source: Les Manants du Roi

Le titre d'un livre, titre qui n’a pas été retenu par la toute puissance de l'éditeur, paru il y a 7 ans. Sept ans n'est-ce pas l'âge de raison? Un livre toujours d'actualité... Un livre qui visait à « révéler la faiblesse et la complaisance avec lesquelles nous accueillons les exigences politico-religieuses islamiques.
Il ne faut pas espérer acclimater l’islam à nos sociétés modernes en présentant ces dernières comme spirituellement vides, sans honneur, sans histoire prestigieuse, sans culture propre, sans traditions, sans rien à défendre, sans continuité à construire. » Un travail de Michèle Tribalat et Jeanne-Hélène Kaltenbach... « La République et l’Islam, entre crainte et aveuglement »
« Dans ce livre, nous voulions montrer les dangers de l’islamisme, montrer qu’il ne tombait pas soudainement du ciel, si l’on peut dire, que sa légitimité plongeait dans les textes sacrés et qu’il avait donc bien un rapport avec l’islam qu’il ne fallait pas éluder. Tous les commentaires du genre « les actes terroristes n’ont rien à voir avec l’islam » ou « ceux qui ont fait ça ne sont pas des musulmans » sont absolument contre-productifs. Ils n’aident pas les musulmans de bonne volonté à envisager les sacrifices nécessaires à l’acclimatation de l’islam en Europe. »
« Les terroristes islamistes se réclament de l’islam. Au nom de quoi refuserions-nous de les croire, nous qui ne savons généralement rien de cette religion ? C’est une mauvaise stratégie parce que nous en arrivons à croire que le combat politique se résume à débusquer les cellules islamistes prêtes à poser des bombes. Tant qu’ils ne jouent pas aux artificiers, les militants de l’islam deviendraient ainsi présentables. »
« Aujourd’hui, nous aimons l’authentique, pourvu qu’il soit « terroir » ou « exotique ».
C’est ce qui nous amène à privilégier un islam tel qu’il se présente, avec ses coutumes, traditions et rites, à un islam rénové et adapté aux exigences de nos sociétés modernes. Nous y voyons un islam authentique alors que nous sommes incultes en la matière. Les musulmans progressistes prêts à moderniser leur religion et les habitudes culturelles qui vont avec nous plaisent beaucoup moins. Pourtant, ils connaissent de l’intérieur les méfaits et ravages d’une obédience aveugle à ce qu’exigerait une application intégrale de l’islam conçu comme parole divine inaltérable. Ils parlent haut et fort, avec émotion, désespoir et colère. Et, paradoxe, ce sont eux qui sont jugés excessifs.
Il s’est ainsi trouvé des « sages » de la commission Stasi pour juger que l’audition de Chahdortt Djavann avait été une faute de goût.
Chahdortt Djavann, jeune femme frêle de trente-cinq ans, tombée sous le charme de la langue française quand elle est arrivée de son Iran natal, il y a douze ans, a trempé sa plume dans l’acide pour écrire Bas les voiles ! (1).
Elle-même voilée de treize à vingt-trois ans, Chahdortt Djavann est bouleversée de découvrir dans les rues de son pays d’accueil de plus en plus de jeunes filles la tête enserrée par un tissu sombre. Et elle est en colère contre certains intellectuels français qui, au nom du respect de la différence culturelle, se rendent complices, à ses yeux, de l’action des islamistes. Virulente, la jeune femme en appelle à la raison, à la laïcité et au respect des droits de l’homme pour interdire le voile, non seulement à l’école, mais dans toutes les institutions républicaines et sur tous les lieux de travail. Et partout en ce qui concerne les mineures.
Chahdortt Djavann clame qu’elle sait de quoi elle parle. ” Habiter, dix ans durant, un corps enfoui sous le noir, un corps condamné à l’enfermement, laisse des marques indélébiles. Quoi de plus injuste, de plus aliénant, que d’infliger à une adolescente l’enfermement sous le noir et la honte de son corps parce qu’il est féminin. Le voile n’est pas moins grave que l’excision. Il n’y a pas de jour avec et de jour sans, la jeune fille devient un être sous le voile. Ca fait partie de son être social, psychologique, sexuel, personnel.
En voilant une fille, on lui inculque son infériorité, la culpabilité de sa sexualité et, surtout, on lui dit qu’elle n’est pas dans le droit, qu’elle n’a pas le droit. “
http://djavann.wordpress.com/2007/05/26/le-voile-n%E2%80%...
Née en Somalie en 1969, excisée à l’âge de 5 ans, Ayaan Hirsi Ali est scolarisée dans un lycée musulman pour filles. Soumise à ses parents, à son clan et à sa religion jusqu’à l’âge de vingt-trois ans, elle profite d’un passage dans sa famille en Allemagne, pour s’enfuir et échapper à un mariage forcé.
http://hirsiali.wordpress.com/
« La France a tourné le dos à Ayaan Hirsi Ali alors que nous aurions dû être honorés de la compter parmi nous, mais a offert l’asile à un terroriste colombien et gracié une terroriste italienne. J’attends avec impatience la réaction de la France lorsque les États-Unis vont lui demander d’accueillir des « présumés » terroristes de Guantanamo. Il n’est pas impossible que nous en prenions quelques uns pour raison humanitaire. »
La parole toujours libre, s'appuyant non pas sur les bons sentiments, mais sur une connaissance profonde, Michèle Tribalat subit de plein fouet le fonctionnement soviétique qui est de rigueur dès que l'on aborde les sujets de l'islam ou de l'immigration...
Et Michèle Tribalat de nous prévenir:
« Les dégâts en termes de connaissance sont terribles. Mais paradoxalement, c’est la connaissance qui, aujourd’hui, détient un véritable pouvoir subversif »