mercredi, 04 novembre 2009
L’identité nationale ou la France introuvable par Michel Sauvain
source: Les 4 Vérités
Voilà un beau sujet qui inévitablement alimentera une vigoureuse polémique. En effet, comment réaffirmer les valeurs qui ont fondé la nation française, sans être soupçonné d’exhumer un nationalisme suspect ? Évoquer la patrie, la terre des ancêtres, est tout aussi inconvenant.
Voilà un beau sujet, disais-je, mais n’est-il pas triste, inquiétant et révoltant, qu’il faille définir l’identité française après plus de 2000 ans d’histoire ? Après bien d’autres, je me pose cette question : La France va-t-elle disparaître ? J’oserai cette réponse, ce cri d’alarme : la France est aujourd’hui introuvable !
« Il est question bien sûr de cette France léguée par nos aïeux, cette France phare de l’humanité, celles des fleurs de lys et des cathédrales, celle des lumières et des trois couleurs, cette France respectée, indépendante et souveraine, cette France puissance économique et militaire, cette France souvent glorieuse, quelquefois au bord des ténèbres, déchirée mais toujours renaissante : la France éternelle ! Que d’amour, mais ne s’agit-il pas de la patrie ? Hier chantée par les poètes, défendue jusqu’au sacrifice suprême, la patrie serait-elle devenue une référence indigne ?
Oui, la France est aujourd’hui introuvable. Culpabilisée, injuriée, condamnée à la flétrissure par une relecture honteuse de son histoire, elle vacille sous les coups de boutoirs de ses détracteurs.
La pensée française, jugée passéiste, voire sénile, ne doit-elle pas se fondre dans un multiculturalisme susceptible de la régénérer ? Ainsi est implicitement encouragée la montée inquiétante du communautarisme. Ainsi sont menacées l’unité nationale et la paix civile.
Par touches successives, de petites lâchetés en grands renoncements, tétanisée face aux turbulences du siècle qui débute, elle est vidée de sa grandeur ».
J’ai écrit ces lignes le 15 décembre 2003. C’était une bouteille à la mer, un geste résigné, presque désespéré… La France depuis, n’a cessé de se flageller, de s’enfoncer, de dériver vers la médiocrité empruntant les voies de la facilité alors que les circonstances lui commandaient le courage, la détermination et, si nécessaire, la fermeté…
Sous peine d’être tronqué, le débat sur l’identité nationale suppose que soit abordé sans tabou l’impact d’une immigration extra-européenne mal intégrée. Le creuset républicain d’intégration s’est transformé en chaudron où bouillonnent les pires ferments de déstabilisation. Les conséquences les plus criantes sont l’insécurité et le désordre orchestré par de nombreuses associations souvent financées par les contribuables. Sous couvert d’humanisme, ces substituts à l’autorité de l’État transgressent en toute impunité les lois de la République. Quel tribunal oserait condamner les réseaux locaux d’aide aux clandestins ? Quel tribunal oserait condamner les mariages forcés ou la polygamie ? Ainsi est pris au piège le pouvoir légitime.
Le laisser-faire, la permissivité ont encouragé la montée du communautarisme que l’islam en embuscade a renforcé. La France n’abrite-t-elle pas la première communauté musulmane en Europe. Doit-elle s’en féliciter ou redouter des lendemains difficiles ? C’est peut-être à l’aune de cette réalité que le pouvoir lance le débat sur l’identité nationale ? D’aucuns y voient une tactique électorale. Ce serait un très mauvais calcul, indigne d’une démocratie !
L’urgence de la situation commande un rappel ferme à nos valeurs et une application stricte de nos lois. Il sera difficile de sortir des pièges dans lesquels la nation est enfermée. Parmi ces pièges, il y a la lutte contre le racisme. La France serait raciste ? Trois crânes rasés qui souillent un cimetière ou une mosquée, des excités qui brûlent une église, ces actes hautement répréhensibles, suffisent-ils à condamner toute une nation ? Qui osera s’élever contre cette grave et abusive accusation ? La France serait raciste, car insuffisamment ouverte à la diversité ? La couleur de peau, qui s’est insidieusement invitée dans les agitations politiciennes, occulte l’essentiel du débat : la préservation de notre identité nationale. La société française dérive vers un multiculturalisme qui porte en lui les germes d’inévitables affrontements. La couleur de peau n’a donc rien à voir dans les convulsions qui agitent les quartiers. La clé de notre identité nationale est bien culturelle…
Au-delà du débat qui s’annonce, je pose cette question à tous nos responsables politiques : Que comptez vous entreprendre pour que vive la France ?
09:30 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : identité française, identité nationale, patrie, patriotisme, terre des ancêtres, communautarisme, multiculturalisme |
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