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lundi, 09 novembre 2009

Poèmes de Roger Holeindre quand il était incarcéré à la Santé en 1962

source: Roger Holeindre dit "Popeye" Poèmes

Bilan

Alger, Casablanca, Tunis et Saigon,

Oran et Marrakech, Constantine, Haïphong,

Gabès, Dakar, Hué, Bône, Savannaket,

Bougie et Constantine, Philippeville et Sakiet,

Pétrole du Sahara, fer de Mauritanie,

Charbonnage du Tonkin, phosphates de Tébessa,

Mines de Zellidja, usines de Rouiba

Ecoles et hôpitaux, tombes de nos aïeux...

C'est beau, c'est grand, c'est généreux.

La Santé 1962

HOLEINDRE Roger

Amertume

"Au fidèle parmie les fidèles, à Brahim,

Sergent-chef de la Harka de LANOIX,

Assassiné par les rebelles du F.L.N."

La nuit tombe à nouveau sur ma morne existence.

Au fond de ma prison, je pense à mes amis,

A ces braves harkis, engagés par la FRANCE,

Et que moi et tant d'autres avons ainsi trahi


Où es-tu, mon vieux frère? Où es-tu vieux Brahim?

Dans quel affreux charnier t'a-t'on précipité?

Qui dont t'a défendu quand, perpétrant leur crime,

Les Fells sont arrivés et t'ont assassiné?


Oui, la FRANCE a menti, c'est sûr et c'est atroce.

Elle t'avait laissé croire que tu étais Français.

Et tu avais foncé; ta famille, tes gosses,

Ils t'avaient tous rejoint, et tous, je les aimais.


Tu t'es battu, BRAHIM, des mois, des ans sans trêve.

Mais qu'importe le temps, car tu te battais bien.

Tous les grands chefs venaient, et tous laissaient paraître

Leur foi dans l'avenir, leur foi dans ton destin.


Et puis, "IL" est venu, tu t'en souviens sans doute,

Celui qu'on attendait pour sauver le pays.

Peu après son retour, complète fut la déroute.

Le destin était noir et la foi avait fui.


De tous ses grands discours et de toutes ses belles phrases,

Toi tu n'as rien compris et nous n'avons rien cru.

Qui aurait pu penser que notre armée s'efface

Et donne ainsi la place à ceux qui pillent et tuent?


Alors, si tu es mort, que Dieu me le pardonne,

Car jusqu'au bout, vieux frère, tu sais, j'ai résisté.

J'ai voulu maintenir ce que maintient un homme,

Son honneur, ses promesses, pour toi, son amitié.


Ce qu'on n'attendait pas est arrivé, féroce,

Revoir des frères d'armes, venus pour m'arrêter.

Je t'ai abandonné, BRAHIM, et c'est trop moche,

J'en pleure souvent, le soir à la Santé.

Prison de la Santé, le 16 juillet 1962

HOLEINDRE Roger

La réaction c'est la vie! Bruno Gollnisch entretiens avec Richard Haddad


Titre(s) : La réaction c'est la vie ! : entretiens avec Richard Haddad

Auteur(s) :Bruno Gollnisch et Richard Haddad
Publication : Paris : Éd. Godefroy de Bouillon, impr. 2003
ISBN 2-84191-150-0

Quatrième de couverture

D'un côté, un auteur d'origine libanaise, éditeur, docteur en Histoire, titulaire d'un DEA en géopolitique, d'une maîtrise en sciences politiques, d'une licence en langue et civilisation arabe: Richard Haddad

De l'autre, un avocat, professeur de japonais et ancien doyen de faculté, député européen et dirigeant du Front National aux côtés de Jean-Marie Le Pen: Bruno Gollnisch. Un homme aux multiples formations intellectuelles, aux expériences professionnelles diverses, aux compétences reconnues car nourries d'une curiosité pour tout, mais d'une seule fidélité: celle que sa famille a toujours témoignée à la France

Ce livre est une série de discussions à bâtons rompus... entre deux hommes pour qui la vérité existe mais ne s'accommode pas de simplisme.

Une discussion, des échanges. Pour mieux dégager ensemble une règle de vie, un code d'honneur moderne: la vie n'est rien sans action. Et plus précisément sans réaction. L'organisme qui réagit, c'est celui qui se défend et se protège des agressions extérieures. La force c'est la réaction, c'est ce qui propulse dans l'espace avions et fusées. La Réaction, tant décriée, qu'elle soit politique ou philosophique, c'est l'attitude de l'homme libre.

Du parcours politique de Bruno Gollnisch, Richard Haddad conduit ses entretiens prolifiques à la situation internationale, la France, l'Irak, l'Europe, la défense nationale, l'économie, les institutions, pour inexonerablement , revenir à la politique, parce qu'elle est l'art et la science qui servent la Cité.

Servir la Cité et non s'en servir.

De la lecture de ces entretiens, naît un sentiment d'audace et de confiance à la fois.

Mieux qu'une leçon, un témoignage. Sur l'Avenir.

Scorpions- Wind of change

 

Formé en République Fédérale d'Allemagne à Hanovre à la fin des années60 par le guitariste Rudolf Schenker, Scorpions a sorti un nombre conséquent d'album dans les années 70 mais il explose vraiment dans les années 80. Au début des années 90, ils sortent de super morceaux qui sont " Rock You Like a Hurricane" et "Wind of Change"

Ils font toujours des tournées, ils sont venus en France en 2008.

Voilà le scopitone de Wind of Change en 1991. Un morceau parfait en ce 9 novembre 2009, 20 ans après la chute du mur de Berlin.

Un vent de changement et de liberté a soufflé sur l'Allemagne.

 

Mobilisation urgente contre une loi sur l’euthanasie


Une proposition de loi sur l'euthanasie vient d’être déposée par 120 députés socialistes à l’Assemblée nationale. Elle sera discutée le 19 novembre prochain. Ces dernières semaines, certains députés de la majorité se sont déclarés favorables à une légalisation de l'euthanasie.
Il est urgent de se mobiliser pour manifester une forte opposition contre toute tentative de légalisation de l’euthanasie.

Signez l’appel contre l’euthanasie et pour la charte des droits des personnes en fin de vie www.fautpaspousser.com/je-signe-la-petition/

Cette pétition sera adressée dès le 17 novembre à tous les partis politiques et responsables des groupes parlementaires. Nous devons agir très vite pour obtenir le plus de signatures possible.

Mobilisez autour de vous : découvrez les 10 clés du débat.


Alliance pour les Droits de la Vie - www.adv.org
Site de la campagne : www.fautpaspousser.com

Projection du film "Famine 33" à l'espace culturel de l'ambassade d'Ukraine

safe_image.php?d=a5a5fdf721d71789f2eba32e8cc81e8b&url=http%3A%2F%2Fwww.theatrum-belli.com%2Fmedia%2F01%2F01%2F98830795.jpgL'Ambassade d'Ukraine et le Ciné-club ukrainien ont l'honneur de vous inviter le vendredi 27 novembre 2009 à 19h pour la projection du film Famine 33 (Голод-33) de Oles Yanchuk, en version originale sous-titrée en français, inspiré de l'œuvre de Vassil Barka, Le prince jaune (''Жовтий князь'') dont la traduction française est parue chez Gallimard en 1981.

Ce Film primé au Festival de Vincennes de 2008, est une évocation bouleversante du "Holodomor", la famine-génocide organisée par le pouvoir soviétique en 1932-1933 pour exterminer la paysannerie ukrainienne en tant que vecteur irréductible de l'identité nationale et des traditions de ce peuple.

La projection sera suivie d'une Intervention de Jean-Louis Panné (historien et éditeur), de la présentation par Iryna Dmytrychyn d'un témoignage d'une survivante du "Holodomor", à paraître aux Editions l'Harmattan et de l'inauguration de l'exposition organisée par la Fondation Ukraine 3000, "Exécution par la faim : le génocide inconnu des ukrainiens - 1932-1933, qu'en savez-vous ?"

Espace culturel de l'Ambassade d'Ukraine
22, avenue de Messine, Paris 8e, métro Miromesnil
Renseignements au 01 43 59 03 53

Retracer l’histoire de la chrétienté en Europe par le biais des figures de ses saints patrons

source: Radio Vatican

« Saint Louis roi de France avec un page » peint par le Greco en 1585 et conservé au Louvre à Paris est exposé ces jours-ci à Rome avec des dizaines d’autres chefs-d’œuvre. À la veille de la Toussaint, nous vous proposons une visite guidée de l’exposition ouverte au public jusqu’au 10 janvier au Palazzo Venezia. Intitulée “Le Pouvoir et la grâce”, cette exposition raconte les grandes étapes de l’histoire de la chrétienté en Occident par le biais d’une rétrospective dédiée aux saints patrons d’Europe et à leur impact sur la société civile. Cyrielle Flosi.

Ecouter l'émission

Saint du Jour

source:Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

SAINT THÉODORE
Soldat, Martyr
(+ 304)



Saint Théodore, jeune soldat romain, est un des plus célèbres martyrs de l'Orient. Il naquit en Syrie, à la fin du IIIe siècle; il ne faut pas le confondre avec un autre Théodore, vieux soldat et martyr, dont la fête arrive le 7 février. Théodore faisait partie d'une légion romaine qui avait établi son quartier d'hiver dans la ville d'Amasia, où les édits persécuteurs étaient exécutés sévèrement.

Le jeune soldat, plein de l'amour de Jésus-Christ, dédaigna, malgré le péril, de cacher sa foi, et, au contraire, il se fit une gloire de la professer publiquement; aussi fut-il présenté comme chrétien au tribun de sa légion. Celui-ci lui demanda comment il osait professer une religion proscrite sous peine de mort: "Je ne connais point vos idoles, répondit-il; j'adore Jésus-Christ, Fils unique de mon Dieu. Je vous abandonne mon corps; vous pouvez le déchirer, le mettre en pièces, le livrer aux flammes. Si mes discours vous offensent, coupez-moi la langue. Dès que Dieu l'exige, je suis prêt à faire le sacrifice de chacun de mes membres." Le tribun et les juges, affectant d'être touchés de compassion pour sa jeunesse, se contentèrent de le menacer et le laissèrent en liberté.

Théodore ne songea qu'à gagner des âmes à Jésus-Christ, à fortifier les autres confesseurs de la foi et à les animer au martyre; il poussa même le courage jusqu'à mettre le feu au temple de la déesse Cybèle. Ce fut en vain qu'on essaya de lui faire exprimer quelques regrets à ce sujet: il brava toutes les menaces, comme il se rit de toutes les promesses. Il fut alors fouetté très cruellement et enfermé dans un cachot, sans nourriture, pour y mourir de faim. La nuit, le Sauveur vint le visiter, lui promit de le nourrir d'un aliment invisible et le fortifia pour le dernier combat. Cette visite donna à Théodore tant de joie, qu'il se mit à chanter les louanges de Dieu, et des Anges vêtus de blanc vinrent unir leurs voix à la sienne. Les geôliers et les gardes, le juge lui-même, furent témoins du miracle sans se convertir. On lui fit alors de belles promesses, et on lui dit que, s'il feignait seulement la moindre soumission, on le mettrait en liberté. Ayant répondu à ces nouvelles sollicitations avec une fermeté invincible, Théodore est alors déchiré avec des crochets de fer, on lui brûle les côtes avec des torches ardentes, puis on le condamne à être brûlé vif. Le vaillant soldat, placé sur le bûcher, se munit du signe de la Croix, et bientôt sa belle âme s'envola au Ciel.

DÉDICACE de la BASILIQUE du SAINT-SAUVEUR

En l'an 324


L'usage d'avoir des lieux spécialement destinés à la prière et au culte remonte à l'origine du monde. Toutefois, le premier temple consacré au vrai Dieu ne fut bâti que vers l'an 3000 après la création, à Jérusalem, par le roi Salomon. Ce prince en fit la dédicace l'an 3004; la cérémonie dura huit jours, et les Juifs en renouvelèrent chaque année la mémoire. Aux premiers siècles du christianisme, l'Église persécutée ne put bâtir de temples et dut célébrer les divins mystères dans des maisons particulières ou dans les catacombes, sur les tombeaux des martyrs.

Le Christ et Sa Croix rendirent Constantin victorieux de son rival Maxence. Ne marchandant pas sa reconnaissance, le grand empereur mit fin aux persécutions sanglantes, donna la liberté à l'Église et promulgua une loi par laquelle il permettait aux chrétiens de bâtir des églises dans tout son empire. Donnant lui-même l'exemple, Constantin fit construire un baptistère en 334, à l'endroit où le pape saint Sylvestre l'avait baptisé. Il fit aussi édifier les somptueuses basiliques de Ste-Croix-de-Jérusalem, réplique de celle du St-Sépulcre, et la basilique St-Pierre qu'il érigea sur le tombeau du prince des apôtres. Le pieux empereur fit également bâtir sur l'emplacement du palais des Laterani, pour servir d'église patriarcale et pontificale, la basilique du Saint-Sauveur, appelé aussi St-Jean de Latran. Le Pape saint Sylvestre fit, en 324, la dédicace de l'église de Saint-Sauveur, aujourd'hui Saint-Jean-de-Latran, à Rome.


En France, l'usage s'est généralisé de célébrer, l'anniversaire de la dédicace de toutes les églises.

Cette fête mérite de notre part un respect tout spécial: après la fête de l'Église du Ciel et de l'Église du purgatoire, c'est, en quelque sorte, la fête de l'Église de la terre. L'office de ce jour nous montre dans nos temples, d'après la Sainte Écriture, la maison de la prière, la maison de Dieu, un lieu saint, une image de la céleste Jérusalem, la porte du Ciel.

N'oublions jamais la sainteté de nos églises.

La chute du Mur, une révolution pour l'Allemagne?

source: Radio Vatican

Il y a 20 ans, le 9 novembre 1989, s’écroulait le mur qui séparait en deux la ville de Berlin. Conséquence directe de l’affaiblissement de l’Union Soviétique et des grandes manifestations pacifiques conduites par les allemands de l’est.
20 ans après, de nombreux chefs d’Etat se retrouvent à Berlin pour commémorer la chute de ce symbole du clivage idéologique et politique de la guerre froide.
En quoi cet évènement a-t-il constitué un tournant dans l'histoire de l'Allemagne ? Analyse de Jacques-Pierre Gougeon, chercheur associé à l’IRIS
Jacques-Pierre Gougeon est l’auteur du livre : l’Allemagne du XXIème siècle, une nouvelle nation ?, aux éditions Armand Colin.
Propos recueillis par Antoine Bellier

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09:11 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, guerre froide, union soviétique, berlin, chute du mur de berlin, iris | |  Facebook

Histoire "des deux Allemagne" de 1949 à 1990.

source: Canal Académie

avec Georges-Henri Soutou, de l’Académie des sciences morales et politiques

L’anniversaire de la chute du Mur de Berlin occulte un autre anniversaire, celui de la création en 1949 des deux Républiques allemandes, la "fédérale" et la "démocratique". Pourtant, bien avant l’érection du Mur en 1961, les deux États vont très vite se situer au centre du conflit opposant les États-Unis et l’URSS. Fraichement élu à l’Académie des Sciences morales et politiques, Georges-Henri Soutou retrace pour nous l’histoire de ces "deux" Allemagne.




Emission proposée par : Christophe Dickès

Référence :hist566


Adresse directe du fichier MP3 :http://www.canalacademie.com/emissions/hist566.mp3
Adresse de cet article : http://www.canalacademie.com/Histoire-des-Allemagne-de-19...
Date de mise en ligne :

8 novembre 2009

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Le rôle des éditeurs québécois durant la Seconde Guerre Mondiale

source: Canal Académie

Le rôle des éditeurs québécois durant la Seconde Guerre Mondiale

Avec Marcel Lajeunesse, historien et professeur à la Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal

Dans la France occupée, les livres, faute de pouvoir être édités sur le territoire, étaient pris en charge par les éditeurs québécois. La Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) présente une exposition sur Les éditeurs québécois et l’effort de guerre, de 1940 à 1948. Bertrand Galimard Flavigny a rencontré Marcel Lajeunesse, historien et professeur à la Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal qui raconte ce moment de l’histoire des livres.




Emission proposée par : Bertrand Galimard Flavigny

Référence :PAG681


Adresse directe du fichier MP3 :http://www.canalacademie.com/emissions/PAG681.mp3
Adresse de cet article : http://www.canalacademie.com/Quels-roles-ont-joue-les-edi...
Date de mise en ligne :

8 novembre 2009

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Qu'est ce que l'Honneur?

Gladius (journal des élèves de l’Ecole Sain Jean-Baptiste de La Salle, Camblain-l’Abbé (62)) : Quelle définition donneriez-vous de l’honneur ?
Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc : L’honneur c’est sans doute le contraire de la honte de soi, c’est peut-être simplement le respect de soi-même, la tenue intérieure. Je ne suis pas certain que le monde des honneurs et le monde de l’honneur soient toujours comparables. Le monde des honneurs, c’est le monde du paraître, le monde de l’honneur, c’est le monde de l’être. Le monde des honneurs suppose des compromissions, du moins des arrangements, des silences complices, des carnets d’adresses profitables, des petites hypocrisies….
Tout cela n’est pas toujours compatible avec la rigueur, la franchise, l’exigence vis-à-vis de soi, des autres, de la vie, avec cette tenue à l’égard de l’aventure humaine qui fait l’honneur de vivre. Le monde de l’honneur qui est souvent le monde de la réussite est un monde que l’honneur a parfois déserté. L’honneur suppose une vertu de dépouillement. L’honneur est sans doute un luxe de pauvre.

"Gladius", n°18, mai 2003.

Jean-Pax Méfret Le soir du 9 Novembre et l'Histoire du Mur de la Honte


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Le soir du 9 novembre



Année : 1999

Album : Le soir du 9 novembre

Thème : Berlin-EstC’était le soir du 9 novembre
Dans le no man’s land de Berlin
Une fille au regard de cendre
Venait défier les maîtres-chiens

Elle avançait vers la frontière
Portant une bougie dans ses mains
Elle récitait une prière
Où se mélaient joie et chagrin

C’était le soir du 9 novembre
Un peuple entier se libérait
Près de quarante ans à attendre
Pour passer de l’autre côté

Sur cent soixante cinq kilomètres
Un mirador tous les cent mètres
Un mur de béton et d’acier
Des hommes dressés pour tuer

C’était le soir du 9 novembre
Dans le no man’s land de Berlin
Une fille au regard de cendre
Passait la porte du destin

Avec l’image de son frère
Traqué pour avoir refusé
De servir comme garde-frontière
De tirer sur les évadés

C’était le soir du 9 novembre
Au milieu des rires et des cris
Une fille au regard de cendre
A franchi le checkpoint Charlie

A quelques mètres, une croix blanche
Rappelle un douloureux dimanche
Le jour où son frère est tombé
Abattu sur les barbelés

Et cette prison gigantesque
Aux parois recouvertes de fresques
C’était à côté de chez nous
Mais ça ne gênait pas beaucoup

C’était le soir du 9 novembre
Le mur de la honte explosait
Une fille au regard de cendre
Souriait à la Liberté
Souriait à la Liberté

 

Le Mur de la Honte par Jean-Pax Méfret


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