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samedi, 04 juillet 2009

Démantélement d'un trafic de voiture volées dans l'Eure

source: Paris-Normandie

ARRESTATION.Un réseau de trafiquants de voitures volées vient d'être démantelé dans l'Eure. Un receleur a été écroué à la maison d'arrêt d'Evreux.

C'est un sacré coup de filet que vient de réaliser la compagnie de gendarmerie des Andelys.
Mardi, une importante opération judiciaire a été opérée par les gendarmes de la compagnie dans l'Eure (dans les secteurs de Gasny, Vernon, Bray et Lû, Saint-Pierre-la-Garenne, Richeville) et même à Lezignan-Corbières (Aude). Au total, soixante-dix gendarmes ont été engagés. Cette opération visait une quinzaine de personnes, issue principalement du milieu des gens du voyage.
Quatorze individus, âgés entre 20 et 38 ans, ont été interpellés. Alors que certains mis en cause seront jugés ultérieurement, le principal receleur a été présenté devant un magistrat du parquet d'Evreux. Il a été incarcéré à la Maison d'arrêt en attendant d'être jugé le 17 août. Un autre jeune de 20 ans a été condamné hier à deux mois de prison ferme.

Moteurs volés
Pour les gendarmes, c'est le fruit d'une longue enquête menée après la découverte en décembre dernier de trois moteurs de voitures volées dont un provenait d'un vol avec violences, perpétré en août 2008 à Gasny.
Ce sont ainsi près d'une quinzaine de véhicules volés qui ont été saisis. La plupart ont été trafiqués et sont invendables. Les gendarmes ont retrouvé une caravane, des fourgons (Master et Trafic) un camion plateau, une Peugeot, une Clio, une Twingo, un tracteur tondeuse, de l'outillage, des écrans plats et des produits stupéfiants. Le total du butin saisi est tout de même estimé à 150 000 €. Par ailleurs, un ferrailleur de Richeville, qui avait transformé son activité commerciale en casse automobile a été contraint de prendre toutes les mesures pour se mettre aux normes administratives (notamment vis-à-vis de la préfecture) et de dépolluer le site, souillé d'hydrocarbures.
Cette vaste opération a également mobilisé l'institut de recherche criminelle de la gendarmerie (IRCGN), l'Urssaf, la Dereal (ex-Drire) et la brigade de recherche et de contrôle des impôts.

Légendes de Mortemer

L'abbaye de Mortemer, dont vous trouverez l'article sur ce blog, regorge de légendes. Je vous l'avais promis, voici un article consacré à toutes les légendes de l'abbaye.
Blessures du Passé
Au 18ème siècle, Mortemer perdit de sa raison d'être souffrant peut-être d'une langueur de l'esprit et de l'âme. Il n'y restait plus que quatre moines qui n'étaient ,en somme ,plus que les gardiens des splendeurs du passé car l'abbaye, ruinée, n'avait plus guère de raison d'être.

Mais pourtant, sous la Révolution, les révolutionnaires les confondirent avec les affameurs du peuple, les pourchassèrent et les massacrèrent tous les quatre dans le froid cellier dont la maudite terre absorba sans distinction le sang des moines et le vin des tonneaux éventrés. Depuis ,les murs de Mortemer n'oublieront jamais cette scène tragique où périrent les derniers moines de l'abbaye ...

Durant la 2ème Guerre Mondiale, un parachutiste anglais atterrit non loin de l'abbaye, près de la Source Ste-Catherine ( source située à 2 km de l'abbaye. Elle aurait comme vertu de marier les jeunes femmes en quête de maris si elles y jettent une épingle à cheveux ) perdu, il devait pourtant rejoindre une ferme où l'attendait un groupe de résistants. Il était donc isolé en pleine campagne de nuit. Mais soudain, un moine encapuchonné lui apparut et d'un geste, lui fit comprendre de le suivre. Ils arrivèrent enfin à l'entrée d'une propriété où une lumière était allumée. C'est alors que le parachutiste vit le moine s'évaporer ,pareil à de la fumée. Imaginez la tête du parachutiste quand on l'informa que l'abbaye n'était guère habitée depuis la Révolution de 1789 !

Mathilde ,fille de la nuit ...

Impossible de partir de l'abbaye sans avoir entendu parler du célèbre fantôme de Mathilde l'Emperesse dont la forte médiatisation m'effraie un peu. Mais bon, rien n'empêche d'y croire !
Fille d'Henri Ier Beauclerc ( 4e fils de Guillaume le Conquérant ), elle fut cloîtrée 5 ans dans une chambre de l'abbaye par son père. Ce dernier - père peu comique - lui reprochait une conduite trop frivole après la mort de son premier mari qu'elle fut forcée d'épouser à 6 ans.

Au cours de ses 5 ans de réclusion, sa solitude lui aurait été si pénible que, aujourd'hui encore, elle revient hanter l'abbaye.

Cette dame blanche dont on peut surprendre l'ombre au milieu des ruines lors des nuits de pleine Lune est également présente autour des étangs. Ne soyez pas surpris de vous sentir accompagné : vous le serez ...

La légende voudrait que si vous l'apercevez gantée de blanc ,cela vous portera chance. Mais si en revanche, elle porte des gants noirs, vous mourrez dans l'année : comme on dit ,mieux vaux prévenir que guérir !

Toujours est- il que les nuits de pleine Lune, le personnel quitte les lieux bien avant le coucher du Soleil, peut-être par peur de croiser un jour sa beauté légendaire.

Wanted : Chat Goublin

Enfin une légende fort sympathique que je vais vous raconter. On dit que caché au coeur de Mortemer, se trouve un fabuleux trésor digne de celui de l'abbé Saunière !

Mais voilà, pour l'instant on ignore totalement son emplacement. Seul un lutin en connaît sa cachette .Ce lutin se transforme en chat dit "chat goublin" pour apparaître aux visiteurs. Si vous le suivez, peut-être tomberez vous sur le trésor qui fit rêver plus d'un moine ... Méfiez vous donc des chats que vous croiserez sur le site ,on ne sait jamais !

Moi-même, lors d'une de mes visites à Mortemer, il m'est arrivé de croiser ce fameux chat. Le comble c'est que c'était lui qui me suivait en miaulant !



le fameux chat ...

La forêt de tous les sortilèges


L'immense forêt de Lyons qui encercle l'abbaye de Mortemer est elle aussi riche en légendes de toutes sortes ...


Ce fut par une nuit de janvier 1884, qu'un certain Roger Sabourreau, métayer de son état, braconnait en forêt de Lyons. Soudain, dans l'obscurité de la nuit, deux yeux jaunes brillants le fixèrent. Saisi de frayeur, il tira sur la bête sans même réfléchir et s'en retourna chez lui.


A l'aube ,il revint sur les lieux et découvrit avec horreur ,baignant dans le sang, le cadavre de sa pauvre femme. C'était une garrache, femme ensorcelée qui parcourt la campagne et les forêts ,les nuits de pleines lune, sous la forme d'une louve. Les garraches sont des femmes pécheresses le jour et donc condamnées par Satan à errer chaque nuits en tournant 7 fois autour de 7 villages ... et Roger Sabourreau l'avait vue.


On dit encore en pays de Lyons, que les nuits de grands vents ,on peut entendre et voir passer dans le ciel la chasse du roi Artus. Sir Artus fut damné par Lucifer pour l'éternité après avoir commis un grand pêcher. Il poursuivit à la chasse un beau cerf, un Vendredi Saint. Alors, une bourrasque l'emporta dans une poursuite infernale ,lui, le cerf, et ses chiens ...


L'abbaye de tous les mystères


En bref, Mortemer - et vous l'aurez compris - est un des lieux dit des "plus hanté de France". Il m'importe peu de prouver l'existence de ces légendes car je trouve que le mystère et l'imaginaire sont des choses extraordinaires !

Mon coeur est Normand



Traduction récupéré sur "L'étoile de Normandie":

Mon coeur est normand
Y a rien d'aut'à dire
Mon coeur est normand
de Dieppe à Jersey

Si j'garde ma terre,
Quand j'suis au loin,
Gravée dans l'esprit,
ça me montr' mon ch'min

J'sais qu'nous étions forts
On n'l'a jamais oublié
C'est pour ça qu'aujourd'hui
On veut seul'ment l'respect

Les Lions sur not'drapeau
Sont encore dans nos veines
Si les jours sont sombres
Nous n'nous plaignons jamais

Mon coeur est normand
Y a rien d'aut'à dire
Mon coeur est normand
D'maint'nant au jug'ment dernier

Not'sort fut cruel
Quand ils volèrent not' terre
Not'passé est dans not'sang
Not'futur dans nos mains

Mon coeur est normand
Ya rien d'aut'à dire
Mon coeur est normand
De Dieppe à Jersey.

des extraits de Braveheart


Certaines répliques du Film

Robert Le Bruce [narrateur] : Je vais vous raconter la vie héroïque de William Wallace. Les historiens anglais me traîteront de menteur. Mais l'histoire officielle n'est elle pas toujours écrite par ceux qui ont pendu les héros ?

MacClannough : Nous ne vaincrons pas toute une armée ! Pas avec les cinquante fermiers que nous réunirons !
Malcolm Wallace : Ce qui compte n'est pas de les battre, mes amis, mais de les combattre !

Malcom Wallace: C'est l'esprit la vraie mesure de l'homme.

Malcom Wallace : Ton coeur est libre. Trouve le courage de le suivre.



Edward I: L'ennui avec l'Ecosse... c'est qu'elle est pleine d'Ecossais !


William Wallace : Murron, tu veux venir te promener avec moi sur mon cheval ?
La mère de Murron : Sous ce déluge ? Quel diable te possède ?
William Wallace : Oh dieu aime arroser l'Ecosse, sa pluie est douce et pure... quoiqu'un peu oblique aujourd'hui.

William Wallace : Je me nomme William Wallace. Nous vous laissons la vie sauve à tous. Rentrez en Angleterre et faites savoir que les filles d'Ecosse et leurs fils ont cessé de vous appartenir. Et que le pays d'Ecosse s'est libéré ! ... Brûlez tout.

Nicolette [à la princesse Isabelle] : J'espère que votre mari ira en Ecosse et rencontrera Wallace... Comme ça vous serez veuve.

Robert Le Bruce Sr. [à son fils] : Tu admires cet homme ce William Wallace. Les hommes qui ne composent jamais sont toujours admirés. Ce Wallace a du courage, les chiens en ont aussi ! Mais c'est son exacte capacité aux compromis qui fait d'un homme un noble.

Nicolette : La nuit dernière, j'ai couché avec quelqu'un du conseil de guerre.
Princesse Isabelle : Il n'était pas censé te faire des confidences sur l'oreiller ?!
Nicolette : Et oui... Les anglais ne savent pas à quoi sert une langue.

William Wallace : Des pieux pointus, il en faut des centaines. Des longs pieux de deux fois la taille d'un homme.
Hamish Campbell : Si Longs ?
William Wallace : Ouais.
Hamish Campbell : Certains hommes sont plus longs que d'autres...
Campbell Sr. : Ta mère ne peut s'empêcher de parler de moi hein.
Hamish Campbell : Ton île ? Tu veux dire l'Irlande.
Stephen : Oui c'est MON île !!
Hamish Campbell : Tu es complètement fou !
Stephen : Je suis à ma place parmi vous alors.

William Wallace : Je jure foi et hommage à l'Ecosse... mais si ceci est votre armée, pourquoi tourne-t-elle les talons ?
Les soldats écossais : On n'est pas venu se battre pour les nobles ! Tu as vu combien nous sommes ? Les anglais sont trop nombreux !!
William Wallace : Dignes fils de l'Ecosse, je SUIS William Wallace !
Un soldat : William Wallace fait sept pieds de haut !
William Wallace : Oui c'est ce qu'on m'a dit... Et il tue l'ennemi par centaines hein... Et si il était là, ses yeux lanceraient une pluie d'éclairs à faire trembler l'armée anglaise et des boules de feu seraient projetées de son cul ! Je SUIS William Wallace... Et que vois-je ? Toute une armée de mes compatriotes réunis en défiance de la tyrannie ! C’est en hommes libres que vous êtes venus vous battre... en hommes libres que vous êtes... Mais comment garder votre liberté ? Il faut se battre !
Les soldats : Non ! Non ! On aura aucune chance ! Contre ces troupes ? Non ! On préfère fuir... on préfère vivre !
William Wallace : Oui... Battez vous et vous mourrez peut être... Fuyez et vous vivrez... Quelques temps du moins... Et un jour sur vos lits de mort, bien des années auront passé... peut être regretterez vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Stirling... pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis car ils peuvent nous ôter la vie... mais ils ne nous ôteront jamais... nôtre LIBERTE !!!


William Wallace : J'ai dit que j'avais une offre à vous faire.
Lochlan : Vous manquez de respect à des ambassadeurs !
William Wallace : De ce roi ? Absolument ! Voici ce que l'Ecosse demande : rentrez vos étendards et repartez tout droit vers l'Angleterre et faites halte à chaque chaumière pour implorer le pardon pour un siècle de saccages, de rapines et de meurtres... Faites cela et vos hommes auront la vie sauve... Refusez et Stirling sera votre cimetière.
L'ambassadeur Cheltam : Ah ah ah ah ! Vous n'êtes qu'une poignée ! Vous n'avez pas la moindre cavalerie lourde... en deux siècles de guerre, aucune armée n'a pu...
William Wallace : Je n'ai pas fini !!! Si il veut que nous épargnons ses hommes, votre capitaine devra traverser ce champ, se présenter devant notre armée, se mettre la tête entre les jambes et embrasser son cul.


Le capitaine anglais : Ignoble bâtard, je veux qu'on me rapporte son coeur sur un plateau !!!

William Wallace : Vous croyez que le peuple de notre Ecosse n'existe que pour en ajouter à vos privilèges. Je dis que vos privilèges n’existent que pour ramener ce peuple à être libre. Et je vais tout faire pour qu'il le devienne.

Princesse Isabelle : je crois savoir qu'on vous a il y a peu donné le titre de chevalier.
William Wallace : Nul homme ne peut en élever un autre, Dieu fait les hommes ce qu'ils sont.
Princesse Isabelle : Est-ce être à l'image de Dieu de saccager, de piller des cités... d'exécuter le neveu du roi, le propre cousin de mon époux.
William Wallace : York servait surtout de base aux forces d'invasion qui venaient dépouiller l'Ecosse... et ce royal cousin se délectait à la vue des femmes et des enfants écossais se balançant autour d'une corde le long des murs de la ville.

Princesse Isabelle : Parlons sans ambages, Vous envahissez l'Angleterre mais vous ne saurez poursuivre votre conquête par faute d'approvisionnements et de points de repli. Le roi désire la paix.
William Wallace : Edward désire la paix ?
Princesse Isabelle : Il l'a déclaré devant moi je le jure. Il propose que vous vous retiriez en Ecosse, en échange il vous octroie titre, baronnie et ce coffret rempli d'or qu'il m'a chargé de vous remettre personnellement.
William Wallace : Que de grâces : une baronnie et en plus un coffret d'or, il espère faire de moi un Judas.
Princesse Isabelle : Tel est le prix de la paix
William Wallace : NON, tel est le prix de l'esclavage. La dernière fois que votre monarque nous a promit la paix, j'étais encore un enfant. Nos meilleurs seigneurs, qui loyalement l'avaient combattu, acceptèrent se suivre sa bannière de paix jusque dans une grange, ou on devait parler. Mais ils furent tous pendus. C'était il y a longtemps, mais je n'ait pu oublier l'odieuse idée qu'il se fait de la paix.


Wallace:Allez dire à votre Roi que William Wallace ne se soumettra jamais, ni aucun Ecossais tant que je vivrais.

William Wallace : Pour l'Ecosse !
Robert le Bruce : Pour l'Ecosse.

Edward I : Gardez les archers, mes espions affirment que leurs archers sont à plusieurs lieues et ne nous menacent en rien. Les flèches coûtent cher. Envoyez les Irlandais, leur sang ne coûte rien.

Edward I : Archers.
Son aide de camp : Pardonnez moi sire... mais nos flèches vont toucher nos hommes.
Edward I : Certes... mais elles toucheront aussi les leurs, et nous avons des réserves.
Robert Le Bruce : Terre, titre, vassaux, pouvoir... Je n'ai rien.
Bruce Sr : Tu n'as rien ?
Robert Le Bruce : Non je n'ai rien. Les hommes combattent pour moi parce que s'il refusent de le faire je les chasse de mes terres et les condamne à la famine et à l'errance. Ces braves qui ont maculé de sang le sol de Falkirk... Combattaient pour William Wallace de plein gré. Pour un homme qui défendait une cause ! Et c'est cette cause que j'ai foulé au pied ! Par ma trahison j'ai brisé sa confiance, cette foi qu'il transmettait aux autres ! Et c'est cela qui me fait mal !
Bruce Sr. : Trahir est le propre de l'homme. La trahison est un art...
Robert le Bruce : HONNIS SOIENT LES TRAITRES ! Je veux croire en ce qu'il croit. Je ne serais plus jamais dans le camp de l'injustice.

Le juge : Confessez votre crime vous connaîtrez une mort rapide. Niez le et vous devrez subir des châtiments purificateurs.

William Wallace : Si je pliais comme il me le demande, c'est moi qui donnerais la mort à tout ce que j'aurais été.
Princesse Isabelle : Mourir ça serait abominable.
William Wallace : Tous les hommes meurent un jour... Mais peu parmi eux vivent vraiment.
Princesse Isabelle : Sire. La mort n'épargne aucun de nous. Mais avant qu'elle ne vous emporte à votre tour sachez ceci : Votre mort sera celle de votre lignée, un enfant qui n'est pas de votre sang grandit au fond de mes entrailles. Votre fils ne pourra rester longtemps sur le trône par ma foi je le jure.

William Wallace
LIBERTÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ !!!!!!!!


Robert le Bruce [narrateur] : Apres sa décapitation, le corps de William Wallace fut démembré. Sa tête fut exposée sur le pont de Londres. Ses bras et ses jambes envoyées aux quatre coins de l'Angleterre en guise d'avertissement. Mais cela n'eût pas l'effet qu'Edward Le Sec avait espéré et moi Robert Le Bruce j'allais rendre hommage aux armées du rois Anglais et faire reconnaître légitimement ma couronne.

Un conseiller Anglais : J'espère que vous vous êtes lavé les fesses ce matin car bientôt elle seront baisées par un roi. [rires](Proposée par Tigamer)



William Wallace [narrateur] :En l'an de grâce 1314, les patriotes d'Ecosse, affamés et inférieurs en nombre chargèrent dans les prés de Bannockburn. Ils se battirent en guerriers et en poètes. Ils se battirent en Ecossais. Et gagnèrent leur liberté.

épée

la Procession à la fontaine

source: DE PULLIGNY - L’art préhistorique en Haute Normandie (1879)

Un dolmen existait aux Andelys, au pied même de cette fontaine, dont l’eau, d’après la légende, fut changée en vin à la prière de sainte Clotilde, lorsqu’elle fit construire au VIème siècle dans l’enceinte de la ville déjà florissante une célèbre abbaye de femmes où les Anglo-Saxons envoyaient leurs filles étudier avant de les vouer à Dieu.
Les pèlerins avaient l’usage, aux époques de la foi, de passer à trois reprises différentes sous la table du dolmen, après s’être baignés dans l’eau de la fontaine. Or, c’était alors un beau spectacle, cette affluence de fidèles venus de tous les points de Normandie, de l’Île de France, du Beauvoisis, du Roumois, du Lieuvin, du Pays de Caux, de celui de Bray, des campagnes du Neubourg, de l’Ouche, de l‘Auge, de Saint André, pénétrant, en longues files, par toutes les portes de la vieille cité, dont les gracieuses maisons de bois étaient couvertes, depuis le faîte jusqu’à terre, de tentures, de tapisseries, d’oriflammes, de fleurs, de banderoles aux mille couleurs, en l’honneur du miraculeux anniversaire. Mais voici que la cérémonie commence.
Au bruit des cloches de sa collégiale, de ses sept églises et de ses quatre couvents, sonnant à toute volée, s’avance, lentement, un splendide cortège, précédé de la musique, des porte-bannières, des chantres revêtus de la chape, de la croix, des clercs portant des cassolettes où brûle l’encens, des enfants chargés de fleurs.
Ce sont d’abord les révérends pères capucins, les pénitents, les membres des confréries, couverts des costumes les plus riches et les plus variés ; puis viennent les châsses étincelantes d’or et de pierreries, portées sur des tapis de velours et de brocard, rehaussé de ganses, de tresses, de torsades lamées d’or et d’argent ; puis les diacres en dalmatiques, les vicaires, les prêtres d’un grand nombre de paroisses environnantes, et enfin le chapitre de la cathédrale, dont le doyen, marchant sous un dais splendide, porte dans ses mains la statue de vermeille où sont renfermées les saintes reliques de la reine. Il est suivi des membres du présidial, des officiers de bailliage, de sénéchaussée, des officiers de justice de longue et de courte robe, des échevins, des seigneurs accompagnés de leur entourage, des gentilshommes avec leurs oriflammes, les uns à pennon, les autres à bannière, et de toutes les notabilités de la ville. Chaque groupe est entouré d’un brillant luminaire, où les lueurs rouges des torches mêlées aux clartés vacillantes des cierges et aux flammes fumeuses de fanaux portées sur de longues hampes, produisent l’effet le plus saisissant. De loin, on dirait un immense serpent de feu.
Cependant le cortège avance, bien que lentement, écartant avec peine cette foule bariolée et bruyante, mer agitée dont les ondes tumultueuses se heurtent aux angles des maisons ou roule, en tourbillonnant, jusqu’au coeur même de la procession, dont elles paralysent la marche. Elle arrive à la place située au devant du dolmen ; là, sur la place du mystère, richement décorée et couverte de fleurs, le vénérable doyen dépose pieusement le reliquaire, tandis que les chantres entonnent les cantiques de la fête ; que les enfants tirent, de légères corbeilles suspendues à leur cou, des fleurs qu’ils jettent à profusion sur l’autel déjà voilés par les épais nuages de l’encens brûlant de toutes parts.

Et la foule se prosterne, les cloches sonnent de nouvelles et de plus harmonieuses volées, la musique lance au ciel ses notes les plus vibrantes, car c’est le jour anniversaire du grand miracle, l’eau changée en vin. Bientôt les chants cessent, les cloches suspendent leurs joyeux carillons ; le doyen a enlevé les reliques déposées sur l’autel ; il descend solennellement les marches menant à la fontaine ; trois fois il plonge le précieux reliquaire dans l’onde miraculeuse, et trois fois il le retire, l’élevant au dessus de sa tête, et l’exposant à l’adoration des fidèles toujours prosternés ; au même instant un diacre s’avance, tenant deux larges brocs pleins de vin qu’un prêtre bénit et verse dans la fontaine.
A ce moment si anxieusement attendu, une foule, ivre de foi, se précipite vers la source, où, d’après la tradition, le premier arrivant doit être infailliblement guéri. C’est un tumulte indescriptible où les pèlerins, les coquillards se heurtent aux malingreux, aux truands, aux suppôts, aux piètres, aux sabouleux, aux rifodés, accourus de tous les points de la Normandie. Les mendiants se mêlent aux souffreteux, tiraillés, coudoyés, froissés, culbutés dans cette immense cohue, où les surcots, les cotes, les hoquetons, les pourpoints, les surtouts, les souquenilles, s’entassent pêle-mêle au bord de la source, car l’on doit s’y plonger complètement nu. Et pendant que la procession reprend le chemin de l’église, tandis que tout ce monde affolé s’écrase dans la piscine trop exiguë pour une telle foule, les heureux qui, plus favorisés, ont pu terminer leurs ablations et passer à trois reprises sous le dolmen au pieux cortège, d’autres se précipitent sur les fleurs de l’autel qu’ils se disputent et fixent à leurs chaperons ou accrochent à leurs vêtements en souvenir de la grande fête.
Les derniers arrivants ne trouvant plus de fleurs, frottent quelque harde, un chapelet, un objet quelconque contre la table et tous rejoignent la procession.
L’office du soir terminé, on se rend au feu de saint Jehan ; puis, chaperons fleuris, bourdons enrubannés, souquenilles râpés, pourpoints décousus, se précipitent par la ville, remplissant l’air de joyeuses clameurs, et remportant au logis quelques débris de la fête qu’ils suspendent à l’âtre, au foyer domestique, avec la fiole remplie de l’eau de la fontaine.
Telle était la procession de sainte Clotilde, qui avait consacré aux pratiques religieuses le monument des druides, et attiraient tous les ans plus de vingt mille pèlerins dans la ville d’Andely. Cet usage qui n’avait pas été interrompu une seule année depuis le VIème siècle, et avait résisté même à la tourment révolutionnaire, vint se heurter à l’excès de zèle d’un agent du Directoire exécutif ; néanmoins, il ne fallut pas moins de trois arrêtés successifs pour le détruire, et lorsqu’on renversa le dolmen, au commencement de ce siècle, le respect des traditions était encore si puissant qu’il fallut envoyer la troupe aux Andelys pour empêcher de le rétablir. Plus tard, on ordonna des poursuites après ceux qui l’avaient détruit. Aujourd’hui encore, malgré les efforts tentés pour déraciner les vieilles croyances, la cérémonie du bain s’est perpétuée et se renouvelle tous les ans au 2 juin, à la grande joie des habitants de la ville.

L'orme de Gisors

De tout temps l'orme a été omniprésent dans les villes et les villages. Ils sont placés au bord des voies romaines, dont plusieurs peut-être remplacé des colonnes militaires,d'autres plantés sur des ruines d'anciens édifices ou sur des lieux de sépulture,d'autres encore servaient à rendre les arrêts de justice seigneuriales et enfin ils pouvaient indiquer les limites de forêts défrichées.

Mais en majorité, l'orme était présent sur les places mais aussi autour du village qui servait de décor à la cour de justice qui se tenait en plein air. Arbre idéal pour se protégeait de la chaleur ou de la pluie : d'où le proverbe « point de beau temps,pointde justice ».

Dans le traité des seigneuries,  de Loyseau est affirmatif sur le rapport entre la justice et l'arbre : « Ainsi en France, la Justice de la maison du roi s'exerçait à la porte de son palais et s'appelait les pleds de la porte, et il se voit communément que les justices des seigneurs se tiennent à la porte de leurs maisons, d'ordinaire sous quelque orme qui s'y trouve planté, pourquoi les juges de village sont communément appelés juges de dessous de l'orme ».

Dans l'histoire du droit français des origines à la Révolution Française d'Olivier Martin, il précise qu'au XIIIe siècle « la possession d'un orme par un seigneur est« enseigne de haute justice » c'est-à-dire fait présumer qu'il est haut justicier ».

Quand Maurice Crampon dit que l'orme était l'arbre féodal par excellence » cela signifie que l'orme est l'arbre de justice par excellence.

Dans son rôle solennel l'orme présidait à certains actes : l'orme planté devant l'église de Pontoise était le lieu de rédaction et de signature des contrats.

Au milieu du XVIIIe siècle, on considérait que l'orme était pour les premiers chrétiens un symbole du martyre au même titre que le palmier, d'où la présence de cet arbre devant les églises consacrées aux saint morts pour leur foi. D'ailleurs un siècle plus tard on peut lire dans un article du Moniteur Universel que « l'orme, au moyenÂge, était planté devant toute église dédiée à un martyre ; il remplaçait, sous notre latitude, le palmier emblématique des pays de l'Orient ».

Dans les chroniques de Gonesse, on peut lire également qu'un orme peut indiquer une ancienne possession de templiers qui avaient l'habitude de planter un ormeteau devant leur maison.

En symbolisme, on peut considérer que la dualité de cet arbre nous attend au carrefour, comme tout chevalier qui part en quête, on devra choisir notre chemin entre le bien et mal ; le mensonge, la vérité ; la vie, la mort. Il symbolise le labyrinthe, avec la mort toujours au bout qui nous attend. C´est aussi l´Axe entre le Haut et le Bas.

En ce qui concerne les croyances populaires, il faut se reporter au Livre des superstitions qui affirme « que l'orme est avec le bouleau l'arbre privilégié des elfes, protège de la foudre, non seulement on peut s'abriter sous ses fondations, mais le voyageur qui s'appuie sur un bâton de bois d'orme peut affronter sans risque l'orage le plus déchaîné ».

On peut trouver aussi dans les chroniques de Mozani que « brûler de l'orme dans son jardin et y jeter un ruban jaune noué fait taire aussitôt les médisances et les calomnies.

Si on se penche sur la médecine populaire, on s'aperçoit que dès l'antiquité l'orme est considéré comme plante médicinale. De nombreux traités médicaux le mentionnent. Pline l'Ancien y attribuait les milles vertus : « les feuilles, l'écorce, et les rameaux de l'orme ont une grande vertu coagulante et renferment les pâlies.. » Les fibres intérieures de l'écorce en compresses sont un médicament efficace contre la lèpre.

Dans un recueil normand du XVIIIe siècle du docteur Fournée on préconise page 245 l'utilisation des racines cuites de l'orme pour cicatriser les vieilles brûlures et celle de ses fruits parmi les ingrédients d'un baume de millepertuis contre les coupures et les ulcères. Dans le dictionnaire du monde rural de Marcel Lachiver à la fin du XVIIIe siècle il signale que l'écorce de l'orme est utilisée en décoction contre les maladies de la peau.

En astrologie celtique, l'orme est synonyme de générosité.

Alors que la Kabbale le désigne comme arbre de vie : l'arbre de vie, commencement de l'oeuvre de vie et de sa fin.

Juste une petite parenthèse : l'orme est utilisé pour la construction des bateaux car c'est le bois le plus résistant et le plus étanche. Cela me fait penser à l'arche de Noé, à la sainte Famille s'embarquant sur un bateau fuyant la Palestine...

D'autre part, l'orme dans la tradition nordique fait naître la première femme de l'orme alors que l'homme naquit du frêne. Ce qui représente la déesse mère reliée à la terre.

Dans le culte des saints,en Normandie, le docteur Fournée mentionne deux ormes dédiés à la Vierge : un au Gros Theil dans l'Eure et l'autre à Saint Germain de Clairefeuille dans l'Orne.

Et puis comment ne pas parler de l'orme de Gisors qui est entré grâce aux chroniques médiévales de l'orme historique à l'orme de légende ?

D'après Victor Patte, il faut se rendre à la gare de Gisors si l'on veut voir où s'élevait  jadis sur la limite des deux vexins, français et normand au milieu de la plaine comprise entre le chemin de Flavacourt et de Trie, le « Grand Orme » appelé aussi l'orme des conférences.

C'est là que Bernard de Clairvaux sous l'orme de Gisors élabora la première règle du Temple.

C 'est sous son ombrage que fut organisé les rencontres en 1174 et 1175 de Louis VII et Henri II. Puis à nouveau à quatre reprises de 1180 à 1187. Puis rien que pour l'année 1188 4 réunions entre Henri II et Philippe Auguste.

Mais la réunion la plus mémorable fut celle du 21 janvier 1188 sous le grand orme pour délibérer sur Jérusalem qui venait de retomber aux mains de Saladin. C'était la consternation générale dans toute la chrétienté.

En ce 21 janvier, tous les grands barons de France, d'Angleterre et d'Aquitaine sont présents. Philippe Auguste et Henri II sont arrivés . Puis deux prélats avec la croix pontificale annonçant les légats du pape puis quelques chevaliers de blancs vêtus à la croix rouge. Le cardinal-évêque d'Albano et Guillaume, archevêque de Tyr racontent ce qui se passe pour les chrétiens orientaux. Guillaume de Tyr reprocha aux guerriers qui l'écoutaient de n'avoir point secouru leur frères, d'avoir laissé ravir l'héritage de Jésus Christ. Puis le cardinal d'Albano donna lecture d'une lettre pressante du pape Grégoire VIII les invitant tous à se croiser.

Pour l'expédition, ils choisirent chacun un signe différent :le roi de France et ses hommes des croix rouges, le roi d'Angleterre et les siens des croix blanches, le comte de Flandres et ses barons des croix vertes. C'est à cette croix que remonte l'origine des armes de Gisors. En souvenir du parlement où Philippe Auguste et Henri II décidèrent la troisième croisade, Gisors ajouta au dessous de la couronne murale qui surmontait son écu la date de 1188.

Pour commémorer la troisième croisade prêchée à Gisors, les deux souverains, Philippe Auguste et Henri II fondèrent une église, élevèrent une croix en se promettant de former alliance. L'endroit où le serment fut fait devant la croix fut appelé le saint champ.

Malgré ce beau serment, la paix entre la France et l'Angleterre fut de courte durée. Après plusieurs défaite de l'armée anglaise, Henri demanda une entrevue à Gisors e le grand orme prêta encore son ombrage aux princes fatigués et désabusés de tant de combats et de carnage.

C'est le 1er septembre 1188 que le roi Henri II d'Angleterre et le roi de France Philippe Auguste se réunissent sous l'orme. Mais d'après une version officielle, au bout de trois jours de discussion, sous un soleil implacable, la réunion tourna court brutalement pour se terminer en une bataille sanglante. Les Français très excités poursuivront les anglais qui seront obligés de se protéger dans le château de Gisors. Et c'est là, que Philippe auguste aurait fait couper l'orme de Gisors.

Une autre version dit que Philippe Auguste et Henri II auraient eu un gave différend et serait venu à Gisors pour en découdre en pariant sur le sort de l'orme. Philippe Auguste aurait eu la volonté farouche d'abattre l'orme alors que le roi Henri II aurait voulu le protéger en entourant le tronc de lame de fer. Le lendemain, un combat sanglant se déclenchait entre les français et les anglais. Richard Coeur de Lion aida comme il put mais le soir, les français avaient coupé l'orme de Gisors.

Légende ou vérité, en tout cas, l'orme de Gisors a bien été abattu.

Mais retournons un instant en arrière avec la prise de Jérusalem en 1099 par Godefroy de Bouillon, qui installe un prieuré sur l'ancienne abbaye du Mont Sion et devient le siège d'un ordre appelé Ordre de Sion, début primitif de l'Ordre du Temple.

En 1114, probablement l'Ordre du Temple élabore ses bases pour naître officiellement sur le site de Salomon. Il semble bien que les deux ordres – Sion et Temple – aient eu conjointement les mêmes grands maîtres jusqu'à 1188.

Un an avant, Jérusalem est reprise par les Sarrasins. Cette perte en terre Sainte est très mal vécue en Occident. Le grand Maître du Temple, Gérard de Ridefort, est accusé d'incompétence voire même de trahison, ce qui oblige à un retour précipité deschevaliers en France.

Et c'est à Gisors sous l'orme, l'arbre de justice que les deux ordres se séparent. Le prieuré de Sion nomme Jean de Gisors le 15 août 1188 premier grand Maître. Cet ordre connu aussi sous le nom de Ormus, séparera définitivement les deux ordres.

Pour terminer, soulignons qu'à Paris, Place saint Gervais, c'est le lieu de ralliement sous un orme, des compagnons du Tour de France.

C'est là également que fut construit le premier temple catholique qui d'après Gérard de Sède est associé à Gisors qui le voit comme GIT OR dans son livre « Les Templiers sont parmi nous »...

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