mercredi, 15 juillet 2009
Affaire de fausse monnaie: La Banque de France apprend aux commerçants à détecter les coupures falsifiées
source: Ouest-France
Trois affaires de trafic de faux billets en deux mois : la police et la Banque de France apprennent aux commerçants à détecter les coupures falsifiées.
« Ça, c'est le faux et celui-ci est le vrai. À moins que ce soit l'inverse... » Pas toujours évident de différencier le vrai du faux. Les commerçants se sont essayés au jeu des 7 erreurs. La Banque de France de Caen organisait, lundi soir, une réunion d'information à la mairie de Deauville. Objectif : sensibiliser et informer sur la circulation des coupures falsifiées.
Après la parution d'un article de Ouest-France (daté du 3 juillet) concernant une affaire de faux billets sur la Côte fleurie, Maxime Maury, directeur régional de la Banque de France, a contacté le commissariat de Deauville et la mairie. « Nous voulons informer. Aider les commerçants à se protéger. Qu'ils aient des notions pour détecter rapidement de la fausse coupure. »
En deux mois, commerçants et policiers de la Côte ont été confrontés à trois affaires de reproduction et circulation de billets. La dernière remonte à une quinzaine de jours. Six personnes avaient été arrêtées et écrouées pour trafic et paiement avec des coupures falsifiées.
Ils récupéraientde l'argent
Parfums, coupes de cheveux, vêtements, produits de beauté ou fleurs : ils payaient les commerçants avec des reproductions de 100 €. Un moyen d'écouler leurs contrefaçons et de récupérer de l'argent, du vrai. Un restaurateur deauvillais avait alerté la police. Six jeunes hommes venaient de régler leur addition avec des faux billets. D'autres plaintes avaient été déposées par des commerçants de Deauville, Dives-sur-Mer, Cabourg et Caen dans la même journée.
Les personnes arrêtées sont originaires d'une banlieue de Gennevilliers (Hauts-de-Seine). « Des caïds qui travaillent en bandes organisées », expliquait le Commandant Lahondes, du commissariat de Deauville. Une dizaine de faux billets ont été saisis. À première vue, les billets paraissaient authentiques. Deux banques s'étaient même fait avoir. Seules la texture, la superposition de figures et l'absence de bandes rugueuses, sur le côté droit du billet, faisaient défaut. Ces billets pourraient être fabriqués à l'étranger.
3 billets faux sur 100 000
« Il suffit de retenir un ou deux signes de distinction. Des indices d'authenticité existent sur tous les billets. Exercez-vous, ces gestes deviendront des réflexes, explique, fausse coupure en main, Sophie Vaillant, agent de caisse à la Banque de France à Caen. Il faut toucher, regarder et incliner vos billets. »
Rapides et efficaces, ces trois « actions » permettent de se faire une « idée fiable » sur la nature des coupures échangées. Cet été, les échanges commerciaux seront nombreux. Et tous les commerçants ne peuvent s'équiper d'un détecteur de faux billets. « Il ne faut pas s'inquiéter, avance Maxime Maury. Simplement être vigilant. L'Euro est une monnaie sûre. Le taux de contrefaçon est très bas. Seuls 3 billets sur 100 000 sont faux. »
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10:48 Publié dans Actus Normandes, Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : normandie, caen, banque de france, police nationale, commerce, fausse monnaie, trafic de faux billets |
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