dimanche, 13 décembre 2009
Symboles et mythologie celtique (3ème)
Fontaine
par Marc
Pour le druidisme, la fontaine appartenait totalement au symbolisme lunaire et féminin de la Grande Déesse, c'est pourquoi un chevalier était à son service, préfigurant l'attachement qu'eurent à l'époque médiévale les chevaliers à leur Belle Dame. Dans les légendes celtes, le Chevalier Noir défendait les fontaines. C'est ainsi qu'au Pays de Galles, le chevalier Owein, après avoir épousé Laudine, devint lui-même le défenseur de la fontaine. Partout, la Dame de la Fontaine manifestait les pouvoirs et attributs sacrés des reines et des déesses. La Fontaine de Barenton était aussi gardée par un chevalier noir que les autres chevaliers combattaient. Finalement, le vainqueur de cette joute remplaçait le vaincu et épousait la Dame de la Fontaine, c'est-à-dire la véritable propriétaire de la source d'où émanaient la foudre et les tempêtes, ainsi que les énergies permettant les résurrections.
Celles ci faisait partie des attributions de Diancecht qui ramenait à la vie les morts en les trempant dans l'eau de la Fontaine de Santé.
La Fontaine était une étape importante de l'enseignement druidique initiatique. C'est ainsi que Kaodalan montra son pouvoir sur l'eau en se transformant lui-même en Fontaine. Symboliquement, de la fontaine sacré émane l'énergie céleste venant s'unir à celle de la Terre. Cette alliance en fait la source d'Eau Vive, symbole de vie et de Connaissance, manifestation de la Grande Déesse, que tous les peuples célèbrent sous différents noms. Son eau promet pour ces raisons, la régénération et la purification, physique et spirituelle, à ceux qui s'y désaltèrent, s'y baignent ou s'y noient, à ceux qui parviennent à en épouser la propriétaire. Les fontaines sacrées sont encore nombreuses dans les terres bretonnes, galloises, écossaises et irlandaises. Sous d'autres appellations, elles témoignent des pratiques druidiques disparues.
Argent
Lorsqu’il s’agit de la couleur ou du métal, l’argent se rattache au symbolisme de la Lune. Dans les légendes et mythes celtes l’argent en tant que monnaie n’est pratiquement jamais mentionné tandis que le métal est plus fréquent. C’est ainsi que le roi Aillil obtient le poids de sa fille Etaine en or et en argent lorsque Mider veut l’épouser et c’est en argent que Diancecht refait la main que Nuada a perdu au combat.
Chouette
La chouette manifeste la Connaissance et la conscience demeurant dans la nuit. C'est pour cela un symbole de vigilance et d'espérance dans les ténèbres et dans la symbolique de la mort. Comme les divinités féminines celtes, la chouette, quoique nocturne, est un symbole lumineux. De très nombreuses gravures et parures celtes représentent cet oiseau que l'on a toujours craint et honoré tant il reste énigmatique, à l'image du druidisme.
Coq
Puissant symbole solaire, le coq est associé à la naissance du jour et, analogiquement, à l'éveil de la conscience. Il participe au passage de la nuit à la lumière. Il n'est pratiquement pas mentionné dans les mythes celtiques et ne symbolise la Gaule qu'après l'occupation romaine.
Ours
Pour les celtes du nord et du centre de l'europe, l'ours manifestait les principes de Forces et de Pouvoir temporel. Sans prédateur visible, il régnait sans partage dans son lieu de vie comme le faisait le lion dans les contrées du sud. L'ours était l'image mythique de l'ensemble du monde matériel, le symbole du pouvoir temporel. On trouve artos, le nom celte de l'ours dans l'irlandais art, le gallois arth et enfin le breton arzh
Le grand roi Arthur, était surnommé « Roi du Monde, « roi du peuple des ours », ou encore « roi polaire », en relation avec la Grande et Petite Ours nommées Le Char d'Arthur (cerbyd Arthur).
Dans les mythes celtes, l'Ours est toujours opposé au Sanglier qui représente la fonction sacerdotale, le pouvoir spirituel des druides et des prêtres. C'est la raison pour laquelle Arthur est un chasseur-roi, poursuivant obstinément, comme d'autres héros ou rois avant lui, Twrch Trwyth, la laie de l'autre Monde (une des manifestation de la Grande Déesse) afin de posséder les deux pouvoirs.
Cette poursuite est à l'origine de la Quête spirituelle des chevaliers. Elle exige que le poursuivant soit maître de son royaume, c'est-à-dire de lui même. Le mythe arthurien, douze chevaliers en quête du Graal, ne s'éloigne pas de cet enseignement traditionnel.
12:12 Publié dans Langues Normandes et légendes normandes ou celtes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mythologie celtique, fontaine, connaissance, grande déesse, chevalier noir, moyen âge, enseignement druidique |
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