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samedi, 04 juillet 2009

Légendes de Mortemer

L'abbaye de Mortemer, dont vous trouverez l'article sur ce blog, regorge de légendes. Je vous l'avais promis, voici un article consacré à toutes les légendes de l'abbaye.
Blessures du Passé
Au 18ème siècle, Mortemer perdit de sa raison d'être souffrant peut-être d'une langueur de l'esprit et de l'âme. Il n'y restait plus que quatre moines qui n'étaient ,en somme ,plus que les gardiens des splendeurs du passé car l'abbaye, ruinée, n'avait plus guère de raison d'être.

Mais pourtant, sous la Révolution, les révolutionnaires les confondirent avec les affameurs du peuple, les pourchassèrent et les massacrèrent tous les quatre dans le froid cellier dont la maudite terre absorba sans distinction le sang des moines et le vin des tonneaux éventrés. Depuis ,les murs de Mortemer n'oublieront jamais cette scène tragique où périrent les derniers moines de l'abbaye ...

Durant la 2ème Guerre Mondiale, un parachutiste anglais atterrit non loin de l'abbaye, près de la Source Ste-Catherine ( source située à 2 km de l'abbaye. Elle aurait comme vertu de marier les jeunes femmes en quête de maris si elles y jettent une épingle à cheveux ) perdu, il devait pourtant rejoindre une ferme où l'attendait un groupe de résistants. Il était donc isolé en pleine campagne de nuit. Mais soudain, un moine encapuchonné lui apparut et d'un geste, lui fit comprendre de le suivre. Ils arrivèrent enfin à l'entrée d'une propriété où une lumière était allumée. C'est alors que le parachutiste vit le moine s'évaporer ,pareil à de la fumée. Imaginez la tête du parachutiste quand on l'informa que l'abbaye n'était guère habitée depuis la Révolution de 1789 !

Mathilde ,fille de la nuit ...

Impossible de partir de l'abbaye sans avoir entendu parler du célèbre fantôme de Mathilde l'Emperesse dont la forte médiatisation m'effraie un peu. Mais bon, rien n'empêche d'y croire !
Fille d'Henri Ier Beauclerc ( 4e fils de Guillaume le Conquérant ), elle fut cloîtrée 5 ans dans une chambre de l'abbaye par son père. Ce dernier - père peu comique - lui reprochait une conduite trop frivole après la mort de son premier mari qu'elle fut forcée d'épouser à 6 ans.

Au cours de ses 5 ans de réclusion, sa solitude lui aurait été si pénible que, aujourd'hui encore, elle revient hanter l'abbaye.

Cette dame blanche dont on peut surprendre l'ombre au milieu des ruines lors des nuits de pleine Lune est également présente autour des étangs. Ne soyez pas surpris de vous sentir accompagné : vous le serez ...

La légende voudrait que si vous l'apercevez gantée de blanc ,cela vous portera chance. Mais si en revanche, elle porte des gants noirs, vous mourrez dans l'année : comme on dit ,mieux vaux prévenir que guérir !

Toujours est- il que les nuits de pleine Lune, le personnel quitte les lieux bien avant le coucher du Soleil, peut-être par peur de croiser un jour sa beauté légendaire.

Wanted : Chat Goublin

Enfin une légende fort sympathique que je vais vous raconter. On dit que caché au coeur de Mortemer, se trouve un fabuleux trésor digne de celui de l'abbé Saunière !

Mais voilà, pour l'instant on ignore totalement son emplacement. Seul un lutin en connaît sa cachette .Ce lutin se transforme en chat dit "chat goublin" pour apparaître aux visiteurs. Si vous le suivez, peut-être tomberez vous sur le trésor qui fit rêver plus d'un moine ... Méfiez vous donc des chats que vous croiserez sur le site ,on ne sait jamais !

Moi-même, lors d'une de mes visites à Mortemer, il m'est arrivé de croiser ce fameux chat. Le comble c'est que c'était lui qui me suivait en miaulant !



le fameux chat ...

La forêt de tous les sortilèges


L'immense forêt de Lyons qui encercle l'abbaye de Mortemer est elle aussi riche en légendes de toutes sortes ...


Ce fut par une nuit de janvier 1884, qu'un certain Roger Sabourreau, métayer de son état, braconnait en forêt de Lyons. Soudain, dans l'obscurité de la nuit, deux yeux jaunes brillants le fixèrent. Saisi de frayeur, il tira sur la bête sans même réfléchir et s'en retourna chez lui.


A l'aube ,il revint sur les lieux et découvrit avec horreur ,baignant dans le sang, le cadavre de sa pauvre femme. C'était une garrache, femme ensorcelée qui parcourt la campagne et les forêts ,les nuits de pleines lune, sous la forme d'une louve. Les garraches sont des femmes pécheresses le jour et donc condamnées par Satan à errer chaque nuits en tournant 7 fois autour de 7 villages ... et Roger Sabourreau l'avait vue.


On dit encore en pays de Lyons, que les nuits de grands vents ,on peut entendre et voir passer dans le ciel la chasse du roi Artus. Sir Artus fut damné par Lucifer pour l'éternité après avoir commis un grand pêcher. Il poursuivit à la chasse un beau cerf, un Vendredi Saint. Alors, une bourrasque l'emporta dans une poursuite infernale ,lui, le cerf, et ses chiens ...


L'abbaye de tous les mystères


En bref, Mortemer - et vous l'aurez compris - est un des lieux dit des "plus hanté de France". Il m'importe peu de prouver l'existence de ces légendes car je trouve que le mystère et l'imaginaire sont des choses extraordinaires !

Mon coeur est Normand



Traduction récupéré sur "L'étoile de Normandie":

Mon coeur est normand
Y a rien d'aut'à dire
Mon coeur est normand
de Dieppe à Jersey

Si j'garde ma terre,
Quand j'suis au loin,
Gravée dans l'esprit,
ça me montr' mon ch'min

J'sais qu'nous étions forts
On n'l'a jamais oublié
C'est pour ça qu'aujourd'hui
On veut seul'ment l'respect

Les Lions sur not'drapeau
Sont encore dans nos veines
Si les jours sont sombres
Nous n'nous plaignons jamais

Mon coeur est normand
Y a rien d'aut'à dire
Mon coeur est normand
D'maint'nant au jug'ment dernier

Not'sort fut cruel
Quand ils volèrent not' terre
Not'passé est dans not'sang
Not'futur dans nos mains

Mon coeur est normand
Ya rien d'aut'à dire
Mon coeur est normand
De Dieppe à Jersey.

des extraits de Braveheart


Certaines répliques du Film

Robert Le Bruce [narrateur] : Je vais vous raconter la vie héroïque de William Wallace. Les historiens anglais me traîteront de menteur. Mais l'histoire officielle n'est elle pas toujours écrite par ceux qui ont pendu les héros ?

MacClannough : Nous ne vaincrons pas toute une armée ! Pas avec les cinquante fermiers que nous réunirons !
Malcolm Wallace : Ce qui compte n'est pas de les battre, mes amis, mais de les combattre !

Malcom Wallace: C'est l'esprit la vraie mesure de l'homme.

Malcom Wallace : Ton coeur est libre. Trouve le courage de le suivre.



Edward I: L'ennui avec l'Ecosse... c'est qu'elle est pleine d'Ecossais !


William Wallace : Murron, tu veux venir te promener avec moi sur mon cheval ?
La mère de Murron : Sous ce déluge ? Quel diable te possède ?
William Wallace : Oh dieu aime arroser l'Ecosse, sa pluie est douce et pure... quoiqu'un peu oblique aujourd'hui.

William Wallace : Je me nomme William Wallace. Nous vous laissons la vie sauve à tous. Rentrez en Angleterre et faites savoir que les filles d'Ecosse et leurs fils ont cessé de vous appartenir. Et que le pays d'Ecosse s'est libéré ! ... Brûlez tout.

Nicolette [à la princesse Isabelle] : J'espère que votre mari ira en Ecosse et rencontrera Wallace... Comme ça vous serez veuve.

Robert Le Bruce Sr. [à son fils] : Tu admires cet homme ce William Wallace. Les hommes qui ne composent jamais sont toujours admirés. Ce Wallace a du courage, les chiens en ont aussi ! Mais c'est son exacte capacité aux compromis qui fait d'un homme un noble.

Nicolette : La nuit dernière, j'ai couché avec quelqu'un du conseil de guerre.
Princesse Isabelle : Il n'était pas censé te faire des confidences sur l'oreiller ?!
Nicolette : Et oui... Les anglais ne savent pas à quoi sert une langue.

William Wallace : Des pieux pointus, il en faut des centaines. Des longs pieux de deux fois la taille d'un homme.
Hamish Campbell : Si Longs ?
William Wallace : Ouais.
Hamish Campbell : Certains hommes sont plus longs que d'autres...
Campbell Sr. : Ta mère ne peut s'empêcher de parler de moi hein.
Hamish Campbell : Ton île ? Tu veux dire l'Irlande.
Stephen : Oui c'est MON île !!
Hamish Campbell : Tu es complètement fou !
Stephen : Je suis à ma place parmi vous alors.

William Wallace : Je jure foi et hommage à l'Ecosse... mais si ceci est votre armée, pourquoi tourne-t-elle les talons ?
Les soldats écossais : On n'est pas venu se battre pour les nobles ! Tu as vu combien nous sommes ? Les anglais sont trop nombreux !!
William Wallace : Dignes fils de l'Ecosse, je SUIS William Wallace !
Un soldat : William Wallace fait sept pieds de haut !
William Wallace : Oui c'est ce qu'on m'a dit... Et il tue l'ennemi par centaines hein... Et si il était là, ses yeux lanceraient une pluie d'éclairs à faire trembler l'armée anglaise et des boules de feu seraient projetées de son cul ! Je SUIS William Wallace... Et que vois-je ? Toute une armée de mes compatriotes réunis en défiance de la tyrannie ! C’est en hommes libres que vous êtes venus vous battre... en hommes libres que vous êtes... Mais comment garder votre liberté ? Il faut se battre !
Les soldats : Non ! Non ! On aura aucune chance ! Contre ces troupes ? Non ! On préfère fuir... on préfère vivre !
William Wallace : Oui... Battez vous et vous mourrez peut être... Fuyez et vous vivrez... Quelques temps du moins... Et un jour sur vos lits de mort, bien des années auront passé... peut être regretterez vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies épargnées à Stirling... pour une chance, une petite chance de revenir ici et tuer nos ennemis car ils peuvent nous ôter la vie... mais ils ne nous ôteront jamais... nôtre LIBERTE !!!


William Wallace : J'ai dit que j'avais une offre à vous faire.
Lochlan : Vous manquez de respect à des ambassadeurs !
William Wallace : De ce roi ? Absolument ! Voici ce que l'Ecosse demande : rentrez vos étendards et repartez tout droit vers l'Angleterre et faites halte à chaque chaumière pour implorer le pardon pour un siècle de saccages, de rapines et de meurtres... Faites cela et vos hommes auront la vie sauve... Refusez et Stirling sera votre cimetière.
L'ambassadeur Cheltam : Ah ah ah ah ! Vous n'êtes qu'une poignée ! Vous n'avez pas la moindre cavalerie lourde... en deux siècles de guerre, aucune armée n'a pu...
William Wallace : Je n'ai pas fini !!! Si il veut que nous épargnons ses hommes, votre capitaine devra traverser ce champ, se présenter devant notre armée, se mettre la tête entre les jambes et embrasser son cul.


Le capitaine anglais : Ignoble bâtard, je veux qu'on me rapporte son coeur sur un plateau !!!

William Wallace : Vous croyez que le peuple de notre Ecosse n'existe que pour en ajouter à vos privilèges. Je dis que vos privilèges n’existent que pour ramener ce peuple à être libre. Et je vais tout faire pour qu'il le devienne.

Princesse Isabelle : je crois savoir qu'on vous a il y a peu donné le titre de chevalier.
William Wallace : Nul homme ne peut en élever un autre, Dieu fait les hommes ce qu'ils sont.
Princesse Isabelle : Est-ce être à l'image de Dieu de saccager, de piller des cités... d'exécuter le neveu du roi, le propre cousin de mon époux.
William Wallace : York servait surtout de base aux forces d'invasion qui venaient dépouiller l'Ecosse... et ce royal cousin se délectait à la vue des femmes et des enfants écossais se balançant autour d'une corde le long des murs de la ville.

Princesse Isabelle : Parlons sans ambages, Vous envahissez l'Angleterre mais vous ne saurez poursuivre votre conquête par faute d'approvisionnements et de points de repli. Le roi désire la paix.
William Wallace : Edward désire la paix ?
Princesse Isabelle : Il l'a déclaré devant moi je le jure. Il propose que vous vous retiriez en Ecosse, en échange il vous octroie titre, baronnie et ce coffret rempli d'or qu'il m'a chargé de vous remettre personnellement.
William Wallace : Que de grâces : une baronnie et en plus un coffret d'or, il espère faire de moi un Judas.
Princesse Isabelle : Tel est le prix de la paix
William Wallace : NON, tel est le prix de l'esclavage. La dernière fois que votre monarque nous a promit la paix, j'étais encore un enfant. Nos meilleurs seigneurs, qui loyalement l'avaient combattu, acceptèrent se suivre sa bannière de paix jusque dans une grange, ou on devait parler. Mais ils furent tous pendus. C'était il y a longtemps, mais je n'ait pu oublier l'odieuse idée qu'il se fait de la paix.


Wallace:Allez dire à votre Roi que William Wallace ne se soumettra jamais, ni aucun Ecossais tant que je vivrais.

William Wallace : Pour l'Ecosse !
Robert le Bruce : Pour l'Ecosse.

Edward I : Gardez les archers, mes espions affirment que leurs archers sont à plusieurs lieues et ne nous menacent en rien. Les flèches coûtent cher. Envoyez les Irlandais, leur sang ne coûte rien.

Edward I : Archers.
Son aide de camp : Pardonnez moi sire... mais nos flèches vont toucher nos hommes.
Edward I : Certes... mais elles toucheront aussi les leurs, et nous avons des réserves.
Robert Le Bruce : Terre, titre, vassaux, pouvoir... Je n'ai rien.
Bruce Sr : Tu n'as rien ?
Robert Le Bruce : Non je n'ai rien. Les hommes combattent pour moi parce que s'il refusent de le faire je les chasse de mes terres et les condamne à la famine et à l'errance. Ces braves qui ont maculé de sang le sol de Falkirk... Combattaient pour William Wallace de plein gré. Pour un homme qui défendait une cause ! Et c'est cette cause que j'ai foulé au pied ! Par ma trahison j'ai brisé sa confiance, cette foi qu'il transmettait aux autres ! Et c'est cela qui me fait mal !
Bruce Sr. : Trahir est le propre de l'homme. La trahison est un art...
Robert le Bruce : HONNIS SOIENT LES TRAITRES ! Je veux croire en ce qu'il croit. Je ne serais plus jamais dans le camp de l'injustice.

Le juge : Confessez votre crime vous connaîtrez une mort rapide. Niez le et vous devrez subir des châtiments purificateurs.

William Wallace : Si je pliais comme il me le demande, c'est moi qui donnerais la mort à tout ce que j'aurais été.
Princesse Isabelle : Mourir ça serait abominable.
William Wallace : Tous les hommes meurent un jour... Mais peu parmi eux vivent vraiment.
Princesse Isabelle : Sire. La mort n'épargne aucun de nous. Mais avant qu'elle ne vous emporte à votre tour sachez ceci : Votre mort sera celle de votre lignée, un enfant qui n'est pas de votre sang grandit au fond de mes entrailles. Votre fils ne pourra rester longtemps sur le trône par ma foi je le jure.

William Wallace
LIBERTÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ !!!!!!!!


Robert le Bruce [narrateur] : Apres sa décapitation, le corps de William Wallace fut démembré. Sa tête fut exposée sur le pont de Londres. Ses bras et ses jambes envoyées aux quatre coins de l'Angleterre en guise d'avertissement. Mais cela n'eût pas l'effet qu'Edward Le Sec avait espéré et moi Robert Le Bruce j'allais rendre hommage aux armées du rois Anglais et faire reconnaître légitimement ma couronne.

Un conseiller Anglais : J'espère que vous vous êtes lavé les fesses ce matin car bientôt elle seront baisées par un roi. [rires](Proposée par Tigamer)



William Wallace [narrateur] :En l'an de grâce 1314, les patriotes d'Ecosse, affamés et inférieurs en nombre chargèrent dans les prés de Bannockburn. Ils se battirent en guerriers et en poètes. Ils se battirent en Ecossais. Et gagnèrent leur liberté.

épée

Histoire et origine de la Foire Saint Romain de Rouen

Origine et histoire
Saint Romain fut évêque de Rouen dans la première partie du VIIe siècle. Son nom est associé à la légende de la « Gargouille » : une sorte de monstre qui hantait les prés Saint-Gervais. L'évêque de Rouen voulut combattre cette espèce de dragon, mais seul un condamné à mort à qui l'on promit la vie sauve en cas de réussite, accepta de le suivre. La « Gargouille » fut capturée et brûlée vive et le prisonnier libéré... le roi Dagobert accepta d'accorder à l'évêché de Rouen le droit de libérer un criminel une fois par an, le jour de l'Ascension en souvenir de cet évènement.


Au XIe siècle,
les reliques du vainqueur et les restes du monstre furent placés dans la cathédrale de Rouen. Cet événement attira plus de 10 000 personnes parmi lesquelles des fermiers, des baladins, des conteurs d'histoire, des faiseurs de tours, etc. La même réunion eut lieu l'année suivante : la foire Saint-Romain était née.
nous étion en 1080.

Au Moyen Âge,
la foire s'ouvrait par une grande cérémonie où l'on libérait un prisonnier condamné à mort , lui faisant soulever la fierte (châsse) contenant les reliques, en souvenir des services légendaires rendus autrefois par Saint Romain ; ce privilège fut renouvelé chaque année jusqu'en 1790. On ne parlait pas alors encore de foire Saint-Romain mais de la foire du Pardon qui avait lieu sur les hauteurs, vers le quartier Beauvoisine, dans un vaste champ qui portait le nom de champ du Pardon. À cette époque, on y trouvait de tout : habits, meubles, bijoux, linge, chaussures, faïence, coutellerie, chaudronnerie... et de nombreux théâtres ambulants se chargeaient de l'animation. Le 23 octobre, jour d'ouverture, une grande vente de chevaux, de bœufs, de vaches, de moutons, d'ânes, de porcs, etc... s'y tenait.
Molière et sa troupe participèrent à son animation en 1650.
Au XIXe siècle, les marchands, toujours présents, se sont effacés peu à peu pour laisser place aux spectacles forains. Ainsi, nombreux sont les représentations théâtrales, les tableaux, les parades, les troupes équestres, les ménageries, les musées anatomiques, etc., qui envahissent les rues de Rouen.

En 1983, la Foire Saint-Romain quitte les boulevards et la place du Boulingrin pour s'installer sur les quais de la rive gauche. Les spectacles forains ont disparu au profit d'attractions toujours plus spectaculaires et lumineuses entourées de manèges et stands bien plus modestes, le tout offrant un spectacle féerique à perte de vue.

la Procession à la fontaine

source: DE PULLIGNY - L’art préhistorique en Haute Normandie (1879)

Un dolmen existait aux Andelys, au pied même de cette fontaine, dont l’eau, d’après la légende, fut changée en vin à la prière de sainte Clotilde, lorsqu’elle fit construire au VIème siècle dans l’enceinte de la ville déjà florissante une célèbre abbaye de femmes où les Anglo-Saxons envoyaient leurs filles étudier avant de les vouer à Dieu.
Les pèlerins avaient l’usage, aux époques de la foi, de passer à trois reprises différentes sous la table du dolmen, après s’être baignés dans l’eau de la fontaine. Or, c’était alors un beau spectacle, cette affluence de fidèles venus de tous les points de Normandie, de l’Île de France, du Beauvoisis, du Roumois, du Lieuvin, du Pays de Caux, de celui de Bray, des campagnes du Neubourg, de l’Ouche, de l‘Auge, de Saint André, pénétrant, en longues files, par toutes les portes de la vieille cité, dont les gracieuses maisons de bois étaient couvertes, depuis le faîte jusqu’à terre, de tentures, de tapisseries, d’oriflammes, de fleurs, de banderoles aux mille couleurs, en l’honneur du miraculeux anniversaire. Mais voici que la cérémonie commence.
Au bruit des cloches de sa collégiale, de ses sept églises et de ses quatre couvents, sonnant à toute volée, s’avance, lentement, un splendide cortège, précédé de la musique, des porte-bannières, des chantres revêtus de la chape, de la croix, des clercs portant des cassolettes où brûle l’encens, des enfants chargés de fleurs.
Ce sont d’abord les révérends pères capucins, les pénitents, les membres des confréries, couverts des costumes les plus riches et les plus variés ; puis viennent les châsses étincelantes d’or et de pierreries, portées sur des tapis de velours et de brocard, rehaussé de ganses, de tresses, de torsades lamées d’or et d’argent ; puis les diacres en dalmatiques, les vicaires, les prêtres d’un grand nombre de paroisses environnantes, et enfin le chapitre de la cathédrale, dont le doyen, marchant sous un dais splendide, porte dans ses mains la statue de vermeille où sont renfermées les saintes reliques de la reine. Il est suivi des membres du présidial, des officiers de bailliage, de sénéchaussée, des officiers de justice de longue et de courte robe, des échevins, des seigneurs accompagnés de leur entourage, des gentilshommes avec leurs oriflammes, les uns à pennon, les autres à bannière, et de toutes les notabilités de la ville. Chaque groupe est entouré d’un brillant luminaire, où les lueurs rouges des torches mêlées aux clartés vacillantes des cierges et aux flammes fumeuses de fanaux portées sur de longues hampes, produisent l’effet le plus saisissant. De loin, on dirait un immense serpent de feu.
Cependant le cortège avance, bien que lentement, écartant avec peine cette foule bariolée et bruyante, mer agitée dont les ondes tumultueuses se heurtent aux angles des maisons ou roule, en tourbillonnant, jusqu’au coeur même de la procession, dont elles paralysent la marche. Elle arrive à la place située au devant du dolmen ; là, sur la place du mystère, richement décorée et couverte de fleurs, le vénérable doyen dépose pieusement le reliquaire, tandis que les chantres entonnent les cantiques de la fête ; que les enfants tirent, de légères corbeilles suspendues à leur cou, des fleurs qu’ils jettent à profusion sur l’autel déjà voilés par les épais nuages de l’encens brûlant de toutes parts.

Et la foule se prosterne, les cloches sonnent de nouvelles et de plus harmonieuses volées, la musique lance au ciel ses notes les plus vibrantes, car c’est le jour anniversaire du grand miracle, l’eau changée en vin. Bientôt les chants cessent, les cloches suspendent leurs joyeux carillons ; le doyen a enlevé les reliques déposées sur l’autel ; il descend solennellement les marches menant à la fontaine ; trois fois il plonge le précieux reliquaire dans l’onde miraculeuse, et trois fois il le retire, l’élevant au dessus de sa tête, et l’exposant à l’adoration des fidèles toujours prosternés ; au même instant un diacre s’avance, tenant deux larges brocs pleins de vin qu’un prêtre bénit et verse dans la fontaine.
A ce moment si anxieusement attendu, une foule, ivre de foi, se précipite vers la source, où, d’après la tradition, le premier arrivant doit être infailliblement guéri. C’est un tumulte indescriptible où les pèlerins, les coquillards se heurtent aux malingreux, aux truands, aux suppôts, aux piètres, aux sabouleux, aux rifodés, accourus de tous les points de la Normandie. Les mendiants se mêlent aux souffreteux, tiraillés, coudoyés, froissés, culbutés dans cette immense cohue, où les surcots, les cotes, les hoquetons, les pourpoints, les surtouts, les souquenilles, s’entassent pêle-mêle au bord de la source, car l’on doit s’y plonger complètement nu. Et pendant que la procession reprend le chemin de l’église, tandis que tout ce monde affolé s’écrase dans la piscine trop exiguë pour une telle foule, les heureux qui, plus favorisés, ont pu terminer leurs ablations et passer à trois reprises sous le dolmen au pieux cortège, d’autres se précipitent sur les fleurs de l’autel qu’ils se disputent et fixent à leurs chaperons ou accrochent à leurs vêtements en souvenir de la grande fête.
Les derniers arrivants ne trouvant plus de fleurs, frottent quelque harde, un chapelet, un objet quelconque contre la table et tous rejoignent la procession.
L’office du soir terminé, on se rend au feu de saint Jehan ; puis, chaperons fleuris, bourdons enrubannés, souquenilles râpés, pourpoints décousus, se précipitent par la ville, remplissant l’air de joyeuses clameurs, et remportant au logis quelques débris de la fête qu’ils suspendent à l’âtre, au foyer domestique, avec la fiole remplie de l’eau de la fontaine.
Telle était la procession de sainte Clotilde, qui avait consacré aux pratiques religieuses le monument des druides, et attiraient tous les ans plus de vingt mille pèlerins dans la ville d’Andely. Cet usage qui n’avait pas été interrompu une seule année depuis le VIème siècle, et avait résisté même à la tourment révolutionnaire, vint se heurter à l’excès de zèle d’un agent du Directoire exécutif ; néanmoins, il ne fallut pas moins de trois arrêtés successifs pour le détruire, et lorsqu’on renversa le dolmen, au commencement de ce siècle, le respect des traditions était encore si puissant qu’il fallut envoyer la troupe aux Andelys pour empêcher de le rétablir. Plus tard, on ordonna des poursuites après ceux qui l’avaient détruit. Aujourd’hui encore, malgré les efforts tentés pour déraciner les vieilles croyances, la cérémonie du bain s’est perpétuée et se renouvelle tous les ans au 2 juin, à la grande joie des habitants de la ville.

L'orme de Gisors

De tout temps l'orme a été omniprésent dans les villes et les villages. Ils sont placés au bord des voies romaines, dont plusieurs peut-être remplacé des colonnes militaires,d'autres plantés sur des ruines d'anciens édifices ou sur des lieux de sépulture,d'autres encore servaient à rendre les arrêts de justice seigneuriales et enfin ils pouvaient indiquer les limites de forêts défrichées.

Mais en majorité, l'orme était présent sur les places mais aussi autour du village qui servait de décor à la cour de justice qui se tenait en plein air. Arbre idéal pour se protégeait de la chaleur ou de la pluie : d'où le proverbe « point de beau temps,pointde justice ».

Dans le traité des seigneuries,  de Loyseau est affirmatif sur le rapport entre la justice et l'arbre : « Ainsi en France, la Justice de la maison du roi s'exerçait à la porte de son palais et s'appelait les pleds de la porte, et il se voit communément que les justices des seigneurs se tiennent à la porte de leurs maisons, d'ordinaire sous quelque orme qui s'y trouve planté, pourquoi les juges de village sont communément appelés juges de dessous de l'orme ».

Dans l'histoire du droit français des origines à la Révolution Française d'Olivier Martin, il précise qu'au XIIIe siècle « la possession d'un orme par un seigneur est« enseigne de haute justice » c'est-à-dire fait présumer qu'il est haut justicier ».

Quand Maurice Crampon dit que l'orme était l'arbre féodal par excellence » cela signifie que l'orme est l'arbre de justice par excellence.

Dans son rôle solennel l'orme présidait à certains actes : l'orme planté devant l'église de Pontoise était le lieu de rédaction et de signature des contrats.

Au milieu du XVIIIe siècle, on considérait que l'orme était pour les premiers chrétiens un symbole du martyre au même titre que le palmier, d'où la présence de cet arbre devant les églises consacrées aux saint morts pour leur foi. D'ailleurs un siècle plus tard on peut lire dans un article du Moniteur Universel que « l'orme, au moyenÂge, était planté devant toute église dédiée à un martyre ; il remplaçait, sous notre latitude, le palmier emblématique des pays de l'Orient ».

Dans les chroniques de Gonesse, on peut lire également qu'un orme peut indiquer une ancienne possession de templiers qui avaient l'habitude de planter un ormeteau devant leur maison.

En symbolisme, on peut considérer que la dualité de cet arbre nous attend au carrefour, comme tout chevalier qui part en quête, on devra choisir notre chemin entre le bien et mal ; le mensonge, la vérité ; la vie, la mort. Il symbolise le labyrinthe, avec la mort toujours au bout qui nous attend. C´est aussi l´Axe entre le Haut et le Bas.

En ce qui concerne les croyances populaires, il faut se reporter au Livre des superstitions qui affirme « que l'orme est avec le bouleau l'arbre privilégié des elfes, protège de la foudre, non seulement on peut s'abriter sous ses fondations, mais le voyageur qui s'appuie sur un bâton de bois d'orme peut affronter sans risque l'orage le plus déchaîné ».

On peut trouver aussi dans les chroniques de Mozani que « brûler de l'orme dans son jardin et y jeter un ruban jaune noué fait taire aussitôt les médisances et les calomnies.

Si on se penche sur la médecine populaire, on s'aperçoit que dès l'antiquité l'orme est considéré comme plante médicinale. De nombreux traités médicaux le mentionnent. Pline l'Ancien y attribuait les milles vertus : « les feuilles, l'écorce, et les rameaux de l'orme ont une grande vertu coagulante et renferment les pâlies.. » Les fibres intérieures de l'écorce en compresses sont un médicament efficace contre la lèpre.

Dans un recueil normand du XVIIIe siècle du docteur Fournée on préconise page 245 l'utilisation des racines cuites de l'orme pour cicatriser les vieilles brûlures et celle de ses fruits parmi les ingrédients d'un baume de millepertuis contre les coupures et les ulcères. Dans le dictionnaire du monde rural de Marcel Lachiver à la fin du XVIIIe siècle il signale que l'écorce de l'orme est utilisée en décoction contre les maladies de la peau.

En astrologie celtique, l'orme est synonyme de générosité.

Alors que la Kabbale le désigne comme arbre de vie : l'arbre de vie, commencement de l'oeuvre de vie et de sa fin.

Juste une petite parenthèse : l'orme est utilisé pour la construction des bateaux car c'est le bois le plus résistant et le plus étanche. Cela me fait penser à l'arche de Noé, à la sainte Famille s'embarquant sur un bateau fuyant la Palestine...

D'autre part, l'orme dans la tradition nordique fait naître la première femme de l'orme alors que l'homme naquit du frêne. Ce qui représente la déesse mère reliée à la terre.

Dans le culte des saints,en Normandie, le docteur Fournée mentionne deux ormes dédiés à la Vierge : un au Gros Theil dans l'Eure et l'autre à Saint Germain de Clairefeuille dans l'Orne.

Et puis comment ne pas parler de l'orme de Gisors qui est entré grâce aux chroniques médiévales de l'orme historique à l'orme de légende ?

D'après Victor Patte, il faut se rendre à la gare de Gisors si l'on veut voir où s'élevait  jadis sur la limite des deux vexins, français et normand au milieu de la plaine comprise entre le chemin de Flavacourt et de Trie, le « Grand Orme » appelé aussi l'orme des conférences.

C'est là que Bernard de Clairvaux sous l'orme de Gisors élabora la première règle du Temple.

C 'est sous son ombrage que fut organisé les rencontres en 1174 et 1175 de Louis VII et Henri II. Puis à nouveau à quatre reprises de 1180 à 1187. Puis rien que pour l'année 1188 4 réunions entre Henri II et Philippe Auguste.

Mais la réunion la plus mémorable fut celle du 21 janvier 1188 sous le grand orme pour délibérer sur Jérusalem qui venait de retomber aux mains de Saladin. C'était la consternation générale dans toute la chrétienté.

En ce 21 janvier, tous les grands barons de France, d'Angleterre et d'Aquitaine sont présents. Philippe Auguste et Henri II sont arrivés . Puis deux prélats avec la croix pontificale annonçant les légats du pape puis quelques chevaliers de blancs vêtus à la croix rouge. Le cardinal-évêque d'Albano et Guillaume, archevêque de Tyr racontent ce qui se passe pour les chrétiens orientaux. Guillaume de Tyr reprocha aux guerriers qui l'écoutaient de n'avoir point secouru leur frères, d'avoir laissé ravir l'héritage de Jésus Christ. Puis le cardinal d'Albano donna lecture d'une lettre pressante du pape Grégoire VIII les invitant tous à se croiser.

Pour l'expédition, ils choisirent chacun un signe différent :le roi de France et ses hommes des croix rouges, le roi d'Angleterre et les siens des croix blanches, le comte de Flandres et ses barons des croix vertes. C'est à cette croix que remonte l'origine des armes de Gisors. En souvenir du parlement où Philippe Auguste et Henri II décidèrent la troisième croisade, Gisors ajouta au dessous de la couronne murale qui surmontait son écu la date de 1188.

Pour commémorer la troisième croisade prêchée à Gisors, les deux souverains, Philippe Auguste et Henri II fondèrent une église, élevèrent une croix en se promettant de former alliance. L'endroit où le serment fut fait devant la croix fut appelé le saint champ.

Malgré ce beau serment, la paix entre la France et l'Angleterre fut de courte durée. Après plusieurs défaite de l'armée anglaise, Henri demanda une entrevue à Gisors e le grand orme prêta encore son ombrage aux princes fatigués et désabusés de tant de combats et de carnage.

C'est le 1er septembre 1188 que le roi Henri II d'Angleterre et le roi de France Philippe Auguste se réunissent sous l'orme. Mais d'après une version officielle, au bout de trois jours de discussion, sous un soleil implacable, la réunion tourna court brutalement pour se terminer en une bataille sanglante. Les Français très excités poursuivront les anglais qui seront obligés de se protéger dans le château de Gisors. Et c'est là, que Philippe auguste aurait fait couper l'orme de Gisors.

Une autre version dit que Philippe Auguste et Henri II auraient eu un gave différend et serait venu à Gisors pour en découdre en pariant sur le sort de l'orme. Philippe Auguste aurait eu la volonté farouche d'abattre l'orme alors que le roi Henri II aurait voulu le protéger en entourant le tronc de lame de fer. Le lendemain, un combat sanglant se déclenchait entre les français et les anglais. Richard Coeur de Lion aida comme il put mais le soir, les français avaient coupé l'orme de Gisors.

Légende ou vérité, en tout cas, l'orme de Gisors a bien été abattu.

Mais retournons un instant en arrière avec la prise de Jérusalem en 1099 par Godefroy de Bouillon, qui installe un prieuré sur l'ancienne abbaye du Mont Sion et devient le siège d'un ordre appelé Ordre de Sion, début primitif de l'Ordre du Temple.

En 1114, probablement l'Ordre du Temple élabore ses bases pour naître officiellement sur le site de Salomon. Il semble bien que les deux ordres – Sion et Temple – aient eu conjointement les mêmes grands maîtres jusqu'à 1188.

Un an avant, Jérusalem est reprise par les Sarrasins. Cette perte en terre Sainte est très mal vécue en Occident. Le grand Maître du Temple, Gérard de Ridefort, est accusé d'incompétence voire même de trahison, ce qui oblige à un retour précipité deschevaliers en France.

Et c'est à Gisors sous l'orme, l'arbre de justice que les deux ordres se séparent. Le prieuré de Sion nomme Jean de Gisors le 15 août 1188 premier grand Maître. Cet ordre connu aussi sous le nom de Ormus, séparera définitivement les deux ordres.

Pour terminer, soulignons qu'à Paris, Place saint Gervais, c'est le lieu de ralliement sous un orme, des compagnons du Tour de France.

C'est là également que fut construit le premier temple catholique qui d'après Gérard de Sède est associé à Gisors qui le voit comme GIT OR dans son livre « Les Templiers sont parmi nous »...

vendredi, 03 juillet 2009

Venales Fiançailles-La Souris déglinguée

23:09 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : culture, musique, la souris déglinguée, rock français | |  Facebook

Radio Free Europe par le groupe R.E.M

 

Radio Free europe est une radio crée après la seconde guerre mondiale et financé par le congrès américain à destination des peuples occupés par les forces armées communistes.

Au début le siège de Radio Free Europe était à Munich maintenant il est à Prague en République Tchèque (donc dans un ancien bastion des tortionnaires rouges).

Elle émet en direction de la Russie, de l'Iran (radio Farda) et de l'Afghanistan.

Pendant la guerre Froide, les communistes ont brouillé ses émetteurs , car cette radio Libre diffusé du rock, de la musique populaire anglaise, et aussi des informations sur le monde Libre.

Jusqu'en 1988, les communistes ont tout fait pour limiter la diffusion des émissions de Radio Free Europe.

99 Luftballons par Nina

Voilà les explications de cette chanson contre la guerre froide

C'est dans ce sentiment de révolte et d'exaspération que Nena va créer 99 Luftballons. Les paroles sont très engagées contre la Guerre Froide. Le thème général est l'histoire de 99 ballons qui flottent dans le ciel et qui sont identifiés par les forces militaires comme une attaque. Ainsi toute l'armée et tous les armements sont mobilisés pour neutraliser les ballons et provoquent une gigantesque explosion destructrice qui dévaste la planète. Dans sa chanson, Nena se moque des dirigeants de l'époque qui étaient constamment sur le point de déclencher une guerre mondiale et de la quantité faramineuse des armements avec lesquels on aurait pu détruire un nombre incalculable de fois la planète. La chanson reflète également parfaitement le climat de tension et de terreur de cette période.

la version des années 80

 

la nouvelle version celle faite pour Arte

Du Loup Garou ou Varou par Louis du Bois


Fit lupus, et veteris servat vestigia formæ,
Canities eadem est, eadem violentia vultu,
Iidem oculi lucent, eadem feritatis imago.
OVIDE, Mét. liv. I, v. 237.


On trouve le Loup-Garou dans les contes superstitieux de la pluplart des peuples : car les erreurs et les sottises ont pour ainsi dire fait le tour du globe, et se sont assises en souveraines sur le trône de l’univers.

Il est bien probable que ce scélérat de Lycaon que dans son propre palais Jupiter prit la peine de changer en loup, fut un des premiers et sera toujours le plus célèbre des loups-garous anciens et modernes.

Sans doute ce nom de loup-garou signifie le loup dont il importe beaucoup de se garrer ; peut-être aussi cette dénomination vient-elle du mot gare, employé par les paysans pour bigarré, de plusieurs couleurs : le loup-garou étant quelquefois de couleurs variées. On disait autrefois être en garrouage pour dire être en débauche, et la conduite du loup-garou en effet n’est pas une conduite à suivre ; c’est dans ce sens que La Fontaine a dit :

Que Jupiter était en garrouage,
De quoi Junon était en grande rage.

Du Cange dérive le mot garou de l’Anglais Were, primitif celtique d’où les latins ont fait Vir, homme ; Were à la même signification : ainsi le loup-garou serait un loup homme ou un homme changé en loup. De Were on a fait Garou, comme de William on a fait Guillaume, de Vespa guêpe, de Vadum gué, de Viscum gui, etc. Si l’on en croit Mitalier, le mot de Garou est juif ; Saumaise le dérive de Varare, passer, courir. Pasquier dit en parlant des loups-garous (VIII, 61), que Pline (liv. 8) « se moque de ceux qui de son tems croyaient que quelques hommes étaient transformés en loups : erreur qui s’est transmise jusque à nous quand nous les appelons loups-garous. Vrai que, pour en user proprement, il le faudrait rapporter à la lycanthropie, maladie discourue par les médecins, quand une personne, affligée d’une imagination furieuse, pense être transformée en loup. »

Le loup-garou, le guérou ou varou, est une sorte de loup par excellence qui, dans les longues nuits de l’hiver, surtout pendant l’avent de Noël, infeste principalement les campagnes, répand l’alarme et l’épouvante dans les cerveaux assez bien disposés des paysans.

Le loup-garou a donné naissance à une encyclopédie d’histoires répétées d’âge en âge, et transmises soigneusement par les crédules grand’mères à leurs petits-enfans épouvantés. Il est le héros très actif de presque tous les contes merveilleux ; il est le grand moteur de tout ce qu’il y a de mieux dans ce genre.

Des loups cruels, jadis très communs à cause de la grande quantité de forêts qui couvrait la Gaule, profitant des longues nuits pour commettre plus sûrement leurs brigandages, ont probablement donné l’être à l’histoire des loups-garous ; et, comme l’ignorant est surtout avide de prodiges, il a bien fallu supposer que des loups aussi carnassiers étaient des loups surnaturels : ce qui offrait à la peur une excuse et aux contes extravagans une source intarissable d’intérêt, de fictions et de développemens. Ces mauvais principes qui ne règnent que pendant les longues nuits d’hiver, ces génies soit du bien, soit du mal, qu’on retrouve partout où le mal est mêlé de bien, où la rigueur des hivers succède au charme de l’été, où le jour fait place à la nuit, ces idées qui avaient fait adopter par les Perses un Oromase et un Arimane, n’ont pas peu contribué à mettre en crédit les loups-garous, les sorciers, les laitices, les larves, et cette foule d’esprits bienveillans ou pervers qui sont censés exposer les hommes à tant de chances diverses.

Le loup-garou est en Normandie un homme dont le diable s’est emparé et que, tous les soirs après le coucher du soleil, il revêt d’une peau de loup, de chèvre ou de mouton. Cette peau s’appèle une hure. Le diable, auquel ce malheureux est échu en partage, le traite fort durement ; les coups de bâton trottent, les croquignoles et les nasardes ne sont point épargnées ; les gourmades et les horions pleuvent à foison ; le pauvre patient est fouetté cruellement. C’est ce qui arrive surtout, si à l’heure que Satan lui a fixée, le possédé ne se trouve pas exactement au rendez-vous qui est ordinairement le pied d’un if ; le malin va trouver chez lui le retardataire, l’entraîne rapidement par les oreilles, et l’étrille d’importance, et pour le bon exemple, au centre de chaque carrefour, et devant toutes les croix du voisinage.

Si un homme courageux rencontre le loup-garou et qu’il ait pour lui de bonnes intentions, il peut arracher au diable sa proie ; mais il faut ou que le diable soit aussi fin qu’on le dit, ou que les hommes courageux soient passablement rares : car on raconte fort peu d’histoires de loups-garous délivrés.

Il est vrai que la délivrance d’un loup-garou n’est pas une affaire aussi facile qu’on peut l’imaginer ; il faut beaucoup d’adresse pour amener à bon port cette périlleuse entreprise. Quoi qu’il en soit, voici la recette la plus certaine ou au moins la plus accréditée parmi les paysans. Lorsque on rencontre le loup-garou et qu’on veut l’arracher à la puissance du diable, il faut lui porter dans le front trois coups de couteau bien appliqués. Si le sang coule, le loup-garou est sauvé, sa peine lui est remise, sa hure tombe, comme celle d’Azor rendu à la tendre Zémire ; il redevient ce qu’il était auparavant. Dans quelques cantons on prétend qu’il faut tirer trois gouttes de sang. On n’est pas bien sûr que les loups-garous ne soient condamnés à courir que pendant quatre ans : suivant les autorités les plus authentiques, la pénitence d’un loup-garou dure sept années. Cette pénitence rigoureuse peut être abrégée : elle finit au moment où le malheureux est délivré. Mais si, en cherchant à l’affranchir du pouvoir infernal, on a le malheur de le manquer, c’est-à-dire de ne pas faire couler de son sang les gouttes requises ou de ne pas l’atteindre au front, il s’opère une sorte de tacite réconduction et le bail et la peine recommencent pour sept ans entiers. Il faut que le malheureux coure sur de nouveaux frais.

Les loups-garous ont quelquefois été l’objet de poursuites judiciaires. En 1574, le parlement de Dôle (Recueil C. p. 175) rendit un arrêt qui condamna au feu un anthropophage qui, déguisé en loup-garou, avait dévoré des enfans ; en général il est beaucoup moins féroce dans nos contrées et de nos jours.

Voici l’origine des loups-garous selon les paysans. Avant la révolution on était dans l’usage de publier des monitoires dans les églises contre les malfaiteurs qui n’avaient pu être découverts par des moyens naturels, et contre ceux qui, ayant connaissance du crime et du criminel, ne les dénonçaient pas. Ces monitoires recevaient aussi le nom de Quérémonies ou de Quérimonies. Les paysans étaient persuadés que, si, malgré les différentes publications des monitoires au prône de la messe, le criminel restait inconnu et laissait passer la troisième publication, il appartenait au diable et était obligé de courir le loup-garou. Il en était de même de ceux qui avaient refusé de faire la dénonciation du coupable.

Comme c’est pendant l’hiver et à travers les mauvais chemins des campagnes que court le loup-garou, il doit être couvert de boue : c’est à cause de cet accident, qu’on dit, proverbialement, d’une personne qui se trouve en cet état, qu’elle est crottée comme un varou.

Le Prieuré des Deux amants par Jacques Normand

Le prieuré des deux amants
conte de Noël
par
Jacques Normand

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Noir de peau, gris de poil, rude de corps et de coeur chasseur infatigable, ne croyant ni à Dieu ni au démon, le sire de Malaunay était l'effroi du pays normand. Hors ses chevaux et ses chiens, il n'aimait qu'une chose au monde : sa fille, la belle Geneviève ; mais encore l'aimait-il d'une tendresse égoïste et férocement jalouse. A la pensée qu'un autre homme pourrait, un jour, lui être préféré, il palissait de rage et, dans ses gantelets de fer, ses poings noueux se serraient...

Non, de par le diable ! jamais, lui vivant, Geneviève n'entrerait en mariage ! Pour lui seul ces cheveux d'or filé, ces longs yeux pers, cette taille frêle, ce sourire doux comme le miel, ces baisers frais qui, au retour de quelque ardente chevauchée, tombaient sur son front comme une délicieuse rosée.... Car, malgré sa rudesse, le vieil homme était choyé, gâté par l'enfant. Assurément, Geneviève souffrait de la triste vie qui lui était imposée : mais elle tâchait d'oublier que son père l'aimait mal, pour se souvenir seulement qu'il l'aimait.

Et pourtant elle aurait eu le droit de lui en vouloir, la pauvrette, car depuis longtemps déjà elle avait donné son coeur à un jeune chevalier du nom de Baudouin.

Dans le sommeil comme dans la veille, dans le songe comme dans la réalité, Geneviève croyait toujours le voir, son cher bien-aimé, plein de force et de grâce, avec ses larges épaules, sa figure pâle, son regard franc comme un éclair d'épée. Et si bon avec cela, si tendre ! En vain avait-il été en terre sainte, guerroyer contre les Infidèles ; en vain le tenait-on dans toute la contrée pour le plus grand donneur de coups de lance et d'estoc ; il avait, en causerie, les suaves douceurs d'une femme, et c'était joie de l'entendre parler d'amour.

Aussi, malgré les défenses du baron, Geneviève n'avait-elle pu renoncer à ouïr cette douce musique. Plus d'une fois, pendant que le terrible et hargneux sire de Malaunay s’absentait pour forcer quelque loup, cerf ou sanglier, la jeune fille avait reçu le cher Baudouin en cachette.

Oh ! qu'elles passaient vite, ces belles heures du rendez-vous ! Oh ! les beaux serments échangés ! les rêves mirifiques, où l'on se promenait main à main, coeur à coeur, comme dans un jardin merveilleux, fermé aux chagrins et aux peines... Ils oubliaient leurs amours contrariées, la mauvaiseté du vieux seigneur, ses refus entêtés, les terrifiantes menaces qu'il ne cessait de proférer contre Baudouin... Oui, tout cela s'effaçait, disparaissait, s'envolait : ils se sentaient heureux d'une félicité suprême, unis l'un à l'autre pour la vie et, s il l'eût fallu, dans la mort.

*
**

Or, ce jour-là, c'est jour de Noël, En vrai mécréant peu soucieux des lois de l'Église, le sire de Malaunay, dès avant l'aube, est parti en chasse. Une neige épaisse couvre la terre, mais le soleil brille dans le ciel pur.

Et c'est un très détectable spectacle et très réjouissant que celui du manoir de Malaunay avec ses murailles crénelées, ses toits pointus, ses échauguettes évidées, ses fins pyramidions de pierre, tout cela couvert comme d’une poussière sucrée et au-dessous, semblable à des poules frileuses serrées les unes contre les autres, les maisons et chaumières du village d'où sortent de minces filets de fumée.

Haut très haut, plus haut encore que le château et lui faisant vis-à-vis, sur un roc escarpé, accessible seulement par un étroit et rude sentier, noir tout le long de la côte blanche de neige, la chapelle se dresse, toute bruissante du chant des cloches. A cet appel matinal, les habitants, hommes et femmes, sortent de leur logis, en se frottant les mains et battant du pied, car le froid est piquant. Ils se réunissent sur la grande place par groupes, et devisent entre eux avant de se rendre aux saints offices. Dans un coin, sur une mare gelée, des garçons glissent avec force bousculades et horions.

Mais voici que tout ce monde s'arrête à la fois de marcher, causer et glisser. La poterne du château s'est ouverte et Geneviève sort, suivie de deux chambrières. On regarde, on salue. Qu'elle est svelte et mignonne, la jeune châtelaine, en son long manteau de velours doublé de menu vair, un gracieux hennin sur la tête, les mains frileusement cachées dans un manchon d'hermine, d'où sort la pointe rouge de son livre d'heures. Elle marche, légère, et ses petits pieds laissent à peine de trace sur la neige ; elle marche jetant un sourire à celui-ci, une bonne parole à celui-là, et elle se sent aimée, admirée, heureuse... oui, heureuse ! Car, non loin d'elle, perdu dans la foule des vassaux, elle vient d'apercevoir Baudouin. Le chevalier, rôdant sans cesse autour de Malaunay, a vu, ce matin, le baron partant en chasse : il a profité de l'occasion pour venir trouver Geneviève et il est là, tremblant, féru d'amour, attendant qu'un regard lui permette d'approcher...

Il ne tarde guère, ce regard, et si chastement passionné, si coquettement engageant ! Que peut craindre Geneviève ?... Son père est loin et ne reviendra pas avant le soir ; autour d'elle, rien que des vassaux fidèles qui l'adorent et ne souhaitent rien plus au monde que son mariage avec Baudouin... Et d'ailleurs elle l'aime, elle le voit devant elle, tout près d'elle... Est-il prudence au monde qui puisse empêcher son coeur de voler à lui ?

D'un bond, le jeune homme est à ses genoux, lui rendant hommage, Elle le relève d'une main et, doucement :

- Vous plairait-il, messire, me donner votre bras pour aller jusqu'à la chapelle ? Par cette neige, la montée est malaisée et ce serait grande charité de votre part !

Grande charité !... Baudouin sourit en lui-même... Grande joie, joie infinie, veut-elle dire, la futée, et comme elle le sait bien ! Avec un frisson de joie satisfaite, la voilà appuyée au bras du chevalier. Traversant la grande place, ils se dirigent vers le sentier qu'on aperçoit au pied du roc.

Certes, la montée est longue et malaisée, comme l'a dit Geneviève; mais s'en plaindront-ils, les deux amants ?... Que ne peuvent-ils, au contraire, monter ainsi, l'un près de l'autre, toujours, toujours, jusqu'au ciel !

*
**

Tout à coup, ils s'arrêtent, terrifiés : débouchant brusquement sur la place, le sire de Malaunay est devant eux, droit sur son cheval haletant, suivi de ses valets et de ses chiens. La chasse a été heureuse et plus promptement terminée que d'habitude. Sur des épieux croisés, quatre hommes portent un grand loup hérissé, tout souillé de boue, les pattes molles, les veux voilés. la langue tuméfiée... Et de cette troupe de rudes chasseurs, animés par l'ardeur de la course et la joie de la victoire, monte comme une chaude buée de sueur et de sang.

A peine le baron a-t-il aperçu les deux amoureux, qu'il pique droit à eux et, du haut de son cheval, les yeux méchants, la voix sifflante :

- Or ça, dit-il, voilà le cas que vous faites de mes défenses ? Par l'enfer, messire Baudouin, puisque la mémoire vous échappe, je vais vous la renfoncer dans la gorge !

Il tire son couteau de chasse, rouge encore du sang de la bête...

- Avec moi ! fait Geneviève, couvrant de son corps le corps de Baudouin.

Devant cette poitrine chérie, l'arme s abaisse... Mais le baron a vite trouvé sa vengeance ; il jette son couteau de chasse, descend de cheval, appuie sa main sur l'épaule du jeune homme :

- Soit ! dit-il, puisque vous vous aimez, point n'ai désir de vous sépare, mais de vous réunir, au contraire...

Et, lui montrant, avec un sourire féroce, la chapelle qui s'élève là-haut, très haut, sur le sommet de la roche escarpée :

- Vous conduisiez ma fille à l'office, messire ? Fi ! laisser marcher si gente damoiselle en cette neige est indigne d'un chevalier ! Faites mieux : prenez-la dans vos bras - je vous en donne licence - et portez-la jusqu'à la chapelle. Si vous le pouvez faire sans vous arrêter ou reposer même un instant, je jure Dieu que, pour prix de votre courtoisie, Geneviève est à vous - et vous l'épousez dès demain devant ce même autel où vous l'aurez portée. Mais, si vos forces vous font défaut, si vous ne montez d’un trait jusqu'au sommet, alors c'est vous qui me jurez sur les Saints de renoncer à elle et vous mettez en ma merci.

A ces paroles, tout le monde frémit. Accepter un pareil marché, c'est être vaincu d'avance. Jamais homme vivant ne pourrait, avec une femme dans les bras, gravir ce sentier raide, glissant, qu'on met plus d'un quart d'heure à monter, et sans fardeau encore !

Mais qu'importe à Baudouin ? Un moyen s'offre à lui d'épouser sa bien-aimée... Il ne sait, ne comprend rien d'autre,... Il se sent jeune, plein d'énergie et de courage. Il aime, enfin ! Et si la force lui manque, l'amour lui en donnera !

- J'accepte! dit-il simplement. Puis, allant à la jeune fille :

- Dans mes bras, ma mie, et donnez-moi vos yeux !.......................................................................

Le haut du corps en arrière, les jarrets fermes, il monte, monte, portant son précieux fardeau. Enlacée à son cou, Geneviève se fait légère, oh ! légère ! et, doucement, l'encourage de la voix ; Baudouin sourit et, avec l'assurance que donne l'amour et la jeunesse :

- J'y parviendrai, répète-t-il, j'y parviendrai !

Le voilà à mi-chemin, et chacun, d'en bas, admire sa force et son adresse. Mais la seconde partie de la côte est plus rapide encore que la première, la neige plus profonde et plus drue... Baudouin sent ses forces faiblir ; le corps chéri, si léger tout à l'heure, commence à peser à ses bras engourdis... Mais il n'en veut rien laisser paraître, et, d'une voix qu'il s'efforce de rendre ferme :

- Chère amante, répète-moi si tu m'aimes ; attache tes yeux aux miens, que j'y boive la vie !

Il monte, monte toujours... Chaque pas l'approche du but souhaité... Hélas ! ses pieds meurtris deviennent moins assurés, sa poitrine halète, le sang bouillonne dans ses oreilles, sa vue se trouble... Oh ! rien qu'un moment de repos, un seul ! et il est sûr de la victoire, il atteindra le sommet... Mais il sent le regard du baron qui s'attache à lui, qui le suit dans sa terrible montée... Non, non, par tous les saints du paradis, il ne faiblira pas ! Près de toucher au but, il ne s'arrêtera pas en route. Geneviève tremble avec lui... souffre avec lui... Ce corps, qu'elle sent lui peser si fort, que ne peut-il s'amoindrir, se fondre !...

Chose horrible ! c'est elle, elle qui l'adore, qui va être la cause de sa perte.

- Courage, mon bien-aimé, courage !

- J'y parviendrai, répète-t-il, j'y parviendrai !

*
**

D'en bas, une grande clameur s'élève - L'y voilà ! l'y voilà !

Oui, plus fort que tout, l'amour a triomphé... La haute taille de Baudouin se dresse au sommet du rocher avec Geneviève dans ses bras.

- Noël noël ! crie la foule en joie.

Mais, d'un coup, les cris s'arrêtent. A peine arrivé au but, Baudouin est tombé lourdement... Et l'on aperçoit Geneviève, relevée aussitôt, se pencher vers lui, le presser dans ses bras… Sans doute, brisé par cette fatigue surhumaine, le chevalier n'a pu aller plus loin... Qu'importe ! il a accompli la tâche imposée, il est vainqueur, il épousera celle qu'il aime...

Lointain, lointain, mais traversant comme un trait l'air glacé, un long cri de désespoir frappe l'oreille des assistants... et voici Geneviève qui, tout éplorée, les cheveux, au vent, lève les bras vers le ciel et tombe sur la poitrine de Baudouin.

Suivi de tous, le baron de Malaunay s'élance vers le rocher, le gravit, court à sa fille...

- Geneviève ! Geneviève ! parle ! réponds-moi !

Geneviève entrouvre les yeux ; mais ne peut parler encore.

- Mon enfant... mon enfant bien-aimée... Tu seras sa femme... tout ce que tu voudras, tu l'auras.... Mais ranime-toi... regarde-moi... réponds-moi !....

La jeune fille se dresse sur ses genoux, et, montrant le bien-aimé étendu :

- Vous l'avez tué, mon père, et j'en meurs !

... Un regard autour d'elle, un faible soupir... et elle retombe morte, sur le corps de celui qui n'est plus.

*
**

A se faire pardonner cette double mort le baron de Malaunay employa tout le reste de sa vie.

Sur le rocher même, au prix de peines infinies, il fit construire - lui, le mécréant maudit - un superbe prieuré, et dans ce prieuré un tombeau de marbre et d'or où l'on ensevelit Geneviève et Baudouin, côte à côte, afin qu'ils fussent unis dans l'éternité.

Le sire de Malaunay prit part lui-même à tous ces travaux, creusant la terre, gâchant le plâtre, faisant sauter à coups de pic les lourds quartiers de roc ; puis, cinq ans après, la besogne finie, il se coupa la barbe et les cheveux, se couvrit la tête de cendres et entra en religion.

Devenu prieur du couvent, il vécut jusqu'à un âge fort avancé, dans la prière, le jeûne et les macérations. Quand il mourut, on l'enterra, suivant sa volonté, au pied même du tombeau somptueux de Geneviève et de Baudouin, sous une simple pierre, sans devise ni inscription.

Et, dans le pays, pendant de longues années, le prieuré s'appela :

« Le prieuré des Deux Amants. »

Cet islam qui rêve de conquérir l'Europe

16:50 Publié dans Islam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, islamisation, conquête de l'europe, islamiste, europe | |  Facebook

Caen:LA VILLE AUX TRÉSORS CACHÉS

source: Le Figaro Magazine

Caen doit sa personnalité à un patrimoine architectural exceptionnel. Fortement touchée par la guerre, elle se laisse cependant découvrir par les visiteurs curieux de ses secrets.

Dans l'eau, la vieille cité médiévale a baigné jusqu'au XIXe siècle. Traversée par les mille et un bras de l'Orne, qui permettaient aux bateaux de débarquer leurs marchandises au chevet de l'église Saint-Pierre. La tour Leroy, à quelques mètres de là, montre encore l'anneau qui servait à tendre une chaîne sur le canal pour le fermer la nuit à la navigation. Durant tout le Moyen Age, Caen est un grand port de commerce, à l'activité essentiellement tournée vers l'Angleterre.

De l'eau sont également venus ses envahisseurs, ces hommes du Nord qui ont laissé leur nom à la région. Septième duc de Normandie, Guillaume le Conquérant a choisi d'avoir sa résidence à Caen pour tenir une place forte, à l'ouest de son duché, qui ne soit pas trop exposée au danger venant de la mer et cependant assez proche d'un fleuve pour être en communication avec l'intérieur et en particulier le pays d'Auge et le Bessin, les deux plus riches terres agricoles de son fief.

Un style maintes fois copié

Il fallait également qu'elle ait un éperon rocheux, pour y élever une forteresse. La plus grande d'Europe, en ce temps-là. La ville va vite grandir autour de cette place défensive, et très tôt. En 1050, il n'existe pratiquement rien autour du rocher. Trente ans plus tard, elle est la souche de la florissante lignée des Plantagenêt. Quatre siècles de conflits, entre sujets de Sa Très Gracieuse Majesté et du gentil roi de France, ne vont pas trop affecter son épanouissement économique et culturel. Laine, drap et pierre de taille sont exportés en grande quantité à travers la Manche. Aussi, les Anglais tiennent-ils à garder la main sur elle. A la veille de l'assaut final entre les deux belligérants, le 24 juin 1450, les quelque 3 000 hommes de la garnison qui défendait la forteresse ont dû se dire qu'ils livraient là leur dernière bataille en Normandie. Et Jehan Falstolf (le Falstaff de Shakespeare) a dû bien regretter qu'on ne l'ait point écouté, lorsqu'il prônait la méfiance devant les troupes de Charles VII. Ils ne devaient pas être aussi terribles qu'on le disait, ces occupants, puisqu'un grand nombre de Caennais les suivirent, et en particulier ces tailleurs de pierre qui ont donné leur style à la Vieille Angleterre.

Car, de ce beau calcaire blanc, qui se laisse si facilement sculpter, sont nées les innombrables églises qui pointent partout leurs flèches dans le ciel normand. Le clocher de Saint-Pierre, que sa haute silhouette a fait surnommer « le roi des clochers normands ». Plus loin, l'église Saint-Sauveur, en restauration depuis plus de dix ans, qu'on surnommait jadis « Saint-Sauveur l'Exécuteur », parce que c'est sur la place qui la précède que frappait le bras armé de la justice et, sous la Révolution, la guillotine. C'est peut-être de là que vient le nom de rue de Monte-à- Regret que portait l'une des ruelles en pente qui y mènent joyeusement avec leurs petits commerces qui invitent à flâner. Plus loin Saint-Etienne-le-Vieux, tragiquement mutilée par la guerre et, derrière nous, la belle église Saint-Georges du château, précieuse comme une châsse gothique, avec sa charpente en bois qui ressemble à l'intérieur à la coque renversée d'un navire...

Des habitations civiles, quelques maisons anciennes ont survécu. La vieille ville, avec ses demeures typiquement bessines, en logis central et corps d'escalier en saillie, a été très touchée par les bombardements de juin 1944. Il n'en reste malheureusement que trois de bois sur les 175 qui faisaient la fierté de la ville. Mais elles donnent une idée de ce que devait être ce splendide patrimoine hérité.

L'hôtel d'Escoville, à l'ombre de Saint-Pierre, avec ses pilastres décorés de panneaux et losanges, sa cour Renaissance ornée des statues de Judith et de David, sa haute toiture en hache, sa loggia couronnée par un petit temple et ses bas-reliefs païens portant écussons et inscriptions latines. Les deux belles maisons à encorbellement et colombage (dites de Michel Mabré) datant de 1509. Il reste aussi quelques belles maisons anciennes autour de la place Saint-Sauveur. Façades d'hôtels particuliers du XVIIIe siècle comme l'hôtel de Fouet (qui devait être le logis du maître des postes), l'hôtel Canteil de Condé, ou un bel hôtel Louis XVI avec un agréable jardin occupant son arrière-cour.

La rue Froide, rue des imprimeurs et des libraires, avec ses vieilles maisons disposées autour de petites cours qui ont gardé leur mystère. Poussez la porte du n° 8 pour admirer une vieille maison à colombage. Au n° 16, la cour aux Sens vaut un coup d'œil, ne serait-ce que pour s'arrêter en sortant sur la vue du clocher de Saint-Sauveur et les vieilles maisons aux pignons penchant sur la rue. Une vision de ce qu'a pu être le vieux Caen à l'époque où Mme Scarron y séjournait, au n° 41 d'après l'histoire locale.

Les Caennais ont toujours eu à cœur d'embellir ces beaux édifices tant civils que religieux, qui ont servi de modèles à toute une architecture locale en Basse-Normandie. Les jolis porches arrondis des églises avec leur « caquetoire », cet espace flanqué de saillies latérales en pierre sous lesquelles les commères prenaient place pour bavarder à l'abri du vent et de la pluie.

Car le ciel est la première chose qu'on regarde en Normandie. Caen se mérite à travers mille épreuves passant de la pluie au crachin, mais le bénéfice en vaut la peine. Dès que brille un rayon de soleil, la lumière prend une transparence qu'on ne trouve nulle part ailleurs et la pierre décline toutes les nuances, du rose au mordoré en passant par ce mauve qu'aurait su magnifier la palette de Claude Monet. S'il n'y avait eu Rouen !

Session de Formation avec l'Institut Civitas et France Jeunesse Civitas

Civitas1
L'Institut Civitas, France Jeunesse Civitas et Belgique & Chrétienté s'associent pour vous proposer une enrichissante session sur le thème
"Catholiques, voyez, il y a tant à faire".

En effet, trop souvent, nous entendons des propos teintés de résignation. Pourtant, nous faisons le pari de montrer comment chacun peut à un degré ou à un autre contribuer à la reconquête et participer, à partir de l'échelon local, à la restauration d'une patrie catholique.

Cette session s'adresse à tous les catholiques de bonne volonté, jeunes et moins jeunes, désireux de voir la doctrine sociale de l'Eglise appliquée dans leur Cité. Cette session s'inscrit dans le programme logique des sessions de novembre et de février proposées aux jeunes gens de France Jeunesse Civitas et du Mouvement de Jeunesse de Belgique et Chrétienté mais chaque session peut être suivie de façon indépendante. Une fois par an, nous organisons une grande session ouverte à tous les âges, c'est la session de septembre.

Quand ? Les 12 et 13 septembre 2009 (possibilité d'arriver dès le vendredi soir)

Où ? Au Château de Couloutre (Nièvre)

Prix de la participation ? 30 euros/personne - Etudiant: 25 euros/personne (repas et logement sur place compris)

Programme détaillé ci-dessous. Pour faciliter la logistique, inscrivez-vous dès aujourd'hui !

SAMEDI 12 SEPTEMBRE 2009
07h30 : messe
08h15 : petit-déjeuner
09h00 : Mot d'accueil (François de Penfentenyo)
09h10 : Nouvelles orientations pour une authentique action à partir de l'échelon local (Alain Escada)
10h00 : De Ramsay à Franklin, Montesquieu, Rousseau (Abbé A. Lorans
11h00 : Antilibéralisme (Abbé L. Duverger)
12h00 : déjeuner
14h00 : Être Maire et agir pour le Bien Commun (Xavier Pierson, Maire des Eparges)
15h00 : Des structures locales où agir pour défendre la Famille (Mme Nicole Prud'homme, président d'honneur de la Caisse Nationale des Allocations Familiales)
15h30 : Exemples de lobbying à l'échelon local (Philippe Fabre, président de l'Association de Catholiques du Val d'Oise)
16h00 : Méthodologie et efficacité (Léon-Pierre Durin)
17h00 : De la politique catholique à la politique maçonnique : le mythe de la laïcité (Professeur Hugues Petit)
18h00 : Quelle Action catholique ? (J.R. Ducray)
19h00 : chapelet
19h30 : dîner
20h45 : Du régional au mondial (Professeur Pierre Hillard)
21h45 : veillée
DIMANCHE 13 SEPTEMBRE 2009
07h30 : messe
09h00 : petit-déjeuner
09h45 : La Contre-Révolution (Bonald, Maistre, les Espagnols), Auguste Comte (Abbé A. Lorans)
10h45 : L'épopée des Cristeros (Diego Olivar Robles)
11h45 : La commune, son organisation et l'évolution de son environnement territorial (de Sainte Marie, Sous-Préfet hre)
12h45 : déjeuner
14h15 : Investir le milieu associatif local (Etienne Delacroix)
14h45 : Catholiques, voyez, il y a tant à faire - mot de conclusion (Abbé R. de Cacqueray)
15h45 : consignes
16h30 : départ
Durant le week-end, une activité militante sera proposée aux plus jeunes.
Civitas - 17 rue des Chasseurs - 95100 Argenteuil - France / Belgique & Chrétienté - 48 rue de la Cible - 1030 Bruxelles

Tél France: 01.34.11.16.94 - secretariat@civitas-institut.com -  Tél Belgique: 02.503.55.21 - info@bechrist.be

M Mme Mlle ............................................................................................................................................................

Demeurant .................................................................................................................................................................

Code Postal ................................... Ville ......................................................... Tél ..................................................

O    S'inscrit à la session des 12 et 13 septembre 2009 à Couloutre (57) avec :

...................................................................................................................................................................................

...................................................................................................................................................................................

soit        ......... x 30€  soit ................. €          -       .......... x 25€ (étudiant) soit ................. € (à l'ordre de Civitas)

O    Arrivera le   11 septembre  soir    -  le   12 septembre  matin   (rayer la mention inutile)

O     Viendra en voiture (ville et heure de départ) ....................................................... et disposera de ............... places

O    Viendra en train le ............... septembre, demande à être attendu en gare de Nevers à ........................ heures

et reconduit le 13 vers ....................... heures.

www.civitas-institut.com - www.francejeunessecivitas.com - www.bechrist.be

Initiation à la Langue Normande et à certains noms d'origine Nordique

article de Thibault

C’est dans son vocabulaire que la langue normande a gardé une réelle empreinte norroise, même si celle-ci reste assez limitée. On ne compte plus en effet aujourd’hui qu’une bonne centaine de mots d’origine scandinave :

Vocabulaire lié à la vie dans les campagnes :

- le mot "acre", mesure agraire normande, est apparenté du norrois "akr" (au sens plus vaste de champ)

- "cotin", petite maison du mot norrois "kot" qui a le même sens, a donné le mot normand "cotie" : rangée de maisons.

- "viquet", petite porte est à rapprocher du mot norrois "vikjask" (s’esquiver)

- la "hague" dans le nord du cotentin et à Jersey est le fruit de l’aubépine, du norrois "hag" dans le mot composé "hagborn" (aubépine)

- les "grades" sont des groseilles à grappes, du norrois "graddr" (épine)

- le "tierre" qui décrit la corde servant à attacher les chevaux, du norrois "tjoor" (même sens) d’où les verbes "tierrer" et "déterrier"

- "mucre", le moisi, du norrois "mygla" (même sens)...

Vocabulaire maritime :

- les "houlles" sont des trous où l’on pêche dans les rochers, du norrois "hol" ou "hola" (trou).

- la "bête" est l’appât qu’on met à l’hameçon, du norrois "beita" (appât).

- la "rogue", c’est à dire les œufs du poisson, vient de "hrogn" (même sens), à ce nom correspond l’adjectif "rogu", œuvé.

- le poisson, appelé "orfi", aiguille de mer, du norrois "hornfiskr" (même sens).

En fait la Normandie a servi d’intermédiaire pour d’autres emprunts au norrois par la langue française. Il s’agit surtout d’un vocabulaire maritime. Une crique, un raz, un nez, un havre sont respectivement issus de "kriki" (petite baie), "ras" (courant, chenal), "nes" (cap), "hafn" (port). La houle vient sans doute de "hola" (creux). Une vague, c’est le norrois "vagr" (même sens), le varech, c’est "reki" ou "vagrek" (littéralement : ce qui est apporté par les vagues).

Parmi les crustacés, citons le crabe et le homard (respectivement de "krabbi" et "humarr", même sens)...

Le vocabulaire de la marine française est encore imprégné de mots d’origine scandinave. Un officier ayant relevé en 1935 que sur 80 mots employés couramment à bord, 53 étaient d’origine scandinave directe :

- bâbord "bak-boroi"
- bitte "biti"
- bord "boro"
- bouline "boglina"
- écoute "skaut"
- étrave "stafn"
- gréer "greioa"
- hauban "höfuo"
- quille "kjölr"
- sombrer "sumla"
- tanguer "tangi"
- tribord "stiorboro"


PROVERBES SE RAPPORTANT AUX SAISONS, AUX MOIS, AUX JOURS.

A la saint Vincent,
Tout gèle et tout fend.

A la Chandeleur, les grandes douleurs ;
Les jours sont rallongés d'une heure.

Février remplit la fossés, mars les vide.

L'hiver n'est jamais bâtard ;
S'il ne vient tôt, il viendra tard.

Sil pleut le jour saint Marc,
Il ne faut ni pouque ni sac.

Quand il pleut en avril,
Appréte ton baril.

Jamais le mois d'avril
Ne s'en va sans épi,
Et le mois de mai
Sans épi de blé.

A l'Ascension, mâque de la chai tout tan saoul,
Pour étre plus fort au mois d'août.

S'il pleut le jour de saint Médard,
Il pleut quarante jours plus tard.

A la Madeleine,
Les noix seront pleines ;
A la Saint-Laurent,
Regarde dedans.

A la fête de sainte Luce,
Le jour croit du saut d'une puce.

Aujourd'hui jour de saint Thomas,
Cuis ton pain et lave tes draps ;
Dans huit jours Noël tu auras.

Il n'y a point de samedi,
Où le soleil ne luit.

Noms Normands

Article de Marc

Il y a une antique tradition Normande qui voulait que les nobles Normands portent deux noms, un de baptême chrétien donc Français, et un autre en Norrois (langue viking) utilisé entre Normands et avec les "cousins" Danois et Norvégiens. Donc je vous donnes une petite liste de noms Normand "Norrois" que je vous encourages à utiliser. Encore plus si vous êtes futur papa ou futur maman ^^ ( Certains noms métisses du franc sont ajoutés )

A
Prénoms masculins
ALVIN / ALWIN (scandinave, franc) - « un ami de noble origine ».
ANSFRID (franc) - voir Osfrid - 3 mai - « celui qui apporte la paix, la victoire avec l'aide divine » - attesté en Normandie dans le nom de famille « Onfroy ».
ANSWALD (franc) - voir Osvald - « celui qui gouverne sous la protection de la divinité » - «Oswald Hamel» près de Néhou, Cotentin, en Normandie.

ARILD (scandinave) - voir Arnold.

ARNALD (scandinave) - voir Arnold.

ARNBJÖRN (pron. arnbioeurn) - (scandinave) - « qui a les qualités de l'aigle et de l'ours».

ARNE (scandinave) - « semblable à l'aigle ».

ARNKETIL (scandinave) - « le chaudron de l'aigle » (le chaudron dans le sens du Graal nordique) - attesté en Normandie dans le nom de lieu «St-Pierre-d'Arthéglise», Cotentin.
ARNULF (pron. Arnoulf - scandinave) - « l'aigle-loup » - probablement à l'origine du nom de famille normand « Ernouf » (mais peut-être aussi franc ou saxon).

ARNVALD (scandinave) - voir Arnold.

ARVID / ARWED (scandinave, suédois) - « un aigle dans la tempête (?) ».

ASBJÖRN (pron. asbioeurn) -(scandinave) - « l'ours (le guerrier) des dieux ».

ASGEIR (pron. Asgueïr - scandinave) - « la lance divine, des Ases » - Nom d'un des premiers chefs vikings ayant pris Rouen et s'étant installé en Normandie (milieu du IXème siècle); il a effectué des raids en Gascogne, en Aquitaine, dans le Beauvaisis, en Neustrie, jusque Paris. Attesté dans le nom de famille normand « Anger ». Voir Osgeir.

ASKETILL (scandinave) - «le chaudron des dieux» (le Graal nordique).

ASLAK (scandinave) - « le jeu des dieux » - attesté en Normandie dans des noms de lieux tels que « Anneville ».

ASULF (pron. azoulf - scandinave) - « le loup-guerrier des dieux » - attesté en Normandie avec le nom de famille Azouf. Variante anglo-scandinave : « Osulf » (voir ce nom).

Prénoms féminins
ALRUN (franc, scandinave) - « noble et sage
ARNHILD (franc, scandinave) - « la guerrière qui a les qualités, l'acuité de l'aigle».

ASTRID (scandinave) - 28 février - « la cavalière divine » - une Valkyrie.
B
Prénoms masculins
BERNULF (pron. Bernoulf - franc, saxon) - « l'ours-loup »

BERTIL (scandinave, suédois) - « celui qui est brillant ».
BIARNI (scandinave) - voir Bjarni.

BJARNI / BIARNI (scandinave, islandais) - « semblable à un ours, fort comme un ours » - à Tourlaville, dans le Cotentin, «Bjarni Letourneur ».

BJARNULF / BJÖRNULF (scandinave) - « l'ours-loup, guerrier » - attesté en Normandie dans le nom de lieu Bénouville.

BJÖRN (pron. bioeurn) - (scandinave) - « fort comme un ours ».

BRAND (scandinave) - « lame d'épée » - attesté en Normandie dans le nom de lieu «Branville» (Cotentin).
BRYNJOLF (pron. bruniolf - scandinave) - « le loup (le guerrier) cuirassé » - probablment à l'origine du nom de famille normand Burnouf (mais peut aussi provenir de « Bernulf » - voir ce nom).

Prénoms féminins
BODIL (scandinave, suédois) - « la combattante ».

BOTILDE (scandinave, danois) - voir Bodil.

BORGHILD (scandinave, norvégien) - « la guerrière protectrice ».

BORGLINDE (franc, scandinave) - « celle qui protège et apaise ».
BRUNHILDE (franc) - 7 novembre - « la guerrière cuirassée» - en Normandie, utilisé dans le Cotentin.

BRYNHILD (scandinave) - voir Brunhilde.
D
Prénoms masculins
DAGMAR (scandinave) - « brillante comme le jour » - ce prénom peut être aussi féminin.
Prénoms féminins
DAGMAR (scandinave) - « brillante comme le jour » - ce prénom peut être aussi masculin.
DIDDA (danois) - diminutif féminin des noms en dit-.
E
Prénoms masculins
EDOUARD / EDWARD (anglo-normand) - « celui qui veille sur l'Odal, l'héritage »
EINAR (pron. eïnar - scandinave) -« hardi, audacieux ».

EIVIND (pron. eïvinnd - scandinave) - « celui qui est toujours victorieux ».

ERIK / EIRIK (scandinave) - « tout puissant » en scandinave ou « puissant par l'honneur » en francique - nom très usuel : Erik Hamel (Cotentin), Erik Gallouin (Bessin), Erik Patte (Roumois), et bien d'autres...

ERLING (danois) - « de noble descendance - fils de Jarl » - Erling Skakke, célèbre Jarl norvégien (mort en 1179).
ESKIL (scandinave) - 15 septembre - « le chaudron des Ases, des dieux » (le Graal nordique).
Prénoms féminins
ELBORG (scandinave) - 7 juillet - « la noble protectrice ».

ELDRID (scandinave) - « celle qui chevauche le feu - Valkyrie ».
EMMA (franc-normand) - diminutif féminin des noms en Irm- - Emma Bovary dans le célèbre roman du Normand Gustave Flaubert.

ERIKA (danois, franc) - forme féminine d'Erik, voir ce nom.
F
Prénoms masculins
FOLKER (scandinave) - vient du francique (folk-hari) : « un guerrier, un homme du peuple ».

FOLMER (scandinave) - « célèbre dans le peuple » - correspond au francique « Folk-mar ».
FREDERIK (scandinave, franc) - « puissant protecteur » (frid-richi).
FRITHJOF (prononcer fritioff) - (scandinave) - « seigneur protecteur » (islandais: fridrthjolfr) - Le célèbre explorateur Frithjof Nansen.

FRODE (scandinave) - « intelligent, avisé ».

Prénoms féminins
FRIDA (scandinave et franc) - 19 octobre - diminutif des noms en frid-.

FRIDEBORG (scandinave) - « la protectrice ».
G
Prénoms masculins
GERMUND (prononcer Guèrmounde) - (scandinave) - « sous la protection de la lance » - attesté en Normandie dans le nom de lieu Grémonville.
GEROLF (prononcer guèrolfe) - variante du nom « Gerulf », voir ce nom.

GERULF (prononcer guéroulf) - (franc) - 21 septembre - « combattant comme un loup avec l'épieu » - très courant en Normandie dans le nom de famille Groult (surtout en Cotentin).
GODFRED/GODFRID (forme nordique d'un nom franc) - fut très usuel en France où l'on connaît surtout Godefroi de Bouillon (1061-1100). Très usuel aussi en Normandie où il est attesté dans le nom de famille Godefroy - il se dit «Godfré» en normand, prononciation très scandinave. « God-frid » signifie « celui qui protège, pacifie avec l'aide de la divinité ».
GRIM (scandinave) - « celui qui est casqué, masqué » - attesté en Normandie dans le nom de lieu Grainville.

GUDBJÖRN (prononcer goudbieurn) - (scandinave) - « l'ours de la divinité ».

GUDMUND (scandinave) - « sous la protection des dieux », attesté en Normandie.

GUNNAR (scandinave) - « guerrier, seigneur combattant ».

GUNNOLF / GUNNULF (scandinave) - « le loup combattant » - attesté en Normandie dans les noms de lieux Gonneville, Guénouville.
GUSTAF (scandinave) - 2 août - « le support de la divinité » - nom d'une lignée de rois suédois, dont on connaît surtout Gustaf Vasa (1496-1560).

Prénoms féminins
GERDA (scandinave et franc) - diminutif des noms en gerd-.
GUDRUN (prononcer goudroun) - (scandinave) - « le secret des dieux », ou « gardant le secret au combat » (gund-rûna).

GUNHILD (scandinave) - « la guerrière » - en Normandie, dans le Cotentin, Gunhild Letourneur.

GUNVOR (scandinave) - « l'avisée au combat ».
H
Prénoms masculins
HAGBARD (scandinave) - signification incertaine - Voir l'histoire de Hagbard et de Signe, fille de roi.

HAGEN (prononcer Haguènn) - (franc, scandinave) - « protection », identique au nom Hakon. Hagen est un personnage de l'épopée des Nibelungen.

HAKON (prononcer Hakonne) - (scandinave) - « haut protecteur » - nom de nombreux rois de Norvège.

HALDOR (scandinave) - « la pierre de Thor » - ce prénom est porté par le célèbre romancier islandais Halldor Laxness (né en 1902).

HALFDAN (scandinave) - «le demi-Danois» - nom de nombreux rois légendaires danois - porté par l'écrivain danois Halfdan Rasmussen (né en 1915). Nom très valable en Normandie où la population est « mi-neustrienne, mi-danoise ». ..

HALFRED (scandinave) - « protection ».

HALVARD (norvégien) - 15 mai - signifierait « protecteur » ou « homme libre ». L'autre forme de ce nom est « Halvor ». Le ministre des affaires étrangères norvégien Halvard Lange (né en 1902). saint Halvard (mort en 1043) est l'un des patrons d'Oslo. En Normandie : Halvard Mabire né à Cherbourg, navigateur.

HALVOR - voir Halvard.

HARALD (scandinave) - 1er octobre - « celui qui commande l'armée », équivalent scandinave du nom franc Hervald (que l'on trouve en Normandie dans le nom de famille Héroult). En Normandie : Harald Pinabel dans le Cotentin.

HARDING (anglo-scandinave) : « celui qui est dur, solide, fort » - attesté en Normandie dans le nom de lieu Hardinvast.

HAROLD (anglo-scandinave) - forme anglaise de Harald - attesté en Normandie : Harold Beuve, l'un les descendants du grand poète cotentinais Louis Beuve.

HARTMOD (franco-scandinave) - « courage-intrépide ».

HASTEIN (scandinave) - « la pierre éminente » - Nom d'un grand chef viking qui a pris Paris en 859 - variante : Hasting.

HAVARD (scandinave) - « le haut gardien, protecteur ». A l'époque des Vikings, il est attesté en Norvège et en Islande, ainsi que dans les Iles Britanniques - attesté en Normandie dans le nom de famille Havard (qui peut aussi venir du francique Haward, même sens).

HEINTJE (prononcer Haïntieu) - (néerlandais) - diminutif de Henrik, voir ce nom.

HELGE (prononcer Hèlgue) - (scandinave) - « sacré, consacré aux dieux » - attesté en Normandie dans les noms de lieux tels que Herquetot, Herqueville, Heugueville, Herquemoulin (en fait, il faudrait dire « Helguemoulin »).

HELGI (prononcer Hèlgui) - forme ancienne attestée à l'époque des Vikings du nom précédent.

HENNING (scandinave) - « le libre fondateur »

HENRIK (franc/scandinave) - 13 juillet - « puissante protection ».
HERLUF (scandinave) - « fils de héros ».
HERMOD (scandinave) - « courageux dans l'armée ».
HERULF (prononcer Héroulf) - (scandinave) - « le loup-guerrier de l'armée » - attesté en Normandie dans le nom de famille Hérou et des noms de lieux (Hérouville, Hérouvillette).
HILDING (scandinave) - « le combattant ».

HILMAR (scandinave ou franc) - scandinave: voir Hjalmar - franc: « célèbre au combat ».

HINDRIK (néerlandais) - forme néerlandaise de Henrik.

HJALMAR (prononcer Hialmar) - (scandinave) - « le porteur de casque ».

HOLGER (prononcer Holguèr) - (scandinave) - « puissant avec l'épieu » - connu en France sous la forme Ogier (il suffit de penser à Ogier le Danois de la Chanson de Roland), la forme franque étant Odger et Otger (avec un sens différent - voir plus loin).

HOLMGEIR (prononcer Holmguéïr) - (scandinave) - « le javelot de l'îlot du duel ». Ce nom remonte à l'époque des Vikings et il est attesté en Normandie dans le nom de lieu Hougerville. C'est un nom danois qui, d'après Jean Adigard des Gautries, serait la forme originelle de Holger.

HROLF (scandinave) - forme ancienne de Rolf, voir ce nom.

Prénoms féminins
HELGA (scandinave) - forme féminine de Helge - « consacrée aux dieux ».
HILDA (scandinave, franc) - « la guerrière » - attesté en Cotentin.
HILDE - variante du précédent, attesté en Cotentin : Hilde Hamel à Saint-Jacques-de-Néhou.

HILDEBORG (scandinave, franc) - « la guerrière protectrice ».
HOLDA (scandinave, franc) - « gracieuse, indulgente, favorable ».
I
Prénoms masculins
INGEMANN (prononcer Inneguemann) - (scandinave) - « l'homme du dieu Ing ».

INGMAR (scandinave, franc) - « célèbre par le dieu Ing ».

INGOLF (scandinave) - « le loup (guerrier) du dieu Ing », attesté en Normandie dans les noms de lieux dans les noms de famille Igouf, Ingouf, Ygouf, Yngouf, Youf (particulièrement dans le Bessin).

INGVALD (scandinave, franc) - « puissant par le dieu Ing »

INGVAR (scandinave) - « le jeune ». Attesté en Normandie dans le nom de famille Inguier.

IVAR (scandinave) - attesté en Normandie dans les noms de famille Yver et Yvard - Nom d'un célèbre chef viking qui a régné sur Dublin.

Prénoms féminins
IDA (scandinave et franc) - « jeune et puissante ».

INGA - voir Inge.

INGE (prononcer Innegue - scandinave) - « la jeune » ou « celle qui est dédiée au dieu Ing ».

INGEBORG (prononcer Innegueborg) - (scandinave) - « sous la protection du dieu Ing » - nom de plusieurs princesses scandinaves - attesté en Cotentin. Ingeburge, princesse danoise, avait été la malheureuse épouse de Philippe-Auguste.

INGRID (prononcer Innegride) - (scandinave) - « la jeune cavalière » ou « la cavalière du dieu Ing », nom de Valkyrie - utilisé en Normandie : Ingrid Mabire, entre autres.
K
Prénoms masculins
KARL (franc, scandinave) - « l'homme libre » - très usuel en France sous la forme Charles.

KETIL (scandinave) - « le chaudron les Ases, des dieux » (le Graal nordique) - attesté en Normandie dans les noms de lieux Quettetot, Quettreville..., et dans les noms de famille (Quétil, Quétel, Quétier).

KJELD (prononcer Kièl - scandinave) - forme plus moderne de Ketil.
KNUD - voir Knut.

KNUT (scandinave) - nom de plusieurs rois danois - Knud est la Forme danoise et Knut la forme norvégienne et suédoise.
L
Prénoms masculins
LEIF (prononcer Leïf - norvégien) - « descendant, fils ». Leif Erikson (mort en 1025), fils d'Érik le Rouge, partit du Groënland et découvrit l'Amérique. Les Américains fêtent cette découverte de l'Amérique par les Vikings chaque année avec le «Leif Erikson Day», le 9 octobre.

LENNART (scandinave) - forme scandinave du franc Leonhard (« dur comme un lion »).
N
Prénoms masculins
NJALL (iro-scandinave) - nom de l'époque des Vikings amené en Normandie par les Norvégiens d'Irlande. Attesté en Normandie dans le nom de lieu Néhou et le nom de famille Néel (et peut-être Noël).
NORDAHL (norvégien) - à l'origine un nom de lieu, il est devenu un prénom connu surtout par l'écrivain norvégien Nordahl Grieg(1906-1945). Attesté en Normandie : Nordahl Mabire, Nordahl Letourneur.
O
Prénoms masculins
ODOMAR (franc, scandinave) - franc : « célèbre par l'héritage » - scandinave : « descendant » - nom de plusieurs rois de Norvège - 29 juillet.

OLAF (norvégien) - forme norvégienne du précédent - Olaf Favier à Quettehou en Cotentin.

OLE (scandinave) - autre forme d'Olaf en Scandinavie.

OLOF (suédois) - variante suédoise d'Olaf.

OLRIK (scandinave) - forme contractée d'Odalrik, correspond au nom médiéval Ulric.

OLUF (danois) - variante danoise d'Olaf.

OSBERN (anglo-scandinave, normand) - « l'ours des dieux - guerrier » - attesté en Normandie dans les noms de lieux (Auberbosc, Aubermare, etc...), dans les noms de famille avec Auber. Très courant à l'époque ducale.

OSFRID (anglo-scandinave, normand) - « la protection des dieux » -attesté en Normandie dans les noms de lieux comme Amfréville et dans le nom de famille Onfroy.

OSGEIR (prononcer Osgueïr) - (anglo-scandinave, normand) - « l'épieu des dieux - guerrier » - attesté en Normandie dans les noms de familles et les noms de lieux (Angerville, Le Thuit-Anger). Voir Asgeir.

OSMOND / OSMUND (anglo-scandinave, normand) - « sous la protection des dieux » - attesté en Normandie dans les noms de lieux tels que Omonville et les noms de famille Omont, Osmont, Aumond, Aumont, Esmond.

OSULF (prononcer Ozoulf) - (anglo-scandinave) - « le loup-guerrier des dieux » - variante anglo-scandinave de « Asulf » (voir ce nom) - attesté en Normandie dans les noms de familles Auzouf et Ozouf.

OSVALD (anglo-scandinave, normand) - 5 août - « la puissance des dieux ». a été très courant en Angleterre. En Normandie: Oswald Hamel, né à Saint-Jacques-de-Néhou en Cotentin.

OTMAR - variante d'Odomar, voir ce nom.
R
Prénoms masculins
RADULF (franc) - 7 juillet - « le loup (guerrier) conseiller » - très usuel, autre forme : Raoul.

RAGNAR (scandinave) - 17 juin - « conseiller dans l'armée » - forme scandinave du francique Reginhard. Attesté en Normandie. On connaît la Saga de Ragnar Lodbrok.

RAGNVALD (scandinave) - voir Renold.

RANULF / RAGNULF (prononcer Ragueunoulf) - (scandinave) - « le loup (guerrier) conseiller » - nom répandu dans la Normandie ducale, avec entre autres Ranulf de Briquessart, seigneur de la Vicomté de Bayeux, opposé au Duc Guillaume lors de la bataille de Val-ès-Dunes (1047). Ce nom est encore attesté en Normandie dans le nom de famille Renouf.

RALF - forme scandinave de Radulf, voir ce nom.
ROALD (scandinave) - « puissant par la renommée ». Roald Amundsen ; célèbre explorateur polaire norvégien.
ROLF (scandinave) - bien connu en à Normandie, ce fut le nom du premier duc francisé en «Rollon». Il signifie « le loup (guerrier) renommé », c'est une contraction du nom Hrodulf en Hrolf ou Rolf. En Normandie: Rolf Thorin.
RUNI (scandinave) - diminutif de Runolf : « la rune du loup » ou « le loup confident », attesté en Normandie dans des noms de lieux (Runetot).

RURIK (scandinave) - « puissant et glorieux » - nom d'un chef viking.
* Prénoms féminins
RAGNHILD (scandinave) - « la guerrière des dieux ». Nom porté en Norvège : la Princesse Ragnhild de Norvège (née en 1930).

RANDI (scandinave) - « le bouclier ».

RIGBORG (scandinave) - « puissante protectrice ».
S
Prénoms masculins
SEJER (prononcer séïèr) - (danois) - forme danoise, du Jutland, du nom Siger, voir ce nom.

SIGER (prononcer siguerre - scandinave) - « le vainqueur ».

SIGFRED (scandinave) - forme scandinave de Sigfrid. Ce nom est bien attesté en Normandie, en particulier dans les noms de lieux : Chiffrevast (Cotentin), Chiffretot (Pays d'Auge); « Chiffre » étant la forme francisée de ce nom.
SIGMUND (scandinave, franc, burgonde) - 1er mai - « un protecteur par la victoire ». Dans l'épopée des Nibelungen, Sigmund est le père de Sigfrid. Nom en faveur chez les Burgondes où la forme Sigismund, plus ancienne, fut utilisée. Le roi de Bourgogne, saint Sigismond, fut battu et tué par les fils de Clovis en 523.

SIGURD (scandinave) - « un gardien par la victoire ». Dans la Saga des Voelsungs, qui est la forme nordique de l'épopée des Nibelungen, le héros tueur du dragon est Sigurd (ce nom remplace ici celui de Sigfrid).

SIGVALD (scandinave) - « puissant par la victoire ».

SIGVARD (scandinave) - « un gardien par la victoire ».

SKEGGI (scandinave) - « le barbu, le flamboyant, le viril » - attesté en Normandie dans les noms de lieux (Equetot);

SNORRE (islandais) - « celui qui combat ».

SNORRI (islandais) - forme ancienne du nom précédent. En Normandie: Snorri Groult à Cherbourg. Ce nom a été porté par un personnage islandais de l'époque des Sagas décrit dans la «Saga de Snorri le Godi».

STIG (scandinave) - « le voyageur ».

STIGAND (scandinave) - « le voyageur, le marcheur ». Nom attesté en Normandie. A l'époque de Guillaume, le futur «Conquérant», c'est l'archevêque Stigand qui a couronné roi d'Angleterre le parjure Harold.

SVARTING (scandinave) - « le noiraud », nom de l'époque des Vikings attesté en Normandie dans le nom de lieu Surtainville (Cotentin).

SVEIN (scandinave) - forme ancienne de Sven, voir ce nom. En Normandie: Svein Sochon.

SVEN (danois) - 5 décembre « jeune homme ».

SVEND (scandinave) - variante du nom précédent.

SVENN (scandinave) - autre variante de Svein.

SVENNING (scandinave) - diminutif de Svein.

SVERRE (scandinave) - « fier ».

Prénoms féminins
SIGHILD (franc, scandinave) - « la guerrière victorieuse ».
SIGLINDE (franc) - « un bouclier pour la victoire ».
SIGNE (scandinave) - « la victorieuse ».

SIGNI (scandinave) - variante du nom précédent.

SIGNILD (scandinave) - variante scandinave de Siglinde.

SIGRID (scandinave) - 15 septembre - version féminine de Sigfrid, « la protection par la victoire », nom de Valkyrie. La romancière norvégienne Sigrid Udset (1882-1949) qui fut, en 1929, prix Nobel de littérature.
SOLVEIG (prononcer Soulveï) - (scandinave) - 3 septembre - « la force de la maison » (autre étymologie possible, mais moins avérée : « la force du Soleil »). Personnage féminin de Peer-Gynt (1891), pièce de Henrik Ibsen, mise en musique par Edward Grieg. En Normandie : Solveig Groult à Cherbourg, entre autres, assez courant actuellement en Normandie.

SOLVEJ (scandinave) - variante du nom précédent.

SOLVEJG (scandinave) - autre variante de Solveig.

SUNILDA (norvégien) - « la guerrière du Soleil »?

SVANHILDE (scandinave) - « la guerrière au cygne », nom d'une Valkyrie. En Normandie : Erika Svanhilde Emma Bernage à Bayeux.
SVENBORG (« la jeune protectrice »), SVENHILD (« la jeune guerrière »), SVENJA - (scandinave) : forme féminine du nom Sven ou constructions à partir de ce nom.

SUNNIVA (iro-norvégien) - « le don du Soleil » - Nom très en vogue en Norvège.
T

Prénoms masculins

TANKRED (normand) - 9 avril et 15 juin - « conseil et pensée » - forme normande du nom franc Dankrad. Il a été très usité chez les Normands de Sicile : Tankrède de Hauteville, père de Roger Ier de Sicile et de Robert Guiscard, Tankrède de Lecce, petit-fils de Roger II de Sicile; Tancrède le Croisé, petit-fils de Robert Guiscard.


TERJE (scandinave) - forme moderne, d'après le nom Thorgeir.


TERKEL (scandinave) - forme moderne, d'après le nom Thorkel.


THORBJÖRN (prononcer Torbieurn) - (scandinave) - « l'ours de Thor », nom de guerrier.


THORFRID (scandinave) - « (sous) la protection de Thor » ou « celui qui apporte la paix avec l'aide de Thor » - attesté en Normandie dans le toponyme « Touffreville »


THORGEIR (scandinave) - « l'épieu de Thor ».


THORGIS (normand, scandinave) - « voué à Thor, doué par Thor » - largement répandu en Normandie à l'époque viking, encore attesté par le nom de famille normand très courant «Turgis», et enfin dans les noms de lieux, tel Tourgéville. Nom d'un grand chef viking ayant conquis et régné sur l'Irlande au début du IXème siècle


THORKEL (scandinave) -voir Thorketil - attesté en Normandie.


THORKETIL (scandinave) - « le chaudron du dieu Thor » (« chaudron » dans le sens de Graal nordique), nom de I'époque des Vikings attesté en Normandie dans les noms de lieux et les noms de famille (Turquéty, Tourquétil).


THORKIL (scandinave) - 12 novembre - « le casque de Thor », usuel au Danemark.


THORLAK (scandinave) - 23 décembre - « le jeu de Thor ». Attesté en Normandie dans le nom de lieu Tourlaville.


THORLEIF (scandinave) - « le descendant de Thor ».


THORMOD (scandinave) - « le courage de Thor » - attesté en Normandie dans les noms de lieux : Tourmauville.


THOROLF (scandinave) - « le loup de Thor, guerrier ».


THORSTEIN (scandinave) - « la pierre de Thor » - nom de l'époque des Vikings largement attesté en Normandie dans les noms de lieux (Toutainville) et dans les noms de famille (Tostain, Toutain, etc...). C'était l'un des noms scandinaves les plus courants (avec Osbern et Thorvald) dans la Normandie ducale.


THORSTEN - forme plus moderne du précédent.


THORVALD (scandinave) - « la puissance de Thor » - largement attesté en Normandie à l'époque ducale dans les noms de lieux, s'est conservé dans les noms de famille suivants : Théroulde, Troude, Théroude, Thouroude, Trudeau...


TUROLD (normand) - variante normande de Thorvald (voir ce nom).


* Prénoms féminins

THORGARD (scandinave) - « sous la protection de Thor ».

TOVE (scandinave) - diminutifs des noms en Thor. Attesté en Normandie dans le nom de lieu « Le Mesnil Tove ».

U

Prénoms masculins

ULF (scandinave) - « le loup » - attesté en Normandie, particulièrement dans les noms de lieux comme Oudalle.

ULV (scandinave) - variante d'Ulf.

V

Prénoms masculins

VALTER (scandinave) - forme scandinave du nom franc Walther (voir ce nom).


VELAND (scandinave) - « la terre de l'enclos sacré » - Nom d'un grand chef viking qui a attaqué la Basse-Seine en 861-862.


VEMUND / VIMUND (scandinave) - « la protection de l'enclos, du territoire sacré » - attesté en Normandie avec le nom de famille Vimond.


VILFRID (scandinave) - forme scandinave du nom franc Wilfrid (voir ce nom).

Prénoms féminins

VALBORG (scandinave) - vient du francique Walburg : «la protectrice étrangère » ou « la protectrice des guerriers morts ». C'est un nom bien connu en Normandie : la sainte Walburge ou sainte Gauburge. Sa fête a lieu le ler mai d'où le nom de la fameuse nuit de Walpurgis.


VIGDIS (norvégien) - « la déesse combattante »?


VILMA (scandinave) - diminutif de Vilhelmine.


VILHELMINE (scandinave) - forme scandinave du nom franc Wilhelmine, « le heaume de volonté, la guerrière porteuse de casque ».

W

Prénoms masculins

WILHELM (franc) - « le heaume de volonté, le guerrier porteur de casque ». Nom en faveur sous la Normandie ducale. C'est ce rom que porte Guillaume le Conquérant sur la Tapisserie de Bayeux avec une forme voisine sur certains passages de la fameuse « Telle du Conquest » : « Willelm ».


WILHJELM (prononcer vilielme) - (scandinave) - forme norroise de Wilhelm.