale : avec son amie Pauline Cugnot des lingeries, elle s’intéresse un peu aux histoires de cœur de son comptoir. Cette dernière lui conseille de prendre un amant pour subvenir à ses besoins financiers. Mais Denise ne peut supporter l’idée même : elle préfère se fatiguer à faire des nœuds de cravate la nuit. Mais, en même temps, touchée par la galanterie hypocrite de Hutin qui se moque d’elle dans son dos, elle s'en croit amoureuse. Petit à petit, naît entre elle et Mouret une sorte de complicité dont aucun des deux ne comprend qu’il s’agit en fait d’un véritable coup de foudre : en effet, ni l’un ni l’autre ne sait ce qu’est l’amour, qu’il s’agisse de la naïve Denise ou du déjà trop expérimenté Mouret, habitué à des relations sans lendemain.
Mais, elle discute souvent avec son amie Pauline et va souvent voir Robineau : l’inspecteur Jouve l’a remarqué mais ne va pas voir la direction. En effet, cette dernière est très stricte : pas de bavardages, pas d’amants, il faut dormir la nuit… En juillet, Denise a peur : c’est la morte-saison, l’époque des renvois. Bourdoncle, l’adjoint tyrannique de Mouret, renvoie pour un rien, de plus il n’apprécie pas trop Denise, qui pense que si quelqu’un doit sauter dans son comptoir, ce sera elle. En réalité, Bourdoncle ne fait qu’exécuter les ordres de Mouret : celui-ci veut conserver son image de patron paternel, mais veut quand même licencier pour économiser.
Un jour de juillet, Jouve qui n’a rien dit à Bourdoncle sur Denise et Pauline, espère « se faire remercier » de Denise (il lui fait des avances, comme à d’autres vendeuses). Celle-ci refuse catégoriquement, et Jouve veut se venger. Un peu plus tard, à l’heure du déjeuner (pas très agréable), elle rencontre Jean qui veut encore une fois lui demander de l’argent. Le problème, c’est que la rumeur court que Jean serait l’amant de Denise et Pépé son enfant (on ne sait pas qu’ils sont frères et soeur). Elle se fait alors surprendre par Jouve qui fait cette fois son rapport à Bourdoncle. Denise est alors renvoyée. C’est à ce moment-là que les autres personnages commencent à sentir la tendresse de Mouret pour Denise : Jouve préfère voir Bourdoncle plutôt que Mouret qui l’accueille dans son bureau « par un instinct », et Bourdoncle préfère tout de suite passer au renvoi sans consulter Mouret, de peur d’une « faiblesse ». Mouret est alors victime de son système : apprenant le renvoi de Denise, il s’énerve contre Bourdoncle car il voit là une tentative d’échapper à son pouvoir (alors que c’est comme ça traditionnellement que ça se passe). Il se renseigne et parle même de reprendre Denise : une bien étrange attitude aux yeux de Bourdoncle. Denise, renvoyée, éprouve l’étrange besoin d’aller s’expliquer avec Mouret, de lui dire au moins que c’était son frère, même si elle ne revient pas. Mais finalement elle ne se décide pas.
Le passage par les petites boutiques [modifier]
Denise loue alors une chambre chez Bourras, un artisan qui fabrique des parapluies. Il l’embauche même par charité. Denise est ensuite vendeuse chez Robineau qui a repris une des boutiques du quartier. Celui-ci, aidé par Gaujean, un petit tisserand lyonnais, décide de batailler contre le Paris-Bonheur de Mouret, la soie miracle. Lui aussi décide de créer sa faille (soie noire). Mais Mouret baisse le prix du Paris-Bonheur devant les yeux effarés de ses salariés et le vend à perte. Robineau le suit, baisse le prix de sa faille. Finalement, c’est Mouret qui gagne la partie, Robineau est ruiné.
Denise, un an après son renvoi, promène comme d’habitude Pépé aux jardins des Tuileries. C’est là qu’elle rencontre Mouret, qui se rend chez Mme Desforges, une maîtresse dont il se sert pour approcher le baron Hartmann, important financier du monde parisien. Mouret préfère retarder sa visite et se promener avec Denise, qui veut repartir. Il lui propose de réintégrer le Bonheur des dames et cause avec elle des grands magasins. Il se rend alors compte qu’elle lui « chauffe le cœur ». Mouret va même jusqu’à prétexter n’importe quoi pour rester avec elle. La scène nous est décrite comme une nuit passée (« un brusque réveil ») : mais finalement, il s’en va, se rend compte en apercevant les fenêtres de Mme Desforges qu’il ne peut pas la retenir davantage.
Le retour triomphal
Peu après, Denise Baudu revient au « Bonheur » en tant que vendeuse appointée, à la grande joie de Mouret. Cela comporte des inconvénients : dès que Mouret parle, tout le monde chuchote en la cherchant des yeux. Pauline aiguise, sans que Denise le sache, sa jalousie, en lui faisant la description complète des caprices de Mouret avec Clara, une vendeuse. Deloche, un vendeur aux dentelles qui s’amourache de Denise, est toujours triste. Mme Desforges, vient au Bonheur accompagnée de Bouthemont, un premier à la soie ambitieux, pour voir le « caprice de Mouret ». Bouthemont lui a seulement dit qu’elle était à la confection. Du coup, elle croit que Denise est cette maîtresse. Mme Marty lui dit que non, que c’est Clara Prunaire, mais elle n’a plus de doute à la vue de l’attitude de Mouret avec Denise. Elle se venge déjà en faisant tourner Denise en rond dans le magasin, puis invente un stratagème pour « convaincre Mouret de sa trahison ». Le directeur du Bonheur promeut le soir Denise seconde vendeuse du rayon confections et cherche à la séduire avec la recette de la journée, mais cela échoue : non seulement elle refuse les avances de Mouret mais en plus la vue de l’argent la blesse. Elle est cependant bouleversée par l’affaire (elle l’aime). Bourdoncle, qui pressent une liaison sérieuse, arrive dans le bureau sous prétexte d'un record de fréquentation, au grand dam de Mouret.
Le jour de l’inventaire, Denise reçoit une lettre de Mouret qui l’invite à dîner le soir avec lui. Elle est au courant des légendes au sujet de ce dîner : après, il y a le « dessert »; Clara et d’autres y sont déjà allées. Denise refuse le dîner mais se rend compte qu’elle l’aime, grâce notamment à sa jalousie. Puis, après, avec une mise en scène de Mme Aurélie qui est complaisante envers Mouret, elle se retrouve avec lui. Elle refuse toujours ses avances, malgré ses discours apitoyants qui utilisent le champ lexical de la famille, ses pleurs. Il utilise des arguments de choc : l’argent, l’entorse que Denise s’est faite… Elle utilise des arguments qui ne tiennent pas trop debout. Il devient brutal, mais Denise refuse d’être une aventure de passage. Cela étonne Mouret de plus en plus. Denise s’en va et Mouret la suit, d’un regard désespéré.
Mme Desforges trouve comme stratagème de faire venir Denise chez elle pour retoucher un manteau et de l’humilier en présence de Mouret. Ce dernier ne la voit presque plus et ne ne se rend chez elle que dans le but de voir le baron Hartmann. Comme elle s’ennuie chez elle, il vient avec son ami Paul de Vallagnosc. Mouret, après avoir compris que Denise faisait une retouche chez Mme Desforges, s’inquiète de plus en plus. Elle excite la jalousie de Denise et l’insulte. Mouret, après bien des tentatives, y met fin et la console. Mouret rompt enfin avec Mme Desforges.
Mouret finit alors par comprendre après bien des offres de cadeaux que ce qui importe à Denise, ce n’est pas l’argent, mais l’amour. Pour Mouret, c’est bien une race de fille inconnue (voir Pot-Bouille). En effet, il n’a été habitué qu’à celles que l’argent faisait fondre. Mouret est alors obsédé par Denise (il en rêve la nuit) qui le suit partout avec lui (conseil des intéressés, inspection, discussion avec des banquiers, paperasses…). Mouret joue alors la tactique de l’amitié. Il s’entame alors de longues discussions dans lesquelles Denise lui suggère de créer un orchestre et de faire des mesures pour améliorer la vie des salariés.
Bourdoncle excite la jalousie de Mouret en disant qu’elle a plusieurs amants dans le magasin. Mouret profite d’une erreur de Hutin, un des « amants », pour lâcher sa rancune. Hutin est sûr que c’est à cause de Denise. Il se venge en voyant Denise parlant avec Deloche en train de pleurer. Il appelle Bourdoncle qui appelle Mouret. Celui-ci a une explication avec Denise dans le bureau. En réalité celle-ci s’est simplement faite aborder dans l’atelier pour parler du Cotentin. L’explication d’un directeur avec sa vendeuse devient très rapidement une scène de jalousie passionnée. Mouret reproche à Denise ses amants. Elle n’en a aucun et préfère partir de la maison. Mouret, amoureux fou, barricade la porte. Finalement Denise est nommée première d’un rayon de confections pour enfants.
Un jour de grande vente de blanc, Mouret, en voyant Denise s’occuper de ses frères comme de bébés, la demande en mariage. En effet, celui-ci est désemparé par le prochain départ de Denise. Celle-ci refuse puis finit par accepter.
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jeudi, 29 octobre 2009
Les grandes heures de la chouannerie par Anne Bernet

Isbn:2-262-00909-0
Anne Bernet est une historienne qui a écrit de nombreux ouvrages sur les guerres de vendée et la chouannerie.
Voici la 4 ème de Couverture:
Si la Chouannerie a inspiré les romanciers et a donné lieu à des ouvrages d'histoire partielle consacrés à ses "figures" ou à des épisodes particuliers, elle a suscité très peu d'ouvrages d'ensemble parce qu'elle est bien loin d'avoir l'unité de la Vendée.
Anne Bernet a réussi - c'était un exercice difficile - à raconter les personnages et les moments significatifs de cette mosaïque d'insurrections dispersées en Bretagne, en Normandie et dans le Maine, entrecoupées de trêves et d'intrigues; ce fut une poussière de coups de mains ( Le seul grand rassemblement de type "vendéen" ayant été celui de Quiberon). Il y a eu des chouanneries, mais pas une Chouannerie. Cela va de la rébellion du Mainiot Léon Cottereau, dit " Jean Chouan", en 1792, à l'exécution de l'irréductible Morbihannais Cadoudal, capturé à Paris en mars 1804. Entre ces deux dates, on se passionne pour cette "guerre du clair de lune", toute de surprises et d'esquives, de cris de chouette et de soldats fantômes, menée par des bandes dont la manière pas toujours recommandable est étroitement liée à la personnalité des chefs, qu'ils soient nobles ou paysans. Parmi ceux-ci, l'herculéen Cadoudal, que Napoléon tenta de rallier; le séduisant Boishardy, des Côtes-du-Nord, tué le jour de ses noces avec l'amazone Joséphine de Kercadio,; l'ardent chevalier de Tinténiac; le petit Aimé du Boisguy; Guillemot, le dur et fier "roi de Bigan''; l'intrépide comte de Silz; la belle figure du comte de Frotté, âme de l'insurrection normande; le cruel Picot qui sévit en pays d'Auge.
Un livre d'Histoire et d'aventure qui montre bien toute la différence entre la guerre de Vendée et la Chouannerie trop souvent confondues.
09:58 Publié dans Conseils de Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chouannerie, anne bernet, radio courtoisie |
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