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mardi, 13 mai 2008

Messes traditionnelles dans la rue à Amiens: l'Histoire

Défense de la chrétienté à Amiens


Amiens - Messe "in ruta"

Collage du 9 mai 2008

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Voici les photos du collage effectué avec Christian et Fred sur le secteur de gisors.

Un collage rapide en soirée sans souci pourtant c'était un vendredi soir.

Merci à Christian et Fred qui tiennent leurs promesse pas comme certains jeunes à qui j'avais demandé de garder ce vendredi libre. pour faire un collage.

Thibault Chaplain

 

 

 

L'empirisme organisateur

PLAN


1-l’histoire contre les idéologies

Linéarité de l’histoire/ il y a des “nécessités” en histoire.

L’objectivité en histoire

La critique de l’histoire

2-de la fiction à l’idéologie, un mythe fondateur de la démocratie. Le contrat social: décomposition de ‘l’homme social’ composition d’un “individu contractuel”

Pourquoi cette fiction mythique mène aux idéologies: “l’homme-dieu” face à la “nature raisonnable”.


3-analyse de trois conséquences communes aux idéologies

L’humanisme contre l’écologie.

L’homme-dieu ne peut être que démocrate (dilution de la

Souveraineté dans le nombre).

La démocratie, face au progrès, ne peut être que centralisatrice

(Tentative de reconstruction d’une souveraineté).


CONCLUSION: L’EMPIRISME ORGANISATEUR, ou la conciliation de la nature et de la raison.


I) l’histoire contre les idéologies.


Ø C’est peut-être dans la pensée politique de l’action française que le mot “histoire” prend son sens le plus noble. En effet, l’étude de l’histoire, pour porter un maximum de fruits, doit être en même temps “objective”, et “critique”. En parvenant à joindre ces deux impératifs, c’est à l’ensemble des conceptions idéologiques que s’oppose l’action française, s’en suit la découverte d’une voie “royale” de l’étude politique : l’empirisme organisateur.

Ø Pour ce qui est de l’objectivité, cet impératif écarte dès l’abord la possibilité d’inventer un quelconque schéma de l’histoire (selon lequel les différents changements intervenus au cours de l’histoire seraient les maillons d’une chaîne de progrès, en vue d’une fm bien déterminée) Les événements historiques ont tous quelque chose d’unique, il n’y a donc pas globalement de progrès à proprement parler. C’est ce qu’entend Maurras lorsqu’il souligne, dans “mes idées politiques” :

Ø “Jl ne s ‘agit nullement de lois du DEVENIR, de lois du mouvement des sociétés, de lois de leur DYNAMISME, mais bien des LOIS DE LEUR ETAT”. (Partie 4, “les lois”)

Il n’y a donc pas de formule magique dans l’histoire, mais seulement des événements qui ont coutume d’en entraîner d’autres . C’est à ces différents phénomènes qu’il faut s’attarder; et non pas à un hypothétique déterminisme historique . Ainsi devons-nous dire que si nous sommes royalistes, ce n’est pas à cause d’une soit-disante supériorité de principe de la monarchie sur les autres régimes, mais tout simplement parce que la monarchie est, compte tenu de l’état actuel des choses, le “moins pire” des régimes

Quant à la critique de l’histoire, c’est une nécessité sans laquelle aucun projet politique ne serait possible. Si d’un certain côté il n’y a pas de volonté déterminée en histoire, d’un autre côté, l’histoire n’est pas non plus un amalgame de dates et de personnages sans lien d’une période à l’autre. Certains faits historiques sont suffisamment récurrents pour nous permettre de parler de “nécessités”. Celui qui négligerait tout ou partie de ces constantes au profit de ce qui devrait être fausserait son examen de l’histoire : de critique, il deviendrait interprétatif, puis son interprétation deviendrait subjective (c’est à dire que sa démarche serait inversée, la conclusion précéderait les faits au lieu d’en résulter). Le plus grand risque encouru avec un tel type de comportement est de sombrer dans une sorte de “cristallisation romantique”. C’est ainsi par exemple, qu’à Moscou, on a longtemps refusé d’attribuer la loi de relativité universelle à Einstein, sous prétexte que cela ne concordait pas avec l’idéologie communiste ; lorsqu’on invoquait le fait réel de sa découverte, ils répliquaient en invoquant une sacro-sainte “partialité socialiste” (l’expression était utilisée par eux-mêmes !), ou encore lorsque Dubcek tentait de redonner un “visage humain” au socialisme, c’est à dire, tentait de le réconcilier avec certaines réalités humaines, ce sont des chars que Moscou dépêchera sur place, et pas des théoriciens...

Il y a donc des lois, des nécessités, qui ne soufflent pas d’être diluées, ni dans une formule globale, ni dans un amalgame informe d’événements et de dates juxtaposées.

“Est-il vrai qu ‘il faille enseigner l'histoire aux enfants sans qu’ils la comprennent et de façon à meubler leur mémoire de quelques dates et de quelques événements ? C'est extrêmement douteux. On ne s'en prendrait pas autrement si l’on voulait tuer 1 ‘intérêt. En tout cas, un âge vient, et il vient très vite, où l’on a besoin d’un fil conducteur, où 1‘on soupçonne que les hommes d’autrefois ressemblaient à ceux d’aujourd’hui et que leurs actions avaient des mo4/s pareils aux nôtres. On cherche alors la raison de tout ce qu ‘ils ont fait et dont le récit purement chronologique est insipide ou incohérent.

“... Mais comment serions-nous de parti pris puisque notre objet est de présenter dans leur enchaînement les événements de notre histoire ? Nous ne pouvons la juger que par ses résultats. Et, comparant notre condition à celle de nos ancêtres, nous sommes amenés à nous dire que le peuple français doit s’estimer heureux quand il vit en paix et dans l’ordre


Cette conception de l’histoire est simple. C ‘est celle du bon sens.”

Jacques Bainville, avant propos de “Histoire de France”


II) La notion de physique politique


Ø Selon la thèse démocratique, la politique relève du seul domaine de la liberté de l’individu. Théorie du contrat social. Le volontarisme politique. En conséquence, chacun possède sa vérité. On départage les vérités suivant la loi du nombre, à moins que la volonté du groupe ne prétende incarner la volonté générale.


Ø Cette thèse est démentie par l’observation de la réalité : la « politique naturelle ».

- L’homme ne naît pas libre

- L’homme, pour grandir et développer ses facultés, a besoin de l’aide et de la protection de la société,

- Les homes ne sont pas égaux. Diversité et complémentarité.

Il existe donc une nature sociale de l’homme. Il y a des phénomènes où la volonté de l’homme n’intervient pas : la physique sociale.

Il n’est pas question de nier la liberté, mais elle s’ajoute à la nécessité. « On ne commande à la matière quand lui obéissant » (BACON)

Bien distinguer ce qui relève de la science politique et ce qui relève de la morale. L’une s’applique à la connaissance, l’autre à l’action. Ne pas confondre morale individuelle et morale politique comme le font habituellement les gens de gauche, notamment les démocrates chrétiens.


III) L’empirisme organisateur


Ø MAURRAS reprend le terme à Sainte – BEUVE et l’applique à la politique. L’empirisme organisateur est « la mise à profit des bonheur du passé en vue de l’avenir que tout esprit bien né souhaite à son pays » « L’histoire est le premier maître en politique ». (Joseph de MAISTRE). Tirer les leçons du passé : la tradition est critique. Refus des idéologies de toutes sortes.

Ø MAURRAS donne un caractères scientifique à la démarche empirique qui, de tous temps, a été celle des hommes de bon sens. Il dégage une politique positive là où s’entrechoquent d’ordinaire les opinions.

Ø Il démontre qu’il existe des lois de la politique, des constantes, que l’on peut découvrir par le procédé de l’induction. Ce sont des lois de l’état des sociétés et non des lois de leur devenir. Ces lois sont conditionnelles : elle laisse sa place à la liberté de l’homme. Elle reçoivent leur sanction des événements ultérieurs. Distinction de la science politique (étude des phénomènes et de leur loi) et de l’art politique (mise à profit des lois politique en vue de l’action).

Ø C’est autour de la notion d’empirisme organisateur que se sont regroupés les fondateurs de l’Action Française. Leur réaction patriotique devant l’affaiblissement du pays les conduits à ressentir la nécessité d’une doctrine pour son relèvement. L’empirisme organisateur représente un compromis intellectuel par delà les querelles philosophiques ou métaphysiques.

Cependant les conclusions de l’empirisme organisateur (induction) rejoignent celle de la doctrine catholique (établie par voie de déduction).



IV) Application de l’empirisme organisateur


Les différentes lois de la politique :

Ø Lois fondamentales communes à toutes les sociétés.

Exemple : les méfaits de l’idéologie et des régimes démocratiques. Le « politique d’abord ».

Ø Lois se reportant à telle ou telle question de politique intérieure ou extérieure.

Exemple : les prédiction de BAINVILLE en 1920 dans ses « conséquences politiques de la paix ».


Ø Lois concernant les institutions par rapport à telle nation déterminée.

Les institutions politiques qui conviennent à un pays doivent correspondre à sa nature politique. Refus des schémas théoriques plaqués sur la réalité (exemple communisme).

Les conséquences de la république démocratique en France : priorité accordée à la politique intérieure sur la politique extérieure. Le règne de l’étranger. La démagogie – reine. La centralisation inévitable. La guerre sociale entretenue. Le socialisme.

L’histoire autant que l’analyse du tempérament politique des Français conduisent à reconnaître la nécessité pour la France de la Monarchie.

Pas n’importe quelle monarchie : la monarchie héréditaire, traditionnelle, représentative et décentralisée. Ce n’est pas affaire de goût ou d’opinion. La nécessité d’une telle monarchie se démontre scientifiquement.


V) Conclusion : L’empirisme organisateur permet d’atteindre la vérité politique, seul guide sûr l’action politique.


BIBLIOGRAPHIE :

- Charles MAURRAS : Nos idées politiques (Ed. Fayard)

Au signe de Flore (Ed. Grasset)

De la politique naturelle au nationalisme intégral (Ed. Vrin)

- Jacques BAINVILLE : Les conséquences politiques de la paix

La démocratie est-elle la fille de la Révolution française ? par Yvan Blot

La Révolution française n'a pas créé la démocratie. L'a précédée la « révolution américaine » qui est moins une révolution qu'une guerre d'indépendance, et a instauré une démocratie sans recourir au bouleversement idéologique.

Et que dire de la Suisse ! Qu'est-ce alors que la Révolution française ? D'abord une Révolution idéologique de caractère anti-chrétien. Sa dimension religieuse lui a donné son pouvoir de fascination et son influence. Nous le montrerons en trois points : 1. Une révolution largement anti-chrétienne ; 2. Le génocide vendéen ; 3. Le culte de l'État issu de la Révolution - et conclurons par une observation sur le rapport ontologique révolution /démocratie.


Une révolution largement anti-chrétienne
Selon François Furet, « la Révolution française est devenue la mère d'un événement réel » qui « a un nom : octobre 1917 et, plus généralement, Révolution russe ». Dès 1920, Mathiez souligne la parenté entre les gouvernements montagnard (juin93-juillet94) et bolchevique - deux dictatures nées de la guerre civile et de la guerre étrangère, deux dictatures de classe opérant par la terreur, la réquisition, les taxes et se proposant, en dernier ressort, la transformation de l'humanité.
Dès le début, la Révolution française se veut « rupture totale avec le passé réel été dans les ténèbres de la barbarie ». Sieyès notamment parle d'« Ancien régime » dès l'été 1789. La monarchie « absolue » dispose que le souverain ne rend compte qu'à Dieu. Du coup, note Furet, « il a l'obligation de se conduire en souverain chrétien. De plus, il y a comme en Angleterre un corps de principes coutumiers : la foi catholique du souverain, le respect de la liberté et de la propriété des sujets, l'inaliénabilité du domaine royal. Au-dessus des lois mais soumis à des lois, le roi de France n'est pas un tyran. La monarchie française, état de droit, ne doit pas être confondue avec le despotisme, pouvoir sans frein d'un maître ». La base de l'Ancien Régime est la religion, c'est elle qu'il faut abattre. Il y a dans la philosophie française des Lumières un élan anticlérical et anti-catholique sans équivalent dans la pensée européenne. Hume, athée, vit en paix avec les religions ; Voltaire, déiste, fait la guerre à l'Église catholique. Mais le vrai moteur de la Révolution est ailleurs, dans la revendication égalitaire.
Le penseur majeur en est Sieyès, prêtre aigri. Son pamphlet, de 1788, l'Essai sur les Privilèges donne le la de ce qui, dès 1789, sera le ressort révolutionnaire, la haine de l'aristocratie. Sieyès attaque les privilèges au nom de la raison, de la science, fonde une société d'individus libres, la « nation ». Dans Qu'est ce que le Tiers-État ? il livre « le grand secret de la Révolution, ce qui va constituer son ressort le plus profond, la haine de la noblesse ». Moins penseur qu'homme de ressentiment, « en vidant la querelle de sa vie avec les gens bien nés, il a touché la passion la plus forte de l'opinion qui se retrouve en lui ». Le fruit était mûr. Selon Furet, « entre mai et août 1789, tout l’Ancien Régime s'est effondré. ( ... ) Les Français o n t fait du rejet de leu r passé national le principe de la Révolution. Une idée philosophique s'est incarnée dans l'histoire d'un peuple ».
La violence éclate dès le 14 juillet. Nul n'ignore la capitulation de la Bastille devant les canons pris aux Invalides, le gouverneur Launay, puis le prévôt des Marchands Flesselles assassinés, les premières têtes coupées fixées à des piques... Cette violence, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, votée le 26 août par l'Assemblée constituante, ne l'enraye pas. Mounier' s'en inquiète et demande une déclaration compensatrice des « devoirs du citoyen » ; il craint l'anarchie. Si la déclaration américaine de 1776 est présente à tous les esprits, beaucoup mesurent l'abîme qui sépare la situation du vieux Royaume de celle des ex-colonies britanniques peuplées de petits propriétaires aux traditions responsables. La Déclaration de 1789, comme la déclaration américaine, énonce des droits naturels. Or, si, dans le précédent américain, ces droits (pour la plupart issus de la tradition de la Common Law anglaise) sont perçus comme précédant la société et en harmonie avec son développement, dans la France de 1789 l'accent est mis sur le « volontarisme politique » : la loi produite par la « raison souveraine » est placée en suprême garantie des lois. La porte est ouverte au constructivisme et à l'étatisme
S'ajoute, dès 1789, la rupture entre le nouveau régime et la religion traditionnelle. En dépit des Lumières et même si que la démocratie naissante substitue « les droits de l'homme » au monde selon l'ordre divin, la rupture n'est pas délibérée. Si la religion est atteinte par la liquidation de l'Ancien régime, la révolution initialement n'a pas l'intention de substituer une nouvelle religion à l'ancienne. Mais « en déracinant l'Église catholique de la société » - le mot est de Furet -, en la privant sans indemnité de ses biens, la révolution a brutalement séparé démocratie française et tradition catholique. La mesure en scandalise plus d'un. Les choses ensuite vont vite. En février 1790, quatre mois après la mise à la disposition de la Nation des biens du clergé (pour rembourser l'abyssale dette nationale), l'évêque de Nancy veut faire reconnaître le catholicisme comme religion nationale : motion écartée, quand l'Assemblée adopte la constitution civile du clergé contestée par la majorité des ecclésiastiques. En avril 1791, Louis XVI est empêché de quitter Paris pour aller recevoir à Saint-Cloud la communion d'un prêtre de son choix. Philosophie de la liberté ? Furet : « Les hommes de la Révolution ont pensé la nation à partir de l'expulsion de l'aristocratie, étrangère à la communauté. (Le conflit armé va superposer ennemi intérieur et ennemi extérieur (La philosophie des Lumières cosmopolite n'avait conquis qu'un public restreint. ( ... ) Sous sa forme la plus démocratique, elle pénètre les masses populaires par un canal imprévu, le sentiment national». Par la synthèse d'un messianisme d'idées et de la passion nationale, la Révolution intègre les masses à l'État. La guerre voulue et déclarée par l'Assemblée au « roi de Bohême et de Hongrie», le 20 avril 1792, va démocratiser la gloire ! Le 10 août, le roi Louis est arrêté. Le 21 septembre, la Convention, élue au suffrage universel (seuls les militants révolutionnaires osent voter), proclame la République. Le pouvoir y sera toujours aux mains de minorités.

À La Convention, un décret rapporté Par Barère ordonne le Génocide Vendéen...
L’affaire de Vendée souligne la passion religieuse de la Révolution. Le ressort insurrectionnel y est religieux : les nobles ne paraissent qu'en acteurs tardifs ; si le roi est invoqué, il est induit de l'appel à Dieu, à la tradition catholique. L'été 1793, la dictature du Comité de Salut Public est instaurée. Terreur et vertu sont à l'ordre du jour. Le gouvernement, par obsession idéologique, règne en faisant planer la peine de mort sur ses serviteurs comme sur tout citoyen. Le 1" août 1793, à la Convention, un décret rapporté par Barère ordonne de détruire la Vendée. Il sera appliqué à partir de janvier 1794. La guerre civile devient terreur organisée depuis Paris dans l'intention de détruire, outre les rebelles, population, fermes, cultures et autres « berceaux de brigands ». La guillotine ne suffit plus; dès décembre 1793, Carrier a recouru aux noyades collectives. Les troupes républicaines, divisées en « colonnes infernales », ont mission de brûler sur leur chemin toute habitation et d'exterminer les populations. L'opération dure jusqu'en mai 1794. Barère déclare à la Convention : « Le Comité, d'après votre autorisation, a préparé des mesures qui tendent à exterminer cette race rebelle. L'humanité ne se plaindra pas, c'est faire son bien que d'extirper le mal » ; et Tureau, commandant en chef de l'Armée de l'Ouest: « Je vous donne l'ordre de livrer aux flammes tout ce qui est susceptible d'être brûlé et de passer au fil de l'épée tout ce que vous rencontrerez d'habitants ». Un camp d'extermination est créé à Noirmoutier, un atelier de tannage de peau humaine à Pont-de-Cé. Pierre Chaunu a observé « Si nous n'avons jamais eu d'ordre écrit de Hitler concernant le génocide juif, nous possédons ceux de Barère et de Carnot relatifs à la Vendée ». U article L 211 -1 de notre Code pénal le stipule : « Constitue un génocide le fait en exécution d'un plan concerté tendant à la destruction partielle ou totale d'un groupe national, ethnique, racial ou religieux ( ... ), de commettre l'un des actes suivants : atteinte à l'intégrité physique ou psychique, etc. ». Il y a eu un génocide vendéen.

La terreur n'est pas liée à la situation militaire qui s'est redressée, ni aux pressions populaires. Selon Furet, « la Révolution française ne pense les résistances réelles ou imaginaires qui lui sont opposées que sous l'angle d'un gigantesque et permanent complot qu'elle doit briser sans cesse ». C'est pourquoi « la Terreur est ce régime où les hommes au pouvoir désignent les exclus pour épurer le corps de la nation. Les paysans vendéens ont eu leur tour, Danton attend le sien ». Ce constat ne signifie pas qu'il n'y a pas de différence entre 1789 et 1793, mais la culture politique qui conduit à la terreur existe dans la Révolution française dès l'été 1789. En même temps, la déchristianisation se déchaîne, anarchique. Voyez le journal d'Hébert, Le Père Duchesne, et des représentants en mission, comme Fouché à Nevers, mènent une campagne d'extirpation du culte catholique, saisi comme pratique liée à la malédiction de l'Ancien Régime. La Commune de Paris s'en mêle avec ses mascarades antireligieuses, la fermeture des églises. Un anticléricalisme populaire urbain trouve dans la Révolution un culte de substitution et la majorité de la Convention qui adopte le calendrier républicain est antireligieuse.

Au printemps 1794, la Terreur s'institutionnalise : le décret du 27 germinal (16 avril) centralise la justice à Paris ; la loi du 22 prairial (10 juin) supprime l'instruction, fonde l'accusation sur la seule dénonciation, enlève à l'accusé l'assistance d'un avocat et autorise les juges à ne pas entendre de témoins. Robespierre soutient le texte. « Cette sévérité n'est redoutable que pour les conspirateurs, les ennemis de la Liberté! » La Liberté reste fondement idéologique, mais la répression s'emballe : 1 500 exécutions du 10 juin à la chute de Robespierre, le 9-Thermidor, fin juillet. Robespierre arrêté, guillotiné, on compte parmi les vainqueurs du jour, Carrier, Collot d'Herbois, Barère. Les règlements de compte se succèdent au sommet de l'État impuissant, le personnel ne change pas. La Liberté ? « Les députés savent désormais qu'un pouvoir plus oppressif que l'ancienne monarchie absolue peut régner en son nom. » (Furet) Sieyès dit qu'il faut se méfier des idées de « Rétotale » (sic) qui remplacent la République ! Bonaparte remettra de l'ordre, en 1799, déclarera devant le Conseil d'État: « Nous avons fini le roman de la révolution; il faut en commencer l'histoire, ne voir que ce qu'il y a de réel et de possible dans l'application des principes et non ce qu'il y a de spéculatif et d'hypothétique ». Propriété, famille, ordre, religion.

Le culte de l’état issu de la Révolution
«Derrière la célébration du salut public, il y a non seulement l'investissement patriotique et l'amour de la France menacée et sauvée, mais plus simplement le culte de l'État sous toutes ses formes, qu'il s'agisse de son rôle militaire, économique, politique, pédagogique et même religieux » (Furet). « La loi est l'expression de la volonté générale », dit l'article 6 de la Déclaration des droits de 1789. Si la loi crée les droits, la porte est ouverte à l'étatisme. De là, l'ambiguïté de ce texte plutôt théorique qui, selon les articles mis en avant, est favorable soit au libéralisme soit à l'étatisme. Ainsi, dit Furet, « personne ne peut comprendre le rayonnement qu'a eu l'idée communiste en France à partir de 1920, sans prendre en compte ce qu'il doit au précédent Jacobin ». Le républicain Edgar Quinet, au XIXe siècle, redoutait que l'Europe ne produisît « d'immenses démocraties serviles qui graviteront vers l'arbitraire d'où elles sortent et où elles rentrent ». On retrouve au XIXe siècle cette volonté de reconstruire rationnellement le social ; elle est commune, dans la ligne de Robespierre, à Lénine et à Hitler. La rupture historique, c'est 1789, non 1917. Raison au pouvoir, science au pouvoir, même idée qui mène au nihilisme. Furet encore: « La révolution communiste qui n'a pas d'autre jin qu'elle-même et d'autre juge que ce qu'elle dit d'elle-même ne laisse aucun principe debout. Elle n'est définie que pars on cours ; or celui ci lorsqu'il a bénéficié d'une longue durée comme c'est le cas soviétique, a déchiré tout le tissu social ».

À partir de ses analyses sur la Révolution française, l'historien examine le fascisme et le communisme, ennemis de la démocratie libérale. « Ce sont des épisodes courts encadrés par ce qu'ils ont voulu détruire. Produits de la démocratie, ils ont été mis en terre par elle. ( ... ) S'il n'y a pas avant le XXe siècle de gouvernement ou de régime idéologique, on peut dire que Robespierre en a esquissé le dessein au printemps 1794 avec la fête de l’Être suprême et la grande Terreur » Robespierre, Hitler, Lénine et leurs régimes ont d'abord suscité un immense espoir et attiré les intellectuels. Ils ont mis l'homme à la place de Dieu - c'est flatteur ; se sont appuyés sur un sentiment national exacerbé qu'ils coupèrent de la morale traditionnelle, prétendant en incarner une nouvelle. Leur révolution est une promesse de bonheur collectif, fondé sur le culte de la volonté et de la raison, ou de la science. Cette révolution entend créer un « homme nouveau », lui apporter le salut, elle remplace ou prétend remplacer la religion. La démocratie n'est pas la fille de la révolution, mais la révolution est le produit, sinon de la démocratie, de certaines idées démocratiques de type « constructiviste » qui finissent par tout détruire - à commencer par la démocratie. La France de 1789 veut imiter les États-Unis et l'Angleterre qu'elle comprend mal; ses principes philosophiques anti-religieux, conscients ou non, vont la conduire sur une tout autre voie.

Analyse métaphysique de la Révolution
L’analyse historique appelle un examen métaphysique, afin de cerner l'essence de la Révolution, qui lui a donné un sens et explique sa dynamique interne. La Révolution française a pour socle, la raison. Son rationalisme critique s'attaque aux valeurs qui lui semblent non fondées en raison, ouvrant la porte à un nihilisme moral où la violence inhérente à toute révolution va s'engouffrer. Appliqué aux hommes, ce rationalisme réducteur engendre égalitarisme de masse, volonté de nivellement et dérive nécessairement vers le totalitarisme. Appliqué à la religion, il installe des idoles politiques en lieu et place de la Divinité. Ce schéma révolutionnaire se radicalise au XXe siècle et prend les formes du national-socialisme et du communisme. L’idéologie révolutionnaire débouche nécessairement sur l'inhumain, car sa force interne vient de la mobilisation de sentiments dévoyés exacerbés. Son socle, la considération, dans la froideur absolue, de principes abstraits. Robespierre l'incarne parfaitement. Le moteur éthique est la haine - de l'aristocratie et du clergé notamment. La Révolution flatte l'orgueil de l'homme qui se prend pour Dieu et veut tout recréer à sa manière. L’égalitarisme (cause motrice) se traduit par l'envie qui stimule la haine. Ce schéma de l'inhumanité révolutionnaire explique tant les massacres de Vendée que ceux de la Seconde guerre mondiale, ce prix qu'il convenait de payer pour forger un homme nouveau. Péché prométhéen !
Un texte de Heidegger intitulé Koinon et consacré à l'essence du communisme, montre que si la révolution dite démocratique entend formellement répondre à d'authentiques aspirations démocratiques, telles la liberté et l'égalité, démocratie et révolution sont ontologiquement (ou métaphysiquement) incompatibles, car la pratique révolutionnaire condamne sans appel les fins démocratiques que la révolution prétend poursuive. En voici un extrait. « Philosophiquement, cette situation (la guerre) correspond à l'avènement de la puissance pour la puissance comme actrice déterminante du Jeu mondial. La puissance est aujourd'hui l’Être de l'étant. En tant qu'Être de l'étant, la puissance s'est annexé la moralité comme moyen. La sauvegarde des valeurs ou l'intérêt du peuple sont des prétextes au service de la puissance. Si nous n' croyons pas, c'est que la propagande fonctionne mal. La puissance a besoin de l'apparence du droit, mais en même temps elle ne tolère aucun obstacle et les objectifs peuvent donc changer au gré de ses caprices. La puissance ne tolère l'étant que s'il est utilisable, donc planifiable et constructible. L'homme aussi doit être utilisable et son humanité peut alors s'avérer gênante. La mobilisation implique que tous soient interchangeables. Lorsque la puissance devient l’Être de l'étant, l'homme devient une matière première, une "ressource". »
C'est par essence que la Révolution n'a rien à voir avec la démocratie. Elle la détruit; la puissance qu'elle déchaîne ne saurait être contrôlée par le peuple. En même temps, elle ne peut naître que sur un terrain préparé par la démocratie dans la mesure où celle-ci, comme l'a vu Tocqueville, fait la part belle au mythe égalitaire. Il faut que d'autres forces s'opposent à ce mythe, pour que la démocratie ne bascule pas dans la révolution. C'est ce qui s'est produit aux USA et en Suisse, où les forces traditionnelles, notamment religieuses, font barrage à une idéologie rationaliste à tendance totalitaire. La démocratie n’est pas la fille de la Révolution française, mais la Révolution de 1917 en Russie, le fascisme, le nazisme en sont bien issus

 

Source: La restauration Nationale

Collégiale Saint andré de Chartres

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Voici quelques photos de la collégiale Saint André, qu'est désaffecté et donc ne sert plus au culte.

Chartres comportent plusieurs églises dont le sublime Cathédrale dont les photos ne vont pas tarder, il y a aussi l'Eglise sainte Jeanne d'Arc avec un Fronton qui date de l'après guerre.  

 

L'Eglise Gallardon, souvenir de pélé

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Voici quelques photos de l'Eglise de Gallardon, prise pendant qu'on rejoignait la Sierra 7 du pélé Chartres Paris en voiture.

Après le passage à sierra 7 on a rejoint H3.

On a eu un temps superbe en comparaison au pélé de 2007 et ses 3 jours de pluie et le vent glacial.

Irlande du Nord : les partis unanimes sur la question de l'avortement

Fait unique dans l'histoire, les partis d'Irlande du nord ont parlé unanimement sur la question de l'avortement. Les leaders des quatres grands partis ont écrit aux députés anglais pour leur signifier leur refus de voire l'extension de la loi légalisant l'avortement à l'Irlande du Nord. Une extension qui figure dans l'un des nombreux amendements proposés aux députés anglais sur la question, désormais brûlante et polémique de l'avortement.
Jeffey Donaldson, président du groupe pro-vie à l'Assemblée, a déclaré "Je pense que c'est un message fort, quatre leader politiques venant d'horizons politiques très divers, mais unifié dans leur volonté de ne pas voir la loi de 1967 [légalisant l'avortement en Angleterre], avec toutes ses implications, imposée à l'Irlande du Nord".
Le débat sur l'avortement fait rage depuis déjà plus d'une semaine en Angleterre.

Source : BBC
Via Avortementivg.com

Information du Bureau de France Serbie

Chers amis,

Vous trouverez sur notre site www.france-serbie.com le compte-rendu avec photos de notre premier voyage humanitaire en direction des Serbes du Kosovo !

Vous pourrez ainsi constater le travail concret réalisé par l'association et les résultats qu'elle a obtenu, grace à vos dons.

Avec nos salutations les meilleures,
Le bureau de Fraternité Franco-Serbe.

12:09 Publié d