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mercredi, 01 juillet 2009
la lettre B en Normand
B
BABINOUX. Voyez BOBINOUX.
BABOTIER : babillard.
BABOUIN. Ce mot se prend en mauvaise part, comme qui dirait.: mine de singe. De babine : lèvre.
BABOUIN : sorte de statue en neige, que les enfants pétrissent dans les rues.
BACHEROLLE : vaisseau de bois pour porter de l'eau. Du roman bachoue, bachole, tine ou vase de bois propre à transporter la vendange.
BACHEAU ou BACHOT : petite bâche pour pécher les écrevisses. En roman, bagou. — Dans les marais du Cotentin, un bachot est une petite barque.
BACON : porc salé. De la basse latinité baco, cochon.
BACOUETTE : hoche-queue ; lavandière. De bat, et de coue, dont le diminutif est couette. C'est la même signification, en termes équivalents, que hoche-queue.
BACUL : traverse de bois pour attacher par derrière les chevaux attelés. Ce mot, dans l'arrondissement de St.-Lo, employé pour désigner une personne qui a les cuisses et les jambes courtes, doit s'écrire bas-cul, et n'est pas l'exact homonyme de bacul (bat-cul).
BACULOT ; BAGULOT : petit bâton qui sert à jouer. Du latin baculus.
BADER (SE) : mouiller ses vêtements par le bas ; se crotter. Badé, e, crotté et mouillé. De bad (bois, eau), expression celtique, de laquelle sont venus les noms des villes de Baden en Allemagne, et de Bash en Angleterre, qui, toutes deux, ont des bains célèbres ; et même le mot badaud appliqué aux Parisiens, parce que leur ville, naturellement humide, était fréquemment enveloppée dans les brouillards de la Seine et des marais. En islandais, bada, se baigner.
BADINOUX : petit rouet dont le travail très-facile n'est qu'une sorte de badinage. B.
BADOCHET (s. m.) : entremetteur ou entremetteuse de mariages. On l'appelle aussi rouche-croûte, parce que ce sont ordinairement de vieilles femmes (pouvant à peine ronger leurs croûtes) qui se chargent de ce ministère officieux et lucratif. A.
BAFFE : tape, soufflet. Roman. Du mot paf.
BAFRE et BAFRÉE (s. f.) : régal ignoble de gourmands. Bafrée se dit également en patois Lorrain.
BAFRER : faire une bafre. Se trouve aussi dans le patois Troyen.
BAFREUR : qui aime la bafre ; goinfre.
BAGLE : bague.
BAGNE (SUER A) : suer abondamment , comme dans un bain chaud.
BAGOU ou BAGOUL : fécondité de paroles stériles. Ce mot existe aussi dans le patois du Berri. De gula, gueule, goule.
BAGOULARD : bavard.
BAGOULER : bavarder.
BAGUER (v. n.) : se dit d'une couture qui fronce désagréablement.
BAHUYER : bahutier.
BAICHIN, NE : nigaud. De Baissin, parce que les Baissins sont regardés comme moins civilisés que les habitants de la Haute-Normandie. Voyez BAISSIN.
BAILLE-LA-GOULE : bavard, sujet à manquer de parole. C'est ce que la Farce de Pathelin, p. 110, appelle
Des bailleurs
De paroles en payement
A rendre au jour du jugement. L.
BAILLOUX : fainéant et maladroit, qui semble bâiller toujours et ne donner aucune attention à son ouvrage. B.
BAINS (s. f.) : mauvais cabaret, où l'on ne peut se procurer que de mauvaise boisson. A.
BAISEUL : partie de la croûte d'un pain qui, dans le four, a touché un pain voisin (l'a baisé). Dans plusieurs cantons de la Manche, on dit du baisé dans le même sens.
BAISSE-MINE : sournois; décontenancé.
BAISSIN : habitant du pays de Bas, du Bas pays. Ce sont des manoeuvres qui viennent du Bas-Maine et des arrondissements normands contigus, pour travailler dans la Haute-Normandie. Ce mot baissin n'a nul rapport avec le Bessain ou Bessin (le territoire de Bayeux) : il a la même origine
que baissière, liqueur qui reste au bas d'une futaille.
BAITE : ivre. A.
BAITER (SE) : s'enivrer. A.
BALÈQUE : bavarde. De bat et de langue.
BALIATTE ; BALIETTE : petit balai.
BALIER : balayer. Se dit aussi dans le patois Lorrain.
BALIURES : balayures.
BALLANNER : rôder, ne rien faire.
BALLANT, TE : pendant,, les bras ballants. Au figuré, fainéant. B.
BALLAS (s. f.) : commère, fainéante.
BALLER : être pendant. Du roman baller, danser. En italien, ballare.
BALLIÈRE : sorte de paillasse remplie de balle d'avoine. Se trouve aussi dans le patois Lorrain. Voyez PAILLOT.
BALVAUDER : rester les bras ballants. Ce verbe signifie aussi faire mal un ouvrage ; galvauder.
BAMBOCHER : faire des bamboches, de mauvaises farces ; se livrer à la débauche.
BAMBOLER ou BANVOLER : gesticuler et se balancer d'une manière désordonnée, comme les cloches que l'on sonne à toute volée.
BANCELLE (s. f.) : petit banc.
BANLOCHER : balancer, branler.
BANNE (s. f.) : grand banneau. Du celtique benna. En français, la banne est une sorte de panier.
BANNEAU : tombereau ; petite banne.
BANNELÉE ce que contient un banneau.
BANNELER charrier en banneau.
BANNIE enchère publique. De ban.
BANNIR publier solennellement, louer en bannie.
BANON : cuvier pour recevoir le cidre dans le pressoir. On l'appelle aussi bêleron.
BANON (DE) : en liberté de paître après la récolte. Se dit des bestiaux qui ont cette faculté après le ban, ou simplement après l'époque déterminée par l'autorité. Ce terme de l'ancienne Coutume de Normandie s'emploie en parlant des bestiaux qui paissent sans être attachés, à l'abandon.
BANON : enfant pleureur.
BANONNER : pleurer comme un enfant.
BANQUE élévation de terre en forme de banc ; Crète de fossé.
BANQUÉ E : celui ou celle dont les bans de mariage sont publiés.
BANVOLE : sorte de girouette, d'étendard, de petit moulin à vent, pour jouet d'enfants.
BAQUER : céder, plier.
BAR ou BARD : forte pièce de bois sur laquelle on assujettit un arbre, pour le scier en madriers ou en planches.
BAR : civière. B.
BARAI ; BARRIS : baillerai, baillerais. S.-I.
BARATTÉ : babeurre , liquide qui reste au fond de la baratte, quand le beurre en est extrait. A.
BARATTON : sorte de pilon, avec lequel on fait le beurre dans certaines barattes. L.
BARBACROC : moustaches qui font le crochet ; homme qui les porte.
BARBAUDIER : bavard.
BARBELÉE (GELÉE) : frimas qui couvrent les plantes d'une sorte de barbe.
BARBISTRAL : barbier.
BARBOT : bourbier. Barboter en vient.
BARBOTTEAU : caparaçon.
BARBOUILLER : bredouiller. Babouï, dans le patois Walon.
BARÈTE : baratte. L.
BARETÉE : mesure de cinq décalitres, demi-hectolitre. Ce mot vient de ce que le demi-hectolitre offre à peu près la contenance de la baratte commune, que le peuple appelle barète.
BARETER : baratter ; agiter dans une baratte la crème que l'on veut convertir en beurre.
BARGE (s. f.) : foin ou paille empilée en forme de cône.
BARGOUILLARD : babillard importun.
BARILLER : barbotter. Valognes.
BARILLIER : fabricant de barils ; tonnelier. Ce mot se trouve dans la nomenclature des métiers du commencement du XIVe siècle.
BARRACAN : bourracan, étoffe de poil de chèvre. Expression de l'ancien français, prise de la basse latinité barracanus.
BARRETEL. Voyez BARATTON. A.
BARRETOUX : querelleur, tapageur. De la basse latinité barra, bâton.
BARRIQUE (AVOIR LA) : être ivre. L.
BASSE : servante. De bachelette, jeune fille. B.
BASSÉE : basque d'habit. C.
BASSETILLE : basque d'habit. Valognes.
BASSICOTER ; BACIQUOTER ; BACHICOTER : marchander d'une manière mesquine. De bassicot, cage en charpente, au moyen de laquelle on élève les ardoises du fond de leur carrière. Au propre, bassicoter signifie tirer à soi ; au figuré, c'est attirer un objet en l'agitant, en le tiraillant. C'est ainsi que tribulation, peine morale, souffrance de l'âme, vient du latin tribulum, machine à battre le blé. Suivant Borel, baciquoter signifie tromper.
BASSICOTIER, ÈRE : celui ou celle qui bassicote.
BASSIN : renoncule des prés (Ranunculus pratensis), parce que la couleur de cette fleur ressemble au poêlon de cuivre jaune qu'on appelle bassin.
BATACLAN : attirail, meubles, ustensiles, bruit confus. Pataclan dans le patois Troyen. Sorte d'onomatopée.
BATIAUX : vieux meubles ; vieilles pièces de mauvais bois.
BATIÈRE : bât. De Bαστάζω, porter.
BATTAISON : pente ou inclinaison donnée à une construction pour la rendre plus solide. Roman. Val.
BATTELESSIVE : hoche-queue ; lavandière.
BATTERIE : lieu où l'on bat les céréales.
BATTONER manger avidement.
BATTU (lait) : caillé égoutté, puis écrasé avec du lait frais et de la crème. C'est cette préparation que, dans d'autres parties de la Normandie, on appelle de la piquette. A.
BAUBE : bègue. Du latin balbus ; du verbe grec Bαμδαίυω, balbutier.
BAUBER : bégayer.
BAUCHIER : ouvrier en bauge ou pisé. On lit, dans les Chansons Normandes que nous avons recueillies à la suite de notre édition des Vaux-de-Vire de Basselin, p. 182 :
A la compaignye d'un bouchier
Venus sommes du Vau de Vire.
BAUDE : engourdi par le froid. Il a les mains baudes, comme on dit à Lisieux : il a les mains pottes. C'est le B pour le P, et le P pour le B.
BAUDOUR : joie ; réjouissance. Roman.
BAUME : menthe coq (Tanacetum balsamita). Par extension, toute plante aromatique.
BAVE (s. f) : bavardage. Villon dit, dans ses Repues franches :
Qui sçavez si bien les manières,
En disant mainte bone bave,
D'avoir du meilleur de la cave.
BAVE DE COUCOU : cercops écumeuse, insecte. B.
BAVER : bavarder. Le juge dit au drapier, dans la Farce de Pathelin :
Paix, par le Dyable ! vous bavez.
BAVERESSE : bavarde.
BAVERETTE : bavette au-dessus du tablier.
BAVETTE : petite bavarde.
BAVOL (adv.) : filer bavol, filer négligemment, inégalement. Voyez BAVOQUER.
BAVOLETTE : bavolet ; femme qui porte cette élégante et riche coiffure du village.
BAVOQUER : filer un fil inégal. C'est à peu près le verbe bavocher, qui signifie imprimer grossièrement.
BAVOT : partie du fil où il est grossier et inégal.
BAVREULE ; BAVROLE : bluet.
BAYON ; BÉION : cuvier du pressoir, dans lequel on recueille le cidre que la pression du marc fait couler. Cette cuve s'appelle aussi béron et bélon. Du celtique-breton béol, cuve.
BÉ : bien. De bene. Les Basques disent bey.
BEAUBELLE (s. f.) : hypocrisie. Faire la beaubelle, agir en tartufe. De beau, belle, qui affecte d'être beau de caractère.
BEAU-PERDU (OEIL) : oeil qui n'y voit pas, mais qui a une belle apparence.
BÉBÉS; BÉBÊTE (s. f.) : bête malfaisante. Mot enfantin.
BEC DE CORBIN : renoncule des champs (Ranunculus arvensis). B.
BÉCAILLER : bavarder. De bec. Voyez BEQUERELLE.
BÉCANCIÈRE : bavarde revêche qui, comme on dit, a bec et ongles.
BÉCANETTE : sorte de chantepleure de bois, ordinairement en sureau ; petite cruche, vase à boire. De bec.
BÉCARD : jeune mouton d'un an, dans le patois Bayeusain ; de deux ans, dans le patois de l'Orne.
BÉCASSON : oiseau le dernier éclos de la couvée. Voyez ÉCLOCU.
BÊCHEVÊCHE : en sens contraire. Voyez BÉJUEL et TÊTE-BÊCHE.
BÊCHEVÉCHER ; BÊCHEVÉLER : mettre en sens inverse, en sens opposé. A.
BÉCLÉ , en parlant du lait : caillé. Clé pour clair. Voyez TRUTER. A.
BÉCO (DE) : de plus ou de moins d'un nombre déterminé ou proposé. Un gant de béco : un gant dépareillé. Voyez ÉTIPE. Dans le celtique-breton, besk signifie la privation d'un membre.
BÉCOT : baiser sur la bouche, le bec. L.
BÉCOTER : donner des bécots. L.
BÈCU : maladroit , malavisé. De besk, écourté.
BÉDANGOUX : bègue. M.
BÉDANGUER : bégayer.
BEDÉE (DE) : tout à coup ; étourdiment.
BEDEIN : jeune veau. Peut-être du latin bis et dens, qui a deux dents. A.
BÉDIÈRE (s. f.) : lit, couche. De l'islandais beder, de l'anglais bed. Pont-l'Évêque.
BEDONDON (s. m.) ; BÉDONDAINE (s. f.) : bedaine. L.
BÉDOT ou BÉDROT : le dernier né. B.
BÉDOU : rouge-gorge.
BÉGAS : sot, qui ne sait que dire. De bègue, sans doute, parce que celui qui bégaie a l'air d'un niais, par l'effet de la difficulté qu'il éprouve pour s'exprimer. — On appelle begas, dans la Manche, cette pièce de bois portative, où l'on suspend la lampe pour les repas du soir ou pour les veillées ; et grand begas, métaphoriquement, un grand garçon, immobile par bêtise ou par maladresse.
BÉGAUD : nigaud. Roman.
BÉGAUDER : dire des niaiseries ; balbutier.
BÉGAUT : chandelier de bois avec une bobèche de fer-blanc, à ressort. A.
BEGUË ; TRUITE BEGUË : truite saumonnée.
BEGUER : bégayer.
BEIGE, en parlant des laines : de couleur mélangée de noir et de blanc.
BEILLÉE ou BAYÉE : ventrée à pleins boyaux. De boille, gros ventre ; panse. Beil, ventre, dans le patois Vendéen.
BÉJUEL ou BÉJUET : en sens inverse. Être couché béjuet se dit des personnes qui, dans le même lit, sont couchées en sens opposé l'une de l'autre, comme il arrive chez les paysans pauvres, dans certains cantons, où l'on établit dans une même couche les garçons et les filles de la maison. Béchouet, en patois du Jura. Voyez BÊCHEVÊCHE et TÊTE-BÊCHE. A.
BÊLE : berle, ou ache d'eau. Du celtique-breton beler, cresson d'eau, parce que la berle a un peu l'apparence de cette crucifère (Sium latifolium).
BÉLIANE : canard tadorne. B.
BELIN : bélier.
BELLEMENT : grandement. L
BELOSSE ou BLOCE : fruit du prunellier. A.
BÉLUETTE : bluette ; étincelle.
BELZAMINE : balsamine. Id. dans le patois Lorrain.
BEN : bien. De bene. C'est une simple crâse qui supprime l'i de l'adverbe bien, comme ren est celle de rien dans plusieurs patois. A.
BÉNAMEN : assurément. C'est approuver, en disant bien ! amen !
BÈNE : ruche ou panier. De benne ou banne, hotte de vendangeur. Avranches.
BÉNÊQUE : oie sauvage. De bernache, oie du Nord.
BÊNI : escargot. Avranches.
BÊNIR, en parlant du linge : sécher un peu ; cesser d'être complètement mouillé.
BENOM : surnom, sobriquet. De bis nomen. B.
BÉQUERELLE : bavarde acariâtre et querelleuse. Du roman becquerelle, mauvais propos.
BÉQUET : petit clou que l'on met sous la semelle des souliers
BER. Voyez BERS.
BÉRAT : bec d'un vase , par où l'on verse le bère.
BÉRANGUIER : marchand de fromages et de fruits. A.
BERBIS : brebis. Du latin vervex.
BERCA : brebis.
BERDAILLER ou BREDAILLER : bredouiller ; faire un bruit importun, en parlant d'un rouet.
BERDALE : femme de mauvaise conduite. V.
BERDANCIER : inconstant
BERDANSER (SE) : se balancer. De danse. A.
BÈRE : boire. Je bérai, tu béras . etc. De même pour les autres modes de ce verbe. Je bés, ils bèvent. Bès ou beu, à l'impératif. Appartient également au patois du Jura.
BÈRE : cidre ou poiré. Corruption de boire. C'est une sorte d'euphémisme. Maitre bère, gros bère : cidre pur et fort.
BEREAU : tuyau de bois ou de métal , dont on se sert pour dépoter le cidre et le tirer du tonneau ; - broc. On lit ce vers dans Basselin :
Les pipes, les bereaux pleins de liqueurs vermeilles.
BÉRÉE (s. f.) : frigilla , sorte d'oiseau. Au figuré, petite bérée, jolie petite fille, bonne et gracieuse. L
BERELLE : dispute entre buveurs.
BERGE : estomac des oiseaux. B.
BERGEAS : moutons, brebis. A.
BERLAN : brelan. Id. patois Lorrain.
BERLANDE .: cuillère de bois.
BERLICOQUET : jeune coq ; cochet
BERLINGUETTE : petite sonnette. Onomatopée.
BERLOQUES : breloques. Id. patois Lorrain.
BERLOT : coq-d'Inde. Onomatopée tirée de son cri, lorsqu'il fait la roue.
BERLUETTE : bluette, étincelle.
BERNE : berme de chemin.
BERNICLES : besicles
BERNOUSER ou BRENOUSER : salir par des excréments. Du celtique brenn, son, la partie du grain qui enveloppe la farine. A.
BERNOUX : brenneux.
BEROUASSE ; BROUASSE : bruine, pluie fine qui brouille le temps.
BEROUÉE : brouée; brouillard pluvieux. Dans le patois du Jura, brouée signifie une ondée. Du latin pruina ; du celtique-breton brumen, brume, brouillard épais.
BÉROUETTE : brouette. En patois Walon , berwette.
BERQUE (s. f.) : vieille brebis. Voyez GERCE.
BERQUER : berger. S.
BERQUERIE : bergerie. S.
BERQUIGNOT : homme mal bâti.
BERRICHON : femme dont la toilette est en grand désordre.
BERRUCHON ; BERRICHON : roitelet.
BERS : berceau. On lit dans Cretin :
Car soubz l'enfant gisant au bers.
Wace avait dit dans le Roman de Brut, v. 13, 895 :
Enfans em bers esboeler.
BERTELLES ; BERDELLES : bretelles.
BERZOLE : femme étourdie, qui ne songe qu'à se divertir. Du celtique-breton berza, défendre, chômer une fête. Voir le Dict. de Le Gonidec.
BESCOCER : se troubler. Ce verbe est employé dans le même sens par Froissard (Poésies, p. 338).
BESEAU : l'oiseau dernier éclos d'une nichée. Voyez ÉCLOCU.
BESER en parlant des vaches en rut : courir çà et là.
BESIN : demi-ivre. B.
BESOT ( porter) : porter malheur. Parce que le besot, le double-as, est le plus faible point que puissent amener les dés.
BESTIAL : bétail. On a conservé en français le pluriel bestiaux.
BESTOURNER : déranger, renverser. De la basse latinité bistornare.
BÊTAS : même sens que bêta : bête sot ; imbécille.
BÊTASSE (s. f.) : grosse bête, imbécille. De l'italien bestiaccia.
BÉTELER (v. n.) : cailler sur le feu, en parlant du lait. Voyez CALEBOTTER, et TRUTER.
BÊTISER (v. n.) : dire des niaiseries, des bêtises.
BÉTON : petit sot, petite bête.
BEUCHONNIER : ivrogne qui fréquente les mauvais cabarets, les bouchons. B.
BEUCLÉ. Voyez BÉCLÉ. A.
BEUGUER : roter. M.
BEURGUER ; BURGUER : pousser. B.
BEURRÉE (soupe à la beurrée) : panade. L.
BEZOT : le dernier né d'une couvée. S.-I.
BIANC : blanc. C'est l'i pour 1'l, comme en italien après A,B, P, V.
BIANCHET : blanchet, sorte de corset. A.
BIARD on BLARD : sorte de civière pour transporter les morts. De Bière.
BIAU (DE) : Mettre ses chaussures de biau. C'est les mettre au pied, auquel elles ne sont pas destinées.
BIAUCOUP : beaucoup.
BIBE : bube, petite tumeur survenue à la peau. Du grec βουβώυ, tumeur.
BIBERONNER (v. ne ): faire biberonner un enfant, lui faire boire du lait avec un biberon.
BIBELLE : petite bube à la figure.
BIBET : moucheron. L'auteur d'une des Chansons Normandes, que j'ai recueillies à la fin de mon édition de Basselin, dit, p. 210:
L'araigne, qui tous les ans
Fesoit son nid au dedans,
Avec mouches et bibets
Qu'elle prenoit dans ses rets.
Voyez GUIBET.
BIBETTE : petite bube. Diminutif de bibe. B.
BIBI : bobo ; mal léger.
BIBRETEUX : rouge. A.
BICACOIN : en zig-zag; de côté et d'autre. A.
BICLE ; BICLESSE ; BIGLE ; BIGLESSE : louche. Le poète normand, Elis de Bons, dit à Camus, évêque de Séez :
Que son renom sera universel
Malgré l'effort de la biglesse envie.
L'Académie a conservé bigle et bigler.
BIGLER : regarder du coin de l'œil.
BICOIN : de côté et d'autre ; en zig -zag. Voyez BICACOIN.
BICOQUET : sorte de coiffure de femme, favorable à la coquetterie.
BIDAILLON : mauvais bidet ; petit cheval de peu de valeur. L.
BIDOCHE (s. f.) : cheval de bois ou de carton, pour les amusements populaires. Nous en avons parlé dans nos Archives NormandesCérémonies des Mariages dans la partie occidentale de département de l'Orne.
BIDOQUE (s. f.) : vieux cheval, mauvais bidet. V.
BIE : cruche ; par extension, toute sorte de vase. De buie ou buire, espèce de broc pour les liqueurs de table. Ces mots, ainsi que burette (contraction de buverette), busse, botte, que Du Cange dérive du grec, viennent du primitif celtique banc et baot, qui signifie antre et généralement tout ce qui est creux. Bocal, boucaut, et (suivant Bullet) bouteille, ont la même origine, de même que bouche et poche, le dernier mot ayant changé le b en p ; ce qui est fréquent dans ces sortes de dérivés et de composés. A.
BIEF : biez , canal qui conduit l'eau au moulin.
BIENVENUE. Voyez VENANTISES.
BIÈRE : fantôme échappé de sa bière. Val.
BIEU : biez ; ruisseau.
BIEU : bleu. L'i pour 1'l, comme on a vu ci-dessus dans bianc , etc.
BIGARNOISE (A LA) : coiffé à la bigarnoise ; d'une manière effrontée.
BIGNE : tumeur ; enflure produite par un coup. Dans le patois Lorrain on dit beugne, et geugne. En roman bugne, buigne.
BIGNET : beignet. Patois Lorrain.
BIGNOCHE. Voyez BIGORGNE.
BIGORGNE (s. f.): partie d'un arbre, ou morceau de bois biscornu, raboteux. En français, la bigorne est une sorte d'enclume qui a deux pointes ou cornes (de bis et de cornu). Au figuré, on dit des lettres bigorgnes, pour des lettres mal conformées.
BIGRE : bougre, juron grossier. Du latin apiger (qui regit apes) on a fait biger, bigrus, garde forestier, chargé du soin des ruches. Plusieurs chartes du moyen-âge offrent ces biger, bigrus et bigre. Un aveu, rendu en 1479 par le seigneur de Bémécourt au comte de Breteuil, s'exprime ainsi : « Ai droict... , quand on met des mouches en la dite forest de Breteuil, d'envoyer mon bigre avec les bigres du roi, lequel doit être juré devant le chastelain de Breteuil de bien et fidellement querre les abeilles et le miel pour en faire mon besoing. » On trouve aussi ce qui suit dans un aveu de la seigneurie de Neaufle, rendu également au comte de Breteuil en 1465 : « Et du dict fief d'Auvergni despend un hostel, appellé l'Hostel de la Bigrerie ou Hostel aux Mousches. »
BIGUENETTE : dévote acariâtre. De bigotte. A.
BIHAN : rouet. A.
BIHORAGE (s. m.) : plantation en désordre ; terrain mal cultivé. A.
BIHOT. Voyez BUHOT.
BIHUTTE : mauvaise cabane. De butte. L.
BIJAUDER : faire le plaisant. Orne.
BIJUDE. Voyez BIHUTTE.
BILANDIER : être bilent. V. ce mot. A.
BILANGE (s. f.) : bande étroite d'étoffe. De lange ou linge.
BILENT : lent, très-lent, fainéant. De bis et de lentus. En Roman bilant.
BILLOT : « C'est comme la noblesse du Billot ; va te coucher, tu souperas demain ! » parce que les gentilshommes de cette petite contrée de l'arrondissement de Lisieux étaient en général fort pauvres, par comparaison avec la noblesse normande.
BINDER : s'impatienter. S.-I.
BINEL : guignon. Jouer de binel. Orne.
BINET. Voyez BIGNET.
BINGOT : stalle de lavoir. Val.
BINGOT : panier en paille nattée.
BINOT : monceau ; tas. B.
BIOCHE (s. f.) : petite bie ; petite cruche. A.
BIONNER : travailler avec redoublement d'efforts. De bis. En vieux argot, bier signifie aller. A.
BIQUETTE : petite chèvre ; jeune bique, qu'en patois de Courtisols on appelle bica.
BIRETTE (s. f.) : verge d'enfant. Du latin veretrum. A.
BIRINGUE : rosse ; mauvais cheval. A.
BIROQUE : rosse. B.
BIROU ; BIRUCHET : roitelet. A.
BIS (s. m.) : recoupe de blé.
BISCANTINE ou PISCANTINE : boisson mauvaise et plate. Voyez CLACUSSE. L.
BISET. Voyez BISEUL. A.
BISETÉ (éaillou) Voyez BISEUL. A.
BISETTE (s. f.) pain bis.
BISETTE : macreuse (Anas nigra).
BISEUL : gros caillou ; bloc de silex brut. Suivant Bochart, biset, pour bisec, vient du grec βιζάπιον qui signifie une petite pierre. Meursius le prouve au mot Bιζάπιον. Les Chaldéens disaient biseca. A.
BISIEUTRE (s. m. ) : calamité, malheur. Orne.
BISQUE ( s. f.) : poiré fait avec des poires jetées simplement avec de l'eau dans une futaille ; par extension, mauvaise boisson. A.
BISQUE (s. f.) : haridelle, mauvais cheval. A.
BISQUE ET DE COIN (DE) : de travers. Voyez BICACOIN.
BISQUER : éprouver du dépit Comme celui qui boit de la bisque ou bien est monté sur une bisque.
BISSAQUET (Bourgeois) : paysan décrassé qui fait le fier, et semble oublier qu'il a porté le bissac.
BITER A : toucher à. L
BITOT : bientôt. L.
BLAGUE (s. f.) : bavardage de fanfaron. Parce que la blague, proprement dite, paraît une bourse bien garnie, et ne renferme qu'un peu de tabac.
BLAGUER (v. n.) : bavarder pour se vanter, hâbler.
BLAGUEUR, SE : celui ou celle qui blague.
BLAIS (St.) : St.-Blaise. A Alençon, le peuple dit le faubourg St. -Blais.
BLANC : on ne dit plus que six blancs. Le blan ou blanc valait cinq deniers. Nos six blancs représentent donc 2 sous 6 deniers, ou 12 centimes et demi.
BLANC-MUGUET : aphtes qui surviennent à la bouche des petits enfants, et ressemblent à la fleur du muguet dont ils ont la couleur.
BLAUDE (s. f.) : espèce de blouse. Se trouve aussi dans le patois du Jura. On disait dans notre ancienne langue bliaud, de la basse latinité blialdus, bliaudus, blisaudus, et même blidalis dans Du Cange. Les Lyonnais en ont fait blauda, les Picards bleude, les Normands blaude et plaude, les Troyens biaude.
BLEC ; BLÈQUE ; BLÈCHE : mou, molle, en parlant de fruits. En patois Rennais, blet. Ce qualificatif est dérivé du grec βλάξ qui signifie mou. Blèque en roman.
BLÉCHIR (v. a.) : mollir, en parlant de fruits, tels que la poire, la nèfle, la corme. Les Lorrains disent blessir et blettir.
BLÉRIE ou BLAIRIE (s. f.) : champ couvert du blé qu'on y a semé.
BLESSE (s. f.) : blessure produite par l'effet d'une chûte, d'un coup violent ou d'un effort.
BLET (s. m.) : image. Avranches.
BLÊTE ou BLÊTRE (s. f ) : motte de gazon. Bleite en roman signifie toupet, touffe de cheveux, comme notre blête est une touffe de gazon de graminées. Dans la langue romane, dit Roquefort, on désigne par blotte et bloutre « une petite motte de terre renversée par le soc en labourant. »
BLETTER (v. n.) : rester immobile comme une blête. Val.
BLEU-BLEU : barbeau, bluet. B.
BLEUS (s. m. plur. ) : linges de couleurs qu'à la lessive on établit sur le cuvier pour les laver les premiers, parce qu'ils n'ont pas besoin d'y séjourner aussi long-temps que le reste du linge. C'est ce qu'à Alençon on appelle la tournée. L
BLOCHE ou BELOSSE. Voyez BLOSSE.
BLOQUE (s. f.) : pièce de 2 sous (10 centimes). Bloquer signifie vendre dans l'argot récent. A.
BLOQUET : souche, pièce de bois, billot. Manger au bloquet , manger sur le billot.
BLOQUET : fuseau de dentellière. C.
BLOSSE : prune sauvage , fruit du prunellier des haies. De roman baloce, belloche.
BLOSSES : yeux.
BLOUQUE : boucle. C'est une métathèse qui n'est pas particulière à la Normandie.
BOBAN : luxe, bombance. De pompa.
BOBILLON, NE : minutieux, méticuleux. En patois Rennais , bobillon signifie bavard. A.
BOBINETTE : loquet , cheville qui ferme la porte. Employé par Perrault, dans le conte du Petit Chaperon Rouge.
BOBINOUX : dévidoir qui sert pour les bobines.
BOBON : bonbon. L.
BOCAIN: paysan du Bocage.
BOCHE: bouche. Puer la bôche, avoir l'haleine fétide. Valognes.
BOCHER (v. n.) : paraître volumineux , comme s'élève une bosse. Voyez BOSSER.
BOCHET ou BOCHETTE : élévation ou bosse que fait le fil sur le fuseau. En roman, bochette. L.
BOCHU : bossu. Dans le XIIIe. siècle, on disait bochu pour boçu on bochu : (année 1826, p. 374), à l'art.
On m'appelle bochu , mais je ne le suis mie,
dit Adam de La Halle, poète d'Arras , qui, vers 1250, donna la première comédie française et la première pastorale (Le jeu de la Feuillée, et Le jeu de Marion et Robin). Voir M. Paulin, Paris, Cabinet de lecture du 24 janvier 1836.
BOE : boue. Roman. Gautier de Coinsi dit :
De totes pars en sailloit fors.
BOEL ( s. m.) : cour près de l'habitation.
BOÊME : il a l'air d'un boême, d'un boêmien (bohémien) ; il a l'air noir et sale d'un sorcier. En roman, boem, signifie sorcier ; boêmé, ensorcelé ; boesmien, vagabond. Les Bohémiens du XVe. siècle sont, suivant le baron de Bock, originaires des Grandes-Indes, et appartenaient à la caste méprisée des Sudders. Le mot bohème est passé récemment dans la langue française, où il désigne une portion notable de la jeunesse parisienne, dont ce mot indique métaphoriquement les moeurs relâchées.
BOGUE (s. f.) : hérisson ou enveloppe de la châtaigne. La bogue tire son nom de sa conformation : elle s'ouvre comme les paupières sur un œil. Roquefort n'a pas connu ce mot ni les deux acceptions qu'il a. A.
BOGUES (s. f.) : les paupières, et, par extension, les yeux. Du grec βοώπις, qui a de grands yeux. Le poisson que l'on nomme bogue ne porte ce nom, suivant l'ichtyologue Rondelet , qu'à cause de la grandeur de ses yeux, du mot grec βόωψ. A.
BOGUÉYE : chassie. P. R. Boguille. A.
BOGUÉYEUX, SE : chassieux, se. P. R. Boguilleux. A.
BOILLE ( s. f.) : gros ventre. Du vieux substantif français boel, boyau. En roman, beuille signifie le nombril , et, par extension, ventre ; d'où boillu, ventru. A.
BOIRAILLER : boire à tort et à travers. A.
BOIRE (s. m.) : petit boire, cidre mêlé d'eau.
BOIRE (s. f.) : abreuvoir. A.
BOIS-DOUX : réglisse. A.
BOIS A FUMER : clématite des haies. B.
BOIS-JAN : ajonc, jonc marin (Ulex Europœus).
BOIS DE MARAIS : reine des prés (Spiroea ulmaria).
BOIS-PIANT ou PUANT : cornouiller, parce que sa sève a une odeur désagréable. L.
BOIS-PUANT : douce-amère (Solanum nigrum). Dans le patois Lexovien, le bois-puant est le cornouiller (Cornus mas).
BOISE : pièce de bois. En roman, boise signifie bûche ; rondin. De la basse latinité boisia.
BOISETTE : petite boise.
BOISSON (s. f.) : cidre pressuré avec mélange d'eau, dont on fait la boisson habituelle. L.
BOISSON (s. m.) : poignée ou bouchon soit de paille, soit de foin, dont on se sert pour fourbir. L.
BOISSONNER (SE) : s'enivrer. BOISONNÉ : ivre.
BOISSONNIER : ivrogne d'habitude.
BOÈTE, et non pas BOUÈTE : mangeaille pour les cochons, laquelle est presque toujours plus ou moins liquide. Du verbe boire.
BOITE : ivre. Patois Rouchi. En Roman, être en boite, être ivre.
BOITON ou BOUETON : gros sabot, peu évidé, arrondi par le bout. Les bouêtons sont convenables pour garantir de la boue.
BOL (s. m.) : boulette de viande hachée. L.
BOLUMÉ (s. m.) : couvre-feu. Sonner le bolumé. L.
BON (DE) : sérieusement, tout de bon.
BONDAS : bouchon, bondon. En roman, bondail.
BONDER : bondonner.
BONDERÉE (s. f.) : femme trapue et courte comme une bonde.
BONE-BONE : Colin-blaillard, jeu où l'on se couvre les yeux , où l'on se bône.
BONER : masquer, couvrir le visage ; à proprement parler, c'est couvrir les yeux. Du grec βόωψ. A.
BONIAU : sorte de machine en bois tressé, pour barrer un ruisseau ; pour bôner l'iau (l'eau).
BONIER : fermer. Corruption de bôner. Vire.
BONNE (adv. ) : chèrement, beaucoup. Cet objet m'a coûté bonne, je l'ai payé bonne. L.
BONNE-DA : exclamation , comme bon ! dame ! A.
BONTIF : bonasse, débonnaire. On lisait dans l'épitaphe de l'évêque Jean Hennuyer , en 1578, ce vers alexandrin qui emploie en bonne part le qualificatif bontif appliqué à ce prélat :
Envers Dieu et chascun bontif et amiable.
BONTIVEMENT : avec simplicité.
BOQUE : coquille de noix , de noisette. De bois. Voyez BOGUE.
BOQUET, TE : bocager, non cultivé. Des pommes bôquettes. C'est à tort que MM. Du Méril écrivent banquet. Ce mot vient de boscus, bois.
BORAN ou BAURAN : rebord de fossé, relevé en talus ; crête de fossé.
BORD : ruban de fil ou de laine qui sert à border un travail de couture. Voyez LISETTE.
BORDAGE : petit domaine champêtre. Du vieux mot borde, habitation à la campagne. On lit dans le Dictionnaire de Trévoux que bordage, en terme de coutume, était un « droit seigneurial dû sur une borde, loge ou maison baillée pour faire les vils services du seigneur. » Dans la basse latinité, boaria, borda, bordellum, etc. A.
BORDAGER : qui occupe un bordage A.
BORDER : heurter. Voyez BOURDER.
BOS ou BOSC : bois. On lit le vers suivant dans le Dict du Cerf :
Le cerf estoit par bos, par prés, par plaine.
Bos appartient aussi au patois des Vosges. Nous retrouvons bos et bosc dans la dénomination de plusieurs communes.
BOS : bah ! S.-I.
BOSCO : bossu.
BOSQUIER (v. a. ) : pousser.
BOSSELER : bossuer un vase de métal.
BOSSER : paraître volumineux, faire saillie comme une bosse, — bossuer. Voyez BOCHER.
BOTTER : en parlant de la neige qui s'attache aux pieds, comme une botte, et embarrasse la marche. C'est évidemment de ce verbe et de cet accident que vient le substantif pied-bot.
BOU : bouleau. B.
BOUJOU : bonjour ! C'est par l'effet de cette tendance à changer on en ou, que nous disons mouceau pour monceau, la commune de Mouceaux pour Monceaux, couvent pour convent
BOUAILLE : anneau , bague. De bouel, boyau (creux et rond ). Bouailles se dit aussi pour entrailles. M.
BOUBANE : perruque. Bernai.
BOUBIQUE (adj.) : hermaphrodite, qui est à la fois bouc et bique, mâle et femelle. A.
BOUBIQUE (s. f.) : cidre fait d'un mélange de pommes et de poires. Voyez HALBI.,
BOUCAN : mauvais lieu, tapage. Le boucan est un lieu dans lequel les Sauvages et les Flibustiers fumaient leurs viandes pour les dessécher et les conserver. C'est, par conséquent, un lieu sale, enfumé et bruyant.
BOUCANER : gronder sans mesure ni raison.
BOUCHAS : bondon. Du verbe boucher. A.
BOUCHILLON : pommier ou poirier sauvage. De boscus, bois. Voyez BOQUET.
BOUCLE : baie. La boucle de Port-en-Bessin. B.
BOUCLÉ : se dit en parlant du lait. Voyez BÉCLÉ. A.
BOUDE : bouderie. Faire la boude , bouder. L.
BOUDE : vessie. A.
BOUDIN : boyau, intestin. Du roman baudan ; en provençal, baoudan. Du latin botulus.
BOUDOUFLÉ : boursouflé d'orgueil blessé. A.
BOUDRE : bouillir.
BOUDRE : bougre ! S.- I.
BOUERQUIN : sorte de muselière que l'on met à la bouche des moutons pour les empêcher de brouter.
BOUESSON : bouchon ou poignée, soit de paille, soit de foi , dont on se sert pour frotter.
BOUESSONNER : brouiller, mettre en désordre. B.
BOUESSONNIER : brouillon. B.
BOUFFAILLER : abondance de grosse viande.
BOUFFARD : gourmand.
BOUFFE-LA-BALLE : gourmand qui, à force d'emplir sa bouche, rend ses joues bouffies comme une balle.
BOUFFER : manger avec avidité. En roman, bouffard signifie gourmand. Du grec βονφύγος. Dans notre ancien français, bouffer signifie enfler ses joues en soufflant. Ainsi notre verbe patois bouffer voudrait dire : manger à pleine bouche, de manière à ce que les joues en paraissent enflées. Au reste, bouffer pourrait bien être l'altération du verbe brifer : manger avidement.
BOUFFON : gros morceau de pain qui fournit de quoi bouffer.
BOUFFON : sorte de Lychoris dont la fleur rose, très-double, forme des touffes bouffantes.
BOUFRE : bougre.
BOUGES : culottes.
BOUGIE : vessie. Mortain.
BOUGON : morceau de bois gros et court. L.
BOUGUENETTE (s. f. ) : maraude, pillage. R.
BOUGUES : terrain sablonneux et mouvant sur le bord de la mer. De l'anglo-saxon bog, marais. Manche.
BOUTAS : boyaux.
BOUILLE (s. f.) : boucle faite sur un noeud, soit de fil, soit de ficelle.
BOUILLON : boue liquide, l'eau qui tombe en abondance et qui fait, pour ainsi dire, bouillonner le sol.
BOUILLONNIÈRE (s. f.) : ornière, passage rempli de bouillon ou boue liquide.
BOUL : poignée de verges de bouleau pour fouetter les enfants.
BOUL-BOUL : taureau. De l'anglais bull.
BOULE : tête. Perdre la boule : perdre la tête.
BOULEMENT : vertige, qui fait tourner la boule, la tête. L.
BOULER : pousser comme une boule, déprécier, mal traiter. Envoyer bouler : envoyer promener. L.
BOULET : bouleau. L.
BOULEUX : gros sabot, dont le bout est rond comme une boule. Voyez BOITON.
BOULEVARI : tumulte , désordre où tout est bouleversé. On dit en français hourvari, Voyez HOULEVARI. Boulevari se trouve dans le patois Lorrain.
BOULIEUX : mangeur de bouillie, comme les villageois de cantons pauvres. Se prend en mauvaise part.
BOULICOT : petite pelotte de fil ébouriffée. Du substantif boule et du qualificatif gâté : petite boule gâtée, difforme. Ce substantif signifie aussi morceau de bois gros et court.
BOULOIR : terrain disposé pour jouer aux quilles, sur lequel doit rouler la boule.
BOULOT : gros et rond comme une boule.
BOULOTTER : équilibrer à peu près sa dépense avec sa recette. Vulgairement on dit en ce sens : parvenir à joindre les deux bouts. L.
BOUQUET (s. m.) : grosse salicoque.
BOUQUETÉ (adj.) : paré d'un beau bouquet.
BOUQUETS : plantes de parterre, qui produisent des fleurs propres à faire un bouquet. L.
BOUQUETTE houpette. L.
BOURBIQUET voyez BROUBIQUET.
BOURBITON (s. m.) : plante crucifère à fleurs jaunes, qui se multiplie dans les blés. Voyez SENVRE.
BOURDE : sorte de tourte aux poires ou aux pommes. Voyez BOURDELOT ; BOURDIN ; DOUILLON.
BOURDELOT : tourte aux fruits. Ce mot, comme bourdin, est roman.
BOURDER être arrêté par un obstacle. Cette voiture est bourdée.
BOURDIN tourte aux fruits, cuite au four. On dit aussi chausson, doufflon, etc.
BOURE : cane, femelle du canard. En roman, bour, bourette, bourotte, signifient aussi bien le canard que la cane. Du vieux français bour, boue, parce que cet oiseau aime à barboter dans la boue, afin d'y chercher des vers pour sa nourriture.
BOURET ; BOUROT : caneton.
BOURETTE : petite boure, jeune cane.
BOURETTE : sorte de gâteau ou de petit pain. Probablement parce qu'il avait la forme de l'oiseau appelé boure, bourette. Manche.
BOURGAUT : mauvais sujet. De la basse latinité burgator, voleur, brigand.
BOURGEOLEINE : bourdène (Rhamnus frangula). B.
BOURGOGNE (s. f.) : sorte de coiffure des filles du Bessin. B.
BOURGUELÉE (s. f.) : feu de joie. C'est ce que dans le Dauphiné on appelle bordalunéiri, et dans le Jura beurdifaille.
BOURGUIGNOTTE (s. L) : sommet de la coiffure des filles du Bessin. Suivant Roquefort, la bourguignotte était autrefois « une sorte de calotte à oreilles, un ancien casque fort léger. »
BOUROT ou BOUREAU : petit canard.
BOUROTER : marcher à petits pas pressés, comme font les bourots ou canetons. L
BOURRELLE : cruelle. De bourreau. L
BOURRETTE : étoupe. De bourre.
BOURRI : hamac. Manche.
BOURRI : âne. Abréviation de bourrique, qui vient de l'espagnol borrico.
BOURRIER : plantes parasites que l'on enlève par le sarclage. Du latin burra, employé par Ausone pour signifier des riens ; d'où sont venus bourre, mauvais poil, et bourrée, fagot fait de branches de peu de valeur. Par extension, ordures : c'est dans ce sens qu'on l'emploie en Bretagne. Dans une de ses stances, Regnier place ainsi le mot bourrier :
Et cependant tu vas dardant
Dessus moi ton courroux ardent,
Qui ne suis qu'un bourrier qui vole. A.
BOURROCHE : bourriche. Roman. L.
BOURROT : flocon de laine qui se forme de celle que les épines des champs arrachent aux moutons.
BOURSETTE ; BROUSSETTE : mâche (Valeriana locusta).
BOURSICOT; BOURSIQUET : petite bourse. Il se trouve également dans le patois du Berri et du Nivernais.
BOURSICOTER : se cotiser, tirer de sa bourse. S.-I.
BOURSILLER. Même sens que BOURSICOTER.
BOUSÉE : fiente du gros bétail faite en une fois.
BOUSER : faire une ou plusieurs bousées.
BOUSET : bouse consistante.
BOUSIN : mauvais lieu, tripot. Patois Lorrain.
BOUSINE : musette. De buccina, ou de βοϋς, bœuf, parce qu'elle était faite, primitivement du cuir de cet animal. En roman, bozine
BOUSSACRE : mauvais ouvrier.
BOUSSACRER : exécuter mal un travail.
BOUSTOC : homme ou enfant gros et court. On dit communément un gros boustoc. De buste.
BOUT (Être sur bout) : être debout.
BOUTE-TOUT-CUIRE : prodigue.
BOUTICLE : boutique. S.-I.
BOUTIFAILLE (s. f.) : profusion d'aliments.
BOUTIQUER (v. a.) : mettre dans un mauvais ordre, déranger.
BOUTRE (v. a.) : placer, poser. De bouter mettre. Se trouve aussi dans le patois Troyen.
BOUVARD : jeune bœuf. Du latin bovellus.
BRAGUE ; BRAGUETTE : culotte. Du celtique braya ,
d'où est venu le substantif latin bracca. La Gaule Narbonnaise était appelée par les Romains Gallia Braccata , c'est-à-dire la Gaule culottée, à cause de cette sorte de vêtement dont se servaient les habitants de cette ancienne province. Brage et braie viennent aussi de bracca.
BRAGE ; BRAIE (s. f.) : instrument pour broyer le lin. Corruption de broie. A.
BRAIHAUD ou BRÉHAUD : braillard.
BRAIHAUDER : brailler, crier fortement et mal à propos.
BRAIRE : pleurer fort, crier haut, brailler comme fait un âne. Patois des Vosges. En patois Walon, breïa signifie brailleur.
BRAN : son du blé. Du celtique bren. Pline (1. XVIII, c. 7) dit que les Gaulois appelaient brance une sorte de farine de froment.
BRANGÉ : bête à cornes dont le poil est rayé de fauve et de noir ou de brun foncé.
BRANLE ; BRANLOURE ou BRANLOIRE : pièce de bois du pressoir, qui sert à en mettre les roues en mouvement, en branle.
BRANNÉ : taché de rousseurs qui ressemblent au bran ou son. Voyez SONNU. B.
BRANNÉE : ration de son mouillé pour les animaux de la ferme, quelquefois avec addition d'herbes, de feuillages, etc.
BRASILLÉ (s. m. ) galette, cuite au four ; elle se fait principalement sur le littoral du Calvados.
BRASILLER : cuire dans la braise ardente du foyer ou du four. Basselin emploie ce verbe.
BRASQUER ; BRASSETIQUER : bâcler; faire à la hâte et sans égard à l'ordre.
BRASSAGE : pressurage de fruits, soit à cidre, soit à poiré.
BRASSAISON : temps du brassage.
BRASSE-CORPS (À) : à bras-le-corps.
BRANCTIQUER : Voyez BRASQUER.
BRASSEYER : marcher les bras pendants.
BRAUDER : enduire de choses sales. L.
BRAVE : bien paré ; bien habillé. Du celtique-breton brav , beau , gracieux.
BRÊCHE (s. f.) : lie, sédiment.
BRÉDALLER : promener. S.-I.
BREHAIN : stérile. Il n'est plus usité en français qu'au féminin. On trouve brehains dans Wace (Établissement de la Conception).
BREHAINE : perdrix qui n'a pas encore couvé.
BREBOLIÈRE (s. E) : mauvaise bruyère , mauvais terrain. L.
BRÊLE (s. f.) : bricole pour les bêtes à cornes. Voyez BREULE.
BRELETTE (s. f.) : rosse. Val.
BREMAN : porte-faix faisant partie d'une association, sur laquelle M. de Formeville a écrit un mémoire curieux. De l'islandais ber, porter, et man, homme.
BRENÈCHE (s. f.) : petite ordure. De bren ou bran. A.
BRENÉE. Voyez BRANNÉE.
BRÈNES ou BRANNES : mamelles de la truie. Du celtique-breton brennid.
BRESI ou BRESIL : bois de Fernambouc. Sec comme bresil. Dans cette locution, sec s'est changé en salé, et l'on dit souvent : salé comme bresi. Dans le Jura, on donne ce nom à de la « viande de vache que l'on fait boucaner pour la conserver » , dit M. Monnier, dans le Vocabulaire de la
langue rustique et populaire du Jura.
BRESILLER (v. a.): mettre en pièces, écraser, pulvériser comme du bois de Brésil. En picard, bersiller ; en languedocien, brésilla.
BREUIL : nom de plusieurs communes de Normandie. De l'ancien français broil (broilum , dans la basse latinité), qui signifie bois, broussaille. Le vieux poète Alexandre de Bernai disait, dans le XIIe. siècle : signifie trompette.
El val de Josaphat y est un brouil foillu.
Thibaut, roi de Navarre, emploie dans ses Chansons le mot broil. En roman, breuil et ses synonymes signifient un bois, un buisson. Brogilus est employé dans un Capitulaire de Charlemagne (De villis, cap. 46) dans le sens de bois ou bocage.
BREUILLE ( s. f.) : duvet des oiseaux nouvellement éclos. Expression métaphorique tirée de breuil. B.
BREUILLER : rôdet dans les bois , les breuils. A.
BREULE : bricole. Voyez BRÊLE.
BREUME : obscurité. De bruma. C'est eu pour u, comme preune pour prune, eune pour une , etc.
BRICHE (s. f.) : ordure , excréments, être ou objet de nulle valeur et méprisable. Roman.
BRICHET; BRUCHET : creux de l'estomac, le sternum. En roman, brechet.
BRICOLI : brocoli , jets de choux montés en fleurs. Du celtique-breton caul ou col, chou.
BRICOLIQUE : ramas d'objets divers. Corruption du mot bucoliques.
BRICOLA : mauvais sujet. En italien, bricone. Dès le XIIIe. siècle, Wace avait employé ce mot dans son Roman de Rou : (v. 4184) :
Blasmez en seriez, et tenu por bricon.
BRIDESAVIAU (s. m.) : ruban étroit de fil écru. Nicot définit par nugae, bagatelles, le vieux mot brides-à-veaux, dont Piron s'est servi dans une de ses épigrammes.
BRIE : machine de bois pour broyer la pâte.
BRIÉ (Pain) : pain de pâte ferme, briée (broyée) et fortement maniée. Brieu en patois Bourguignon. Dans le patois du Jura, brier signifie presser en foulant aux pieds. En effet, pour brier le pain dont il s'agit, un homme en presse dans le pétrin la pâte sous ses pieds couverts d'un sac de toile.
BRIÈRE : bruyère (erica), lande.
BRIFFONNIER : marchand de volailles et de menues denrées. Du celtique dibrif, manger, ou de brifa, manger avec avidité ; mots d'où l'on a tiré briffer, briffaud, débrider. Ainsi le briffonnier est un marchand de comestibles, tels que volailles, œufs, etc.
BRIGANDINE (s. f.) : planches minces dont on fait ordinairement les cercueils. B.
BRIGANT : banneton, mans. Manche.
BRIMBALLER : tramer çà et là. Du vieux mot baller, danser, sauter. Voyez TRIMBALLER.
BRIMBORIONNER : écrire ou parler sans raison. S.-I.
BRIN (s. m.) : petite quantité, un petit brin ; donnez m'en un brin.
BRIN (adv.) rien, pas du tout. Je ne vous en donnerai brin.
BRINCANDER : remuer minutieusement brin à brin. Orne.
BRINDELLE : brindille, menue branche.
BRINDESINGUES : ivresse gaie.
BRINGE : petite branche. L
BRINGÉ : même signification que BRANGÉ. B.
BRINGÉE : bon nombre de coups de bringe. L.
BRINGER : fouetter avec des bringes. Ce verbe est roman, ainsi que le substantif bringe.
BRINGUE (s. f.) : brebis. A. Voyez BIRINGUE.
BRINGUES : morceaux, pièces brisées menu. Mettre en bringues : mettre en pièces. Id. en patois Lorrain.
BRINGUET : boeuf de couleur bringée. Voyez BRANGÉ.
BRINOTTER : mâcher lentement, brin à brin.
BRISAS : qui brise tout , maladroit. L.
BRISCOT : canard. Mortain.
BRISÉ (s. m.) : jachère récemment brisée par le labourage. B.
BRISION (s. f.) : grand bruit.
BRISTONNER : divulguer, ébruiter.
BRIT : bruit. L.
BROCHE : aiguille à tricoter.
BROCHER : se faire jour, pénétrer à travers une haie ou des broussailles. De l'ancien français brocer, parcourir les bois, les broussailles. Roman. En patois Walon, broki signifie fondre sur, foncer.
BROCHON: bourgeon, bouts de jeunes branches garnis de leur feuillage, qui tombent brisés sous les coups de gaules, lorsqu'on cueille les fruits.
BROCSON (s. f.) : femme grossière et malpropre. Voyez TOCSON.
BRODER : tricoter.
BRODURE : broderie. M.
BROB ; BROUE (s. f.) : écume de la bouche.
BROIL Voyez BREUIL
BROILLE (s. f.) : gros ventre. Hydropisie chez les animaux, surtout chez les lapins domestiques. Voyez BOILLE.
BROILLU : qui a un gros ventre.
BRONBRON : rouet. Onomatopée. A.
BRONCHAS ; BRONCHIOUS : hanneton. Onomatopée, à cause du bruit que cet insecte fait en volant
BRONDIR : brandir ; faire bruire une pierre qu'on lance avec la fronde.
BRONFIOUS : hanneton. De brou, feuilles, parce qu'il dévore le feuillage des arbres.
BROQUE : broche.
BROQUETTE : pénis d'enfant. M.
BROTER : écumer, jeter de la broue.
BROTILLON : broutille.
BROU : feuillages que l'on donne à brouter aux bestiaux ; jeunes feuillages des arbres.
BROUBIQUET : chèvre-feuille. C'est la même idée, puisque brou signifie feuille, et biquet, chevreau.
BROUE : écume à la bouche.
BROUÉE : brouillard épais. A.
BROUER écumer de la bouche, jeter de la broue.
BROUER ; BROUIR : roussir, briller. En patois Walon, brouter : brûler , havir.
BROUETTEUX (s. m.) : mésange à longue queue. B.
BROUSSE (s. f.) : terrain inculte, couvert de broussailles.
BROUSSETILLES ou BROUSTILLES : menues branches
brisées. Roman. Du celtique broust, hallier , buisson.
BRUCHET. Voyez BRICHET,
BRULE-BOUT ; BRULE-TOUT : binet sur lequel on brûle les bouts de bougie ou de chandelle.
BRULIN : brûlé. Sentir le brûlis, avoir goût de brûlin.
BRUMAN : nouveau marié. En roman, ce mot signifie gendre. Étymologiquement, c'est l'homme de la bru.
BU : bouleau. Falaise.
BUAN : brouillard épais. Roman. Du celtique Bu.
BUCAILLE (s. f.) : fourré de bois, bocage.
BUCHER : tailler, couper dans une pièce de bois. L'Académie n'emploie ce verbe que dans le sens de faire des bûches.
BUÉE : vapeur de l'eau bouillante. Lessive. Ménage déraisonne longuement sur l'origine de ce substantif, que Huet fait avec raison venir du grec βύω, d'où est tiré le verbe latin imbuo et le mot français imbu. En effet, le linge est imbu par la lessive qui l'abreuve. Dans une de ses ballades, Villon dit :
La pluye nous a buez et lavez.
Bua en patois du Jura. Bouaie en patois des Vosges.
BUETTE : bûchette. Manche.
BUFFE : coup ou soufflet qui fait enfler ou bouffir la joue,
BUFFET DE SERVICE : buffet. L..
BUHOT : sorte de tube en bois pour prendre les taupes. Il est un autre buhot dont les faucheurs se servent pour placer et humecter la pierre à aiguiser la faulx. A Vire, on appelle buhot un gros sabot qui ressemble un peu au buhot du taupier. L
BUHOTTE (s. f.) : petite limace.
BUNÉE : caprice. B.
BUVETTE (s. f.) : fauvette traîne-buisson ou fauvette d'hiver (Motacilla modularis). Bunette, probablement pour brunette , à cause de sa couleur. Dans le patois Troyen, la buvette est la mauviette.
BUOTTE : piège à taupes. Voyez BUHOT.
BUR ou BURE : habitation de village. De la base latinité burum.
BURAS : sorte de bure, étoffe.
BURET : porcherie. De bur. En Auvergne, on appelle une vacherie buron. Le bure, en français, est un puits profond dans les mines. B.
BURET ou plutôt BURRET : première mue des jeunes oiseaux dont la plume n'est alors qu'une sorte de bourre.
BURGUER : heurter brutalement, brusquer, pousser rudement. Raynouard (Lexique roman, II, 27) dit que les troubadours employaient le mot burs dans le sens de choc ou coup.
BUSOQUER : agir en buse, oiseau stupide ; perdre son temps à de niaises et sottes occupations.
BUSOT : poil follet, plumes naissantes ; brin de paille, fétu.
BUSSE : petit tonneau. En basse latinité, bossex ; en roman bosse.
BUTAS : homme grossier, lourdaud. En roman, butau.
BUTÉE : butte, côte, chemin montueux et rapide.
BUTER : broncher, comme lorsqu'on heurte avec le pied une petite butte.
BUTILLÉE (EN) : en masse. De butte. B.
BUTILLON : panier à tissu clair, et allongé en bouteille. V. Butiglionus dans Du Cange.
18:52 Publié dans Langues Normandes et légendes normandes | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : langue, langue normande, culture, lettre b en normand |
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La lettre C dans la langue Normande
C
CABINE, s. f. ; ravin profond, trou creusé par l'eau.
CACHE, s. f. ; c'est tout simplement le mot chasse. On l'emploie avec diverses significations ; ainsi : du cidre qui a de la cache est du cidre qui a de la force ; - une vache qui est en cache est celle qui bése, c'est-à-dire qui court dans le pré avec une sorte de frénésie, ce qui arrive notamment à l'époque du rut.
CACHETTE, s. f. ; mèche de fouet. En rectifiant la prononciation, ce mot donne : chassette.
CADŒIL au CADŒUIL, adv. ; louche, qui regarde de travers.
CAÏEU, s. m. ; moule, coquillage bivalve.
CAIMAND, VOy. QUAIMAND.
CALEUX, adj. ; indolent, paresseux, qui n'a pas de courage. - En style familier, caler ou caller la voile signifie baisser le ton, se soumettre. C'est de là que caleux doit venir.
CALIMOULETTES (A); à califourchon. - On dit aussi, tout simplement : à moulettes.
CALLOUET, s. m. ; petit caillou.
CAMBRETTE, s. f. - Ce mot, qui signifie petite chambre, est employé généralement pour désigner la laiterie, l'endroit où l'on dépose le lait.
CANE, s. f. ; cruche en fer blanc pour le lait, ou en terre cuite pour d'autres usages.
CANIR, v. a. et pron. ; chancir, moisir.
CANIVIEUX, s. m. ; chènevis.
CAPET-TEIGNEUX, s. m. ; la grande bardane.
CAPOGNER, v. a. ; froisser, pétrir, déchirer avec les mains. - Ils se sont rudement capognés l'un et l'autre.
CAPUFOS ou CAPIFOS , s. in. ; colin-maillard. ... ; jeu grec, selon Hesychius. « - Vous eussiez cru qu'ils fussent gens jouant au chapifou. ».(Rabelais.)
CARPELEUSE ou CHARPELEUSE, s. f. ; chenille. - Charpeleuse signifie littéralement chair velue.
CASSELOGNE, s. f. ; couverture servant à envelopper les enfants.
CASTABROUI, adj. ; à moitié ivre, entre deux vins.
CASTAFOUINE, s. f. ; matière fécale.
CATON (A), adv. ; en cachette, comme on dit ailleurs à catimini.
CATONNET, s. m. ; fleur du saule et du coudrier.
CAUFFAILLE, s. f. ; bruyères, joncs-marins, genêts ou broussailles mis en fagot pour chauffer le four.
CAUMÉE, s. f. ; portion de la tige du blé d'abord laissée sur pied, au moment de la moisson, et recueillie ensuite séparément avec l'herbe pour la nourriture des bestiaux. - La véritable orthographe est chaumée.
CENSÉMENT, adv. ; pour ainsi dire, à peu près. - Il est censément malade.
CHABRENA, s. m. ; savetier.
CHACOUDER, v. a. ; jouer du coude avec quelqu'un, en signe d'intelligence.
CHARFOUIR, SARFOUIR ou SERFOUIR, v. a. ; bêcher la terre au pied des arbres fruitiers.
CHARRIÈRE, s. f. ; côte encavée par l'écoulement des eaux pluviales de la plaine.
CHEMINEAU, s. m. ; petit pain fait de pâte passée dans l'eau chaude avant la cuisson, et dont on ne fait usage que vers le temps du carême.
CHERME, CHERNE ou CHARME, s. m. ; fosse pour planter un arbre, ou la portion de terrain bêchée au pied d'un arbre, quand on le serfouit.
CHIBOT ou CIBOT, s. M.; ciboule. - On dit proverbialement : se tenir droit comme chibot.
CHICON, s. m. ; laitue romaine. - On dit aussi un chicon de pain, pour un morceau de pain.
CHIDRER, v. n. ; s'affaisser, rompre sous le poids. - Cet arbre a tant de fruit qu'il en chidre.
CHIGNELLB, s. f. ; prunelle sauvage.
CHINCHER et SINCHER, s. m. ; fripier. - Il y a à Rouen une rue de ce nom, « où ch'est que ces chinchers étalent leurs habits. » (Muse norm.)
CHIQUETTE, s. f. ; linge usé, déchiré. - C'est une çhiquette ; - il n'est que couvert de chiquettes. - Un petit morceau de pain est appelé, par extension, une chiquette de pain.
CHOCHONNER, v. n. ; posséder, entretenir et utiliser un cheval en commun.
CHOPER, v. a. et v. n. ; trinquer. - On dit indifféremment : chopons, ou chopons nos verres. - L'emploi de ce verbe devient plus rare.
CHOQUER, v. a. et v. n. ; trinquer.
CHOULER, v. a. ; brusquer, mal recevoir.
CHOUQUE, s. f. ; grosse racine d'arbre , et aussi tout le pied de l'arbre.
CHOUQUET, s. m. ; tronc de bois qui sert de siège et à divers usages de cuisine. – « L'un apportoit des chouquets de pommier. » (Muse normande.)
CLAFRÉE, s. f. ; surabondance. - Il y avait une clâfrée de fricot. - On emploie principalement ce mot pour exprimer l'effet produit sur le sol par une masse plus ou moins liquide qu'on y jette. - En voilà une clâfrée !
CLANCHE, s. f. ; loquet de porte.
CLANCHER, v. n. ; lever la clanche.
CLAPOT, s. m. - Ce mot s'emploie pour exprimer l'action d'un homme qui fait de l'embarras pour rien, - qui se mêle de tout sans motif et sans utilité.
CLAPOTIER, s. in. ; qui cause et se mêle de tout à tort et à travers.
CLAQUE, s. f. ; bavard ou bavarde.
CLAQUET, s. m. ; nom populaire de la digitale.
CLICHE, s. f. ; diarrhée. - De cliche on a fait clichard.
CLINQUE, s. f. ; coqueluche.
COCHEUX, s. m.; sorte de verger rempli d'arbres fruitiers à couteau qui ne se trouve que dans les communes du Marais-Vernier et de Bouquelon.
COCOPONETTE, s. m.; homme qui s'occupe du ménage, tâtillon, chauffe-la-couche. - On dit dans le même sens : un metteux de poules couver.
COEURU, adj. ; qui a du coeur, de la force, de la consistance. - Un homme coeuru. - Du cidre coeuru. - Une poire coeurue (celle qui a des qualités opposées aux qualités de la poire fondante.)
COIMELER, v. n. ; pousser des cris plaintifs, pleurer en criant.
COINCHE, adj. ; dissimulé, qui regarde de travers ou en dessous.
COQCIDROUILLE, COQCIGRUE, s. m. ; grand dadais.
COTTERET, s. m. ; bois de grosseur moyenne, lié en faisceau, pour le chauffage ou la cuisine.
COUCHETTE, s. f. ; linge de propreté que l'on met autour des jeunes enfants.
COUPELLE, s. f. ; bouquet de branchage qui forme la cime des arbres de haut jet.
COUPET, s. m. ; sommet, le point le plus élevé, cime. - « Quand nous fûmes sur le couppet du mont Belon. (1548.) - « Pour grimper au coupeau du Parnasse françois. » (Regnier.)
COURÉE, s. m. ; le coeur et le mou d'une vache, d'un boeuf. - Au figuré, une femme malpropre et délabrée.
COURTIL, s. m. ; jardins légumiers du Marais-Vernier. « D'eau notre courtil s'arrose. » (O. Basselin.)
COUTRE, s. m. ; porteurs de morts aux inhumations. - En allemand : Kuster. - Dans le moyen-âge, les coutres étaient des officiers ecclésiastiques portant la mître.
COUVET, s. m. ; chauffe-pied en terre cuite, qu'on appelle gueux à Paris.
CRACHINER ou CRASSINER, v. impers. ; brouillasser. - Il ne pleut pas, il crachine, il crassine.
CRADEAU, s. m. ; petit poisson de la Basse-Seine.
CRAÎTURE, s. f. ; croissance. - Ce jeune homme est d'une belle craîture, c'est-à-dire, d'une belle venue.
CREIGNASSE ou CREIGNE, s. f. ; les racines des mauvaises herbes que l'on doit enlever des terres labourables.
CREIGNEUX, adj. ; envahi par la creigne. - Une terre creigneuse.
CRÉTINE, s. f. ; eaux qui, dans les moments d'orage, viennent des crêtes des collines envahir les chemins et grossir les cours d'eau.
CRÊTIR, v. n. ; éprouver un frissonnement, une émotion pénible. - J'en ai créti. - Cela m'a fait crétir.
CRIQUET, s. m. ; grillon.
CULOINER, v. n. ; lambiner, aller nonchalamment, agir de mauvaise grâce, chercher à se tirer le derrière de la presse, comme on dit vulgairement.
18:34 Publié dans Langues Normandes et légendes normandes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : langue normande, normandie, normand, normandie unie |
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Drogues ce qu'on ne vous dit pas
Article paru dans le Valeurs Actuelles du 30 avril 2009, par Xavier RAUFER, criminologue.
Nous vous proposons ci-dessous un article de Xavier RAUFER, criminologue de renom, qui présente de façon percutante, les enjeux et la situation des trafics de drogues -faussement douces, et toujours très dures malheureusement ! Cet article sera le premier d'une série estivale d'articles analysant des enjeux et des problématiques trop délaissés par les médias ou la sphère politique, qui n'y trouvent peut-être pas assez de motifs de briller ou de se vanter...
Le paradoxe est frappant : alors que, de toutes parts, les signaux d'alarme convergent pour démontrer l'explosion du trafic de stupéfiants -les criminologues, les policiers, mais aussi les médecins le savent lieux que quiconque-, les sujet semble intéresser de moins en moins les médias. Voici donc quelques nouvelles que vous n'aurez pas trouvées dans vos journaux ces temps derniers.
Cocaïne : pour le ministre de la Défense de Colombie (pays qui produit 55% de la cocaïne mondiale), le marché européen de cette drogue a rattrapé celui de l'Amérique du Nord. En Grande-Bretagne, l'unsage de la coke a quadruplé en dix ans, tandis que le prix de la drogue baissait de moitié - signe d'un grave échec répressif. Au Mexique, le narcotrafic vers les Etats-Unis rapporte (au prix du gros) 25 milliards de dollards par an, avoue Hillary CLINTON (secrétaire d'Etat du gouvernement OBAMA). Ce pactole déclenche bien spur de féroces guerres entre cartels, si bien que la ville mexicaine de Tijuana (à la frontière californienne) a un taux d'homicides désormais supérieur à celui de... Bagdad !
Mais combien de cocaïne produit-on en Amérique latine ? Mille tonnes par an, disent, à quelques nuances près, l'ONU et les Etats-Unis. Or, après de longues recherches en Colombie, une ONG italienne spécialisée déclare ces chiffres "grotesques". Compilant et vérifiant les données de terrain, notamment obtenues auprès de l'Observatoire national des drogues de Colombie, l'ONG arrive à un total (restrictif) de 2000 tonnes de cocaïne par an (pour la seule Colombie !). Un chef paramilitaire et narcotrafiquant colombien déclare ainsi que là où l'ONU "voit" environ 1500 hectares de cocaïers dans la province de Cordoba, il y en a en réalité plus de 15000 !
Héroïne : premier succès, proclame l'Office des Nations Unies contre le crime et la drogue (ONUCD) : en 2007, il y avait 193000 hectares plantés en pavot en Afghanistan et 157000 en 2008 (produisant 7700 tonnes d'opium). Oui, mais à la place du pavot, les fermiers afghans ont planté... du cannabis. Leur pays devenant ainsi "l'un des principaux producteurs de cannabis au monde" : 70000 hectares en 2008. Ainsi il y a désormais en Afghanistan 230000 hectares de terres produisant des stupéfiants, contre environ 200000 en 2007. Où est le succès ? Et le programme de lutte contre la drogue en Afghanistan ? Pour Richard HOLBROOKE, envoyé du président OBAMA en Asie Centrale, "c'est le plus coûteux [800 millions de dollars par an] et le plus inefficace [qu'il ait connu] depuis plus de quinze ans". Il n'a pas gêné les taliban "d'un iota". Qui plus est, le Triangle d'Or (aux confins de la Birmanie, du Laos et de la Thaïlande) redémarre. Jadis zoe majeure de production d'opium et de d'héroïne, il était en passe d'être débarrassé des narcocultures. Or, depuis 2008, les pavots fleurissent de nouveau sur les collines et dans les vallées. Près de 800 tonnes d'opium y ont été produites en 2008 (la moitié en Birmanie), soit de quoi fabriquer quelques 70 tonnes d'héroïne.
Comment, alors, combattre les narcotrafics ? En déclenchant une prise de conscience des pays concernés ou en éludant comme on le fait souvent -notamment à la Commission européenne, dont les rapports édulcorés présentent quasiment l'Europe comme le pays des Bisounours ?
Récemment, le directeur exécutif de l'ONUDC a rappelé que "les stupéfiants ne sont pas dangereux parce qu'on les interdit, mais qu'ils sont interdits parce qu'ils sont dangereux". Il a aussi averti : la maladroite "guerre à la drogue" du président BUSH a "enrichi les cartels" qui infiltrent désormais des pays du Sud pauvres et fragiles (Amérique latine, Afrique).
Tout succès futur contre les narcotrafiquants ne pourrait donc provenir que d'une prise en compte de cette situation par les pays développés, seuls à disposer de moyens de lutte vraiment efficaces."
17:58 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : drogues, valeurs actuelles, xavier raufer, cocaïne, héroïne |
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La verrerie du Tréport et ses employés sont sur la sellette
source: Paris-Normandie
SOCIAL.Une centaine d'emplois sur la sellette dans les prochains mois.
Touché de plein fouet par la crise et deux ans après le rachat de la branche flaconnage de Saint-Gobain par un fonds d'investissement américain, l'un des principaux poumons économiques de la Vallée de la Bresle va vivre des heures sombres. Socialement s'entend.
Ainsi, la verrerie Saint-Gobain-Desjonquères (SGD, qui fait vivre plusieurs milliers de personnes dans la région du Tréport, envisage de se séparer d'environ 10 % de ses effectifs. Soit plus d'une centaine de personnels.
C'est ce qu'a annoncé le syndicat CFDT. Les syndicats, qui n'ont guère eu de précisions, demandent une réunion à la direction alors ce plan a été évoqué en fin de semaine dernière au siège social du groupe Saint-Gobain, à Puteaux.
Cette réorganisation programmée dans le cadre d'un business-plan touchera également les sites des verreries de l'Orne et d'Abbeville.
Nouveaux marchés
A la verrerie normande, la situation des plus âgés sera passée à la loupe tandis que les plus jeunes pourraient se voir proposer de gagner l'usine de Sucy-en-Brie.
SGD, semble-t-il en peine de nouveaux marchés, est spécialisée dans le flacon haut de gamme et la pharmacie. Pas suffisant pour garantir l'ensemble des emplois alors que, paradoxalement, le groupe prévoit d'investir plusieurs dizaines de millions d'euros afin de remettre l'outil industriel dans la course.
Dernièrement, afin de se relancer, SGD avait repris la fabrication de biberons en verre.
12:35 Publié dans Actus Normandes, Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : normandie, seine-maritime, le tréport, verrerie saint gobain, fonds d'investissement américain, vallée de la bresle |
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Les professeurs du public sont deux fois plus malades que dans le privé
par Thibault
45% des professeurs des écoles ont posé au moins un congé maladie l'année dernière, une proportion deux fois plus importante que chez les salariés du privé (22%).
Ces absences ont connu des pics avant et après les vacances de Noël, ainsi qu'autour des ponts du mois de mai, qui concentrent à eux seuls 80% des arrêts de courte durée. Quant aux 30.000 professeurs des écoles remplaçants, leur absentéisme est encore plus élevé, avec 17 jours déclarés en moyenne.
Les créneaux de ces "congés maladie" permettent presque à eux seuls d'écarter les explications des syndicats (difficulté du métier, maladies contagieuses, absence de médecine du travail)...
09:23 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : éducation nationale, professeurs des écoles, congé maladie, congés maladie, enseignement public |
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Les Cailloux
" les cailloux" Paroles de Jean Boyer, Musique de George Van Paris . publiée en 1942 et éditée dans l'un des nombreux carnets de chants édités à l'époque , cette chanson profite de la campagne de promotion de la chanson populaire lancée par Vichy pour remonter le moral de la jeunesse éprouvé par le défaite de 40. adopté par les chantiers de jeunesse
"Les cailloux" intègre ensuite le répertoire militaire et celui des mouvements de jeunesse dont le scoutisme
Interprétation : Choeur Montjoie St Denis , cassette "chants des chantiers"
Sous le sac que l'on porte,
Qui pèse vingt kilos,
On marche comme des cloportes
Et l'on courbe le dos.
Mais qu'une jolie fille
Vienne à passer par là,
Aussitôt nos yeux brillent
Et nous marquons le pas.
A détailler son corps mignon,
On en oublie nos durillons.
refrain
Y'a des cailloux sur toutes les routes,
Sur toutes les routes y'a des chagrins,
Mais pour guérir le moral en déroute,
Y'a des filles sur tous les chemins.
Qu'elle soit brune ou blonde,
La fille que nous croisons,
C'est la plus belle du monde,
Aux yeux du bataillon.
Et pour le deuxième classe,
Comme pour le commandant,
C'est l'amour qui passe,
Et tout le monde est content.
Nous nous r'dressons dans un frisson
Et nous chantons à l'unisson.
refrain
Y'en a autant qu'il y a de pierres,
Qu'il y a de fleurs dans les jardins,
Qu'il y a d'oiseaux sur la branche légère,
Y'a des filles sur tous les chemins,
Il suffit de trouver
Celle dont on a rêvé.
Ainsi quand on pense à l'amour
Le chemin semble bien plus court,
Y'a des cailloux sur toutes les routes.
Mais aujourd'hui comme demain,
Une raison suffit pour qu'on s'en foute.
Y'a des filles sur tous les chemins.
09:09 Publié dans Culture, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire, culture, musique, chants traditionnels, chant scout, scoutisme, les cailloux, chantiers de la jeunesse, seconde guerre mondiale |
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Sanofi-Aventis ferme et transfère quatre sites de recherche en France
Sanofi-Aventis a annoncé mardi la réorganisation de ses centres de recherche et développement en France, avec la fermeture de quatre sites transférés vers des sites plus importants, et le lancement d'un plan de départs volontaires, sans licenciement.
"Il n'y aura aucun licenciement", a assuré Christian Lajoux, le président de Sanofi-Aventis en France, lors d'une conférence téléphonique, mais un plan de mesures d'âge "sur la base du volontariat", sera mis en oeuvre.
Dans le détail, en région parisienne, les sites de Bagneux (plus de 200 salariés), Rueil-Malmaison (140 salariés) et Evry (60 salariés), seront transférés vers le site de Chilly-Mazarin. En Haute-Garonne, celui de Labège (environ 150 personnes) est transféré vers celui de Toulouse.
Par ailleurs, Sanofi-Aventis cherche à céder le site de Porcheville dans les Yvelines, qui compte presque 200 salariés.
Interrogé par l'AFP, M. Lajoux a indiqué n'avoir "aucun objectif chiffré en termes d'effectifs". Il a précisé que le nombre de personnes éligibles à un départ s'élevait à 850 chez les chercheurs et à 450 dans les fonctions administratives.
Sanofi-Aventis a actuellement 14 sites de R&D en France, en incluant ceux de la filiale vaccins Sanofi Pasteur, représentant au total 6.500 salariés.
Dans le monde, le groupe pharmaceutique compte également transférer quatre sites, au Royaume-Uni, en Espagne, au Japon et aux Etats-Unis.
Chacun de ces sites est regroupé avec un site plus important du pays concerné.
08:52 Publié dans Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sanofi-aventis, produits pharmaceutiques, filière pharmaceutique, pharmacopé |
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EXXONMobile augmente ses capacités de Production à Port-Jérôme (76)
Le groupe pétrolier américain ExxonMobil a annoncé mardi qu'il allait augmenter les capacités de son site pétrochimique de Lillebonne (Seine-Maritime, nord-ouest de la France) pour répondre à la demande des équipementiers automobiles en polypropylène.
Les travaux d'expansion du site, qui devraient être terminés d'ici à la fin de l'année, devraient permettre au groupe d'y fabriquer 45.000 tonnes supplémentaires par an de cette grande matière plastique.
Le site fabrique actuellement des matériaux utilisés dans le tableau de bord de la nouvelle Citroën Berlingo et de la Peugeot Partner.
Le matériau Exxtral, d'abord utilisé pour l'habitacle et le compartiment moteur des voitures, est de plus en plus integré dans les parties extérieures, notamment les pare-chocs, a expliqué le groupe pétrolier.
La décision d'investir à Lillelonne "fait suite à l'annonce l'an dernier d'expansions de capacités en Amérique du Nord et dans la région Asie-Pacifique", a déclaré le responsable de cette activité en Europe, Samuel Deboos, cité dans un communiqué, sans chiffrer le montant du projet.
Des responsables d'ExxonMobil n'étaient pas joignables dans l'immédiat pour indiquer si ces augmentations de capacité allaient se traduire par des créations d'emplois en Normandie.
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08:48 Publié dans Actus Normandes, Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : normandie, seine-maritime, exxonmobile, filière automobile, produits plastiques, tableau de bord |
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Un conseiller Régional PCF au Tribunal Correctionnel
source: Le Courrier Picard
Le conseiller régional communiste, secrétaire de la section de Saint-Quentin du parti Jean-Luc Tournay, est jugé ce mercredi matin devant le tribunal correctionnel. Il avait de nouveau été contrôlé pour alcoolémie au volant dans la nuit du 28 au 29 avril et présentait un taux de 1,82 g. Jean-Luc Tournay avait été contrôlé une première fois positif au volant en novembre 2006.
08:45 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pcf, parti communiste, picardie, aisne, saint quentin, conduite sous l'alcool |
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